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 i don't look for trouble, but trouble looks for me ~ rhys.

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Gloria Harstfield
I'M A MARQUISE DIAMOND.
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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: i don't look for trouble, but trouble looks for me ~ rhys.   Dim 1 Nov - 16:23


“I just want to live a quiet life, I'll make an excellent wife,
Man I swear I really try but some boys they just can't eat it whole,
Trouble is my name you know.”
{neon jungle ♫ trouble}

Vêtue d’un long manteau blanc qui recouvre une peau quasi nue, elle pianote avec dextérité sur les touches de son portable. Son amie ne la lâche pas avec cette histoire d’accident, et la relance régulièrement sur le sujet. Toutefois Gloria ne veut pas en entendre parler, elle veut juste oublier, et qu’on la laisse vivre. Leur victime n’est pas morte, et personne ne les soupçonne, c’est tout ce qui compte. Elles auront bien le temps de s’en faire le jour où elles seront convoquées chez la police pour rendre des comptes. En attendant, elles peuvent encore s’amuser, et profiter de leur âge. D’ailleurs, ce soir la brunette espère bien prendre son pied, et s’éclater comme elle sait le faire. Insouciante pour deux sous, et surtout ivre de cette liberté qu’elle poursuit telle une abeille attirée par le miel, elle a encore fait le mur pour sortir. Elle ignore la raison pour laquelle elle était à l’origine privée de soirée, néanmoins il en faut plus pour l’arrêter. Il convient de dire qu’elle n’a jamais été très douée pour respecter les règles, en revanche pour les contourner, là elle est forte.Très forte même. La tête appuyée contre la vitre, elle scrute la ville dans ses moindres détails, et se dit qu’elle n’a jamais été aussi belle que sous la pâleur de la nuit. L’ambiance est tout autre une fois que la lune pointe le bout de son nez, car les gens osent enfin se dévoiler et les masques tombent. Or c’est précisément lorsque la pénombre envahit les rues de Fairview que Gloria est la plus à l’aise, parce qu’elle est comme ça : elle vit le soir tombé. Et ce qu’elle a prévu pour ce vendredi à cette heure attardée, l’excite au plus haut point, et hérisse ses poils. Elle a rendez vous avec un homme, et pas n’importe lequel. Un homme qui a marqué sa vie d’adolescente, et chamboulé sa conception lambda du professeur rébarbatif.

Pas particulièrement bonne élève au collège et au lycée, elle n’avait gardé de cette période que des souvenirs extra scolaires. A l’exception prête de ses enseignants, ou plutôt de l’un d’entre eux. Qui n’a jamais dardé un regard différent à l’encontre de son instituteur ? S’imaginer entre deux lignes de cours, quel genre d’amant il peut être… Milles et une idées étaient passées dans son esprit, et puis comme pour tout le reste, elle s’était lassée, et avait oublié. Jusqu’à il y a une semaine, où lors de retrouvailles avec certaines de ses anciennes camarades, elles s’étaient mises à bavarder et ressasser des vieux souvenirs. Et quand l’une d’entre elles avait sorti des photos pour preuve à l’appui, Gloria s’était vue transporter plusieurs années plus tôt. L’envie était toujours quelque part la dessous, alors elle avait tenté le tout pour le tout. Il était aisé de nos jours de retrouver quelqu’un, grâce à tout les réseaux sociaux, et c’était presque trop facilement qu’elle avait contacté Mr. Hastings. Ou plutôt Rhys. Peut-elle déjà faire preuve d’autant de familiarité ? Sa pseudo conscience lui souffle que non, hélas le mal est fait. Sous un prétexte fallacieux, elle avait réussi à obtenir un rendez vous avec lui afin de parler de son avenir. Comme si Gloria Harstfield se souciait de son avenir…. Une belle mascarade, mais il avait mordu à l’hameçon. Elle ne sait pas encore tout à fait ce qu’elle attends de ce repas, sans doute beaucoup de choses et rien à la fois. L’expectative de le voir fait pulser l’adrénaline dans ses veines, et c’est emballée qu’elle arrive au bar. Parce qu’elle a fait ça bien, en choisissant un lieu cossu mais néanmoins discret et intime. Malheureusement, attifée comme elle est, Gloria ne risque pas de passer inaperçu, et déjà les yeux curieux coulent sur sa silhouette voluptueuse ce qui n’est pas pour lui déplaire. Elle a toujours aimé être le centre de l’attention, savoir qu’on parle d’elle la rend vivante. D’une démarche assurée, elle se dirige vers le bar, où elle s’appuie en croisant ses longues jambes. Elle n’a que vingt et un ans mais son maquillage lui donne un peu plus, tout comme sa tenue au large décolleté. « Un verre de cabernet s’il vous plait. » Demande t-elle d’une voix sirupeuse, avant de se replonger sur l’écran de son portable. ‘Je suis là, je t’attends.’ Écrit-elle après avoir changé le vouvoiement en tutoiement. Dire qu’elle a hâte est un euphémisme.

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“nobody knows if we fake it, you like to watch while i shake it, i know i'm making you thirsty : you don't understand i don't need a man.”  
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Rhys Hastings

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: Re: i don't look for trouble, but trouble looks for me ~ rhys.   Lun 9 Nov - 23:24

Rhys estimait être un professeur moderne. Il n'érigeait pas des barrières infranchissables entre lui et ses élèves et mieux encore, ne les considérait ni comme des enfants, ni comme des attardés ce qui n'était pas aussi fréquent que le bon sens le voudrait. Pour autant, jamais de toute sa – jeune, certes – carrière un ancien élève n'avait repris contact avec lui. A quoi bon ? Ils vivaient une bourgade minuscule et il lui arrivait quasi-quotidiennement de croiser un visage connu, d'échanger un sourire courtois ou quelques mots anodins. Et très franchement, si la perspective qu'un de ses anciens étudiants pût désirer le vouloir ne lui semblait pas loufoque, Rhys fut quelque peu surpris de découvrir que parmi tous, c'est Gloria Harstfield qui passa ce cap. Son nom s'affichait en toutes lettres sur son téléphone et Rhys ne put empêcher un air circonspect de venir graver ses traits sereins. Ce qui était certain, c'est que Gloria n'avait pas laissé un souvenir impérissable par son système de pensée, ses réflexions pertinentes, ses dissertations ou quoi que ce soit d'autre ayant un rapport de près ou de loin avec les matières qu'il enseignait. Elle n'était pas stupide, loin de là, et dans tous les cas, il ne se permettrait jamais de juger les facultés des uns et des autres. Par contre, ce qu'elle était c'est dissipée. Et désintéressée. L'élève fantôme dont on ne tire rien, peu importe les trésors d'ingéniosité déployés pour éveiller quelque chose en lui. Pour autant, il ne lui vint pas l'idée de refuser : Rhys tendait toujours la main, même si certains ne la prenaient pas. Il donnait sans attendre forcément en retour, parce qu'il avait compris depuis longtemps que c'est ainsi qu'on vivait une existence plus satisfaisante. Il éprouvait sincèrement de la peine – et un brin de condescendance, en toute honnêteté – envers ceux qui couraient sans cesse après la vie au lieu de la vivre, qui se consacraient au futur en en oubliant le présent et qui, le moment venu, ne pourraient que regretter leur inconséquence. Aussi, malgré son étonnement, il accepta de discuter de son avenir et Gloria se chargea d'organiser un rendez-vous pour la semaine suivante. Un soir, certes. Au Whiskey blue bar, très bien. Choix étrange, mais soit, il en fallait bien davantage pour le décontenancer. L'établissement se dressant à quelques minutes à peine de sa demeure, Rhys décida de s'y rendre à pied, dans la fraîcheur de la nuit. Comme la plupart des penseurs, il puisait son inspiration sous le ciel d'encre et les nuits étoilées et celle-ci ne fit pas exception à la règle : au rythme de sa démarche languide qui avalait la distance, il sentit ses pensées se mêler puis s'échapper en des volutes gracieuses jusqu'aux cieux. Très loin de Gloria ou de quoi que ce soit, il était parti auprès de Spinzoa et de son idée du bonheur qui lui était toujours apparue comme la plus juste qu'il soit. Se consacrer à l'apprentissage de connaissances et atteindre la félicité en gouvernant son désir au lieu de laisser les passions tout consumer, c'était une éthique raisonnable et Rhys s'était toujours pensé raisonnable, réfléchi. Pourtant, c'était faux, malgré un comportement calme et rationnel, il restait désespérément guidé par ses passions, non pas par le désir mais par le manque. Le manque d'elle. C'est sur cette pensée-rasoir qu'il pénétra dans l'atmosphère langoureuse du Whiskey Blue Bar et de son jazz lancinant, vêtu d'un costume bleu sombre qui se mariait avec le chic assumé du lieu. Rhys ne sortait jamais ici, quelque chose dans le luxe ostentatoire l'irritait plus que de raison et il évitait copieusement tout ce qui lui rappelait un capitalisme avilissant, une société de consommation désaxée. Or, avec son alcool hors de prix et ses filles de magazine, ce bar était une parfaite représentation de tout ce qui faisait sombrer l'humanité sans cesse plus bas dans les abysses de la médiocrité. Un seul regard circulaire suffit au philosophe pour repérer son ancienne élève : il n'eut qu'à suivre la majorité des regards masculins de la pièce pour la découvrir au bar, moulée dans une robe qui ne laissait que très peu de place à l'imagination.  « Bonsoir. » s'annonça-t-il dans son dos, avant de prendre place à ses côtés pour mieux la dévisager. Gloria était un paradoxe, elle possédait encore des traits poupins d'adolescente mais des courbes de femme fatale qu'il prenait garde de ne surtout pas regarder et derrière ses grands airs de dame, elle avait un je-ne-sais-quoi de môme paumée qui aurait pu être émouvant si elle ne s'échinait pas tant à séduire, avec ses longs cils et sa bouche carmin.  « Tu as choisi un cadre singulier, pour parler orientation.  » nota-t-il sans jugement, un vague sourire languide flottant sur ses lèvres. Gloria reçut sa boisson et il en profita pour commander un verre de scotch pour l'accompagner.  « Et n'essaye pas de me faire croire que ton avenir a quelque chose à voir avec la philo ou la littérature, je serais contraint de me montrer sceptique. » Rhys essaya d'insuffler le vent de la plaisanterie dans le but avoué de chasser l'atmosphère de connivence qui flottait entre eux. Ce n'était sans doute pas de la faute de Gloria et encore moins la sienne mais le lieu était licencieux, le jazz connu pour éveiller les sens et leurs tenues formelles achevaient de donner à leur réunion d'orientation des airs de rencard qui ne lui plaisaient pas particulièrement.

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Tu me laisses inutile, à courir après quoi ? Des bouteilles à l'amer, un effluve de toi.
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Gloria Harstfield
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MessageSujet: Re: i don't look for trouble, but trouble looks for me ~ rhys.   Lun 21 Déc - 22:59

Elle n'aime pas attendre, et l’impatience est un de ses plus grands défauts. Cela pourrait s’arrêter là, mais ce léger problème se répercute sur tout le reste, ses passions, ses désirs et bien plus encore. Gloria développe une accointance pour un sujet quelconque, l’exploite, s’en repait puis se lasse et l’abandonne. Elle n’a pas le temps d’aller au bout, son esprit se limite à l’instant présent, à du concret, quelque chose qui la fasse vivre. Et puis quand l’étincelle disparait, elle part avec, ne laissant derrière elle que les cendres froides d’une flamme trop vite consumée. Or, là, assise à ce bar, elle est déjà usée, et voit son excitation filer comme le vin rouge qui coule dans sa gorge. Aussi, elle hésite entre rentrer pour vaquer à d’autres occupations, ou bien trainer davantage dans les parages en espérant que son ancien professeur ne se dégonfle pas. Après tout, ce soir, au Whiskey Blue Bar, elle se sent comme une reine dans sa robe en soie avec tout ces regards masculins qui suivent le moindre de ses gestes. Son ego est flatté, et ça lui suffit. Elle est comme ça la jeune fille impétueuse, il lui en faut peu pour chambouler son existence. Par habitude, elle reporte son attention sur son portable qui ne cesse de couiner d’une plainte quasi colérique mais ce n’est pas Rhys. C’est encore ses parents qui lui rappellent de ne pas rentrer tard. Et oui Gloria, tu n’es encore qu’une enfant malgré tout ce que tu veux faire croire aux autres. Tu as beau te cacher derrière ton maquillage et tes vêtements de luxe, tu n’en demeures pas moins qu’une adolescente coincé dans un corps de femme qui a grandit trop vite. Ses yeux se durcirent subitement, et le spectre de l’amertume vient brièvement hanter son visage poupin pour disparaitre aussitôt. Il est là derrière elle, elle l’a entendu. « Bonsoir. » Un mince sourire se dessine sur ses lèvres écarlates, tandis qu’elle le fixe avec intérêt, tel un prédateur analysant sa proie. Manque de chance pour lui, il a lorgné ses courbes, et ça ne lui échappe pas, bien au contraire. Elle a l’impression d’être encore plus puissante qu’avant, en dépit de ses motivations toujours aussi floues. Jouer c’est bien mais jusqu’où et selon quelles règles ? Quoi qu’il en soit, Rhys n’a pas changé, et arbore ce même air sur lequel il lui était arrivé de rêvasser au lieu d’écouter ses cours. Elle n’est et ne sera jamais une élève modèle, victime d’une concentration similaire à celle d’un enfant en bas âge. Les mots passent d’une oreille à l’autre, sans qu’elle ne s’y intéresse à moins qu’ils ne suscitent un quelconque profit notoire. Toutefois, Gloria se demande ce qu’il peut bien penser d’elle, mais elle ne doute pas le savoir en temps voulu. « C’est vrai, on aurait pu faire ça chez toi directement. » Répond-elle du tac au tac, avant de se faire resservir un second verre. Cette phrase est pleine de sens, provocante même, mais elle s’en moque, elle est assez mature pour ne plus avoir à se soucier des conséquences de ses actes. Comme pour cette fille qu’elle a gravement blessé par inadvertance, et qui a déjà été reléguée dans un coin inaccessible de sa tête. Son hypothétique décès ne l’empêche pas de vivre, c’est tout bonnement comme si la victime n’existait pas. « J’ai été une si mauvaise élève que ça ? » La réponse elle la connait, mais elle n’a pas pu s’empêcher de répliquer, comme si tout cela n’était qu’un jeu de celui qui aura la dernière tirade. La littérature et la philosophie tout comme la mention de son avenir ne sont que des prétextes vains et futiles qui lui ont permis de le trainer ici. Elle le voulait, et elle l’a obtenu. Au diable ces matières qui la fatiguent plus qu’elles n’attisent sa curiosité. Trop de blabla, pas assez de pratique, ni de concret. Il a juste eu le mérite de dépoussiérer le concept vieillot de la philosophie et d’occuper certains de ses fantasmes. Si il a cru ne serait-ce qu’une seule seconde qu’elle voulait vraiment aborder ces sujets, il s’est mis le doigt dans l’œil. « L’avenir, tout ça… J’ai menti. » Sa voix trahit le son de l’évidence, elle n’est même pas désolée, et ses mouvements font échos à un amusement grandissant alors qu’elle goute de nouveau à son cabernet. « Je joue un rôle pour une pièce à la fac. » Enième mensonge sur la pile déjà haute, il faut dire qu’elle les débite un à un à une vitesse incroyable. « Celui d’une femme qui doit lutter avec ses désirs. Je me disais que tu pourrais me refaire un bref topo sur le sujet afin de mieux appréhender le personnage. Mais doit on vraiment parler de toute cela maintenant ? » Elle hausse des épaules, et désigne le décor autour d’eux d’un air entendu. La musique jazz qui s’élève en arrière plan n’est guère propice à une discussion, tout comme l’alcool qui fait battre ses veines. « A moins que ton ancienne élève ne t’effraye. » Elle le défie outrageusement, et se lève brusquement pour retirer son lourd manteau blanc qui pèse lourd sur ses épaules nues.

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