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 nous serons rois demain (bianca)

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Oliver Lane
BLACK PAINT ON A WILD CANVAS.
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ONCE UPON A TIME
Personnage: rohan l'espion
Emploi: héritier déchu
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MessageSujet: nous serons rois demain (bianca)   Mar 13 Sep - 0:13

Depuis l'orée du Red Carpet, là où il se tenait, Oliver entendait fracas et  sanglots. L'agitation des comédiens, la frustration du metteur en scène et toutes ces petites mains, invisibles et anonymes, qui se démenaient pour ne pas être la prochaine cible de cette comédie dramatique à l'échelle humaine. Stoïque, à l'image d'une statue de marbre, Oliver les observait. Il avait une sorte de fascination pour ce genre de scène. Peut-être était-ce là le fardeau d'un homme qui n'avait jamais connu de souffrance dans sa vie ? Oliver n'était pas seulement né avec une cuillère en argent dans la bouche mais bel et bien le monde entre ses mains. Il n'y avait pas de règles et pas de limites. Les règles n'ont jamais été faites pour les gens comme lui: golden boys, héritières européennes, magnat des médias et autres maîtres du monde. Elles étaient pour les infortunés, les classes moyennes désoeuvrées, les clochards désenchantés et les faux révolutionnaires dont il fallait s'assurer obéissance et faiblesse. Lui naviguait entre des eaux troubles, surfant entre la quasi-légalité et l'extrême illégalité. Ça l'amusait toujours de briser les règles, jouer avec le feu, connaître l'ivresse d'une nuit de débauche tout en sachant au fond de lui qu'il ne risquait rien. Ainsi allait le monde. Les vrais criminels n'étaient jamais réellement inquiétés tandis que la vermine pauvre remplissait les établissements carcéraux. Il y'aurait toujours quelqu'un pour le couvrir, toujours quelqu'un pour le sauver de lui-même. Un juge véreux, une crapule malchanceuse ou encore un raté de grand frère. Un frisson parcourut son échine. Il s'était oublié dans ses tergiversations internes tandis que l'univers n'avait cessé de tourner. Sourire mangeant sa mâchoire mal rasée, Oliver détailla alors minutieusement la pièce. Ce n'était pas bien grand ni pas bien grandiose. Rien de plus qu'une salle de spectacle passe-partout, suffisamment large pour contenir la ville entière mais trop fade, sombre pour attraper son regard fuyant. Bientôt Oliver détourna le regard. Il avait cette répulsion intérieure pour la banalité. Ce qu'il préférait c'était les belles choses, les belles femmes, les oeuvres d'art exceptionnelles et, quelque fois, la nature déchaînée. L'homme était en quête perpétuel du sublime, sublime qu'il ne trouva malheureusement pas ici. De cette salle de théâtre, seuls les hommes qui s'agitaient en son sein l'intéressait. Le metteur en scène, l'une des comédiennes, et enfin Bianca Reeves. Tous prenaient part au puzzle qu'Oliver ne cessait d'agrandir, d'ajouter des pièces qui s'accordaient difficilement aux autres. « Je peux vous aider? » Oliver tourna légèrement la tête. Une blonde dont la voix trahissait son agacement, lui faisait face. « Oliver Lane. » Il lui offrit comme simple réponse. Deux noms qui, côte à côte, ouvraient plus de portes qu'une université bien classée. « Je peux vous aider, monsieur Lane? » Fronçant les sourcils, Oliver se rappela soudainement où il était, et surtout, où il n'était pas. Ridicule petite ville indigne de lui. Fairview, décidément, ne parvenait pas à égaler Portland dans quelque domaine que ce soit. Portland, ville magique où son simple nom devenait synonyme d'à peu près tout et de finalement rien. Menace, promesse, injonction, simple fait établi. C'était suffisant pour obtenir ce qu'il voulait sans qu'il n'est à le formuler clairement. Roulant des yeux, Oliver se força à élaborer: « Je viens voir si le chèque en blanc que j'ai donné à  monsieur Wingham a bien été investi. » Il appuya le dernier mot tandis que sur ses yeux, une menace était à peine voilée. La jeune femme déglutit avant de se mordre les lèvres. Regrets et peurs étaient facilement lisibles sur son visage. « Souhaitez-vous une visite du théâtre? » Qu'elle eut finalement le courage de demander. « Non, je ne préfère pas. » Instantanément, la jeune femme se trouva confuse, inquiète, ses mains contre ses bras, elle frissonnait tendrement face au regard froid du jeune homme. Et à raison. Oliver avait depuis bien longtemps maîtrisé l'art et la manière de faire trembler son petit monde à la moindre mauvaise intonation. « Mais si vous pourriez m'indiquer où se trouve Bianca Reeves, je pourrais peut-être oublier votre impertinence. » Des questions brûlaient les lèvres de la jeune femme mais elle eut vite fait de les faire mourir contre la paroi de ses dents. Gentille fille. « Vraiment ? »  « Vraiment. » D'un geste, elle l'enjoignit de le suivre non sans jeter un dernier regard hésitant. Il fut vite conduit vers les coulisses de la scène, le repaire des couturiers et autres artisans vivant de leurs mains à défaut de prospérer par leurs têtes. D'un hochement de tête, il congédia la jeune femme qui ne mit pas longtemps à trouver la sortie. Bianca se trouvait juste devant ses yeux plissés, ses lèvres s'étirèrent tandis que son pouls battit vite, plus vite qu'il ne l'aurait imaginé. Elle était certainement jolie, la Bianca mais il n'était pas vraiment intéressé. Tout du moins pas intéressé par elle. Oliver n'avait jamais été réellement comme Charlie. Des deux, l'aîné avait toujours été l'enfant à problème, le mec pas net qui pullule les bars miteux des mauvais quartiers de la ville. Fidèle à lui-même, Charlie avait développé une sorte d'attirance malsaine pour les choses fragiles et les causes perdues. Il pouvait bien se cacher derrière son air chevaleresque, Oliver connaissait Charlie mieux qu'il ne se connaissait lui-même. Bianca Reeves était une énième oeuvre de charité dont s'était amouraché Charlie. Et Oliver, dans son éternelle constance, s'en était aussi amouraché. Pas d'elle non mais de ce qu'elle représentait pour son frère. « Bianca Reeves. » La demoiselle en détresse se retourna, seule dans une pièce que les autres artisans venaient de quitter bien avant qu'il n'entre. « C'est vous n'est-ce pas ? Je vous ai vu à une soirée et j'ai eu envie de vous revoir. Il faut croire que j'ai un faible pour les femmes des autres. » Oliver aurait rit de lui-même s'il le pouvait. C'était de la provocation au premier sens du terme. En observant Bianca, à cet instant, il se demandait même pourquoi cette obsession pour les choses de son frère, pourquoi cette envie presque compulsive de toujours vouloir provoquer son ire, décupler sa haine et surtout attirer son attention. Peut-être était-ce ce danger qu'il ressentait en prenant ce qu'il ne lui appartenait pas ? Cette anticipation réelle pour ce qui ne tarderait pas à venir. Une réconciliation, une côte dévissée ou pire - Charlie qui claque la porte pour de bon.

_________________

- je crois qu'à la base, je voulais faire le bien autour de moi.  Ça n'a pas été possible pour deux raisons : parce qu'on m'en a empêché, et aussi un peu parce que j'ai abdiqué.
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