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 Le sang et le vin ont la même couleur... [Oz&LeFou]

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Wade Chessman

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ONCE UPON A TIME
Personnage: Wallace le Fou du Roi
Emploi: Auteur Compositeur Interprète
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MessageSujet: Le sang et le vin ont la même couleur... [Oz&LeFou]   Mer 2 Mar - 21:25


De l’extérieur, la taverne semblait être un lieu de repos parfaitement commun, comme on en croise souvent à l’entrée des villes et aux croisements des routes marchandes. Les murs de pierres dépareillés et les poutres de bois donnaient à l’endroit un air pittoresque, inspirant la confiance aux badauds surpris par la tombée de la nuit, dans ces terres reculées de Kingslanding. Il était difficile de voir à travers les minuscules fenêtres donnant sur l’extérieur, ces dernières ressemblant plus à des meurtrières insérées ça et là dans la roche qu’à de véritable ouvertures. Cependant, l’endroit était si joli, entouré d’un magnifique jardin découvrant une écurie propre et spacieuse, qu’il était rare que l’on ne se laisse pas tenter. Sur la façade, aucune inscription, l’endroit n’avait pas de nom. Pourtant, que l’on soit du coin ou non, chacun avait entendu, au moins de loin, une fois, la légende qui entourait cette taverne : d’aussi jolie et coquette qu’elle puisse être de l’extérieur, elle était un endroit de vices et de jeux sordides, une fois la porte de bois sombre passée, et vos espoirs laissés en gage au portier.

L’intérieur lui, était à la fois immense et oppressant : l’endroit était baigné dans la pénombre, les candélabres pour seule source de lumière. Il semblait y avoir différentes salles, un étage, et chacun des espaces étaient séparés des autres par de larges tentures pourpres. La première salle était la plus grande, la plus innocente aussi : on y retrouvait les tables rondes, le bar, et une petite scène où se déhanchaient des danseuses lascives au son de quelques musiciens aux paupières lourdes. En général, les primo entrants ne passaient pas le stade de cette pièce, commandant à boire, parfois à manger, jetant des coups d’œil aussi nerveux qu’avide aux tables de jeux. Parce qu’ici, on jouait, et pas qu’un peu. Il était possible de jouer à toute sorte de jeux, dès lors que l’on allongeait la monnaie pour ça, on trouvait toujours un adversaire à défier. Quand ce n’était pas le cas, un des serveurs venait s’assoir à la table, parfois même le patron, si vous présentiez un quelconque intérêt pour lui. L’ambiance était propice à toutes les imprudences : les hôtesses étaient étonnement belles, les serveurs avaient l’air canaille, et dans chaque recoin on pouvait entendrait des cris de victoire et des glapissements de dépit. Sur le mur, au dessus du bar, il y avait un tableau noir, où certains notaient des paris, et libres à chacun de surenchérir. On pariait ici sur le résultat d’un tournoi, d’une joute, sur le sexe du futur bébé de telle comtesse, sur la couleur de prochain cheval de tel marquis… Tout était prétexte à gagner et perdre de l’argent. Le patron vous soulageait amicalement de vos économies, vous tenant même la porte pour vous mener à la sortie. Mais si monnaie manquait, Ah … C’était une autre histoire, que l’on vous contera une autre fois, peut être.

Contrairement à son habitude, le maitre des lieux n’était pas tranquillement assis sur son trône doré ce soir, attendant qu’un inconscient ne le défi en personne, avide de récupérer la totalité des gains engrangé par le fou pendant la soirée. Car là était le deal : défier le maitre du lieu, remporter le pactole en cas de victoire. Echouer, et vous êtes condamné à payer le prix fort, quelques mois ou années de votre vie, selon la dette que vous aurez à éponger. Il y avait des soirs sans défi, d’autres où ils s’enchainaient, et Wallace en avait déduit que les hommes étaient plus moutons que papillons de nuit : la lumière de son trône d’or n’attirait que le premier d’entre eux. Les autres s’imaginaient simplement plus chanceux que le précédent. Caché derrière son masque et ses vêtements de bonnes factures, sans excentricité pourtant, Wallace attendait. Un de ses petits oiseaux, parce que c’est comme ça qu’il appelait ses espions disséminés un peu partout dans le royaume, lui avait rapporté qu’une personne importante, très importante même, avait pour projet de lui rendre visite. Le fou avait un peu de mal à croire que l’intrigant aurait l’audace de venir le chercher en sa demeure, mais il s’attendait à tout de sa part. Incapable de reconnaitre le visage du visiteur qu’il guettait, il accueillait certains invités, en servait d’autres, allant même jusqu’à s’asseoir à la table de certains joueurs pour les fixer de son regard inquiétant. Les prunelles vairon du fou avaient cette manière de vous plonger dans l’âme, comme si le simple fait de vous dévisager lui donnait accès à tout ce que vous pouviez cacher au plus profond. Il n’en était rien bien sûr, mais il n’avait jamais vu la nécessité de démentir la rumeur, l’enveloppant d’une nouvelle aura de mystère et de magie. Il s’impatientait, guettant Son arrivée tout en sachant pertinemment qu’il ne serait pas en mesure de le débusquer du premier coup d’œil, à moins qu’il ne lui fasse l’affront de venir en possession de quelque chose qui lui appartenait à Elle. Non, il n’oserait pas. Pas en étant chez lui, entouré de ses hommes, de ses mignons. Il serait plus malin que ça, fourbe qui l’était, mais Wallace ne doutait pas : Si il ne reconnaissait pas Oz tout de suite, c’était assurément lui qui viendrait à lui ce soir …
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