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 the way you look at me (wade).

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Libby Rawne

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MessageSujet: the way you look at me (wade).   Ven 26 Fév - 18:16

Libby, elle ne sait pas réellement ce qu'elle fait devant cette porte close. Elle ne se sent jamais réellement à sa place, ne peut croire qu'on puisse réellement s'intéresser à elle et préfère de loin passer inaperçue ou rester cloîtrée sous un plaid en pilou-pilou devant une série, Gustave ronronnant paisiblement à ses côtés. Elle n'est pas de celles qui sortent, Libby, pas de celles qui restent plantées trois quart d'heures devant leur penderie pleine à craquer en se disant qu'elle n'a rien à se mettre. Libby, elle se contente de laisser ses cheveux mener leur vie et les attache en un chignon complètement décousu lorsqu'ils l'embêtent. Elle ne s'encombre pas de maquillage, Libby et d'ailleurs, tout ce que ces femmes se tartinent sur le visage contribue à l'extinction des baleines pour lesquelles elle a fait un don pas plus tard que la semaine dernière. Libby n'a que quelques vêtements dans sa garde robe, des jeans, principalement, des petites robes qu'elle cache sous de grands gilets en grosses mailles qu'elle tricote elle-même. Si elle est à l'aise – ou presque – avec son cœur, Libby n'est pas à l'aise avec son corps et encore moins avec le regard que l'on peut poser sur elle. L'impression qu'on la fixe toujours de cette façon un peu peinée, un peu pittoresque comme si elle était prête à défaillir. L'impression d'être une petite chose fragile, un rien au yeux du monde tandis que le cœur d'Ada tape si fort au creux de sa poitrine. Libby, elle est minuscule, frêle, sa voix ressemble plus à celle d'une enfant que d'une jeune adulte, elle baisse la tête de peur qu'on ne la gronde et boude lorsqu'elle est contrariée. Alors, lorsque Rory, le colocataire de Wade, l'invite à déjeuner, elle n'ose pas dire non parce que Libby ne sait pas refuser même si elle n'en a pas envie. Libby, elle dit toujours oui. Elle rend service même lorsqu'elle tombe de fatigue, elle ne dit jamais non même lorsque son corps le lui reproche et s'évertue à toujours rendre les gens heureux. Même lorsqu'on ne le lui rend pas. Libby donne beaucoup et ne reçoit même pas la moitié en retour mais qu'importe, elle rend heureux ceux qui l'entourent, elle en est persuadée. Après l'invitation de Rory, ses perles bleues sont restées fixées sur son téléphone de peur qu'il ne rappelle et annule dans un rire moqueur. Parce que Libby n'imagine pas que l'on puisse penser à composer son numéro et l'inviter à diner. Elle n'est pas de celles qu'on invite à diner, Libby, pas de celles qu'on regarde avec envie, pas de celles qu'on aborde dans la rue, pas de celles dont on tombe amoureux. Elle a attendu, un quart d'heure, peut-être une demie heure avant de sourire, sincèrement à cette invitation impromptue. Est-ce que Wade serait là ? Est-ce qu'il y aurait du tiramisu en dessert, son préféré ? Ou de la tarte au citron meringuée ? Libby se pose toutes sorte de questions, jamais celles qu'il faut. Elle est naïve et innocente et hésite encore à frapper à cette maudite porte, vêtue d'un jean et d'un pull, une grosse écharpe et un bonnet avec des oreilles de chat. Elle a les joues rosies et le bout du nez rouge et finalement, elle frappe à cette porte qui semble la narguer, elle aussi. Elle lui tire la langue, espiègle, l'imaginant vivante. Libby, elle a toujours été convaincue que ses jouets étaient vivants. A défaut d'aller à l'école et d'avoir des amis, c'est aux objets l'environnant qu'elle se confiait. Et même si la vie lui offre un second souffle, elle ne perd pas ses petites manies si bien ancrées dans sa chair.
Elle rit, Libby, aux éclats. Rory est un homme charmant et drôle qui a toujours le mot juste pour la faire rire. Elle rit et son rire cristallin remplit la pièce juste au moment où Wade passe le pas de la porte. Le cœur d'Ada sursaute, elle pose une main réconfortante sur lui et observe le musicien. Il a l'air sombre, Wade, il a toujours cet air sombre mécontent et bougon qui lui sied à merveille. Il est beau, Wade et à cette simple pensée Libby rougit. Elle ne pipe pas mot, elle a le souffle coupé. Elle ne sait pas pourquoi il lui fait cet effet, Wade, pourquoi il lui coupe le souffle, fait battre son cœur et fait s'envoler l'écho de son rire innocent. Il lui adresse un regard plein d'amertume, s'attarde sur son colocataire et le voilà déjà partit. Wade est un coup de vent qui vient de terrasser son cœur et Libby reste là, groggy par la tempête.
Rory prend les clés de sa voiture et lui dit de ne pas bouger, il revient. Il a simplement oublié la meringue pour la tarte au citron. Libby, elle se lèche les babines, ce repas était délicieux et il lui semble qu'au fond de son estomac il reste encore de la place pour une part de tarte alors, elle ne bouge pas. La compagnie de Rory est si agréable. Finalement, elle ne regrette pas d'être venue, Libby et se sent presque à sa place lorsque Rory fait ses blagues et s'intéresse à sa vie. C'est peut-être ça, avoir un ami. Elle joue avec ses cheveux, Libby, les entortillent autour de son nez pour passer le temps quand la silhouette de Wade apparaît dans le couloir. Elle détourne son regard azure de ce visage qui semble avoir été taillé dans un matériaux noble, Libby, elle fuit son regard, le fuit lui tout entier. « Il reste un peu de lasagnes, elles étaient délicieuses, tu devrais les goûter. » sa voix est trop aigüe pour être vraie et ses mots trop recherchés pour être spontanés. Libby, elle ne sait pas être naturelle en sa présence. Y a un couac lorsqu'il est là, elle ne sait pas deviner lequel mais il l'empêche d'être à l'aise. « Rory est partit chercher de la meringue, il devrait revenir bientôt. »

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Wade Chessman

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MessageSujet: Re: the way you look at me (wade).   Sam 27 Fév - 0:00

Il avait passé une très mauvaise soirée. Ce n’était même pas de sa faute, il y avait mis de la bonne volonté, vraiment. Déjà, il avait accepté de jouer pour une Bar Mitzvah, ce qui n’arrivait absolument jamais, en temps normal. Sauf que voilà, en temps normal, il n’avait pas un vrai loyer à payer tous les mois, et il ne voulait pas être redevable à Rory, à nouveau, et il ne supportait pas de se sentir redevable à quelqu’un. Sauf que voilà, ça avait été long, terriblement long, avec des enfants qui courraient, partout, des mamans qui venaient lui réclamer toujours les trois même chansons terriblement Kitsch, et le pire, des pères à l’œil noir qui vérifiaient de loin que les adolescentes ne venaient pas s’approcher de lui de trop près. Avant il vraiment une tête à faire dans la gamine à peine pubère ? Parce que non, ce n’était pas le cas. Alors oui, forcément, dès qu’il avait pu, il avait empoché les deux billets de cent qu’on lui devait, avait remercié poliment l’assemblée, et s’était enfui à toutes jambes. Il avait un peu erré dans la ville, le temps de se débarrasser de cette ambiance mielleuse et cotonneuse qui lui collait aux dents, de ce gout d’entre soi qui le mettait profondément mal à l’aise. Il avait besoin de l’odeur du macadam un peu sale, des bruits de l’extérieur pour s’apaiser, de l’aboiement d’un chien ou du ronflement d’un moteur de voiture. Ce n’était pas facile pour lui de devoir travailler pour l’argent, il ne l’avait jamais fait avant, et cela lui pompait toute son énergie. Ses savates une peu plus usées, il n’aspirait qu’à rentrer à l’appartement, de prendre une barre chocolatée et de s’enfermer dans sa chambre pour relire sa composition du matin, la réecrire, la corriger, la cajoler, la réinventer pour l’aimer un peu plus. Il était déjà la tête dans ses notes quand, sur le palier, derrière la porte, il entendit un rire en Fa. Il ne connaissait qu’une seule personne qui riait en fa, et il ne comprenait absolument pas pourquoi les éclats de rire de cette personne résonnaient depuis son salon. Il ôta ses chaussures sur le palier, plus pour se donner le temps de se reprendre que par politesse, prit une grande inspiration, sans savoir pourquoi, puis ouvrit la porte sans un mot. Un seul objectif : la chambre, vite, sans s’arrêter, sans regard personne. Pas Rory. Pas Libby. Parce qu’elle était là, et il ne voulait pas la voir. Enfin si, évidemment il voulait la voir, mais il n’était pas prêt pour ça. Il était fatigué, un peu bougon encore, fermé, ce n’était pas le moment pour avoir une interaction sociale prolongée. Il ne ferait pas bonne impression. Alors il presse le pas, vite vite, le regard droit devant lui, les mâchoires serrées. Il en aurait presque oublié de respirer, se répétant mentalement un « droite gauche, droite gauche » pour commander ses pieds. Enfin, la seconde porte, salvatrice, celle qui séparait le salon de sa chambre. Il ne la claqua pas, non, il la referma doucement derrière lui, et expira enfin. Il ne s’était jamais rendu compte qu’il fût aussi long à traverser, ce fichu salon.

Affalé sur son lit, il avait essayé de se concentrer sur ses partitions, en vain : en fond sonore, il avait la voix tonitruante de Rory, qui ne le dérangeait pas d’ordinaire, sauf que ce soir, il la savait toute dévolue à charmer Libby, et ça l’agaçait. Ça ne le mettait pas en colère, même pas furieux, non, ça le déconcentrait. Parce qu’il ne savait pas ce qu’il pouvait bien lui dire, et qu’elle riait, avec la pureté d’un cristal qui se brise, et que ça lui serrait le cœur de ne pas être celui qui était capable de faire ça. Il fallait dire qu’il ne se trouvait pas très drole. Créatif, passionné, entier, oui, surement. Drole… Peut-être malgré lui, à la rigueur. Il fixait la partition, puis le plafond, puis la partition à nouveau. Impossible de se concentrer. Insupportable. C’était frustrant, en plus de l’agacement qui croissait à chaque éclat de voix. Il rêvait d’avoir une batterie, là maintenant tout de suite, pour improviser un solo et leur casser les oreilles, leur faire perdre le fil de leur conversation. Grommelant dans son coin, il se redressa sur les coudes en entendant la porte de l’entrée claquer. Il tendit l’oreille, reconnaissant juste après le bruit particulier du moteur un peu fatigué de la voiture de son colloc. Parti. Il était parti. Avec elle ? Mais où ça ? Un grondement de l’estomac : il avait faim, finalement. Si il n’y avait plus personne dans le salon, il pouvait sortir aller la chercher, sa fameuse barre de chocolat. Il posa son stylo, ses paperasses, ôta ses chaussettes sans aucune raison et sortit de la chambre. Il se frotte le nez, songeant qu’il avait peut être un peu soif aussi, avant de se rendre compte qu’il n’était pas seul. Pas seul ? Mais pourquoi il n’était pas seul ? Pourquoi Rory aurait il laissé Libby et son rire en tête à tête avec eux même ? Il se figea bien malgré lui quand il entendit sa voix, tout directement pour lui, levant enfin les yeux sur elle, un peu par-dessous. Elle lui parlait à lui, et c’était comme-ci il n’avait plus rien dans le cerveau, c’était quand même terrible pour un auteur. Il ouvrit la bouche une première fois, mais rien ne sortit. Dommage, essaye encore. Il leva le pouce en direction de la cuisine, son regard passant de Libby à la pièce d’à coté, comme s’il était incapable de donner le fond de sa pensée. Courage Wade, tu n’es pas muet, aux dernières nouvelles :

- … J’allais me prendre une barre de chocolat dans le placard.

Quel trait d’esprit magistral, elle va être sous le charme, obligé. C’était sur qu’il n’avait pas la tchatche de Rory. Il n’avait pas la tchatche tout court. Il s’éclipsa une demi seconde sans répondre à son explication sur l’absence de Rory, déchira le paquet de Toblerone, puis revint dans le salon, pour rester planté là, un peu stupide. Il ne pouvait pas décemment laisser la jeune femme toute seule comme ça, en attendant le retour de son ami. Mais quoi dire ? Quoi faire ? S’asseoir, ce serait surement un bon début. Dire un truc, n’importe quoi, histoire de ne pas laisser le silence s’installer, le pire ennemi de la musique. Il ouvrit son chocolat avec application, avant de lever enfin les yeux vers elle. Timide.

- Je ne savais pas que tu serais ici ce soir. Je serais peut être rentré plus tôt, sinon.
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Libby Rawne

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MessageSujet: Re: the way you look at me (wade).   Mer 2 Mar - 14:35

Le rire de Libby se fait plus sonore encore après que Wade soit passé comme un courant d'air, sans s'arrêter. Peut-être parce qu'elle veut attirer son attention. Ou peut-être juste parce que Rory est drôle et charmant. Elle ne sait pas vraiment Libby, elle n'a jamais réellement écouté son cœur, n'a jamais réellement pensé à elle ou aux garçons. Elle n'est pas douée en sentiments, du moins pas les siens et préfère se dans celui de son prochain. Libby n'a pas besoin de penser à elle. Elle possède un petit appartement bien situé, un métier qui lui plaît par-dessus tout, une famille – certes, un peu lointaine mais une famille quand même – qui l'aime et la soutient, un chiot affectueux, quelques amis, elle mange à sa faim, dort paisiblement, n'a aucune maladie, elle est en vie, Libby et c'est bien assez. D'autres son bien plus malheureux, elle n'a pas besoin de s'occuper d'elle. Et Wade est une énigme qu'elle aimerait déchiffrer mais sur laquelle elle butte depuis plusieurs semaines déjà. Il était penaud, un peu renfrogné, à son arrivée mais dès que Libby a posé ses petits yeux clairs sur lui, elle a compris. Compris que quelque chose au niveau de son ventre s'était déclenché. Un sentiment qu'elle n'avait jamais éprouvé auparavant. Et si l'espace d'une seconde elle s'était mise à paniquer, elle était vite passée à côté, avait rangé cet espèce de frétillement désagréable et ne l'avait plus écouté. Jusqu'à le revoir. Vivre près de lui quelques jours jusqu'à ce qu'il trouve un moyen de se loger. Mais Libby ne s'écoute pas, elle n'a pas la moindre idée que son cœur bat la chamade parce qu'il est dans la pièce du fond. Non, elle a simplement trop mangé Libby et son cœur s'emballe lorsqu'elle mange trop. Elle a beaucoup rit, aussi, elle est essoufflée, ça ne peut être que ça. Rory prend congé pour aller acheter de la meringue et elle pose ses mains sur ses joues en feu. Elle n'est pas franchement à sa place dans cette maison, pas à sa place aux côté d'un Rory qu'elle ne connaît qu'à peine et qui pourtant l'invite gentiment à manger. Elle n'a pas l'habitude qu'on prenne soin d'elle, Libby, c'est un peu gênant mais pas déplaisant, après tout. Il apparaît dans la cuisine, son cœur se serre, elle n'y prête pas attention et se contente de sourire à Wade qui daigne finalement se montrer. Il n'a pas bonne mine, ses cernes sont creusées, il n'a pas dû dormir beaucoup cette nuit. Ses vêtements son froissés, ses cheveux en bataille. Même comme ça, il possède un charme fou, pense-t-elle, complètement innocemment. Ce charme fatigué et débraillé qui ne sied qu'à lui. Libby se dit que ce n'est pas juste qu'il puisse rester aussi attirant dans cet état. Elle ferait pâlir un mort le matin au réveil. Elle fronce les sourcils, jauge le plat de lasagnes, il en reste quasiment la moitié. « Une barre de chocolat, sérieusement ? » Elle a se ton qui le réprimande mais un large sourire sur les lèvres. Wade lui fait parfois penser à un enfant têtu. Elle l'observe ouvrir sa barre de chocolat avec application et en avaler une grosse bouchée. Comment peut-il simplement se nourrir de chocolat ? « Assieds-toi, je vais te servir une assiette. » Ce n'est pas réellement négociable, en fait. Libby se lève, jauge le placard et se souvient que les assiettes sont en haut à gauche. Calmement, dans un silence qui est loin d'être pesant, elle sert une part assez conséquente de lasagnes à Wade dont le ventre vient encore une fois de gargouiller. Elle pouffe, se rassoit près de lui et l'observe, détaille ses traits, la façon dont ses mâchoires se contractent lorsqu'il mâche, les veines de ses mains qui ressortent. « Je... Rory m'a invité au dernier moment. » Elle ne dit pas qu'elle ne comprend pas son invitation, ne dit pas qu'elle a beaucoup hésité avant d'accepter, puis de venir et ne dit pas non plus qu'elle espérait le trouver dans la maison à son arrivée. « Qu'est-ce... » elle hésite, Libby, elle ne sait pas réellement si sa question est correcte, si elle est en droit de la poser. « Où étais-tu ? » Oh et puis mince (elle ne jure jamais, Libby) après tout, elle s'intéresse à ce qu'il fait, à sa musique, à ses notes qui envoûtent.

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Wade Chessman

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MessageSujet: Re: the way you look at me (wade).   Mer 2 Mar - 19:31

Il avait étiré ses lèvres dans un pâle sourire devant la réaction de la jeune femme, avant d’avaler ses premiers triangles de chocolat : oui, sérieusement, du chocolat. Il en avait très envie, et il avait le ventre vide, n’étaient ce pas là deux excellentes raisons d’en manger ? En plus, ce n’était pas comme si il mangeait n’importe quoi tout le temps, il n’aimait même pas le fast food, et cuisinait plutôt bien quand il se motivait. C’est-à-dire pas très souvent, mais quand même. Il avait gobé à regret les dernières bouchées – ces choses là se mangeaient décidément trop vite-, avant de s’asseoir docilement quand Libby l’intima de le faire. Le grand blond n’est pas quelqu’un de foncièrement contrariant, alors quand on lui demande gentiment de faire quelque chose, en général, il s’exécute. Quand en plus c’est Libby qui demande… Il l’observa lui préparer une assiette, les mains sagement posé sur les genoux, se demandant si elle se rendait compte qu’il n’avait plus sept ans, et qu’il aurait très bien pu se servir tout seul. Certes, il savait que c’était dans la nature profonde de la jeune femme de se montrer aussi prévenante, mais à force de couver les gens ainsi, bientôt il lui pousserait un bec et des plumes, et elle deviendrait la plus jolie poule de la ville.

- … Merci.

Il planta sa fourchette dans la première couche de lasagne pour l’engloutir tout entière dans sa bouche : après tout il avait faim, et surtout il ne voulait pas la contrarier. L’avantage des lasagnes, c’était qu’il pouvait les mastiquer, longuement, le temps de trouver quelque chose d’intelligent à dire à la jeune femme. C’était assez frustrant d’ailleurs, d’avoir l’impression de devenir un parfait idiot à chaque fois qu’il tentait d’ouvrir la bouche en sa présence. Les mots, il les maitrisait à la perfection, il vivait même de sa capacité à les rendre harmonieux les uns avec les autres, alors s’exprimer n’avait jamais été un problème pour lui, bien qu’il ne fut pas particulièrement bavard. Sauf qu’en présence de Libby, il était pris d’une espèce de dyslexie intérieure, son vocabulaire faisait grève, sa grammaire prenait des vacances, et il avait l’impression d’être un imbécile. Alors en général, il la fermait, pour éviter de se ridiculiser un peu plus, voire pire, de lui faire pitié, il ne le supporterait pas. Il hocha la tête devant l’explication très simple de sa présence ici, vaguement circonspect : Rory ne l’avait pas prévenu, et pourtant il passait sa vie à inviter des gens … Pardon, des filles, et à raconter tous les projets qu’il avait pour les mille prochaines années. Alors qu’il ait décidé d’inviter la jeune femme à manger sans le lui dire… Oui, c’était étrange. Il n’allait pas le dire à la jeune femme bien sur, il ne voulait pas qu’elle puisse le prendre mal, loin s’en fallait, mais il ne manquerait pas de demander des comptes à son trublion de colocataire, le lendemain matin. Avalant une nouvelle bouchée gargantuesque de lasagne, il répondit spontanément à la jeune femme de manière terriblement lapidaire :

- Dehors.

C’est un peu court, jeune homme, et il s’en rendit bien compte. Elle avait la politesse de s’enquérir de sa soirée, alors le moins qu’il pouvait faire, c’était développer, un peu. En plus, cela ne l’engageait à rien, et il n’y avait pas de raison qu’elle se moque de lui là-dessus. Courage Wade, tu peux faire des phrases dépassant les deux syllabes, tu le fais même constamment quand tu composes, même qu'en général, ça a un sens.

- Ahem … j’ai joué de la musique pour l’anniversaire, enfin la Bar Mitzah d’un jeune à l’autre bout de la ville. Apparemment ses parents m’ont entendu jouer au bar ou quelque chose du genre, ça leur a plu, et ils m’avaient demandé si j’étais capable de jouer du classique ou du jazz standard le temps du repas … Rien de très folichon, mais ça me permets de payer ma part des charge à Rory et de ne pas avoir l’impression de squatter … Voilà.

Il avait réussi à débiter tout ça le nez plongé dans son assiette, conscient que si il lui parlait en la regardant dans les yeux, il allait oublier la moitié des mots dans sa phrase. C’était risible, il se sentait risible d’être à ce point intimidé par un petit bout de femme comme ça. Il n’était pas timide, dans la vraie vie, et encore moins à choisir ses mots comme ça. Malgré tout, toute bonne chose avait une fin, et les lasagnes aussi, si bien qu’il n’eut plus aucune excuse pour fixer son assiette à présent vide. Il la reposa précautionneusement sur la table base du salon, se maudissant intérieurement de ne pas avoir sorti sa guitare avec lui. A défaut, il aurait eu quelque chose pour occuper ses mains et remplir le silence, quelque chose de bien plus facile et naturel pour lui que de soutenir une conversation avec quelqu’un dont le regard le rendait complètement con. Une idée, vite, vite !

- … Tu as fini le livre que tu lisais la dernière fois dans le parc ?

Okay, celle là, il était allé la chercher au plus lointain de sa mémoire, on applaudit l’effort.

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Madness is a point of view

   
“Je n'avais pas vu que tu portais des chaines, à trop vouloir te regarder, J'en oubliais les miennes. On revait de Venise et de liberté, J'aimerais quand meme te dire, Tout ce que j'ai pu écrire, C'est ton sourire qui me l'a dicté.” ©️anaëlle.
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MessageSujet: Re: the way you look at me (wade).   Ven 25 Mar - 10:44

Elle fronce les sourcils en une adorable moue pas réellement convaincante, Libby, lorsque Wade s'emploie à déballer une barre de chocolat pour simple dîné. Si elle avait osé faire de même à New-York, Libby, dans la grande maison familiale, sa mère l'aurait certainement regardée de la façon dont elle toise Wade à cet instant précis. Sourcils froncés, bras croisés, le réprimandant en silence. Il n'est pas son fils, pas son frère non plus, elle ne sait pas réellement ce qu'il est, après tout, mais Libby agit comme s'ils se connaissaient depuis des années, sans aucune gêne apparente à l'enguirlander et le prier de manger équilibré, pour son bien. Parce que Libby œuvre pour le bien de tout le monde et à cet instant précis, bien que ce soit un peu exagéré sans qu'elle n'en convienne, le chocolat, pour Wade, c'est le mal. Alors, elle se lève, déterminée à l'élever correctement et lui faire goûter les lasagnes gentiment préparées par Rory, délicieuses : pour Wade, le bien. Un repas un peu plus équilibré que du chocolat qui lui tiendra au ventre jusqu'au lendemain matin. Libby s'égare dans ses théories et se sourit à elle-même en posant l'assiette devant le musicien auquel elle a ordonné de s'asseoir non sans un sourire, pour ne pas sembler donner un ordre. Elle s'assied en face de lui, Libby, et l'observe mastiquer en silence son plat, remarque ses mâchoires se contracter et sans qu'elle ne sache pourquoi, son estomac se retourne. C'est aussi agréable que dérangeant et elle tente de ne pas y prêter attention, songeant qu'elle a peut-être un peu exagéré sur les lasagnes, Libby. Il a les cheveux en bataille, des cernes sous les yeux, il est mal rasé, Wade, mais il reste charmant. Y a cette aura qui s'émane de lui, il brille, il est beau, Wade, même mal rasé, même décoiffé, même fatigué. Libby se dit qu'elle a de la chance d'être tombé sur lui, que malgré ses quelques mauvaises habitudes, c'est un homme profondément gentil qu'elle adore chérir. Et le silence qui s'installe entre eux n'est pas pesant. Il n'y a pas de mots mais il y a tout le reste. Lui appréciant ses lasagnes, elle l'observant manger goulument, ses yeux rivés sur son assiette, timides, son regard bienveillant le contemplant. Elle l'écoute religieusement, Libby, chacun de ses mots la percute et fait naître sur sa peau des frissons qu'elle ne contrôle pas et qu'elle évince. Il commence à faire froid, après tout, dans cet appartement... « J'ai un peu de mal à t'imaginer au milieu d'une fête religieuse et en famille qui plus est.. » Ce n'est pas un jugement, c'est une constatation qu'elle agrémente d'un sourire doux et lumineux, Libby. C'est vrai, Wade n'a pas le profil du fils parfait, pas le profil du père parfait, de l'oncle parfait, du cousin parfait. Il est mystérieux, un peu sombre, aussi, il préfère rester en retrait, le nez sur ses instruments, il n'est pas très loquace, pas franchement ouvert mais c'est comme ça qu'elle l'apprécie, comme ça qu'il est et elle n'émet aucun jugement, Libby, jamais. Elle prend les gens comme ils sont, les apprivoise et les accepte sans les redessiner, avec leurs défauts et leurs qualités. Et puis, elle est prise un peu de court, Libby, elle ne s'attendait pas à ce qu'il se souvienne d'un détail aussi insignifiant que celui-ci. D'ailleurs, il lui faut un instant pour se remémorer ce qu'elle lisait ce jour-là, dans le parc, assise à l'ombre d'un arbre, pieds nus dans l'herbe. Il était passé près d'elle sans la voir, d'abord, puis était revenu sur ses pas et c'était assis près d'elle. Ils avaient discuté, un peu, et puis elle s'était replongée dans Les Hauts de Hurle-Vent et lui s'était concentré sur ses partitions. Encore une fois, le silence n'était pas pesant. Ils étaient là, calmes, silencieux, mais ensembles et s'étaient séparés sur un sourire doux et franc. « Je l'ai recommencé, depuis. C'est mon livre préféré. Emilie Brontë est admirable, tu ne trouves pas ? » Elle ne sait pas réellement pourquoi elle pose la question, elle ne l'a jamais vu lire, Wade. Comme s'il lui demandait ce qu'elle pense d'un musicien qu'elle ne connait ni d'Eve, ni d'Adam. Elle joue avec ses cheveux, Libby, enroule l'une de ses mèches autour de son nez rond et sourit pour cacher son malaise. Elle ne sait pas d'où il vient, ce qu'il fait là, mais il est ancré profondément au fond de son estomac et elle ne pense qu'à lui, à ce qu'il la laisse en paix. « Tu n'as jamais joué pour moi. » finit-elle par souffler. Ca lui brûlait les lèvres, lui titillait l'esprit depuis quelques temps maintenant. Wade, elle le sait musicien, elle sait qu'il joue plusieurs soirs par semaines, lorsqu'on l'engage, dans les bars de la ville. Elle sait qu'il joue pour lui, l'a plusieurs fois entendu lorsqu'il vivait chez elle mais il n'a jamais directement joué pour elle. C'est peut-être une invitation à jouer pour elle, peut-être se demande-t-elle simplement pourquoi il ne joue que pour lui-même, pour les autres et pas pour elle, c'est à lui de voir, Wade. Libby laisse sa phrase en suspens et pose ses grand yeux clairs dans les siens à la recherche d'une réponse.

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MessageSujet: Re: the way you look at me (wade).   Lun 4 Avr - 21:48

Ca ne l’étonnait pas plus que ça que Libby ne l’imagine pas franchement dans ce genre de truc. Après tout, lui non plus ne l’aurait pas fait pour quelque chose de moins trivial qu’un loyer à payer. Quite à devoir jouer pour une cérémonie, il aurait aimé être appelé pour quelque chose de plus … touchant. Attention, cette soirée était surement merveilleuse pour les principaux concernés, mais elle n’avait pas la profondeur d’un enterrement ou d’un mariage. Â la rigueur, Wade aurait de loin préféré offrir une oraison funèbre à une famille en deuil que d’improviser l’accompagnement de chansons religieuses qui ne le touchaient même pas personnellement. Toujours était il qu’il l’avait fait, et que ce n’était plus à faire, et c’était très bien comme ça. Aussi, il ne contenta d’hausser les épaules pour unique réaction à la remarque de la jeune femme. Elle avait tout à fait raison, alors pourquoi se fatiguer à surenchérir ? Autant passer à autre chose.
Il déposa son assiette totalement vide sur la table basse, signe qu’il avait terminé, et surtout qu’il avait apprécié : il n’était pas vraiment gastronome, surtout avec son appétit de moineau. Ça expliquait son petit gabarit, mais lui s’en fichait bien : son corps ne lui servait qu’à tenir un instrument de musique ou un stylo, alors il n’en prenait soin que dans la mesure o il lui était nécessaire pour faire de la musique, c’est tout. Il s’étira puis se gratta la tête, avant d’offrir un pâle sourire à Libby, mais un sourire sincère : il aimait beaucoup regarder Libby lire. Elle était tellement expressive que, pendant sa lecture, il pouvait deviner ce qu’il était en train de se passer dans son bouquin : elle haussait les sourcils, les fronçait, se mordait la joue ou les lèvres, ou se mettait à sourire largement comme ça, sans aucun signe précurseur. D’expérience, il savait qu’elle souriait surtout pendant les jolies déclarations d’amour ou d’amitié : c’était un peu le péché mignon de Libby, et il trouvait ça charmant. Voir Libby lire lui donnait des envies de composition à la clarinette, avec un son clair et léger qui suivrait les humeurs et réactions de la douce demoiselle. D’ailleurs, il y avait surement une partition noircie qui correspondait peu ou prou à ça, dans un de ses tiroirs. Aussi, il acquiesça à la question de la jeune femme, et se paya même le luxe de lui répondre quelque chose de construit :
- Si, je trouve. J’ai pas lu des tas de livres, mais celui là oui. Ce que j’ai bien aimé, c’est que la nature est extrêmement présente dans l’histoire, comme une entité et un personnage à part entière. D’ailleurs, le livre a été adapté dans un très bel opéra, qui donne une nouvelle dimension à l’histoire … Enfin, bref. Oui, je suis d’accord avec toi.
Forcément quand on lui parlait d’art, qu’on lui permettait de raccrocher la discussion à de la musique, Wade sortait un peu, timidement, de sa réserve. Il faisait des efforts, vraiment, pour être une compagnie décente pour Libby : il aimait bien l’entendre parler, mais avait l’impression de ne rien avoir de très intéressant à lui dire, ce qui l’attristait un peu parfois. Il se demandait bien pourquoi Libby faisait autant d’efforts pour lui qui n’était pas franchement intéressant. Aussi, quand Libby lui murmura qu’il n’avait jamais pour elle, il releva la tête, un peu interdit :
- … C’est vrai.
C’est vrai qu’il avait jamais joué juste pour Libby. Ce n’était pas qu’il voulait pas, ni même qu’il était timide, mais à bien y réfléchir, il n’en avait jamais eu l’occasion. Quand il voyait Libby, il y avait toujours un tiers, ou alors elle était dans ses bouquins, et il ne s’imaginait pas sérieusement la déranger en pleine lecture à lui gratter sa guitare dans les oreilles. Sa réponse platement lachée, il mit encore une bonne minute à comprendre le sous entendu de la déclaration de Libby, et écarquilla les yeux :
- Tu veux … Tu veux que je te joue quelque chose ? Maintenant ?
Il sentit le rouge lui remonter aux joues, qu’il contint tant bien que mal en levant un doigt pour faire comprendre à Libby qu’elle ne devait pas bouger, il revenait. Il fonça dans sa chambre chercher sa guitare, et vint se rassoir sur le canapé, à coté de Libby cette fois, avant de relever ses yeux azuréens dans les siens :
- Hum …. T’as une idée de ce que tu veux entendre ? Ou tu t’en fiches ?
Oui, parce que si elle avait envie d’une chanson en particulier, autant lui dire. Sinon, il lui chanterait surement une de ses compositions, et ça ne lui plairait peut être pas …

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“Je n'avais pas vu que tu portais des chaines, à trop vouloir te regarder, J'en oubliais les miennes. On revait de Venise et de liberté, J'aimerais quand meme te dire, Tout ce que j'ai pu écrire, C'est ton sourire qui me l'a dicté.” ©️anaëlle.
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