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 Triptyque.

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Lola Solloway

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MessageSujet: Triptyque.   Ven 15 Jan - 20:05

Lola attend. Elle est seule, peut-être parce que c’est ce qui lui va le mieux la solitude. C’est contradictoire. Elle est de toute façon contradictoire, c’est son grand problème parce qu’elle finit par ne plus savoir non plus comment elle fonctionne, ce qu’elle veut, ce qu’elle est tout simplement. Solitaire, certes, mais pourtant terriblement dépendante des autres. Demandeuse de leur attention et de leurs regards qui s’échouent sur sa silhouette pour la faire se sentir exister. Un bruit et elle réagit. Le son de la clé s’enfonçant dans la porte puis les éclats de voix en provenance de l’étage inférieur la font automatiquement se redresser. Automate. Jolie petite poupée qui se met en marche, Casse-Noisette se réveillant aux notes de la partition qui lui insuffle un peu de vie. Lola, elle prend son temps pour descendre. Un regard lancé à tout hasard à son reflet dans une pulsion machinale et elle passe ses doigts dans ses cheveux pour se recoiffer. Parce que Lola, elle a toujours quelque chose à arranger avec son impression constante et tenace de devoir faire ses preuves. Être jolie, désirable, même lorsque c'est déjà gagné et qu'elle n'a normalement plus besoin de jouer et de se montrer comme si elle était en pleine prestation devant des spectateurs s'attendant à être submergés par sa beauté. Elle arrive de son pas gracile dans le salon où ils se sont installés, accrochant un doux sourire sur ses lèvres à l'attention d'Hazel vers qui elle s'approche et croisant au passage brièvement le regard de Rhys. Situation particulière et régie au départ par une grande inconnue non négligeable. Petite amie additionnée à heureux détenteur d'un pénis forme, selon le théorème du tricouple à tendance bisexuel, une valeur X définissant le taux d'attirance pour la gente masculine problématique de Lola jusque-là plus proche du zéro qu'autre chose. Docile et facilement modulable selon les convenances des autres elle a accepté, comme souvent, toujours partante pour ce qu'on lui propose. Tu veux t'inscrire à un concours de beauté ? Oui. Et devenir mannequin, ça te branche ? D'accord. Quant à te faire sauter par mon meilleur ami pour une étude sociologique ? Si ça peut te faire plaisir... Acquiescement mécanique parce que c'est toujours plus facile d'avancer selon ce que les autres impose et Lola, elle leur fait aveuglément confiance depuis qu’elle est petite pour lui trouver le rôle de sa vie qu'elle prendra plaisir à incarner. « Bonsoir. » elle souffle doucement, les effleurant l'un comme l'autre de ses yeux félins.  Elle envahit l'espace, inconsciemment désireuse de rejoindre la matrice dans laquelle elle excelle, là où elle réussit contrairement à ses échecs pathologiques. Là-dedans, où elle se laisse regarder, écouter pendant que son parfum sucré vient saturer la pièce pour rappeler que oui, elle existe même si elle tend à s'effacer. Sans travail ni vie sociale, c'est à travers eux qu'elle vit au milieu de l'univers gigantesque, seuls témoins de sa présence en son sein. Lola, elle s'impose et se montre pour rattraper le reste, le grand vide de son quotidien. « Vous avez passé une bonne soirée ? » elle s’enquiert, expirant toujours de sa voix douce. Elle se baisse et vient poser ses lèvres sur la joue d’Hazel par derrière, se courbant idéalement pour dévoiler un paysage enchanteur. Ce serait mentir que de dire que Rhys est étranger à cette position offrant un angle avantageux d'où il est placé, en témoigne ses prunelles défiantes qui se dardent dans les siennes. C'est un nouveau besoin qu'elle a développé assez récemment, directement créé par une consommation brutale de ses soirées en la compagnie du jeune homme et le fait d’évoluer si proche de lui depuis quelques temps. Rhys, il ne la regarde pas comme elle voudrait qu'il le fasse. Comme les autres, ceux qui regardent l'enveloppe, se focalisent sur la singularité de la jolie coquille, la flattent et oublient de jeter un coup d'œil à l'intérieur. Lola, ça lui fait quelque chose. De bien ou peut-être pas, elle n’en sait rien, mais parvient tout de même à se rendre compte du danger qui menace l’équilibre de sa relation avec Hazel. Si elle cherche à l’attirer, à se faire complimenter sur sa cambrure enchanteresse, c’est aussi pour revenir à la configuration initiale de leurs relations. Quand il ne se détachait pas du lot dans sa manière de la traiter, qu’elle peinait à discerner ses qualités et que les deux meilleurs amis jouissaient d’une amitié sans zones d’ombres. Pourtant, ça lui plait sûrement d'une manière compliquée et bizarre de plus être ce nous à Lola, quand ce n'était encore qu'elle et Hazel. Avec Rhys, ils deviennent un eux plus impersonnel et elle, ça l'arrange de ralentir, amoindrir sa relation amoureuse qui tendait vers des prises d'engagements dont elle ne saurait être à la hauteur et ça l'attriste parfois de sentir qu'elle est la seule à se rendre compte de la faille béante qui persiste dans ses relations avec les autres. Un peu asociale, un peu froide, mais trop sensible pour ne rien ressentir et se dévoiler entant que tel. Hazel se méprend sur les rapports qui les lient, alors que Lola sait déjà que tout est voué à l'échec, parce qu'un jour elle en aura assez. Assez d'elle, assez de son réconfort, assez de ses nous parce qu’elle a décidé un jour qu’elle ne serait qu’un je.
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Hazel Rayner
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MessageSujet: Re: Triptyque.   Ven 29 Jan - 23:20

Il y a des soirs où Hazel aimerait se volatiliser, disparaître, aller là où on ne l’attend pas. Parce que, des fois, elle n’a pas envie de retrouver Rhys chez lui, ou chez eux, elle n’est même pas sûr de pouvoir considérer son nouveau lieu de vie comme son nouveau chez elle. Et si elle n’a pas forcément le cœur à voir Rhys, elle n’a pas non plus cet engouement pour retrouver l’élue de son cœur, la sublime Lola. Dire que tout va bien entre elles -eux- serait mentir, les tensions sont là, parfois certains reproches dépassent le stade de la pensée et franchissent l’obstacle de leurs lèvres sans le calculer. Rien de bien méchant, tout se fait gentiment parce que Hazel n’a pas envie de hausser la voix auprès de Lola, qui n’est pas entièrement responsable de ce qui est en train de se passer. Elle n’est pas non plus toute blanche, Hazel n’est pas folle, pas aveugle non plus et remarque que sa petite amie se rapproche de son meilleur ami. Lola n’a jamais eu envie de venir vivre ici, quelle drôle d’idée en prenant du recul. Qu’est-ce qu’il lui a pris de se lancer dans cette expérience qui lui a semblé stimulante et excitante sur le papier alors que tout retombe depuis qu’elle habite dans cette maison. Ses sentiments ne se sont pas envolés, elle ne rencontre pas un manque d’intérêt pour Lola qu’elle aime toujours du plus profond de son cœur, tout comme elle adore Rhys son meilleur ami. Mais elle en est arrivée à un point où elle ne les supporte plus une fois réunis. Encore une fois, elle n’est pas dupe, elle n’est pas la bonne poire qu’on peut tromper parce qu’elle est aveuglée par l’amour. Elle se doute de ce qui se trame, de leur rapprochement depuis que Lola est au chômage et qu’elle passe plus de temps avec Rhys ici. Il n'y a toutefois aucune raison de s’énerver et c’est pour ça qu’elle ne dit rien, elle est la seule responsable de l'évolution de leur relation au jour d'aujourd'hui. Mais elle appréhende ce jour où elle tombera sur eux en train de s’embrasser, de se déshabiller et de coucher ensemble, de tomber sur cette évidence qui la bouffe de l'intérieur, celle d'une meilleure compatibilité entre eux qu'entre Lola et elle. Pour la première fois depuis longtemps, Hazel et Rhys sont les premiers à être à la maison depuis le milieu d’après-midi. Complices, même si elle lui en veut pour tous ces problèmes venus dans sa vie depuis leur colocation, les deux meilleurs amis ont passé des heures à discuter, à se taquiner et à rire sans chichi, sans se prendre la tête. En tête à tête, les choses se passent bien mais l’atmosphère redevient lourde au moment où Lola pénètre dans le salon où ils sont installés. Elle ne le fait pas exprès mais son visage se referme alors qu’elle apprécie le contact des lèvres légèrement humides de sa petite amie contre sa joue. Elle se sent contradictoire de lui en vouloir de rentrer alors qu’elle est l’unique responsable de cette colocation… tandis que d’un autre côté, elle se rend compte que Lola ne l’a pas prévenu de ce qu’elle comptait faire aujourd’hui. L’objet de son absence, elle n’en a foutrement aucune idée. Et, aussitôt, elle se sent bouillonner de jalousie. Et puis ce sentiment s’accroit lorsqu’elle note que les yeux de son meilleur ami se posent sur Lola. C’est maladif, elle ne peut pas non plus lui demander de regarder ailleurs. D’autant plus qu’elle le comprendre, au fond. Lola est sublime, le type de femme sur qui on se retourne. Mais Hazel n’a pas envie qu’il soutienne ses prunelles comme ça. « Oui » Répond-t-elle sans trop s’attarder sur ce qu’ils ont fait eux puisque ça n’a aucune importance à ses yeux. La maquilleuse ne se reproche rien, elle sait qu'elle ne tombera jamais amoureuse de son meilleure amie en couchant avec lui. « Tu m’as pas prévenu que tu rentrerai si tard, tu faisais quoi ? » Elle essaie d’adopter un ton calme et bienveillant alors qu’elle attend sa réponse avec impatience et appréhension. Elle se sent à cran, presque sur les nerfs alors elle essaie de se rattraper pour ne pas risquer de briser davantage les choses entre eux. Elle ne veut pas lui donner l’impression qu’elle veuille la stalker, connaître tous ses faits et gestes de la journée. Elle n’est normalement pas si possessive, pas aussi peu confiante. « Enfin, c’est pas grave, il est trop tard pour que Rhys commence à cuisiner quelque chose maintenant… tu nous as évité une nouvelle intoxication. » Elle est consciente que sa blague tombe un peu à l’eau, d’autant plus qu’il n’est pas si tard que ça et que sa remarque ne fait que l’enfoncer un peu plus dans cette image de petite-amie décontenancée. Elle ne sait même pas ce qu’elle dit, elle est perdue et le seul moyen qu’elle trouve pour ne pas tomber c’est de s’emparer de la main de Lola pour l’inviter à s’asseoir sur ses genoux. « Excuse-moi, tu m’as manqué aujourd’hui » Souffle-t-elle avec un large sourire alors que ses mains entourent possessivement sa taille. Son visage devient un peu plus rayonnant, son sourire plus sincère. Elle ne lui ment pas, elle a véritablement ressenti ce manque.

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Rhys Hastings

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MessageSujet: Re: Triptyque.   Dim 14 Fév - 20:17

La pénombre extérieure baigne l’élégante demeure d’une élégance feutrée et Rhys se sent dans son élément, ainsi. Il aime la nuit. Il aime la nuit et son caractère, il apprécie l’obscurité qui galvanise sa concentration et l’apaise depuis toujours. Etudiant, il a longtemps vécu le soir, sortant toutes les nuits et travaillant jusqu’au petit matin avant de s’assoupir d’un sommeil léger jusqu’à midi si ses cours le lui permettaient. Son rythme est depuis rentré dans la norme attendue d’une vie d’adulte cadrée mais il se plaît à allonger ses soirées. Le soir, Rhys corrige des copies, prépare des cours, travaille sur un nouveau projet, un livre, une conférence, un passage dans une obscure émission locale bien trop snob pour le public du coin. Et surtout, il lit. Beaucoup. C’est ce qu’il fait depuis la nuit tombée, en bonne compagnie. Hazel est là, en face de lui, et il se complaît dans cette solitude à deux qui tranche avec l’agitation qui les a portés toute l’après-midi. Rhys ne ressent jamais le besoin de parler pour combler le silence, de multiplier les gestes et les regards alors que sa seule conscience d’Hazel à ses côtés lui suffit amplement. Il chérit leurs moments à deux, d’autant plus depuis les nouvelles règles de leur relation qu’elle érige pour lui, parce qu’ils deviennent plus rares. Celle qui a pénétré sa vie avec la brutalité d’une météorite pour ne plus jamais la quitter se fait distante, contrariée. Hazel se drape dans les non-dits et s’estompe en silence, loin des grands éclats dans lesquels elle excelle habituellement. Elle est différente, Hazel. Si différente de lui en réalité que c’est la raison pour laquelle il l’aime tant. Rhys ne s’associe que rarement avec ceux dont il se sent proche, qui lui ressemblent. Lui aime l’affrontement implicite mais constant entre deux personnalités aux antipodes. Il apprécie la façon dont Hazel le challenge, le stimule en permanence même si elle ignore sans doute une partie de l’influence qu’elle a sur lui, depuis toujours. Il chérit son impulsivité qui détonne avec son calme à lui, mesuré, pondéré, il admire sa façon d’être un électron libre, sauvage et si loin des carcans de la société. Hazel est un vent de liberté, un univers des possibles qu’il n’a qu’à observer pour le savourer un peu, de loin, sans en goûter la dangerosité. Parce que libre, il ne l’est pas. Il aurait pu l’être et Rhys aime d’ailleurs à se fourvoyer, à se perdre en le croyant mais la vérité est toute autre : malgré ses relations sans attaches ni promesses, sa vision du monde singulière et profondément ancrée en lui ou les dogmes censés l’élever plus haut, il reste cloué au sol par ses sentiments pour une sœur dont l’ombre plane partout, tout le temps, sans répit. Plongé dans « l’Apologie de Socrate », Rhys n’est pourtant pas en train de lire ou s’il le fait c’est seulement pour trouver une parade, quelque chose censé justifier l’erreur écrite par Rachel dans son dernier devoir. Il ne devrait pas perdre autant de temps pour une simple copie mais il estime qu’on ne rencontre pas des Rachel chaque année et refuse de lui coller une mauvaise note sous prétexte que sa compréhension du philosophe diffère de ce qui est communément attendu. La jeune fille n’est pas des élèves appliqués et sans imagination, ceux qui recrachent gaiement des pages de cours sans fantaisies ou ne serait-ce qu’un brin d’opinion, juste dans l’espoir d’obtenir une bonne note et puis c’est tout. Rhys sent chez elle un réel potentiel de réflexion, comme le sien découvert à l’adolescence. Elle n’écrit pas dans l’attente d’un bon résultat, elle ne fait pas dans la facilité : elle explique sa propre vision, offre une nouvelle perspective. Elle philosophe déjà, au lieu d’apprendre à penser à travers les idées d’autres grands hommes et loin de se montrer réactionnaire, Rhys encourage ce genre d’initiative. Même si ce qu’elle avance va à l’encontre de tout ce qui a toujours été écrit, même si cela revient à mépriser copieusement les enseignements de l’éducation nationale. C’est pour ça qu’il cherche une prise quelque part, un doute, un rien pouvant effectivement lui offrir le lest nécessaire lui permettant de ne pas la pénaliser. Et soudain, tout bascule. Lola pénètre dans la pièce, l’emplit de son effluve suave et féminine, le genre d’odeur sucrée qui plane dans l’air longtemps après la disparition de sa propriétaire. Elle est comme ça, Lola. A la fois évanescente et imposante, comme une image qui imprime la rétine et ne disparaît pas tout à fait lorsqu’on cligne des paupières. Elle est toute en transparence et pourtant opaque, elle s’offre facilement sans pour autant rien donner. Rien donner de palpable, rien donner de ce qui font tomber les gens amoureux. Les détails et les souvenirs, les craintes et les espoirs. Lola se contente d’être cette enveloppe plus jolie que les autres, plus désirable aussi, que les hommes pensent vides et futiles. Son manège marchait peut-être au sein du milieu superficiel où elle a longtemps gravité jusqu’à s’écorcher l’âme mais Rhys n’y voit qu’une grande illusion, un gâchis. Une fille gangrenée par la vie, broyée par la machine du paraître et qui pourrait panser ses plaies, réparer ses fêlures mais au lieu de ça, elle reste là, prostrée. Comme une poupée de chiffon abandonnée par une môme capricieuse, abîmée d’avoir été trop manipulée. Elle s’approche d’Hazel de ses gestes caressants et l’atmosphère s’alourdit. Rhys sent le regard d’Hazel sur sa peau, acide et pénétrant alors que ses yeux sont dardés sur Lola, indolents et un brin indifférents. Il déteste qu’elle minaude, ça la ternit, la rend banale. Elle ressemble à une petite fille ainsi et si Rhys souffre aux yeux du monde d’une certaine forme de déviance, les Lolita le laissent de marbre. « Plutôt. » répond-il sobrement, en quittant les traits parfaits du visage de Lola pour se concentrer sur Hazel. Spectateur du ballet qu’il a pourtant contribué à créer, Rhys se distancie de la scène, à la fois juge et partie. Il observe le langage corporel d’Hazel, qui l’inquiète plus que ne le faisait l’hostilité première de Lola. Parce qu’il sent que leur expérience est un navire à la dérive, un avion sans pilote, qu’il n’a aucune prise sur ce qui est en train de se produire et qu’elles n’en ont pas davantage. Lui n’a pas grand-chose à perdre de cet exercice et il est prêt à en subir les conséquences sans broncher. Mais qu’en est-il d’elles ? Hazel est distante, souvent mordante et dépassée et il sait qu’il devrait dire, faire quelque chose, sans pour autant s’y résoudre. Ce n’est pas à lui de la pousser à la confrontation, c’est à elle. A elle seule de comprendre ce qui l’anime et d’y mettre un mot. Rhys est de ceux qui pensent qu’on ne doit pas influer sur les ressentis : pour être percé proprement, l'abcès doit venir d'elle. De lui, ou de Lola, il laissera une vilaine cicatrice sur sa peau. Alors il se contente de rester en retrait, observant la valse compliquée des sentiments humains. Il aimerait être capable de prendre de la hauteur pour comprendre les mécanismes qui les animent et les analyser avec objectivité mais il n’y parvient pas tout à fait parce qu’il s’agit d’Hazel. Hazel qu’il n’a jamais vue ainsi, amoureuse, possessive, presque soumise. Il ignore si c’est une bonne ou une mauvaise chose mais se retient souvent d’agir avec Lola comme il le ferait s’ils n’étaient que trois inconnus, une matrice créée spécialement pour l’expérience sans qu’aucun dommage collatéral ne puisse faire imploser leur univers. Et malgré tout, quelque chose s’est enrayé qui menace leur équilibre précaire : Hazel s’efface au profit de Lola, l’amitié de l’une disparaît au profit de l’autre et la seule qui aurait dû jouir sereinement de la situation ne s’y épanouit pas. C’est un vaste bordel, une auto-destruction programmée à laquelle personne n’ose mettre un terme car il est déjà trop tard. La blague d’Hazel oscille du côté clown triste et Rhys l’accueille d’un sourire bienveillant. « Il n’est jamais trop tard, nous avons la nuit devant nous. » rétorque-t-il en haussant un sourcil entendu, un brin moqueur. Il détaille les traits d’Hazel, ses bras fermement enlacés autour des courbes de Lola et elle, docile et sublime, en représentation constante pour Hazel, pour lui, pour tous ceux qui ont un jour posé leurs yeux sur elle. Le silence plane dans le salon et Rhys finit par se lever élégamment, abandonnant l’atmosphère pesante du salon et son bouquin. Il les laisse se retrouver, un peu. Elles vivent chez lui, il est partout et s’il n’a jamais ressenti sa propre présence comme une intrusion au sein de leur routine de couple bien huilée, Hazel lui fait de plus en plus ressentir indirectement. Il l’aime, pas d’amour mais d’amitié, d’une affection sans bornes alors il s’exécute parfois pour la soulager de lui. En cuisine où il adore être seul, Rhys cherche de quoi offrir un drapeau blanc à sa meilleure amie pour la soirée. Le plus simple serait tout bonnement de les laisser lui échapper pour quelques heures mais dans cette attente, il prépare des petits riens, pas grand-chose, de quoi grignoter rapidement devant quelques bons verres de vin, débouche un grand cru de vin rouge à l’éclatante robe rubis et revient troubler l’harmonie du couple. Rhys s'installe près d'Hazel, coule un long regard sur elle puis sur Lola qui trône sur ses genoux comme un bijou précieux et leur tend à chacune un verre. « Ça fait combien de temps déjà, vous deux ? » demande-t-il avant de goûter une gorgée de vin sans les défaire de son regard neutre. Rhys essaye de mesure l'étendue des dégâts et la pertinence de leur entreprise. Il se rend doucement compte qu'ils ont merdé, qu'un couple à trois en peut fonctionner que si tous sont érigés sur un pied d'égalité. Il aurait fallu trois inconnus, trois inconnus complets que rien n'aurait pu altérer. Mais Rhys n'arrivait plus à écrire un essai sans sortir de la théorie et Hazel s'était proposée spontanément, scellant la suite. Il n'est pas malheureux, il pense pouvoir affirmer que Lola ne l'est pas non plus mais ne saurait ériger le même constat avec autant d'aplomb pour la troisième...

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Lola Solloway

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MessageSujet: Re: Triptyque.   Ven 11 Mar - 0:11

Lola se redresse en douceur après avoir déposé ses lèvres sur la joue d’Hazel. Elle embrasse la pièce du regard en observant Rhys l’air de demander des détails quand elle doit se contenter d’une faible réponse à sa question. Ils ont passé une bonne soirée. Plutôt bonne. Et c’est tout. Elle n’obtiendra pas plus d’informations, même si en soit elle n’aurait su quoi en faire de plus. Lola, elle est souvent indifférente. Elle s’en fout. De tout. Égoïste, égocentrique qui ne s’assume pas, trop bien rodée cependant aux convenances sociales pour montrer ouvertement son désintérêt, alors elle maîtrise habilement ce genre de questions qui n’appellent que des réponses plates et courues d’avance. Hazel lui reproche de rentrer tard. Pas vraiment, c’est soufflé avec habilité dans la conversation d’un ton égal et bienveillant, mais il n’en reste pas moins d’autres signes permettant de déceler une pointe d’accusation dans sa réflexion. Un regard plus appuyé qu’à l’ordinaire, une attente qui résonne au fond de sa voix.« Pas grand-chose… » elle se contente à son tour de répondre, volontairement évasive. Lola ne sait même pas pourquoi elle cultive le mystère sur sa non-activité de la soirée. Elle sent qu’Hazel a besoin de se sentir rassurée, elle n’a strictement rien à cacher, mais elle en rajoute encore un petit peu en agrémentant ses paroles d’un vague haussement d’épaules presque agaçant. Lola, elle se sent tout autant irritée par la jalousie dissimulée de la jeune femme que flattée. Là, tout au fond, ça la rassure de constater qu’elle peut encore générer un sentiment de possessivité chez quelqu’un malgré la dégénérescence qui s’est emparée d’elle au fil des année et peut-être bien qu’elle en joue plus qu’elle ne veut l’admettre en alimentant ce genre de sentiments chez sa petite-amie. Pas de travail, pas d’amis à appeler. En dehors de ce salon, son existence est un néant qu’elle ne parvient pas à combler et laisser suggérer par des non-dits que sa vie est moins pathétique qu’elle ne l’est en réalité est gratifiant, même auprès de la personne qu’elle aime. Elle sourit doucement en les écoutant, avec sans doute une pointe d’ironie dans le regard. Un homme, deux femmes et toute une nuit devant eux aux promesses sans doute plus scandaleuses que comment s’annonce réellement la fin de la soirée. Elle se marre intérieurement à la réflexion de Rhys bien que seul ses sourcils se permettent la fantaisie de se hausser en réponse à ceux du brun. Personne ne sort ce genre de répliques à part les héros trop solennels de roman et Rhys. Rhys le professeur, Rhys et ses essais fumeux qui l’avait rendue réfractaire aux premiers abords. Pas nécessairement à cause de la situation, parce que Lola en a vu d’autres à l’époque où elle officiait comme mannequin à New York, mais à cause du personnage. Trop observateur, trop neutre, trop philosophe, trop insaisissable. Pour Lola qui n’a jamais rien fait d’autre que sourire et se cambrer pour offrir une vue appréciable, elle peine toujours à comprendre l’intérêt de l’étude à laquelle elle participe, sans compter les sentiments ambivalents qu’il lui inspire. Dans un premier temps offensant de ne pas se palmer devant son apparence avantageuse, puis plus réconfortant en voyant au-delà de ce que montre son épiderme d’albâtre. C’est mal. Elle sent que la situation leur échappe, qu’elle dévie, mais elle ne dit jamais non, Lola. Toujours partante, toujours prête à laisser les choses entre les mains d’une tierce personne. Jamais elle ne bronche, Lola. Elle se laisse manipuler sans rechigner et quand elle sent une main venir emprisonner la sienne, elle se laisse guider comme une jolie poupée docile. Elle vient s’asseoir sur les genoux d’une Hazel territoriale qui resserre son étreinte autour de sa taille une fois qu’elle s’est installée. Rhys s’éclipse intelligemment et Lola profite de quelques secondes de répits dans la grande représentation qu’elle leur joue pour embrasser les lèvres de sa compagne plus sincèrement quand elle lui dit qu’elle lui a manquée. Ce serait idiot de croire que si elle se fait parfaitement à leur mode de vie et s’y épanoui même plutôt bien, elle n’a pas conscience de la tension qui s’installe quand ils sont tous les trois réunis dans la même pièce. Et ce serait encore faux de penser que malgré ses craintes de mettre le bordel dans la relation des deux meilleurs amis, inconsciemment, elle prend plaisir à la scène qu’on lui octroie. Lola aime être le centre du monde. Ou disons plutôt que Lola a besoin d’être le centre du monde, parce qu’on l’a habituée à faire converger tous les regards et les attentions sur sa petite personne. Deux spectateurs, c’est mieux pour son ego malgré les réticences de l’un qu’elle tente de faire plier à coup de regards félin.« Moi aussi » elle expire en se nourrissant des prunelles aimantes posées sur son visage. Elles lui font du bien. Elles, les sourires qui les complètent, les caressent qui parcours sa peau en redessinant les contours de sa silhouette qui s’efface. On ne la regarde plus comme avant. Elle ne suscite plus autant d’intérêt, de passion, alors les regards d’Hazel portent un caractère quasi vital pour permettre à Lola de se sentir toujours bien présente. Et pour ça, même si elle est incapable d’être à la hauteur de ce qu’elle inspire, elle est reconnaissante, laissant courir ses doigts fins sur la cuisse de sa partenaire. Rhys refait surface avec de quoi boire et de quoi manger. Ses doigts viennent enserrer le pied du verre qu’il lui tend pour le porter jusqu’à ses lèvres. Elle se délecte du vin, caressant les deux autres du regard en même temps. Elle est toujours douce, Lola. Modérée et délicate dans ses gestes, c’est son truc. Jamais brusque, alors on a tendance à la voir arriver, mais c’est aussi ce qu’elle veut. Elle garde ses iris planté quelques secondes dans ceux de Rhys quand il leur demande depuis combien de temps elles sont ensembles. Elle attend presque qu’Hazel prenne la parole, parce qu’elle a toujours été plus passive -décorative- qu’active dans les conversations à plusieurs interlocuteurs. Lola se contente souvent de regarder sans s’embarrasser des mots avec lesquels au final elle n’est pas si à l’aise, mais une seconde de confusion où elles attendent chacune que l’autre ouvre la bouche et elle se sent poussée à desserrer par elle-même les lèvres. « Ça va faire… » Elle plisse les yeux en faisant mine de réfléchir, avant de se tordre gracieusement le cou pour oser un regard en arrière. « Un peu plus d’un an… » elle finit par rétorquer en consultant Hazel d’un regard au cas où elle souhaiterait apporter plus de précisions pour contenter les interrogations de leur voisin. « Et vous, depuis une éternité en comparaison. » elle souffle d’un sourire railleur. Parce que c’est ce qu’il fait, non ? Des comparaisons. Il rassemble les indices, tente de jauger ce qui en vaut la peine et ce qui n’en vaut pas. Mais Lola ne partage pas la même relation qu’ils possèdent l’un avec l’autre. Elle ne sait pas avoir des amis, parce qu’elle est trop distante et trop possessive avec ses réflexions et ses avis. Elle a l’air creuse, guère bonne à plus que ce qu’elle n’offre avec ses esquisses charmantes. Mais Lola, elle souffre aussi d’un fort complexe d’infériorité, sachant pertinemment qu’elle manque de personnalité et de talent, alors elle a tendance à toujours se replier sur ce qu’elle fait le mieux. « Je dois avouer que je suis assez admirative de la durée de votre amitié. » Alors que de son côté, plus aucune de ses copines d’enfance n’essaient de la contacter, tout comme les liens qu’elle s’était forgée à New York avec lesquels elle a coupé les ponts en même temps qu’elle est revenue vivre à Fairview.
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Hazel Rayner
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MessageSujet: Re: Triptyque.   Ven 11 Mar - 18:43

Evasive dans un premier temps, elle ne supporte néanmoins pas que Lola en fasse de même. Hazel se fait souvent des films, s’imaginant que sa petite amie s’amuse bien plus qu’elle en ce moment. Son quotidien est plus souvent morne que joyeux, festif, comme elle a pu avoir déjà l’habitude d’y goûter. Les journées à faire des conneries, à rire aux éclats lui semblent bien loin. Pourtant elle fréquente toujours Rhys, qui devrait être capable de lui faire prendre son pied tous les jours. C’est son meilleur ami, ce n’est pas n’importe qui. Peut-être qu’il est trop présent dans son quotidien justement, peut-être qu’emménager chez lui a marqué le début de sa désillusion. C’est le sentiment qu’elle a, qu’il est responsable de ce gris dans sa vie alors qu’elle ne demande qu’à voir des couleurs à ses côtés ainsi qu’avec Lola. Elle n’est pas de mauvaise foi, Hazel n’essaie pas de rester dans cet état d’esprit où sa présence l’emmerde continuellement parce qu’il drague sa petite-amie. Elle a envie que l’expérience fonctionne, qu’elle change d’avis à propos d’une vie de couple à trois. Mais c’est plus fort qu’elle, Hazel angoisse à l’idée que Lola connaisse des sensations plus fortes avec son meilleur ami plutôt qu’avec elle, sa petite amie. Elle est consciente que cette situation la ronge, que Rhys l’a prévenu à proposer des activités auxquelles ils s’adonneraient tous les trois. Être un trouple, ça signifie se perdre dans les bras de l’un et de l’autre. Rhys avec Hazel, Hazel avec Lola et Lola avec Rhys. Mais ça ne va jamais au-delà, rien ne s’est jamais passé entre eux trois au même moment. Alors que c’est peut-être la solution à leurs problèmes, à ces complexes qui s’installent chez la maquilleuse. Sauf qu’à l’idée de partager Lola, elle se sent à nouveau possessive et extrêmement jalouse. Elle n’arrive pas à imaginer le déroulé d’une nuit dans le même lit que Rhys et Lola alors qu’elle connaît cette situation de manière individuelle. Elle ne cherche pas à les comparer, même si son cœur bat toujours plus la chamade lorsque sa bouche se dépose sur le corps de sa belle et douce Lola. A côté, Rhys la connaît par cœur et sait parfaitement ce qu’il faut faire pour la combler. Mais les deux en même temps, vraiment ? Au fond d’elle, Hazel comprend que c’est que son meilleur ami attend. En ce qui concerne Lola, elle n’en a pas la moindre idée et elle n’ose pas lui poser la question. « Il n’est jamais trop tard, nous avons la nuit devant nous. » Elle observe la réaction de sa petite-amie, qui semble ne pas être insensible. Jalouse de ce contact entre leurs regards, elle essaie de l’attirer vers elle pour rattraper cette après-midi loin l’une de l’autre. Son cœur s’emballe lorsqu’elle se retrouve sur ses genoux, ses mains serrant délicatement sa taille. Elle se sent plus libérée au moment où Rhys s’éloigne pour s’isoler dans la cuisine et c’est avec un sentiment de soulagement qu’elle retrouve ses lèvres. La douceur émane de leurs gestes, l’amour aussi. Ce genre de moment la convainc de la force de ses sentiments et fait s’envoler tous ses doutes quant à sa relation avec Lola. Peu à peu, elle se détend contre sa bouche gourmande et ses doigts délicats. Alors, lorsque Rhys refait son apparition, Hazel se sent moins sur le point de lui sauter à la gorge. Elle se montre même plus bien souriante, moins réfractaire à une soirée à trois. Elle s’empare du verre de vin qu’il lui tend, sans que Lola ne quitte ses genoux. « Ça fait combien de temps déjà, vous deux ? » Hazel ne répond pas aussitôt, plus occupée à savourer le vin qu’elle garde quelques secondes contre son palais. Pourtant elle connaît précisément la réponse : un an, quatre mois et treize jours. Elle se sent débile en constatant qu’elle pourrait répondre à l’heure près mais ça témoigne du profond attachement qu’elle ressent envers sa petite amie. Lola a changé tellement de choses en elle, dans sa vie. Alors, lorsque cette dernière prend la parole en se montrant peu précise, Hazel hésite à la reprendre pour montrer à Rhys qu’elle lui appartient depuis l’exacte date du cinq octobre. Elle se contente de confirmer d’un mouvement de tête et d’un sourire qui se veut agréable. « Et vous, depuis une éternité en comparaison. » Elle ne sait pas pourquoi elle dirige la conversation dans ce sens mais ça lui permet de prendre conscience qu’elle connaît Rhys depuis plus longtemps que Lola, ce qu’elle a tendance à oublier. « Je dois avouer que je suis assez admirative de la durée de votre amitié. » Hazel ne peut pas se retenir d’échanger un regard complice avec son meilleur ami. Des fois elle se sentirait capable de lui hurler de la laisser tranquille alors qu’à cet instant même, elle a envie de se jeter dans ses bras pour s’excuser d’être aussi dur avec lui. Elle s’en veut un peu alors qu’ils ne se sont jamais abandonnés, eux qui s’aiment si fort. « Oui, ça doit faire quoi… huit ans ? Ca nous rajeunit pas… » Ils se sont rencontrés pendant leur première année de fac, malgré un cursus tout à fait différent. En repensant à leur rencontre, un sourire enjôleur nait sur les lèvres d’Hazel. « Je t’ai déjà raconté comment on s’est rencontré ? » Demande-t-elle à Lola, certaine que oui, elle l’a déjà fait. Et pourtant, elle prend plaisir à raconter de nouveau cette anecdote avec un air idiot sur le visage. « On suivait le même cours de littérature que j’étais obligée de suivre dans le tronc commun de la fac… et Rhys a essayé de me convaincre à propos de sa vision de l’amour dans l’œuvre qu’on étudiait. Notre débat a duré des heuuuuures, même bien après notre cours ! Je crois que le prof en avait eu vraiment marre de nous, d’ailleurs, parce qu’on continuait de chuchoter dans notre coin. » Ca lui fait tellement de bien de raviver ce souvenir, ça la replonge en enfance de se rappeler ce petit brin de folie qui la caractérise. « C’est assez ironique d’ailleurs de repenser à cette conversation, alors qu’aujourd’hui on… » forme un trouple, ce qui était finalement en contradiction avec ses pensées de l’époque mais aussi de maintenant.

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