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 my love for her was a physical ache

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Kenneth Turner

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: my love for her was a physical ache   Mar 12 Jan - 23:05


Ce n'est pas moins que prudemment qu'il importune le sol de ses pas, alors qu'il n'ose frôler ce qu'il détaille de la pièce, au risque de l'altérer. Cela a beau faire des années qu'ils vivent au sein du même immeuble, et tout autant de temps que Kenneth s'aventure quotidiennement chez elle, il n'a néanmoins jamais pu se défaire du sentiment qui peut s'emparer de beaucoup face à une majestueuse bâtisse historique. Et le simple fait qu'elle y éparpille ses affaires et irradie jour après jour les murs de sa présence solaire, suffit à alimenter ce ressenti en son cœur. Alors s'il traite les lieux avec le même soin qu'il accorderait à une œuvre d'art, Sura n'en est pas moins que la pièce maîtresse qu'il n'ose détériorer en s'approchant de trop près. Pour sûr, si son souci d'entrejambe est un handicap de taille (ou pas vraiment en l'occurrence), l'idéaliser toujours plus haut sur ce piédestal vertigineux n'aide pas non plus à lui faire prendre son courage à deux mains pour tout lui avouer de ses sentiments dantesques. Il faut croire que tout se ligue contre lui, pour avoir tût son amour depuis près de vingt ans maintenant... Un contexte jamais propice, oui, et surtout une préférence pour le fardeau du non-dit, plutôt de prendre le risque de la faire fuir. Et puis qu'aurait-il à lui offrir, l'eunuque ? Non, la belle mérite bien mieux que de se trouver une bête castrée. Mais l'inconvénient de tant l'idéaliser, là aussi, c'est qu'aucun homme (ou femme) ne peut la mériter – en toute objectivité bien sûr. Si bien que Kenny, il se contente de s'émerveiller à la voir voltiger autour de lui, et présentement il profite que la concernée prenne une douche pour prêter une attention particulière aux traces de sa présence qu'elle a pu laisser dans le salon. Cette pièce, il la connaît en long, en large, et en travers (à l'inverse de sa chambre), mais il éprouve toujours un vive intérêt pour ce qu'il n'y était pas avant, et qui a été placé avec soin par son amie, comme ce nouveau bibelot au centre de la table basse, ou une nouvelle photo de Lulu aux murs. Sa fille, qu'il a bien tenté d'aller chercher dans sa chambre pour qu'ils s'occupent le temps que sa mère sorte propre de la salle de bains, mais Lulu avait l'air si concentré sur son dessin, que le pâtissier n'a pas voulu la déranger. Bien sûr, au moindre signe d'une venue impromptue, il est prêt à feindre la décontraction et ainsi ne pas lui donner le sentiment, malgré son jeune âge, qu'il fourre son nez là où il ne devrait pas, à attarder un œil si minutieux sur ce qui trône sur un meuble du salon. Cependant, il se risque enfin à importuner les lieux de sa main, lorsqu'il est curieux de ce qu'il peut apercevoir dépasser derrière ledit meuble. Et, surprise ! Ce n'est pas moins qu'avec deux yeux ronds que Kenneth accueille la vision d'un sous-vêtement, une petite culotte en dentelle pour être précis (définitivement celle de Sura), et s'il peut imaginer sa propriétaire avec celle-ci, il ne devrait surtout pas l'imaginer qu'avec celle-ci. Non, il ne le devrait surtout pas, parce que ce n'est tout simplement pas correct d'imaginer ses semblables dans le plus simple appareil. C'est qu'il n'apprécierait très certainement pas savoir que quiconque a pu l'imaginer nu (même s'ils seraient tous loin de la réalité). Pourtant, rien ne l'arrête, l'imagination de Kenny – quand bien même la belle n'a nullement le besoin de ce bout de tissu pour être si attirante, bien au contraire, ce devrait être une honte ! Ce serait comme mettre une bâche sur la nuit étoilée de Vincent van Gogh, car oui, il ne doute très certainement pas que Sura est belle jusque-là, quand bien même il a autant eu une vue de son sexe que du sien : c'est-à-dire aucune. Et si rien n'arrête son imagination séduite, cela peut expliquer le sentiment coupable qui l'envahit aussitôt que l'eau ne semble plus couler dans la douche, et que oui, des bruits d'une dangereuse proximité parviennent à son oreille ! Son esprit lui hurle alors d'agir pour ne pas être pris la main dans le sac, et il a aussitôt le réflexe (très très très idiot) de dissimuler ce qui lui semble être la preuve de son égarement éhonté en cachant précipitamment la dite petite culotte dans la poche arrière de son pantalon (quoiqu'il aurait très bien pu la dissimuler avec le rembourrage qu'il utilise en guise d'entrejambe, n'aurait-ce pas même été approprié ?). Et non, il ne s'agit pas d'un geste de pervers qui dérobe des sous-vêtements de son obsession au féminin pour mieux les renifler à l'abri des regards, lorsqu'une fois de retour chez lui il ne manquerait pas de faire aussitôt disparaître la preuve accablante de son écart – ou plus probablement, qu'il abandonnerait le sous-vêtement dans un recoin bien caché de son appartement lorsqu'il est tout bonnement incapable de jeter quoi que ce soit qui ait pu appartenir à Surabella, mais plus jamais il ne l'en ressortirait, ça non ! Enfin... tout cela est plausible si seulement il parvient à quitter l'appartement de Sura sans que celle-ci n'ait fait cette désagréable surprise, mais ce n'est pas possible non ? Vu à quel point le bas peut être compressé dans sa poche arrière, il n'y a aucune chance qu'il y échappe sans qu'il n'en ait été intentionnellement extirpé. En l'occurrence, il ne serait très certainement pas celui qui l'en délogerait. Et sous quel prétexte Sura irait aventurer sa main sur sa fesse gauche ? Mais comme pour s'assurer que ce ne serait pas le cas, il s'empresse de s'échouer sur le fauteuil voisin, et improvise une position trop exagérée pour être véritablement décontractée lorsque, la seconde d'après, il peut entendre la porte de la salle de bains s'ouvrir.

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Sura Guthrie

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MessageSujet: Re: my love for her was a physical ache   Lun 22 Fév - 22:10

C'est sous la douche que Sura avait eu l'idée. Elle en avait beaucoup, des idées, et encore plus lorsqu'elle pouvait réfléchir calmement sous l'eau, certaine que sa fille était en sécurité, sans les grossièretés d'un patron bruyant ou le babillement inintéressant de la ville. C'est pourtant grâce au flux continuel de rumeurs et de potins qui s'écoulait le long du comptoir où elle travaillait de temps à autre que son oreille ennuyée et néanmoins attentive avait perçu une information qui n'avait pas manqué de l'intéresser. Elle avait été bien obligée : si le nom de Kenneth Turner surgissait au détour de la conversation, elle se devait bien d'écouter. Il était son ami et bien plus encore. Un frère, presque ! Alors, quand elle avait saisi le nom de son plus vieil ami qui s'échappait de la bouche colorée d'une jeune femme, sous-entendant que si le jeune pâtissier ne prêtait aucune attention à ses décolletés pourtant volumineux qu'elle dévoilait pourtant presque quotidiennement, c'est qu'il devait – forcément – ne pas s'intéresser aux femmes et préférer ses compagnons masculins. La possibilité avait laissé Sura si pensive qu'elle en avait nettoyé dix fois le même verre, et s'était faite réprimander vertement. Toutefois, la pensée ne l'avait pas quittée. Kenny, aimer les hommes ? Certes, elle ne se rappelait pas l'avoir vu côtoyer beaucoup de demoiselles. Ni avoir eu beaucoup d'amis garçons. Mais était-ce là vraiment les seuls critères d'une identité qu'elle imaginait bien plus complexe ? Mais tout de même… En presque vingt-cinq ans d'amitié, il n'avait jamais rien tenté avec elle. Et ça, au vu de sa propre réputation, Sura trouvait ça curieux ! Et même un peu vexant, tiens ! Non, vraiment, elle devait savoir. Ainsi, alors qu'elle se trouvait sous la douche, elle se rappela que son ami devait passer et il ne lui en fallut pas plus pour décider de tester les limites de l'adorable Turner. Oh, rien qui le mette mal à l'aise ! Juste quelques taquineries, tout au plus… S'extirpant à grand-peine de la douce chaleur moite, Sura essora sa crinière blonde et enroula son corps d'une serviette rose, très satisfaite de son coup. Elle s'observa dans le miroir embué, y traça des petits coeurs d'enfant et jugea que le petit Kenny était prêt à être mangé à toutes les sauces. Le claquement discret des portes lui avait appris qu'il était là, et dans son plus simple appareil si ce n'est la serviette qui jetait un voile pudique sur ses courbes, elle sortit de la salle de bain pour se diriger vers le salon, où il devait l'attendre sagement, comme à son habitude. « Keeeeeenny ! » Les accents flûtés de sa voix portaient un brin de malice, qui, elle l'espérait, ne se voyait pas trop sur son visage. Ah, il était là ! Droit comme un i, sérieux comme un pape. « Te voilà. Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Tu t'es coincé une vertèbre ? Tu as l'air tout tendu... » Elle s'approcha de lui, féline, et se pencha pour lui coller une bise sur la joue. Le plan était enclenché. Avec une langueur (un peu trop) calculée, Sura se redressa et lui offrit un sourire taquin. « Tu sais qu'on parle beaucoup de toi en ville ? » sifflota-t-elle, aussi innocente que l'aurait été une jeune dévote. Elle ne précisa pas la nature des discussions et préféra se laisser tomber à côté – tout à côté – de lui, lui enserrant le bras, et tendant l'une de ses longues jambes devant elle, comme pour observer la présence de ses doigts de pied. « Ca tombe bien que tu sois là. J'ai un rendez-vous et je ne sais pas comment m'habiller... » Mensonge, mensonge, elle n'avait aucun rendez-vous ni garçon en tête, mais il lui fallait bien un prétexte. « Toi qui es toujours de bon conseil, tu veux bien m'aider à choisir une tenue ? » demanda-t-elle, faussement suppliante... Et réellement démoniaque. Oh, comme elle allait s'amuser !

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Kenneth Turner

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MessageSujet: Re: my love for her was a physical ache   Sam 5 Mar - 13:44

Un sursaut accueille son prénom étiré par cette bouche dont il connaît les contours par cœur tant son regard s'en est épris et s'y est attardé. En d'autres circonstances, il se serait ravi de son enthousiasme, mais présentement il est trop occupé à se soucier de la preuve accablante fourrée dans sa poche. Alors son sourire (arc envahissant automatiquement ses lèvres dès que Sura entre dans son champ de vision) se fait timide et forcé, puisqu'il est bien trop mauvais comédien pour étouffer de potentiels soupçons d'un franc sourire. D'ailleurs, la belle remarque déjà que sa position n'a rien de naturel – bien que sa connaissance d'un Kenneth Turner au naturel est limitée tant la demoiselle a le don de le bousculer jusqu'aux tréfonds de son être. Et que peut-il dire, si ce n'est lui assurer aussitôt et maladroitement qu'il n'en est rien ? Maladroitement, car il est toujours ce piètre menteur.
- Non non, tout va bien. Je t'assure que tout va bien, je vais bien. Est-ce qu'insister autant le rend si crédible ? Et en plus de ça, il ne peut s'empêcher de déglutir. Mais est-ce dû à son angoisse de se faire prendre la main dans le sac (ou plutôt dans la poche) par son amie, ou perd-il davantage ses moyens en la voyant si étroitement serrée par sa serviette rose – tout en sachant que sans celle-ci elle serait nue ? Autant dire qu'une bise déposée sur sa joue s'apprête à tout arranger, alors qu'il ferme un instant les paupières pour tenter de se reprendre. Comment cette femme divine s'y prend pour provoquer un désir dévastateur même à celui dénué de ses attributs masculins ? S'il ne lui est pas suffisant, Kenneth est en tout cas dévoué à celle qui fut sa camarade de cour de récréation.
- Tu peux prendre le temps de t'habiller, je ne suis pas pressé tu sais. Ce n'est rien de moins qu'une invitation déguisée à le rendre plus à l'aise, et surtout un aveu détourné de son embarras face à un corps qu'il devine trop aisément. Et si Kenny est maladivement pudique (merci son entrejambe aux abonnés absents) et qu'en temps normal il aurait été gêné devant quiconque un tant soit peu dénudé ; présentement son malaise est décuplé alors que Surabella attire à elle seule tous ses désirs les plus secrets. Elle est belle oui, si belle, et elle a des courbes à damner le plus saint d'entre eux... mais il doit s'évertuer à ne pas y penser (bien qu'en l'occurrence il n'a pas à craindre que son désir soit connu de tous par une bosse bien placé). N'importe quel mâle serait pourtant charmé à sa place, mais s'il n'a jamais eu le courage de lui témoigner ses sentiments, ce n'est pas pour dévoiler son trouble maintenant. Et fébrile, Kenneth ne l'est que toujours plus à mesure que la femme solaire parle, et bientôt prend place tout contre lui. Au moins cela aurait le mérite de lui faciliter la tâche pour s'évertuer à regarder ailleurs quand bien même elle tend cette jambe parfaite dans son champ de vision. Mais est-ce vraiment mieux ? Quand l'attraction physique n'est que décuplée par sa proximité... Surtout ne plus bouger, et tout juste respirer. Car à croire qu'il a pris le goût de cette douce torture : il n'ose être celui qui délaisse ce rapprochement.

- Ah bon ? Voici une autre invitation qu'il lui tend à lui en préciser davantage lorsqu'elle laisse entendre qu'on lui a de maintes fois parlé de sa personne, car il craint plus qu'auprès de tous les autres ce qui a pu lui être raconté sur son compte. Rien de bon, il le redoute. Alors le voici tiraillé entre son envie de savoir de quoi il en retourne exactement, et son besoin de rester ignorant face à la perspective du mal qui a pu être dit le concernant. Bien que finalement, la curiosité emporte ce bras de fer intérieur.
- Et qu'est-ce qu'on dit de beau à ce sujet ? A son sujet. Cela mérite bien de déglutir à nouveau avec difficulté. Il a beau tenté de feindre l'innocence, qui serait dupe face à cette apparence grossière ? Kenny ne mesure pas à quel point il peut sonner faux, alors qu'il est trop occupé à ne savoir où poser son regard qui n'a de cesse d'aller-et-venir plutôt que de s'attarder indéfiniment sur sa peau nue.

- De bon conseil ? Oh non je ne crois pas ! Il vaut mieux que tu vois ça avec Lulu... Avec une enfant de quatre ans ? Entre filles, quoi. Mais puisqu'il est purement incapable de lui refuser quoi que ce soit...
- Après si tu me demandes, la tenue de lundi irait très bien. Sa tenue de lundi, soit un pull et un jean. Rien de plus sophistiqué, et surtout rien de moins dénudé, si c'est pour un rendez-vous (ou est-ce qu'il se monte trop la tête, s'agit-il bien d'un rendez-vous galant ?). En tout cas il ne tient pas à la voir plus attrayante qu'elle ne l'est déjà – bien que même affublée d'un sac poubelle, elle aurait toujours des allures de centre d'attraction. Mais est-il seulement censé se souvenir de ce qu'elle portait en début de semaine ? D'avoir prêté cette flagrante attention à son amie ? Vite ! Un autre sujet de conversation amené subtilement, qu'il ne lui a pas posé un milliard de fois depuis son arrivée dans cet immeuble, prononcé d'une voix qui ne déraille pas dans les aigus, et surtout faire comme s'il n'habite pas à coté et qu'il est au courant de toutes les dernières nouveautés...
- Sinon ! Sinon... Sinon tu te plais ici ? Et Lulu, elle est contente d'avoir déménagé ? Ce sont quoi ses derniers progrès ?

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