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 sparkling diamonds.

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Jason Baker

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: sparkling diamonds.   Lun 4 Jan - 1:28

Jason se présente à la porte de Colin sans cadeau. Il n'a rien pris d'autre comme présent que sa bêtise pour rendre visite à son meilleur ami, et il est persuadé que ce dernier est terriblement en manque de ses blagues douteuses, de ses cinquante sous-entendus dans ses phrases longues d'à peine trois mots ou encore de ses petits regards évocateurs, sans oublier son légendaire sourire moquer. Toutefois, le pédiatre fait partie de ceux qui apaisent le plus ces caractéristiques omniprésentes chez le policier. Ils sont différents, mais avant tout complémentaires. Ils ne se comprennent pas toujours, mais ils s'écoutent. Et la présence de Colin dans la vie de Jason est une constante dont il ne pourrait même pas imaginer se passer (la deuxième sur la liste étant sa nièce Grace, que Jason aime apercevoir à la limite derrière les sourires pincées qu'elle lui adresse – en gros, Monsieur Akerman d'avoir la meilleure place dans le classement, si ça c'est pas une preuve évidente de l'admiration que lui porte cette tête-brûlée de Jason Baker...). Se motivant à passer enfin la porte, le brun s'avance dans l'appartement de son meilleur ami. Jason se dit que Colin doit prévoir ces fameux jours où il doit débarquer, parce que cette porte d'entrée est toujours ouverte. Et si ce n'est pas pour cette raison, alors ça reste un énorme mystère pour le flic de bas étage qu'il est (en tant que médecin à la base, n'est-il pas supposé faire gaffe à ce genre de trucs ? La sécurité, tout ça, c'est censé lui parler, pas vrai ?) Pour son plus grand malheur, Jason n'est pas dans la tête de Colin. Il paierait cher pour passer ne serait-ce que 5 secondes à l'intérieur, mais son meilleur ami refuse de lui faire une telle faveur. Néanmoins, ce n'est ce qui empêche l'oncle de la Maire de ne pas se sentir comme chez lui au cœur de l'appartement du pédiatre. De façon générale, Jason se sent chez lui partout, mais cet endroit possède une dimension supplémentaire du fait de son appartenance à une personne pour qui le jeune homme a une estime infinie. Et aussi parce qu'il provoque chez Jason ce besoin irrépressible de rappeler à Colin qu'il ne pourra jamais (jamais !) se débarrasser de lui. Du coup, le policier se met à guetter la présence de son meilleur ami. Il inspecte la première pièce dans laquelle il tombe, manque presque de soulever quelques meubles pour faire comme dans les dessins animés, et poursuit finalement sa route, bredouille, vers la cuisine. Et là, son visage s'illumine aussi vite qu'un sapin de Noël que l'on vient d'allumer. En vrai, manque plus qu'un énorme nœud doré autour du visage de Colin et il fait un cadeau de Noël vraiment dépotant ! Après quelques secondes à imaginer la façon dont il pourrait convaincre le pédiatre de se laisser apposer un nœud géant sur la tête, Jason sort de l'ombre et fonce derrière le propriétaire des lieux, qui semblait plongé dans la réalisation d'un plat complexe (ou tout autre chose, le policier ne fait pas trop attention) avant qu'il n'arrive. « Mon amour ! », qu'il s'exclame d'une voix qu'il veut bouleversée, aussi renversante que celles des meilleurs acteurs d'Hollywood, prête à faire tirer des larmes par centaine à Colin. Se pressant dans son dos, Jason vient déposer son visage entre les omoplates du pédiatre, avant de faire mine d'inspirer son odeur, pour ne plus jamais l'oublier. Le policier manque échapper un énorme rire face au corps figé de son ami alors que ses bras viennent encercler son cou, tel un véritable comportement amoureux à faire vomir ses tripes à Lizzie-sa-frigide-préférée, mais il fait tout pour se concentrer. Un véritable acteur doit être capable de garder son rôle jusqu'au bout. Et Jason est un professionnel dans tous les domaines, all the situations, dont celle-ci, bien qu'elle soit fort étrange et inédite. « Tu m'as tellement manqué », vient-il souffler à son oreille. Puis, histoire de permettre au pédiatre de se remplir à nouveau les poumons d'un air qui lui sera sûrement vital à la suite de longues minutes d'apnée, Jason s'éloigne en sautillant. Il cherche sans attendre le regard dépité de son meilleur ami, avant de laisser éclater un grand tonitruant, digne des plus grands personnages au sadisme qui n'est plus à faire. Il se rit de la gêne de Colin. Même après toutes ces années, il est pas capable de s'en lasser. Ce petit air renfrogné, ce bout de nez qui se fronce, sans aucune légèreté dans le regard pour l'accompagner, juste un air qui essaye de laisser entendre : t'es un gros malade + heureusement qu'on est qu'entre nous (+ et peut-être un petit « je te déteste » ou plutôt « va brûler en enfer »?). Colin a le regard tellement expressif quand il veut que Jason peut y apercevoir trop de choses à la fois et est dans l'incapacité d'être fixé. Ce qui n'est pas pour le décontenancer non plus. Ouais, Jason a droit à du « Colin pas content » tout craché. « Et moi ? », minaude-t-il en se penchant sur le plan de table devant lui. Il se trouve tout de même à une distance raisonnable pour éviter le moindre objet contondant qui pourrait converger dans sa direction. Sait-on jamais. «  Je t'ai manqué ? » Ses paupières clignent à plusieurs reprises, alors que l'oncle de la Maire penche la tête sur le côté. Colin doit le percevoir comme un petit animal sans défense, innocent, et non pas comme le fauteur de troubles qu'il est. Jason a confiance en lui, il peut le faire.

Spoiler:
 

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Colin Akerman

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MessageSujet: Re: sparkling diamonds.   Mar 5 Jan - 21:47

Comme d’habitude, lorsque Colin faisait quelque chose, le monde pourrait s’écrouler sous ses pieds qu’il ne le remarquerait même pas. Il aimait être concentré et ne supportait pas d’être coupé en plein milieu d’une tâche laborieuse tant et si bien qu’il s’enfermait dans une bulle pour ne pas être dérangé et mener à bien sa mission. C’était le cas par exemple lorsqu’il étudiait un dossier de patient dans son bureau, tôt le matin ou tard le soir, mais aussi lorsqu’il faisait la cuisine. Il aimait bien réaliser des plats divers et variés, mais surtout des desserts, il a tant vu sa mère le faire quand il était jeune que ça en était devenu une passion commune, et des réalisations à quatre mains. Et même maintenant, des fois l’envie lui prenait et il se jetait cœur et âme dans l’accomplissement d’une recette. C’était le cas aujourd’hui d’ailleurs. Il ne savait pas pourquoi il s’était mis en tête de faire plusieurs fournées de macarons de toutes les couleurs, mais il était quand même en train de les faire. Pourtant, ça serait indéniablement du gâchis : il n’avait personne à domicile à qui offrir ces multiples gourmandises. Il pourrait bien évidemment les distribuer à ses quelques amis restants ou bien les amener à l’hôpital pour une pause café avec les collègues, mais ça n’était pas pareil. Quand Colin cuisinait, c’était pour l’amour du partage et si cela marchait avec les amis, c’était encore meilleur avec une femme. Les yeux rivés tantôt sur le livre de recette tantôt dans le saladier accueillant la préparation, le pédiatre n’entendit guère son meilleur ami pénétrer dans son domaine, et encore moins parvenir jusqu’à son dos. Et ce fut avec un sursaut spectaculaire qu’il accueillit Jason. Un Jason complètement cinglé comme à son ordinaire qui exerçait ses talents de comédien sur sa personne. C’était toujours la même chose, à croire qu’il aimait persécuter le pédiatre. Oui, ça devait être ça, ça ne serait pas étonnant après tout. Passée la surprise, Colin eut l’impression d’étouffer avec son meilleur ami collé à lui et soufflant des mots à son oreille. Ce n’était pas qu’il ne supportait pas cette proximité, mais Jason s’amusait à jouer l’amoureux transi qui rentrait du travail et cherchait à tout prix la présence de l’autre. Il adorait ça, Colin, se sentir indispensable aux yeux d’une personne, et aimé comme si la vie en dépendait… mais quand il s’agissait d’une femme ! Quand Jason s’éloigna, le pédiatre laisse un soupir franchir ses lèvres, puis un éclat de rire. Après tout, ils étaient entre eux et ça faisait toujours plaisir de voir l’enthousiasme débordant du policier. Il y en avait au moins un qui était heureux et énergique comme jamais. Il hésita néanmoins entre deux réactions différentes : 1/ étrangler son meilleur ami pour cette frayeur monumentale, 2/ le serrer dans ses bras pour cette bonne humeur communicative. Finalement, Colin décida une toute autre chose et pour étonner à son tour Jason, entra dans son jeu. Il s’approcha doucement de lui et dit d’une voix qu’il voulait passionnée au possible mais qui sonnait tellement ridicule en fin de compte. « Terriblement. »  Puis usa d’une pointe de taquinerie pour clouer complètement le bec à son ami. « Ton existence mouvementée aussi m’a manqué. Je ne pensais pas que tu aurais changé de bord en quelques semaines. Alors, c’est vrai, les femmes, tu laisses tomber ? » qu’il le questionna un sourire amusé sur les lèvres avant de reprendre. « T’as raison, c’est peut-être la bonne solution. » qu’il dit en donnant l’impression de sérieusement y réfléchir mais tout en lui le perdait. Colin ne savait pas être fou et dynamique que Jason ; quoiqu’il dise, quoiqu’il fasse, il donnerait toujours l’air d’être trop sérieux. Ce n’était pas faute d’essayer pourtant, mais il fallait avouer que la concurrence était bien trop rude dans le domaine.

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MessageSujet: Re: sparkling diamonds.   Ven 8 Jan - 16:22

Le grand sourire qu'affiche Jason laisse deviner sa bonne humeur. Son visage béat toujours penché en avant sur le plan de travail de la cuisine de son meilleur ami, il observe le visage concentré de ce dernier... puis son regard le suit lorsqu'il s'approche de lui d'une démarche que le policier range dans la catégorie "démarche animale" (ici, nous comparerons celle du pédiatre à une démarche féline) avec un sourire évocateur placardé sur le visage. Mais qu'est-ce qu'il fout ? Les mots de Colin arrache un sourire amusé à Jason, ravi de voir l'homme de ses rêves enfin prendre conscience de son affection pour lui. En d'autres termes, l'oncle de la Maire est enchanté d'avoir en face de lui un Colin réceptif à ce qu'il vient de faire et dire, mais également chargé en autodérision. Jason roucoule (oui, littéralement, il se met à roucouler) pour signifier qu'il n'est pas insensible au charme de son meilleur ami. « Je le savais... » , qu'il souffle en guise de réponse, alors que son regard se plonge dans celui du brun.  Il y dénote une pointe d'amusement qui manque le faire sortir de son rôle le temps d'une seconde, car pris d'une envie de rire aux éclats face à un Colin qui se laisse aller, mais il se retient et garde le cap. Si le pédiatre pense qu'il peut le provoquer de la sorte, pour ensuite retourner tranquillement à la préparation de son plat comme si de rien n'était, il en est hors de question. Ça fait un petit moment qu'ils ne se sont pas vus, et ont simplement pris des nouvelles l'un de l'autre par messages interposés, autant marquer le coup. « T'as tout compris », qu'il élude avec un regard qui déborde du visage de Colin pour se permettre de couler sur son corps tout entier. « Maintenant je me consume pour les pédiatres bruns, ceux à la voix grave et sexy, au regard chaud comme la braise... » Jason profite d'un instant d'inattention de Colin, qui prend déjà le chemin jusqu'à l'autre bout du plan de travail, pour passer près de lui, pincer l'une de ses fesses et le doubler avant la ligne d'arrivée, c'est-à-dire le plat en préparation plus loin. Le policier s'arrange pour apercevoir la réaction de son meilleur ami après cette nouvelle audace de sa part, tout en plantant son index et son majeur dans le mélange qui se trouve devant lui et d'y goûter prestement avant que le pédiatre ne crie au scandale. Jason perd alors toute considération pour son meilleur ami, tous ses sens se retrouvant soudain absorbés par l'explosion renversante de saveurs qui se déroule à l'intérieur de sa bouche. « Et qui en plus savent cuisiner comme des dieux ! » Jason n'a aucune idée de ce qu'il vient de goûter, si c'est cuit ou non, mails il en apprécie la saveur et c'est tout ce qui compte. « C'est super bon ! Qu'est-ce que c'est ? », qu'il demande à Colin avec le plus grand sérieux. Jason est surprenant pour ça, au premier abord : il peut être très difficile à suivre, et possède la capacité de concentration d'un... d'un Adam (et on est d'accord, Adam n'a aucune capacité de réflexion vu le métier qu'il a choisi). Du coup, il peut vous sembler l'homme le plus méticuleux au monde un instant et rire aux éclats la seconde suivante, ou inversement. Il n'y a aucune logique dans son comportement, et il faut être préparé à emmagasiner autant de réactions divergents d'un coup pour ne pas qu'une migraine vous gagne. Par chance, depuis le temps qu'ils se connaissent, Colin est plus que rodé. Lorsque ce dernier oblige Jason-la-boule-de-nerfs à repasser de l'autre côté de la cuisine, ce dernier reprend bien vite place sur sa chaise pour ne rien rater de la suite de la recette. Il inspecte en silence les moindres faits et gestes de son meilleur ami, même s'il sait qu'il les oubliera une fois la porte de l'appartement passée plus tard, mais ça l'intrigue. Il envie presque Colin pour avoir la capacité de rester aussi concentré durant autant de temps. Ça relève du miracle ce genre de choses. « Bon, sinon, c'est vrai ces conneries ? Tu serais heureux de me voir changer de bord ? J'ai l'air si désespéré qu'ça avec ces harpies de femmes ? », que Jason questionne, histoire de remettre la conversation  sur la table. Il revêtit son plus beau sourire amusé, pour rappeler à Colin l'instant caliente qu'ils viennent de passer tous les deux à l'abri de tout Fairview,  et il laisse ses doigts venir tapoter le plan de travail devant lui. Jason adopte son plus bel air pensif, du genre de celui qu'a fait mine d'arborer le pédiatre un peu avant. « Si tu vires de bord avec moi, sache que je suis plus que prêt à étudier la question hein... » Après tout, aucun des deux ne perdrait au change, pas vrai ? Et peut-être que de cette façon ils seraient enfin heureux, tous les deux, au lieu de se faire piétiner le coeur à coups de talons aiguilles super acérés tous les quatre matins.

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Colin Akerman

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MessageSujet: Re: sparkling diamonds.   Dim 10 Jan - 15:41

Parfois, Colin se demandait ce qui les rapprochait, lui et Jason, tant ils étaient aux antipodes l’un de l’autre. Le duo pourtant explosif qu’ils formaient sonnait peu crédible en fin de compte. Tout ça parce que le pédiatre ne parvenait pas à se lâcher comme pouvait le faire le policier. Il avait beau essayer comme aujourd’hui, le naturel revenait toujours au galop. Les mots amusants s’échappaient de ses lèvres mais paraissaient nullement convaincants à côté de ceux de Jason. Ce dernier avait un don, il n’y avait pas d’autres explications. Quand Jason évoqua sa soi-disant voix sexy et son soi-disant regard de braise, Colin s’étouffa littéralement. C’en était trop pour son cœur, et la main de son meilleur ami pinçant l’une de ses fesses n’arrangea en rien les choses. Le pédiatre stoppa net sa route vers le saladier qui attendait d’être mélangé et se retourna, rouge comme une pivoine suite à son asphyxie, vers le policier. « Tu as oublié les belles fesses rebondies et musclées. » qu’il souffla entre deux toux, pour rester dans la même ambiance alors que ça ne lui ressemblait définitivement pas. Quand Jason profita de l’occasion pour mettre son doigt dans la préparation culinaire, Colin s’affola et chercha le plus rapidement possible à retirer la main de son meilleur ami. Peine perdue, son doigt s’enfonce déjà dans sa bouche. « Jason ! » qu’il cria en prenant l’air le plus outré qu’il soit, avant de croiser les bras sur sa poitrine. « Tu m’emmerdes. » qu’il osa lui rétorquer, le regard fixé dans le sien. Il espérait faire culpabiliser le policier, mais c’était peine perdue, celui-ci lui demandait de quoi il s’agissait et il ne put s’empêcher de laisser ses bras tomber le long de son corps. « C’était des macarons. » Et il insista fortement sur la conjugaison du verbe. Les macarons nécessitaient une préparation très rigoureuse et la moindre erreur pouvait être fatale. Bien évidemment, un doigt plongeant dans le mélange n’anéantissait pas la recette mais il voulait que Jason comprenne sa mauvaise décision. Il ne pouvait néanmoins pas lui en vouloir longtemps, et se réajusta son tablier avant de se remettre au travail. Le problème de cette recette, c’était que le temps était compté et le pédiatre ne pouvait arrêter avant d’avoir mis au four la première tournée. Quand il l’eut fait, il laissa s’échapper de ses lèvres un soupir de soulagement, puis s’assit en face de son meilleur ami. « Et ben… Un peu, ouais. » qu’il commença à dire, avant de reprendre aussitôt. « Je dirais même beaucoup. » La vie sentimentale de Jason était un désastre, comme la sienne, mais à un tout autre niveau. Quand l’un tombait trop souvent amoureux, l’autre choisissait mal ses petites-amies et souffrait de ses choix. Colin avait appris à déceler le positif de chacune de ses relations tant et si bien que toute rupture, même si douloureuse, n’abîmait en rien les souvenirs heureux. Ce n’était pas le cas de Jason et une nouvelle fois, ils ne se ressemblaient pas sur le plan de l’amour. Cela ne les empêchait cependant pas d’en parler de temps à autre, comme maintenant. « Cela demande réflexion, je dois l’admettre. » qu’il rétorqua sur le même ton que son meilleur ami, un sourire sur les lèvres. Cela dit, celui-ci disparaît bien vite pour laisser place à plus de sérieux. L’heure est aux confidences, et si Jason ne pouvait s’empêcher de se disperser à travers mille et une plaisanteries, Colin quant à lui parvenait à se concentrer. « Bon, et si tu laissais tomber un instant ton humour… Je t’écoute. » Il n’était pas stupide le pédiatre, il savait bien que quelque chose ne tournait pas rond, que derrière cet enthousiaste bien trop débordant se cachait une pointe de grisaille.


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MessageSujet: Re: sparkling diamonds.   Lun 11 Jan - 18:05

Jason lance un regard amusé à Colin. Observer son meilleur ami s'énerver pour une histoire de gâteau pourrait devenir l'une de ses distractions favorites. Quand il se met en « colère » (enfin, une colère à la Colin Akerman, tout est relatif du point de vue du policier, qui trouve ça plus adorable que terrifiant), il retrousse un peu le nez. Oh, et il lance son pire regard noir, celui qui a pour ambition de faire trembler celui ou celle qui en est le destinataire. Le bord droit de sa lèvre se courbe aussi. Le tout rend plutôt pas mal. Une véritable tête de méchant finie. Pour peu, Colin aurait presque sorti les crocs pour éloigner Jason de sa préparation, mais peut-être garde-t-il effets spéciaux et autres surprises pour une prochaine fois. Le policier a déjà hâte d'y être. Son regard suit les derniers préparatifs du cuisinier avant qu'il n'enfourne ses gâteaux au four, jusqu'à ce qu'il ne prenne place en face de lui. « Il avait l'air de te ravir mon humour y'a deux secondes... », que lui rétorque Jason avec un petit sourire narquois, avant de s'embourber devant la mine trop sérieuse de Colin. Mais comment il fait ça, d'abord ? Le policier n'est pas capable de passer d'un instant drôle, à se moquer ouvertement de son ami le plus cher, au moment où il faut poser le cœur sur la table. C'est pas trop tôt ? Ils peuvent pas attendre un peu ? Juste un tout petit ? Non, pour sûr, la décision de Colin ne semble pas prête d'être modifiée. Affichant une moue triste, tel un vrai petit garçon affecté par le choix de ses parents (mais encore trop jeune pour s'y refuser), Jason lance un regard de travers à son meilleur ami. « Toi t'es pas drôle par contre, pourquoi ce serait à moi de commencer ? » Ses épaules se haussent, alors qu'il vient tapoter son menton de son index gauche. « Parce que je suis rentré par presque effraction et que j'ai goûté ton plat avant toi ? », qu'il tente de poursuivre sur leur lancée d'il y a quelques secondes à peine. Si par la même occasion Jason peut enfoncer encore un peu le couteau dans la plaie au sujet des talents culinaires de Colin, impossible pour lui de s'en priver. « Bon, j'le reconnais, ce sont de bons arguments. » Jason laisse enfin ses épaules s'affaisser. Il courbe un peu le dos, tourne la tête, et cherche les bons mots. Il n'a aucune idée de la façon dont il doit présenter la situation. Est-ce qu'il doit parler au passé ? Est-ce qu'il va pouvoir mettre pause et se livrer ? Le policier n'a juste plus confiance en tout ce qui concerne les sentiments, l'amour avec ce connard de grand A, les émotions qui s'enchaînent lorsqu'il est prêt d'une fille qui n'est pas anodine à ses yeux. Il a tout perdu à l'hôpital la dernière fois. Ça s'est passé vite, un peu comme quand on arrache un pansement pourtant bien accroché, et il a presque cru qu'il ne ressentirait plus aucune douleur une fois cette étape passée. Mais non. Jason garde encore les séquelles de cet instant douloureux, un presque cauchemar qu'il revit dès qu'il songe à Rosalie. « Je crois que je suis tombé amoureux d'une fille. » Jason relève son regard dans celui du pédiatre. Il est sans doute le mieux placé pour comprendre ce que ça engendre, mais surtout ce qui s'est passé vu le regard soudain moins joyeux du policier. Lorsqu'il songe à cet échange à l'issue si différente de ce qu'il a bien pu imaginer dans ses plus beaux rêves, il perd cette petite étincelle qui l'anime. Et Jason sans ce petit truc en plus qui le rend si atypique, il ne ressemble ni plus ni moins qu'à tous les autres face à une peine de cœur : il est paumé. « Et je lui ait dit. » Au lieu de sonner comme la plus belle et osée des révélations, on devine au ton de sa voix qu'il regrette. Le policier se souvient de tous ces instants passés auprès de Rosalie qu'ils ne pourront plus jamais passer ensemble. Son regard ne sera plus pareil sur lui. Et il commence à la percevoir différemment, à cause de ce ressentiment à son égard dont il ne veut pas et qu'il se défend de ressentir, même s'il fait tout pour conserver ce souvenir doux et merveilleux qui rend Rosalie si singulière à ses yeux. Jason abaisse le regard au niveau du plan de travail sur lequel il est appuyé, et il secoue la tête pour chasser cette envie d'arrêter de parler de tout ça sur-le-champ. D'un, Colin ne le laissera pas faire ; de deux, il a besoin d'en parler. Son sourire a complètement disparu, ses traits sont un peu tendus, mais il se force à poursuivre sans que son naturel énergique ne reprenne le dessus. S'il le laisse faire maintenant, il va minimiser l'impact de ses mots et peut-être que son meilleur ami pensera qu'il est déjà passé à autre chose, comme toutes les autres fois. Mais pas aujourd'hui. Cette douleur est si semblable à celle qu'il a éprouvée lorsque Lizzie est partie qu'il s'est mis en tête de se laisser aider, cette fois-ci, plutôt que de prétendre ne rien ressentir face à l'abandon. « Je l'ai pas revue depuis que je l'ai fait parce qu'elle m'a fait comprendre que ce ne serait jamais possible entre nous. » Un petit sourire crispé accompagne cet aveu, alors que Jason ose enfin relever son regard dans celui de Colin. « J'aurais pu te faire croire qu'elle s'est retournée sans un mot après ça, mais c'est même pas le cas », qu'il avoue dans un murmure. Au final, lui aussi, il peut se montrer sérieux. Et il l'est tellement qu'on a l'impression que quelque chose s'est éteint chez lui. Il a perdu si vite cette joie de vivre qui l'habitait en arrivant dans l'appartement du pédiatre qu'on méprend ce qui lui est arrivé en l'espace de cinq minutes voire moins. Jason joue toujours celui qui est détaché, loin de tout et de tout le monde, mais en fait il s'accroche de trop aux autres, beaucoup trop tôt et bien trop vite, que la chute qui s'ensuit dans 50% des cas, depuis le début de sa vie, est toujours plus difficile à encaisser. « Elle est trop gentille pour ça. Et elle est tellement jolie quand elle sourit que j'ai eu du mal à réaliser qu'elle venait de me friendzoner quand c'est arrivé. » Le mot peut prêter à sourire, et c'est peut-être ce que cherche le policier, pour détendre un peu cette atmosphère devenue lourde en un rien de temps. Mais on peut en tout cas souligner que ce dernier rend la situation un peu moins tragique, et qu'elle rappelle que Jason n'est pas le seul sur cette planète à avoir dû se relever après la réponse de Rosalie. « Ça fait mal. » Pas besoin d'en dire plus. « Ça met combien de temps pour cuire tes trucs ? », que Jason cherche à détourner l'attention de Colin, en pointant du doigt le four quelque part au beau milieu de la pièce.

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MessageSujet: Re: sparkling diamonds.   Dim 24 Jan - 13:41

« Il y a un temps pour tout, très cher… » qu’il rétorqua aussitôt quand il sentit que Jason essayait de détourner la conversation. Bien évidemment qu’il aimait l’humour du policier. Mieux encore, il admirait son ami pour cette personnalité enjouée et cette capacité à rire de tout, en toute occasion. Lui n’en était pas capable, la preuve le sérieux revenait toujours au galop à un moment donné. Ce n’était pas qu’il prenait tout trop à cœur, mais il avait l’impression d’être ridicule quand une plaisanterie s’échappait de ses lèvres. Le ton n’était pas le même que Jason, et il donnerait tout ou presque pour apprendre. Mais pour l’heure, là n’était pas la question. Quelque chose chagrinait le policier, Colin le connaissait que trop bien pour le savoir. « Tu me dois bien ça. » qu’il lui lança, un regard noir accompagnant ses propos. Même là, sa comédie sonnait plus que fausse. C’était dingue d’être aussi nul. « Exactement. » dit-il en approuvant les propos plein de bon sens de son ami. « Et encore, ce ne sont que deux parmi tant d’autres. » qu’il tenta une nouvelle fois de plaisanter pour faire plaisir à Jason. L’attitude de ce dernier commença très vite à l’inquiéter, d’ailleurs. Ce n’était pas dans ses habitudes d’être si sérieux et hésitant. Bien sûr, c’était Colin qui le lui avait demandé, mais quand même, d’ordinaire cela ne se passait jamais comme ça. Il y avait toujours une petite étincelle dans les yeux de Jason. Etincelle qui avait aujourd’hui disparu. Colin écouta attentivement les mots qui s’échappèrent finalement de la bouche du policier, pour ne pas en perdre une miette. Il sent la gravité de la situation, et il en entend bien tendre la main à son meilleur ami s’il le faut. Quand la nouvelle tomba, le pédiatre se retint de parler parce qu’il a senti que les confidences n’étaient pas toutes tombées. C’était l’avantage d’être le meilleur ami de Jason, il ne le connaissait par cœur comme s’il l’avait fait (beurk, cette idée lui donnerait presque envie de vomir). Ses yeux et l’expression sur son visage trahissaient tous les mots qui cherchaient leur chemin jusqu’à sa bouche. Et ses mains qui s’agitaient et se crispaient sur la table étaient un indice supplémentaire de la tempête qui sévissait en lui. Colin ne s’était pas trompé, Jason reprit la parole et accentua ses confidences de détails nécessaires à la compréhension. Le pédiatre comprit aussitôt la douleur trop lourde sur les épaules de son meilleur ami, et entendait bien en prendre un peu pour le soulager. Mais il fut coupé dans son attention par la question du policier. Aussitôt, un « Merde ! » s’échappa de ses lèvres et dans la précipitation, le tabouret sur lequel il se tenait quelques secondes plus tôt s’écroula sur le sol carrelé de la cuisine quand il se leva. Il n’y prêta pas d’attention et se précipita sur son four qu’il éteignit sans plus tarder. Il s’empara du premier truc qui lui tomba sous la main – un torchon – et saisit la plaque de cuisson. De beaux macarons noirs corbeau y gisaient. Il posa le plat au milieu de la table, ramassa son siège puis s’y rassit comme si rien n’était. « Je te présente le meilleur remède aux chagrins d’amour : des macarons saveur charbon. » annonça-t-il le plus sérieusement du monde, avant de laisser un sourire s’emparer de ses lèvres. « Qu’est-ce que je ferais sans toi ?! » qu’il ajouta. Oui, que ferait-il sans Jason ? Sans nul doute de biens meilleurs macarons, mais il se retint de le dire, laissant à son meilleur ami le loisir d’interpréter à sa façon ses propos. « Elle est peut-être gentille et jolie, mais cela ne l'empêche pas de faire une grosse erreur. Elle ne sait pas ce qu’elle perd. » commença-t-il à propos des confidences du policier, avant de reprendre. « Bon, ce n’est peut-être pas ce que tu veux entendre, parce que ça risque d’alimenter la douleur, mais pourquoi c’est impossible entre vous ? » Il avait besoin de savoir, Colin, pourquoi cette jeune femme refusait l’amour de son meilleur ami. Il en avait besoin parce que ça lui permettrait d’analyser au mieux la situation et d’offrir le réconfort nécessaire. Il était après tout expert en amour, à force d’enchaîner les relations et les erreurs, mais surtout les souvenirs bienheureux.

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MessageSujet: Re: sparkling diamonds.   Mar 23 Fév - 1:01

Un petit sourire moqueur étire les lèvres de Jason, alors qu'il observe Colin se débattre avec son four, puis ses petits gâteaux... complètement ratés. Bein ouais, c'est ça d'être en sa présence, t'oublies tout le reste et il te reste plus qu'à contempler les dégâts ensuite. Le policier détourne le regard, pour éviter de lui rire au nez comme il a envie de le faire, parce que le visage décomposé du pédiatre est si mythique à contempler que Jason sait qu'il ne pourra pas se contenir s'il ne prend pas un peu de recul sur la situation. Il aurait mieux fait de se taire ; déjà que les aveux c'est pas sa tasse de thé, là il a en plus gâché la tentative de pâtisserie de Colin et il devine que ça ne lui arrive pas tous les jours. A part quand il est là, du coup. Toutefois, son meilleur ami prend le pas de la plaisanterie à son tour et se moque de son propre tour de force, incitant par la même occasion Jason à reporter son attention sur les charmants petits gâteaux. « Hm, ça m'a l'air excellent... », qu'il ricane. Il va faire fortune avec ses « macarons saveur charbon », et si c'est pas le cas, le policier s'en chargera personnellement. Il est certain de pouvoir les vendre aux prisonniers les plus désespérés enfermés derrière les barreaux dans la petite cellule du commissariat. Ça serait déjà un bon début. Pour ce qui de l'international, on repassera... de même pour le national en fait, rien que l'odeur carbonisée des gâteaux remonte jusqu'aux narines de Jason et l'oblige à tourner la tête pour ne plus prendre ces adorables effluves pimentées de plein fouet. La question rhétorique de Colin, venu se rasseoir en face de lui, fait marrer Jason. Et il peut pas s'empêcher de répondre du  tac au tac, avec ce petit sourire en coin qui commence à faire sa renommée : « Tu ferais cramer ta baraque ? » Pour le coup, si le frère du prêtre de la ville fait son boulot de policier à la perfection, y'a pas moyen de l'imaginer en pompier, volontaire ou non. Il serait de ceux à prendre leurs jambes à leurs cous pour fuir les flammes au plus vite. Jason a beau être sympa, gentil, fort agaçant sur les bords, il a appris à développer une certaine forme d'égoïsme (principalement à cause du fait que ses parents n'ont jamais eu – pris – le temps de bien s'occuper de lui, plus préoccupés à travailler à longueur de journée au lieu de s'assurer que leurs jumeaux grandissaient sans crainte aucune), qui lui garantie de survivre en cas de souci. De plus, Jason est un casse-cou. Il a passé le plus clair de son adolescence à expérimenter tout un tas de trucs, du petit bédo allumé entre les cours avec ses rares amis à l'escalade de l’église de la ville (future propriété de son propre frangin plus tard, mais ça il ne le savait pas encore), en passant par des petits vols au supermarché ou des soirées improvisées dans les bâtiments délabrés aux abords de (quartierici), il a fait pas mal de choses. Trop de choses. Il a donc plus pour habitude de créer les problèmes que de les régler – et oui, ce spécimen rare fait quand même partie des forces de l'ordre. Alors faire cramer l'habitacle de Colin pour rigoler un bon coup, ouais, mais l'empêcher de tout faire flamber ou sauter lors d'un moment d'inattention, peut-être pas. Toutefois, Jason n'a pas le temps d'engager son meilleur ami sur ce terrain que déjà ce dernier se remet à parler de Rosalie. Enfin, de cette prétendue fille qui lui a brisé le cœur. Évitons les prénoms, cela rendrait les choses encore plus officielles et douloureuses... Trop tard. Jason retrouve cette nouvelle amie qui est sienne, la tristesse, le regret, qui viennent puiser d'un accord commun dans ses rares forces pour se relever de cet affront de la vie. Il hausse les épaules à la question de Colin. Pourquoi est-ce que c'est impossible entre eux ? C'est une excellente question. Le policier a encore du mal à y répondre. Sous le coup de la réflexion, il laisse son regard dériver sur le plan de travail contre lequel il est appuyé. Il fronce les sourcils, songe à tous ces instants qu'il a passés en compagnie de la jolie blonde qui a fait chavirer son cœur, et il cherche de toutes ses forces la réponse à cette interrogation plus que légitime... Mais il ne trouve rien. Pas même un indice, que ce soit dans les paroles ou dans les regards de Rosalie, dans ses rires joyeux ou ses mouvements négatifs de tête en réponse à toutes les bêtises qu'il a pu faire pour ne serait-ce que la voir sourire. Ses sourcils se froncent sous la légère incompréhension qui le guette. Il pensait que cette dernière aurait disparu depuis le jour où elle l'a laissée en plan à l'hôpital, parce que le besoin de prendre l'air devenait trop imposant pour s'y dérober, sauf qu'elle est encore bel et bien là : Jason ne saisit pas où est-ce qu'il est passé sur le mauvais chemin, quelle est la seconde de trop qui a suffi pour lui faire penser que Rosalie ressentait peut-être ce même rythme effréné au niveau du cœur en sa présence, il ne sait pas et s'agace même de ne pas savoir. Haussant les épaules, le policier soupire doucement. « Je suis juste son ami et je pourrai jamais être plus. J'étais l'ami d'Issa aussi, son mari, et je l'ai soutenue lorsqu'il est mort. J'ai cru qu'elle ressentait la même chose que moi parce que je pensais qu'un sourire comme le sien ne pouvait pas tromper... Mais j'ai dû me faire des idées. » Impossible de dire quand. A la mort d'Issa ? Lorsqu'ils sont restés des heures dans sa chambre d'hôpital pour essayer de se consoler mutuellement ? Lorsqu'il a promis sur la tombe d'Issa de prendre soin d'elle ? Oui, oui, ça doit être ça, ça doit être dans chacun de ces instants que Jason a commis sa plus belle erreur : celle de tomber amoureux d'une femme qui ne pourrait jamais être sienne, à cause de tous les principes qui enserrent leur relation, amicale ou non. Rosalie sera à jamais son amie. Parce qu'elle aura à jamais le cœur épris du seul homme qu'elle est capable d'aimer, parce qu'elle ne le voit que comme un ami, parce qu'il ne sait pas aimer correctement. Jason a encore sur les lèvres le goût de l'échec de sa vie passée avec Lizzie et ça doit interférer sur sa perception de l'amour. Il est détraqué. A cause de toutes ces femmes qui l'empêchent de les aimer comme elles doivent être aimées, alors qu'il est plein de bons sentiments, d'un trop plein d'amour qu'il ne se donne pas à lui-même mais qu'il veut offrir aux autres, à Lizzie avant, à Rosalie maintenant, Jason ne sait plus aimer de façon banale. Il s'attache, s'attache et s'attache, jusqu'à tomber de haut pour s'écraser au cœur de ses illusions et mauvaises idées. « Elle est trop bien pour moi, aussi, ça doit jouer. » Un sourire las s'éparpille sur son visage. Se saisissant d'un gâteau noirci non loin, il l'observe d'un œil distrait. Tant que Colin n'est pas confronté directement à la déception et le mal-être qui se devinent au fin-fond du regard du policier, tout ira pour le mieux. Alors autant se distraire plutôt que de plus en dire qu'il n'en a déjà assez été avoué. « T'as raison, ça alimente la douleur. Heureusement que t'es pas mon psy, tu me ferais crever avec une simple tentative de thérapie. »

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MessageSujet: Re: sparkling diamonds.   Dim 6 Mar - 18:08

« Tu n’as plus qu’à goûter maintenant, tu n’as pas le choix. » Après tout, c’était grâce à lui et lui seul qu’il avait créé cette nouvelle variété de macarons, parfait remède aux chagrins d’amour. Et Jason semblait être le candidat idéal. Colin agita le plateau sous le nez de son meilleur ami pour que les effluves désagréables de son échec pâtissier titillent son odorat, puis lui lança un regard qui voulait tout dire pour l’inviter à saisir un gâteau. « J’ai toujours rêvé d’essayer. » qu’il répliqua quand Jason parla d’incendier sa maison. C’était faux bien évidemment, il aurait d’ailleurs trop peur de perdre l’intégralité de ses souvenirs et de ses biens matériels. Mais quand il était en compagnie de son meilleur ami, il ne pouvait s’empêcher de plaisanter sur tout et n’importe même si le résultat n’était pas concluant. Il reprit néanmoins très vite son sérieux car l’heure était grave : Jason n’avait plus son étincelle dans les yeux. Et rien qu’à cette pensée, Colin en était tout chamboulé. Il lui fallait coûte que coûte la retrouver et pour cela, il devait pousser son meilleur ami à se confier. Quand il était question d’amour, le pédiatre était la meilleure oreille qu’il soit donné d’exister. Non parce qu’il était champion en la matière, après tout il était célibataire et se faisait continuellement plaqué, mais parce que c’était là l’une de ses passions. Il pourrait en parler des heures, décrire la façon qu’avait l’une de ses anciennes petites-amies de sourire ou les tics amusants d’une autre. Il pourrait discuter de tous ces rendez-vous exceptionnels qu’il avait passés en compagnie de femmes plus extraordinaires les unes que les autres, mais il se tut. Ce n’était pas le moment, ce n’était pas ce que Jason voulait entendre. Son petit cœur souffrait, et il fallait que le pédiatre le rabiboche le plus vite possible s’il ne voulait pas voir son meilleur ami changer de bord pour de vrai. Non en vérité, Jason aimait bien trop les femmes pour détourner son regard, mais quand même, sait-on jamais. Plus sérieusement, Colin entendait bien pousser le policier à ouvrir son cœur pour en faire sortir toute la peine et lui redonner l’espoir. L’amour restait le plus beau des sentiments, qu’importe le nombre de fois que l’on chutait, se trompait ou échouait. Et tout le monde méritait de connaître au moins une fois la sensation de planer à des milliers de kilomètres du sol. « Je t’ai connu plus combattant. » qu’il souffla doucement après que Jason lui ait fait quelques confidences. « Et je t’interdis de dire ça. » qu’il ajouta, tout en lançant un regard noir à son meilleur ami. « Je ne connais pas cette femme, mais si elle te met dans un tel état et te pousse à tout remettre en question, je n’ai pas l’impression qu’elle te mérite, elle. » Colin était convaincu depuis toujours que l’amour était un sentiment entièrement positif. Il ne lui voyait aucun mauvais côté. Bien évidemment, il pouvait causer de vives douleurs quand une rupture pointait le bout de son nez, mais tout au long d’une histoire, il restait magique. Si Jason baissait les bras de la sorte et se dénigrait, ce n’était pas bon signe. Peut-être qu’en fin de compte, la jeune femme avait raison de le repousser. Pas parce qu’il n’était pas intéressant comme petit-ami mais parce qu’elle ne lui apporterait rien de bon. Ils n’étaient pas compatibles, tout simplement. Mais évoquer une telle chose, c’était enfoncer plus bas que terre Jason, alors Colin se tut. Il voudrait lui faire comprendre qu’il y avait d’autres femmes qui n’attendaient qu’un regard de sa part, mais Jason l’arrêta net dans son élan en évoquant ses talents ou pas de psychologue. « Ça tombe bien, je suis pédiatre et j’ai comme l’impression que tu te comportes comme un enfant. » qu’il rétorqua, faisant allusion à la façon qu’avait Jason de changer de sujet, de prendre la fuite devant la vérité mais surtout de ne jamais se prendre au sérieux. La preuve en était avec leur conversation, même avec la meilleure volonté du monde, Colin ne parvenait pas à maintenir son cap.

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MessageSujet: Re: sparkling diamonds.   Mar 15 Mar - 17:44

C'est vrai ? Jason a un jour été plus combattant que ça ? Il s'en souvient pas. Ou plus - l'ouragan Rosalie a tout ravagé. A l'intérieur, il remet pas la main sur le jour où il a réussi à avoir la tête hors de l'eau. Depuis son départ de l'hôpital, encore blessé à cause de sa sortie de la vieille ce jour-là, il a juste l'impression que le monde s'écroule. Le policier regrette tellement. Il se dit que s'il avait attendu un peu plus longtemps, s'il avait été plus patient, Rosalie aurait appris à l'aimer autant que lui l'aime. Un constat douloureux, réaliste, démoralisant. S'il avait été moins empressé, moins épris, il aurait pris du recul sur la situation avant de se lancer. Mais il ne l'a pas fait. Rosalie est arrivée, elle lui a souri, elle a commencé à panser sa blessure physique sans avoir peur de lui, de toutes ces cicatrices qui lui parent le corps, et il s'est senti pousser des ailes. Quel crétin. Comme s'il avait pas retenu la leçon avec Lizzie. Ça l'énerve de s'être montré aussi faible, parce que c'est une partie de lui qu'il masque aux autres en jouant les imbéciles, les courageux, sauf qu'au fond il reste marqué au fer rouge par toutes les épreuves qu'il expérimente au fil des jours. Pire, il sait que ça le blesse peut-être plus que les autres car on associe souvent à tord les cicatrices de son corps, visibles, bien trop visibles, à celles de son coeur, moins évidentes, mais toujours trop présentes. Jason trouve ça injuste, d'où son besoin de détourner l'attention, sauf dans ces moments. Ces instants où une personne bienveillante prend le temps de lui dire stop pour lui permettre de respirer un peu, d'assimiler l'idée qu'il a le droit de souffrir comme les autres pour pouvoir ensuite passer à autre chose. Même si Jason pousse Colin à bout, le plus souvent, il sait pas comment le remercier pour sa présence et son écoute, ses mots et sa patience. Ce genre d'amis, pour le policier, ça se compte sur les doigts de la main. Et une main qu'avec un pouce, même, en ce qui concerne le cas Colin Akerman. « Pfff, « tu te comportes comme un enfant », n'importe quoi... », que Jason rétorque en levant les yeux au ciel. Il a le coude appuyé contre le plan de travail à sa gauche, et ses épaules s'affaissent encore. Un mouvement presque imperceptible mais si significatif du mal-être qui le ronge. Bien que ce soit difficile, douloureux, Jason veut bien essayer de se confier. Il a déjà réussi à le faire un peu juste avant, ce qui est en somme un premier exploit, mais la route est encore longue pour remettre la main sur cette envie de continuer sa route - sans la présence manifeste de Rosalie. Jetant un autre coup d’œil aux "gâteaux" plus loin, un sourire triste vient parer ses lèvres. « Si je goûte un de tes morceaux de charbon, tu me dis comment on fait pour oublier un... je sais même pas ce que c'est... un chagrin d'amour ? C'est comme ça que ça s'appelle ? On a rien vécu elle et moi, je pense pas, mais j'ai aucune idée de comment on appelle ça, je sais juste que je supporte plus de penser à elle. » Jason balance tout ça d'une traite, sans oser regarder Colin. Il imagine qu'il a déjà vécu ça avant lui. Il le faut parce que le policier compte sur son meilleur ami. C'est toujours lui qui a les bons conseils - à la différence des siens qui ne sont là le plus souvent que pour aider le pédiatre à se détendre. Jason aide par son innocence, son détachement, résultat de trop d'années passées à encaisser les coups venant de sa famille, de la vie, des autres. Désormais, il s'est mis en tête de ne plus se laisser abattre. Et c'est ce qu'il tente de faire, quand on le laisse tranquille. Seulement, même lui est sujet aux sentiments les plus banals, l'amour en haut du podium, et il est pas le meilleur pour s'en débarrasser. Il aimerait presque qu'on lui arrache le coeur pour que ça aille plus vite plutôt que de demander une consultation du Docteur Akerman en personne. Pas certain que son meilleur ami accepte de l'opérer cependant, mais qui ne tente rien n'a rien. Si cela peut aider Jason à ne plus jamais endurer tout ça, il est prêt à se lancer dans l'aventure sans filet. « Ça fait trop mal. » Le pauvre Jason se répète. Au cas où Colin n'ait pas compris, ou que lui-même n'ait pas encore assimilé que ce qui se passe au niveau de son cœur n'est pas normal. « T'as rien à me raconter, toi, depuis la dernière fois ? », qu'il quémande alors d'une petite voix peinée. Il sait pas sur quoi l'aiguiller, mais tout pourra convenir. Une fille rencontrée par hasard, un nouveau petit patient tout gentil, tout mignon, tout beau, une discussion avec un grand pédiatre - ce que Colin veut, mais quelque chose pour lui changer les idées. « ATTENDS ! » Son cri du coeur s'est évadé sans qu'il n'ait le temps de s'y préparer lui non plus. Du coup, il a sursauté sur sa chaise, avant de planter son regard dans celui de son cuisinier amateur. « Respire, réfléchis, prends ton temps pour me répondre, parce que, hum, par pitié, me sors pas que t'as essayé de te faire une infirmière, sinon je vais finir dépressif. » Sa main s'est élevée en signe d'apaisement, avant de venir se plaquer sur ses traits, histoire de se préserver un peu de la future réponse qui lui parviendra. « Encore plus si elle s'appelle Rosalie, je veux pas savoir, non, non, non », qu'il répète en secouant la tête de droite à gauche en de petits mouvements rapides. Ouais, peut-être que Jason est qu'un grand enfant. Il le sera sans doute jusqu'à la fin. Un enfant taille adulte qui continue à se complaire dans ses bêtises et qui ne veut pas souffrir comme les grands. Il sait pas s'il sera prêt un jour à affronter tout ça. Son modèle, c'est un peu Colin, et Colin il le voit souffrir trop souvent de ses histoires d'amour, de ses rapports complexes avec les femmes, et les propres affres dont il souffre à cause de son mariage raté, de ce nouveau refus douloureux de pouvoir aimer, ça condamne Jason à ne pas vouloir grandir. A quoi bon ? « Je t'écoute. »

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