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 il est né le divin enfant!

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Clara Chamberlain

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: il est né le divin enfant!   Jeu 31 Déc - 1:51

Il y a quelques jours, la famille Chamberlain s'est agrandie et c'est la gamine qui a accouché d'une jolie môme. Elle s'appelle Olive (après avoir bataillé ferme contre les idées trop fantasques de Faye), possède les immenses billes bleues rêveuses de sa maman et la tignasse sombre des Chamberlain et elle sourit tout le temps. Clara ignore si c'est normal ou pas, mais elle n'a jamais vu un bébé aussi affable et tellement trognon qu'on en mangerait. Elle a toujours été du genre à clamer ne pas aimer les enfants (sauf Lulu, à doses raisonnables) qui sont un peu sales, bruyants, capricieux et beaucoup trop dépendants pour une égoïste notoire (toujours pressée, au demeurant) comme elle. Et pourtant, il n'a fallu à Clara qu'une demi-seconde pour tomber raide dingue d'Olive, de ses risettes, de sa minuscule tête de navet et de sa façon adorable de serrer son index entre ses petits doigts tout doux. Et heureusement, parce que Faye est en désertion totale, n'approchant sa progéniture qu'avec une infinie prudence qui la dépasse et l'agace à la fois. Mais elle a beau être brusque, Clara pige le bouleversement que subit sa cadette, le revers cinglant en plein fouet : le contre-coup. Une gosse de dix huit piges irresponsable, une mioche indésirable découverte sur le tard, pas de père ou de revenus, y a de quoi péter un câble. Alors Clara gère pour elle et nettement mieux qu'elle l'aurait cru. Elle se prend au jeu, parle à Olive avec la voix de niaise demeurée qu'elle a toujours raillée et remplace Faye au pied levé façon mère nourricière. La plupart du temps c'est facile, bien plus facile qu'elle ne l'aurait cru après avoir ingéré une quantité impressionnante de bouquins sur le sujet parce que si quelque chose ne quitte jamais Clara c'est bien son acharnement perfectionniste. Mais parfois, c'est dur. Elle serre la petiote entre ses bras et ses grands yeux clairs envoient une onde glacée, électrique, le long de sa colonne vertébrale. Ils lui rappellent un autre regard enfantin, innocent, qui n'existe que dans ses songes. Ils brossent en filigrane le portrait d'une erreur, du creux insidieux au creux de son ventre et lui renvoient toutes ses conneries en pleine tronche. Parce que c'est ça le pire, finalement : réaliser qu'elle n'aurait pas été si nulle que ça. Plutôt bonne, même et cela même en dehors d'un lit. Olive est là et en sa présence l'appartement lui semble moins vide, moins terne, moins empli d'échos amers et d'une silhouette qui n'arpente plus ces murs. « Faye, Olive est réveillée faut lui donner son biberon de 16h. » Clara manage du mieux qu'elle le peut sa soeur et son nouveau rôle de mère. Elle croit bien qu'elle est plus cool en tatan qu'en soeur finalement. Libérée de son enfant, Faye l'est aussi de son programme intraitable, de ses repas bourrés de vitamines et de fibres, de ses interdictions de tout, d'aliments crus, de produits laitiers, de bouffe industrielle, de sorties après 23h et de flicage en règle. Mais après l'avoir écoutée pendant des mois, bon gré, mal gré, Faye file un mauvais coton. Elle grogne un "oui, oui" épars et Clara la croit, juste pour une seconde, le temps de terminer de couper ses légumes et de balancer le tout dans le blender pour en faire un velouté de potiron. Les invités arrivent dans moins de trois heures pour célébrer leur fameux repas de Noël en famille, entre jeunes, et Clara a beau avoir l'efficacité de trois robots ménagers en un, un peu d'aide ne serait pas de refus... Olive continue à pleurer, Faye à ne rien faire et Clara lâche un « Ugh. » dépité tout en levant les yeux au ciel. Elle fourre un livre de recettes dans les mains de sa soeur avant de laisser sa démarche pour la moins dynamique rejoindre la petite. « J'ai sorti les ramequins, les ingrédients sont sur la table et le four est prêt pour le gratin. T'as qu'à suivre à la lettre les indications et me faire les verrines saumon-avocat, tu vas t'en sortir ? » Faye se fend d'un "oui, oui" à l'aide d'un large sourire mais Clara n'est pas dupe... sauf qu'elle n'a pas le temps de lui rappeler les instructions : Olive a la dalle. Et il ne faut jamais faire attendre le bébé, c'est inscrit chapitre 3, page 42 et stabiloté en orange. Par ses soins, évidemment. Clara disparaît le temps de donner un biberon à la petite mais ne peut s'empêcher bien longtemps de rôder autour de sa sacro-sainte cuisine, Olive dans les bras, gentiment bercée pour l'aider à pousser son rot. Cheftaine devant l'éternelle et encore plus devant le désastre Faye en cuisine qui s'annonce, Clara prive sa soeur de son outil de travail d'une main et persiste à veiller sur la petite de l'autre. « Laisse tomber, je gère, merci.  Tu pourrais juste aller mettre les cadeaux sous le sapin ? » Une tâche particulièrement simple et agréable, assez pour que Faye obtempère avec son âme de gosse qui s'illumine devant les jolies enluminures. Clara recouche Olive, termine le repas, a même le temps de préparer le plan de table pour éviter les inimitiés et autres conversations particulièrement stériles (et pour glisser Elijah en face d'elle l'air de rien) avant que la sonnette ne retentisse. Niveau coiffure et maquillage sophistiqué en revanche, on repassera. Clara est jolie comme un coeur malgré ses joues rosies par le four, ses cheveux ébouriffés et ses cernes à faire pâlir un mort et de toute façon, dans son état c'est un miracle qu'elle ne sente pas le reflux de bébé et le talc. Un dernier regard à la précision militaire en direction de la table lui indique que tout est prêt pour l'apéritif, du champagne aux petits fours et Clara n'a plus qu'à pousser un soupir de soulagement et à serrer Faye dans ses bras, soudain plus sereine, comme si tout ceci relevait d'un travail d'équipe. C'est faux, Clara n'a jamais été très travail d'équipe mais elle n'ignore pas les épreuves par lesquelles est passée sa petite soeur et l'aime infiniment, en dépit qu'elle la houspille quotidiennement. C'est sa façon de montre son affection, les engueulades gentillettes et le sexe, or l'inceste ne l'attire pas des masses. « Je vais ouvrir et tu vas chercher Olive ? » propose-t-elle sans réussir à taire l'excitation qui est la sienne à l'idée de réunir  la famille autour de sa plus récente addition. Clara embrasse tendrement les cheveux de sa soeur dans un rare geste de tendresse, plus émue qu'elle ne l'avouera jamais, avant d'accueillir...  

Citation :
Liste des convives

- Clara Chamberlain
- Harry et Kitty Abernathy
- Elijah Wingham
- Faye Chamberlain
- Jim Rysdall
- Iki Katô
- Paige Chamberlain et son +1 encore inconnu
- Dorian Chamberlain
- Sura Guthrie
- Caleb Matthews en indésirable surprise et si j'ai oublié quelqu'un, my bad je m'excuse



Postez dans l'ordre que vous voulez et de la longueur que vous désirez, c'est le premier donc c'est un peu plus long mais j'essayerai pour ma part de réduire pour les suivants I love you

_________________
 
SOMETIMES, LOVE IS NOT ENOUGH AND THE ROAD GETS TOUGH I DON'T KNOW WHY. CHOOSE YOUR LAST WORDS, THIS IS THE LAST TIME CAUSE YOU & I WE WERE BORN TO DIE.
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Elijah Wingham

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MessageSujet: Re: il est né le divin enfant!   Jeu 31 Déc - 17:20

Elijah mit sa tête entre ses grandes mains, songeur, inquiet et surtout vide de toute forme d'inspiration. Il n'y arrivait plus. Il était las surtout que ce schéma se répète encore et encore. Lui devant une page vide, lui les doigts hésitants sur les touches du clavier. Et ses yeux, surtout ses yeux. Ils semblaient dénués de toute brillance et tout contenu, presque bleu fantôme. Les mots qui habituellement venaient noircir ses fichiers word paraissaient lui échapper à mesure qu'il croyait les avoir rattraper. Soufflant, une fois de plus, il se résigna à refermer son ordinateur. De là, ce fut un peu le flou dans sa tête. Passant son corps dans un amoncellement de vêtements il se dirigea vers sa voiture garée sur le parking vide du motel, n'oubliant pas de se saisir de son cadeau soigneusement emballé traînant près de l'entrée. Il n'aimait pas cette chambre, ces couleurs fades et cette impression d'imposture. Il n'était pas à sa place entre ces quatre murs mais refusait de l'admettre. Réticent, il se mit pourtant en marche pour rejoindre Clara, sa famille et leur ancien appartement. Que faisait-il à passer Noël avec eux alors qu'il serait tellement mieux autre part, avec Stuart, avec  n'importe qui, en fait, sauf Clara. Le cadre rendait la chose plus difficile. Le poussait même dans le dernier de ses retranchements. Mais il était fort Elijah, borné et tête de mule. Il revenait jamais sur ses paroles et tant pis s'il devait en payer les pots cassés. Il préférait se mordre la langue plutôt qu’abdiquer. Qu'à cela ne tienne, il irait parce qu'il avait promis à Faye. Et il lui montrerait à quel point il n'était pas chambouler par son déménagement, qu'en réalité, elle ne lui manquait pas. Elle ne lui a jamais manqué. Elijah croyait à l'énonciation de vérités qui fâchaient, celles qu'on arrivait pas admettre. Une fois dite à voix haute, cette vérité devenait bel et bien réelle. « Tu ne me manques pas, Clara Chamberlain ! » Cette parole, énoncée dans le secret de sa petite voiture, lui fit un bien fou. Des couleurs apparurent sur ses joues glacées. Heureux, confiant et convaincu, le metteur en scène se dirigea vers son ancien appartement, non sans avoir auparavant récupéré Rosalie, venue en renfort. Ensemble, bras par dessus l'autre, ils se présentèrent devant la porte de Clara Chamberlain avant d'y sonner. Clara. Bien sûr. C'était chez elle, bien sûr qu'elle allait leur ouvrir. « Clara ! » Elijah s'exclamait, il aimait bien se découvrir un côté théâtral de temps à autre.  « C'est bon de te revoir ! » Mensonge, évidemment. N'était-il pas à ses yeux qu'un infâme hypocrite ? Il se devait d'être fidèle à sa mémoire, qu'importe ce que cela impliquait. Il se contenta de lui sourire sans pour autant s'approcher, Rosalie était là pour ça, les embrassades et l'arbitrage en cas de dérapage. « Tiens. » Elijah lui tendit une bouteille de champagne, une vieille qui n'avait pas manqué de faire saigner sa carte de crédit. « Faye peut recommencer à boire, non ? » L'air absent, le regard se baladant un peu partout dans l'appartement, il tendit son manteau à Clara. « Alors, où est la star de la soirée ? » Il ne savait plus trop qui il désignait. Faye ? Son enfant ? Sans doute les deux. 

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les images de la veille se superposent aux détails du wagon. elles flottent devant mes yeux comme sur la houle. je te revois perdue dans la foule avec tous ces mongols bourrés qui dansent n'importe comment.

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Faye Chamberlain

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MessageSujet: Re: il est né le divin enfant!   Jeu 31 Déc - 17:53

L'être ne bougeait pas, immobile, statique, comme elle le faisait souvent. Comment elle ne pouvait s'empêcher de le faire depuis que tout était terminé, depuis que tout autre chose avait commencé. Tout n'était qu'une suite de moments dans lesquelles sont être ne faisait que flotter. Elle n'était plus elle-même, même pas une autre, simplement un bout de vie qui jamais plus ne compterait vraiment. Une coquille qui s'étiolait chaque jour un peu plus. Alors, l'être se contentait de regarder le vide de se combler dans un néant total qui lui ressemblait peu. Depuis quelques jours plus rien ne comptait vraiment, la vie passait, le monde avançait mais elle restait un morceau vide de sens. Mais également vide d'action. Jamais Faye ne s'était aussi peu heureuse à l'approche du traditionnel repas de famille. Auparavant, elle avait l'habitude de sauter comme une folle, de tout faire pour aider Clara, pour rendre le tout encore plus beau. Elle remplissait la table de serviettes faites mains et d'autres petites directions. L'enfant passait des heures à confectionner sa plus belle tenue, celle qui lui permettrait d'être éblouissante, celle qui l'obligeait à piquer quelques belles toilettes à ses deux sœurs. Mais cette fois-ci, il ne s'agissait de rien de cela. Non, comme une grande, comme une poupée, elle avait accepté sans rien changé la robe que lui avait offerte Clara. Parce qu'une jeune maman devait être jolie. Alors, elle s'était habillée, comme une petite poupée, elle avait mis cette robe qui faisait bien davantage Clara qu'elle-même. Elle avait laissé ses cheveux lâchés et mis une paire de ballerines. Sans doute que cela faisait bien longtemps que la demoiselle n'avait pas parue être si enfant, si jeune et fragile. Sa robe ne lui allait pas totalement, parce que les rondeurs de la grosse s'effaçaient peu à peu. Oh, la demoiselle, grâce aux repas de sa sœur n'avait pas pris trop de poids mais son comportement alimentaire depuis la fin de sa grossesse. La nourriture passait mais sans doute pas assez nombreuse. Faye avait perdu ce regain de vie cette partie d'elle-même qui la poussait à agir autrement qu'un automate. Et même son régime alimentaire s'en retrouvait chamboulé, elle ne faisait maintenant plus que picorer ses assiettes sans même chercher à y trouver le moindre plaisir. Clara parlait, tentait de la ramener vers une plus profonde réalité mais si elle lui répondait ce n'était que par quelque oui, oui loin d'être affirmé sans pourtant agir le moins du monde. L'enfant se contentait d'écouter sans réagir. Oui, Olive pleurait mais non, elle ne pouvait, elle n'arrivait pas à bouger de son fauteuil et faire ce qui devait être fait. Et la suite ne changeait nullement, entendre mais légèrement réagir, trop peu sans doute. Automate, l'être tenta de contrôler la cuisine sans savoir comment s'en sortir. Sans arriver à assimiler ce qu'il lui était demandé. Si la tâche ne semblait pas compliquée, elle le devenait au contact de la jeune maman plus que dépassée par les évènements. Son visage s'illumina de cette lueur d'autrefois lorsqu'il fut questions de cadeaux sous le sapin. Rien qu'un instant le monde sembla reprendre sa visée première, continuer à être ce qu'l devait être et non pas ce qu'on attendait d'elle. Un léger moment d'égarement bienvenu pour un cœur qui n'arrivait plus vraiment à s'en sortir. Tout se préparait, tout était en place et le câlin bienvenue de sa sœur prenait tout son sens dans l'océan d'horreur qui se lisait sur ses traits. Et puis le moment de pur bonheur se brisa, l'être se sentit défaillir tandis que de nombreux frissons parcouraient son corps. Clara s'en était déjà allée devant la porte tandis que sa tâche n'était pas compliquée. Pourtant, sa respiration se faisait plus délicate devant la tâche qui était sienne. Non, elle ne pouvait pas… Elle… non… Chaque pas dans la direction de la nurserie d'Olive était un nouveau coup de poignard qui s'enfonçait dans son cœur. Et elle était là, dans cette pièce, devant l'être qui était en partie sien. Un être qui semblait si calme. A petit pas, l'être se rapprocha du berceau, tenta même un regard à l'intérieur. Mais son sang se figea lorsque leurs regards se croisèrent. Non, elle n'était pas aussi joyeuse, pas comme quand elle voyait Clara… Non, Olive ne l'aimait pas. Elle voyait son sourire disparaitre et elle ne pouvait plus reste aussi près d'elle, elle avait besoin de… Et l'être recula, encore et encore jusqu'à toucher le mur contre lequel elle s'effondra. Tenter de retrouver un peu de contenance mais tout s'étiolait petit à petit, encore et toujours plus, jusqu'à ce qu'elle ne puisse s'en empêcher… Tout le monde allait bientôt arriver et elle n'était même pas capable d'apporter le bébé…

Spoiler:
 

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l'ange & la gamine ⊹ You know there's still a place for people like us the same blood runs in every hand. You see its not the wings that makes the angel just have to move the bats out of your head. (by anaëlle)

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Harry Abernathy

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MessageSujet: Re: il est né le divin enfant!   Ven 1 Jan - 15:37

Harry avait acheté un joli bouquet pour Clara. A défaut d'avoir vraiment contribué à la recherche d'un cadeau pour le bébé - il s'était dit que Kitty serait plus à même de savoir ce dont pouvait avoir besoin un nouveau-né, à tort, peut-être - il s'était concentré sur les fleurs et s'il n'avait aucune idée de ce que contenait vraiment son offrande (les fleurs n'avaient-elles pas une signification précise?), il avait fait confiance au fleuriste. Pour l'occasion, le jeune homme arborait une veste un peu habillée et en arrivant sur le pas de la porte, il adressa un sourire à sa jumelle. " Je me demande ce qu'elle a encore tout préparé ". Parce qu'il était question de Clara et qu'il était de notoriété publique qu'elle ne faisait rien à moitié. Du coup, son gâteau un peu trop cuit risquait de faire sérieusement tâche à côté des mets de son amie. Son seul réconfort était celui de savoir qu'elle le connaissait suffisamment pour ne pas s'attendre à une pièce montée spectaculaire (ça il ne savait le faire qu'en dessin). " Et qui elle a invité... " ajouta-t-il, un peu sceptique. Parce qu'au premier abord, on pouvait se demander ce qui les rapprochait, les Chamberlain et les Abernathy n'avaient pas grand-chose en commun sinon d'avoir grandi dans des maisons voisines. Le reste de l'entourage de Clara n'était pas vraiment celui d'Harry mais il ferait l'effort ce soir. Et puis, il ne savait pas que le nouvel ami de Kitty était arrivé une poignée de minutes avant eux. " Allez, c'est parti " souffla-t-il en pressant la sonnette.

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Kitty Abernathy
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MessageSujet: Re: il est né le divin enfant!   Ven 1 Jan - 21:59

Lorsqu’elle jeta un coup d’œil à l’attention de son frère, elle ne pu s’empêcher de penser qu’Harry était bien meilleur qu’elle pour ce genre de circonstances. Elle avait beau vouloir se fondre dans la masse, elle ne serait jamais comme lui. Et devant la porte des Chamberlain, c’était encore lui qui semblait être le plus à l’aise des deux. Il cultivait ce je ne sais quoi, qui outre le rendre solaire, donnait envie de le prendre dans ses bras pour le serrer avec affection, là où, Kitty arborait davantage le visage d’un animal sauvage prêt à prendre la fuite. Pourtant, ensemble, ils se complétaient à leur façon, et formaient un drôle de binôme. Lui avec une veste un peu habillée, et elle dans sa robe d’un autre genre. Toutefois, la rouquine craignait le pire pour cette soirée improvisée, et redoutait devoir se lancer dans des conversations faussement mondaines qui ne lui ressemblaient pas. Les Chamberlain n’étaient pas vraiment comme eux, et à défaut d’être une famille soudée dans les faits, renvoyait l’image d’une fratrie (fort animée !) qui s’aimait. Et voilà qu’un nouvel arrivant venait compléter le tout. Le bébé… Un autre sujet qu’elle ne maitrisait strictement pas, et auquel elle ne s’était pas intéressée du tout. Pourtant en âge d’en avoir un d’après les moyennes annoncées annuellement dans des revues recensant des statistique, la jeune femme se voyait mal mère de famille. Dire que Faye approchait seulement la majorité… De toute la bande, c’était de Clara dont elle était la plus proche, bien que ce fut là un grand mot au sens commun du terme. Kitty n’était proche de personne, mais louait à l’égard de la plus grande, une sorte d’admiration quasi infantile. A ses yeux, l’ainée Chamberlain représentait au même titre que Lyra l’alter ego de son jeu vidéo, des traits de personnalité qu’elle aurait rêvé être les siens. « Un festin pour bien plus que nous sommes. » Répondit-elle à son jumeau, un sourire aux lèvres. Son héroïne avait quelques défauts à noter bien que rares. Resserrant son emprise sur le petit sac qu’elle tenait entre ses doigts noués, elle espérait que son choix fasse l’affaire. Elle avait à sa plus grande surprise décidée de se charger du cadeau pour le nouveau né, et avait du à l’occasion potasser quelques livres. Le choix final s’était porté sur des vêtements et une petite peluche qui en son sens restaient une valeur sure. « Oui… Mais au moins nous sommes là ensemble. Ça ne peut pas être pire qu'avec papa et maman. » Tout comme Harry, elle redoutait de connaitre les autres invités… Non pas qu’elle eut une aversion à l’égard d’une personne précise, néanmoins une certaine appréhension était constamment de mise pour ce genre de rassemblement. Elle préférait de loin les réunions en petit comité bien à l’abri entre les quatre murs de la maison de sa grand mère. « Allons-y. » Elle se retint de ne pas prendre ses doigts entre les siens afin de se donner du courage, et le cœur battant, attendit que la porte s’ouvre.

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Sura Guthrie

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MessageSujet: Re: il est né le divin enfant!   Sam 2 Jan - 18:10

« Dans 5 secondes, c'est terminé. » Sérieuse comme un pape, la petite Lulu se raidit alors que Sura ajouta la touche finale à son chignon : une vraie fleur, que sa maman avait arrangé pour qu'elle tienne sous le serre-tête. C'était Lulu qui avait choisi sa tenue, sa coiffure et même ses chaussures ; la perspective d'un dîner chez sa tante l'avait lancé dans une spirale créatrice à laquelle Sura avait été trop heureuse de répondre. Lulu avait le sourire des anges et des fossettes qui lui rappelaient que tout n'était pas si laid dans ce monde. Et s'occuper d'elle était la plus merveilleuse des thérapies. Lulu l'avait sauvée, à bien des égards. Et elle voulait protéger sa fille des tourments qui avaient pu l'atteindre, elle, quand elle était jeune. « C'est bientôt fini, maman ? Je veux voir le bébéééé. » réclama la petite de sa voix fluette. Sura sourit, vérifia que sa création survivrait aux coups de tête énergiques d'une petite fille de quatre ans et se redressa. « Toute belle et toute prête ! Qu'est-ce qu'on dit ? » Lulu leva des yeux étoilés – quasi cosmiques – vers elle et lui adressa un sourire éclatant : « Merciiiiii ! On y va maintenant? » Sura jeta un coup d'oeil à l'horloge de la cuisine. Si elles ne partaient pas maintenant, elles allaient effectivement être en retard et elle connaissait suffisamment Clara pour savoir que sa meilleure amie avait dû mettre les petits plats dans les grands et qu'un retard ne serait pas forcément apprécié. « On y va. » acquiesça la jeune femme en attrapant son sac, tandis que Lulu sautillait tout autour d'elle, excitée comme une puce. Les bras chargés de paquets de Noël (elle avait acheté au bébé d'innombrables peluches, des livres à lire dans le bain et un oreiller massant pour la jeune maman), en robe courte et en talons, bataillant pour garder la main de sa fille dans la sienne, Sura tâchait de garder l'air digne. Car ce n'était pas l'envie qui lui manquait de trépigner comme le faisait sa fille depuis des jours. Elle mourrait d'envie de tenir à nouveau un bébé dans ses bras, d'autant plus que cette petite chose était la cousine de sa fille. C'est donc à petits pas pressés que la minuscule famille Guthrie se présenta devant  sa contrepartie plus nombreuse, où attendaient déjà deux invités dont Sura avait une connaissance très relative. Elle se souvenait les avoir croisés au lycée et savaient qu'ils étaient jumeaux. N'ayant aucun souvenir négatif d'eux, elle leur adressa un large sourire. « Bonsoir ! Vous n'entrez pas ? » Sans attendre, elle se fraya un chemin difficile entre les deux et tourna la poignée, et enfin, bingo, le couloir d'entrée de Clara leur apparut, déjà encombré de manteaux, paquets et autres signes de festivités.  Sura s'engouffra sans attendre après avoir fait passer Lulu devant. « CLARAAAAA ! C'est nous ! Et il y a bonnet blanc et blanc bonnet aussi. » cria-t-elle avec un naturel déconcertant alors qu'elle se débarrassait de tout ce qui l'encombrait. « Désolée, j'ai oublié vos noms. Je suis Sura, au fait. » souffla-t-elle à l'égard des deux invités, un sourire contrit aux lèvres.  Lulu, quand à elle, baguenaudait déjà avec simplicité, recherchant sans doute déjà les câlins et embrassades dont elle était friande.

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Party girls don't get hurt. Can't feel anything, when will I learn ? I push it down, push it down. I'm the one "for a good time call". Phone's blowin' up, they're ringin' my doorbell...
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Clara Chamberlain

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MessageSujet: Re: il est né le divin enfant!   Dim 3 Jan - 22:39

Clara n'a jamais été une parfaite hôtesse de maison et ne se mue dans ce carcan trop terne pour elle qu'une fois par an, pour les fêtes. Elle ne fait pourtant jamais les choses à moitié et pourrait sans doute devenir une cuisinière émérite si, et seulement si, elle prenait le temps. Mais c'est ça, le vrai problème de Clara : sa priorisation bancale. Toute à sa course effrénée à la vie parfaite, son travail rêvé, elle n'a pas le temps pour toutes ces choses du quotidien, les cafés entre filles, les dîners entre amis à domicile et le reste. Elle, elle aime être pressée, sous pression avec des deadlines intenables, des réveils à l'aube et des soirées bien occupées à se construire un grand plan de vie. Sans travail, en pause dans son marathon contre elle-même, Clara reporte son entêtement épuisant sur tout ce qui la désintéressait auparavant (son blog exclus). Aussi, elle a quasiment doublé les invitations au traditionnel repas de Noël et sans doute facilement triplé les plats, en faisant comme à sa désastreuse habitude... trop. Quand la sonnette retentit une fois, puis deux, elle prend le temps de scanner la pièce de ses opales ambrées critiques, pour vérifier que tout est en ordre, que tout est parfait. Et ça l'est, alors elle avale les pas jusqu'au corridor pour tomber nez à nez avec Elijah. Et Rosalie, mais son cerveau l'occulte bien vite, tout absorbé qu'il est par sa silhouette. Clara le détaille un long moment et cherche quelque chose de différent chez lui, maintenant qu'il est moins un ami et plus un étranger. Elle s'attend à ce que leur intimité perdue et les jours passés l'un sans l'autre modifient drastiquement le portrait qu'elle se fait de lui, mais non, il est égal à lui-même avec son air digne de héros grec et ses traits tranquilles. Contrairement à ce qu'elle prétend quotidiennement pour supporter plus facilement le manque de lui, constant, Clara réalise qu'elle ne le déteste pas. Et encore c'est une litote, pur produit de sa mauvaise foi. Il s'exclame comme dans l'une de ses pièces et elle répond à son sourire. Qu'est-elle censée balancer ? Un bienvenue chez toi puant le cynisme ? Le problème de Clara c'est qu'elle ignore comment composer avec les entre-deux, les eaux troubles et toutes ces conneries. Elle n'est flamboyante que dans l'excès, l'amour ou la haine. Dans le doute, elle s'exclame gaiement à son tour un « Toi aussi » un peu merdique tout en débarrassant Elijah. Elle balance un merci pour la forme et hoche la tête sans rien ajouter parce que Faye refuse d'allaiter Olive alors que tout le monde le dit, l'écrit, le hurle, c'est essentiel au moins les trois-quatre premiers mois et Clara est convaincue que le bébé va développer au moins un millier de carences à cause de cet affreux lait en poudre. A la place de se répandre sur son nouveau rôle de marraine la bonne fée, Clara salue Rosalie. Elle l'étreint avec emphase, comme une vieille amie avant d'en faire de même avec Elijah. Clara n'est pas très douée avec les démonstrations d'affection tendres et dénuées de sous-entendus licencieux. Trop brusque ou peu sensible, elle ignore la cause mais  lorsqu'elle se presse contre Elijah pour le saluer, là où il s'en gardait bien, c'est de façon un peu gauche, peu naturelle. Contre lui pour un centième de seconde, elle en profite pour répondre à sa question, l'air de rien. «  Dans ta chambre... mais c'est temporaire. » se presse-t-elle d'ajouter avec une innocence feinte au bout de la voix, comme si elle se montrait seulement factuelle. Clara ponctue de son sourire d'ingénue et débarrasse ses invités. Elle guide Rosalie jusqu'au salon lorsque la sonnette retentit. «  Je suis à toi dans une minute. » s'excuse-t-elle avant de pivoter sur ses jambes pour aller ouvrir. Mais la blondeur angélique de Sura et sa petite tornade apparaissent déjà dans son champ de vision et Clara se précipite pour dévorer les joues rebondies de Lulu de baisers sonores. « Salut mon petit monstre !  » lance-t-elle en chatouillant le ventre de la petite pour un instant avant de se relever vers sa mère, accessoirement sa meilleure amie devant l'éternel. « Hein ?  » L'incompréhension se lit pour un quart de seconde sur son visage rapport aux bonnets, avant qu'Harry et Kitty ne pénètrent à leur tour dans l'étroit couloir. « Oh. Je te présente Harry, et voici Kitty. On a quasiment grandi ensemble, nos parents habitent à côté. » Et c'est la raison pour laquelle elle a développé une amitié aussi forte avec les deux, malgré leurs nombreuses différences. Elle doute qu'Harry l'aurait ne serait-ce que tolérée, s'ils s'étaient connus au lycée. Clara récupère l'air de rien les affaires qu'a laissé traîner Sura, un peu trop maniaque pour son propre bien, et fourre le tout sur son lit avant de saluer les jumeaux. Elle les embrasse, l'un puis l'autre, et accroche son regard sur les superbes roses claires  qui entravent Harry. « C'est adorable, merci ! Je t'aurais bien dit qu'il ne fallait pas et tout ça, mais c'est la couleur préférée de Faye alors elle sera ra-vie.  » Une fois encore, elle débarrasse ses invités, glisse sous le sapin ce qui doit y être, apporte les mets à la cuisine et laisse le reste dans sa chambre. Tout le monde est réuni au salon, à l'exception notable d'Elijah et Faye... et d'Olive, qui sait déjà se faire attendre, une vraie princesse. « Installez-vous, les retardataires ne devraient plus tarder, je vais préparer l'apéritif.  » Par préparer, elle entend soigner la présentation et tout poser sur la table puisque Clara restant Clara, tout est déjà plus que prêt.

Désolée pour ce message parfaitement inutile, ça ira mieux quand tout aura démarré
Sinon vous trouverez en spoiler le plan de table (on peut bouger des trucs si ça vous pas )

Spoiler:
 

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Elijah Wingham

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MessageSujet: Re: il est né le divin enfant!   Lun 4 Jan - 20:17

Elijah déglutissait. Sa main restait ouverte, vide et inerte. Il s'efforçait de conserver son calme en aspirant et rejetant une grande masse d'air. Crispé, surpris et décontenancé, le metteur en scène se tenait raide tandis que Clara l'enlaçait. Elle devait le faire exprès, sans doute pour provoquer sa colère. Ça le n'aurait pas étonné. Clara semblait toujours prendre part à de drôles de jeux. Rendre fou son monde, lui faire tourner la tête avant de lui faire perdre pied. Elle était tout bonnement déconnectée de la réalité Clara, évoluant dans un univers parallèle qui n'avait de sens que pour elle. Elle ne s'éternisa pas dans ses bras, quelques instants après, elle n'était déjà plus là. Elijah ne broncha pas même s'il ne rêvait que de glapir, d'aboyer et de reculer si fort qu'il se retrouverait collé à la porte d'entrée. D'un signe de tête, pour accompagner ses paroles, elle désigna la pièce derrière. Dans sa chambre mais c'était temporaire. A ses mots, Elijah fronça les sourcils tandis que sa bouche se fendait en une moue. Il aurait voulu relever, lui faire corriger chaque mot, chipoter sur les adjectifs possessifs et la notion de temporalité. Sa chambre ? Non, d'une, ce n'était plus sa chambre depuis des mois. Et, de deux, pourquoi devait-elle lui assurer cette appropriation de son ancien espace privé ne durerait pas ? Il n'en avait cure. Enfin, c'était là la version officielle, la seule à laquelle ses pensées s'y tenaient. Il ne ressentait pas le moindre fourmillement en parcourant des yeux son ancien appartement ni même une certaine nostalgie en le traversant pour atteindre son ancienne chambre. Les phénomènes physiques que son corps pouvait connaître à l'instant n'étaient qu'un de ces nombreux cas inexpliquées de réactions sensitives. Peut-être devait-il faire étudier son cas ? Laisser la science tirer ses propres conclusions plutôt que s'en remettre à l'explication psychologique. Il le fera, un jour, évidemment, quand sa propre conviction ne portera plus les mensonges qui tordaient son esprit. La main sur la porte, Elijah s'empressa de toquer. Il entendit une réponse, une réponse qui ressemblait fortement à oui. N'attendant pas plus, le metteur en scène rentra dans sa chambre reconvertie en nursery. C'était étrange, aujourd'hui plus qu'à un autre moment d'entrer dans cette pièce et de constater l'étendue des changements. Partie l'étouffante atmosphère. Il n'y avait plus que du rose, un sol jonché de jouets et un berceau trônant au milieu de la chambre. Faye demeurait introuvable. Fermant la porte derrière lui, Elijah regarda un peu partout avant que ses yeux ne s'arrêtent net. Faye. Prostrée contre un mur, l'observant de ses yeux désséchés à force d'avoir pleuré. « Faye ? » La seconde d'après, Elijah était prêt d'elle. Ses traits habituellement sereins étaient déformés par le soucis et la peur. « Que s'est-il passé? Pourquoi tu as pleuré ? » Il n'était qu'à un souffle d'elle. Tête recourbée, menton touchant ses omoplates, de grosses gouttes s'échappaient du rideau de ses cheveux.  « Pourquoi tu... pleures ? » 

_________________
les images de la veille se superposent aux détails du wagon. elles flottent devant mes yeux comme sur la houle. je te revois perdue dans la foule avec tous ces mongols bourrés qui dansent n'importe comment.

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Iki Katô

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MessageSujet: Re: il est né le divin enfant!   Lun 4 Jan - 20:23

- Tu vas où déjà ?
- Voir Faye.
- Ah oui…
Yamato répond distraitement en caressant les cheveux de sa sœur qui se laisse faire sans rien dire, les yeux dans le vague. Elle a accepté qu’on lui prête des vieux vêtements portés par Ogi avant elle, mais plus joli qu’un pantalon troué et qu’un pull trop grand, des vêtements pour les presque grands. Et maintenant, elle accepte aussi que Yamato brosse ses cheveux qui dégoulinent en cascade de charbon sur ses épaules d’encore petite fille.
Elle a à la fois un corps d’enfant et un corps de femme, Iki. Ses frères sont plus conscients qu’elle de ses seins qui ont pourtant à peine poussé, de ses longues jambes qu’un coup de vent pourrait briser et puis de son charme sauvage qui n’appartient qu’à ces presque bout de femme qu’on appelle jeunes filles et qui ne sont même pas conscientes qu’elles sont jolies. Iki, elle se fiche bien d’être jolie. Mais ses frères tendent depuis un moment l’oreille quand sur son sillage on dit qu’elle est belle. Ils n’aiment pas ça, les garçons Katô, quand quelqu’un s’intéresse de trop près à leur Iki, parce qu’ils ont peur qu’on profite d’elle ou qu’elle déraille, et qu’ils savent qu’ils ne pourront pas toujours être là pour rattraper les dégâts. Pas toujours là non plus pour la protéger. Alors pour le moment, quand on dit qu’elle est belle c’est comme quand on dit qu’elle est folle : ils jettent des regards noirs et puis parfois ils cognent.
- Voilà c’est fini.
La grande sœur porte un dernier coup de brosse aux cheveux lisses depuis longtemps d’Iki : elle n’aime pas vraiment la voir partir à vrai dire (surtout le soir), même si ça n’est plus vraiment une enfant. Elle a toujours peur qu’on lui fasse du mal ou qu’elle s’en fasse toute seule.
Maintenant Iki se tourne et lui sourit avec les dents, enfile un pull usé par-dessus le plus joli t-shirt qu’elle a pu lui trouver et Yamato soupire en secouant la tête.
- Pas ce pull Iki…
Sa petite sœur gonfle les joues en faisant le mouvement inverse pour refaire passer le pull par-dessus sa tête et observe son aînée qui fouille dans un tas de vêtements éparpillés sur le lit. Elle lui tend un pull un peu plus joli et Iki l’enfile sans faire d’histoires. En vérité, elle n’en a rien à faire, de comment elle s’habille alors la plupart du temps, elle s’habille n’importe comment. Il n’y a que ses tenues de scènes qui lui tiennent à cœur (un peu).
- Allez, faut pas que tu sois en retard.
Elles se lèvent et pendant qu’elles marchent dans le couloir, Yamato demande doucement :
- Elle va comment, au fait, Faye ?
Iki hausse les épaules sans la regarder.
- Bah je sais pas trop, elle vient d’avoir un bébé. Bof.
- Ah oui, bof.
Tout le monde la connait ici, Faye, et tout le monde l’apprécie. Alors quand Iki dit « bof », pour Yamato, ça n’est pas compliqué de comprendre que ça veut dire : ça va pas fort, parce qu’elle connait sa sœur et qu’elle sait l’inconnu que représentent les états d’âme d’autrui et comment tout lui échappe autant qu’elle le saisit. Ça lui serre un peu le cœur d’imaginer cette gamine de dix-huit ans forcée de devenir maman, peut-être parce qu’elle s’imagine que ça pourrait être Iki.
- Tu as prévu un cadeau ? demande-t-elle encore.
- Ah, non. J’ai oublié.
Elles s’arrêtent, Iki fronce les sourcils et Yamato lève les yeux au ciel.
- Je le savais. T’es pas possible Iki, avoue que tu n’y as même pas pensé. Heureusement que j’avais prévu ça, hein.
Tout en parlant, elle se dirige vers leur toute petite cuisine, sa petite sœur sur les talons et avant qu’elle ne puisse y entrer, en ressort et lui fourre entre les mains une petite boîte entourée d’un joli ruban rouge.
- J’ai fait des gâteaux. C’est pas grand-chose mais c’est mieux que rien…
Elle a des restes de rêves oubliés au fond des yeux quand elle dit ça, Yamato. Faut souvent faire la poussière dans son cœur. Elle aurait aimé pouvoir être de ceux qui font des beaux cadeaux pour leur amis à Noël, de ceux qui ont pas juste des vêtements qui ont déjà servi trois fois pour habiller ses cadets, arrêter de trouver des pistolets dans les placards et de la drogue dans les tiroirs. Mais c’est sa vie et elle fait avec, parce que c’est comme ça et qu’elle s’est interdit de flancher. Elle se dit qu’il y a pire, et puis, ils sont pas malheureux.
Y a qu’à voir Iki, elle n’est pas malheureuse, elle. Elle a gardé une âme d’enfant alors que tout autour d’elle ne la prédestinait qu’à être de ces pauvres âmes qui doivent être grand à tout juste treize ou quinze ans.
Iki ne lui répond qu’avec un sourire immense et elle se dit que rien que ça, ça suffit à faire la poussière dans son cœur. Elle la suit, elle et sa boîte de gâteau, lui prête aussi un manteau et croise les bras sur sa poitrine en la regardant partir.
- A plus tard ! Merci pour les gâteaux, c’est trop cool. lance Iki.
- C’est rien. Amuse-toi bien !
La porte se referme sur leurs sourires.
Yamato entend la voix d’Iki qui résonne dehors et elle jette un coup d’œil par la fenêtre sur la silhouette de sa sœur qui disparaît dans la brume du soir.
- Elle est quand même pas partie avec ses chiens ?!?
(…)
Iki marche seule, dans les rues qui s’écroulent un peu sur leurs fondations : sa vieille ville tangue autour d’elle.
Elle a l’habitude.
Elle a l’habitude mais elle les aime bien ses murs aux briques cassées et les gens fatigués qui rentrent du boulot sans la regarder, elle projette toutes ses histoires dessus. Elle a toujours vécu ici. Et elle ne s’imagine pas vivre ailleurs. Branche et Edgar trottinent sur ses talons.
Maintenant elle sort de son territoire pour en gagner un autre, elle le connait aussi, elle connait tout ici parce qu’elle n’a jamais eu grand-chose de mieux à faire que d’apprendre sa ville par cœur. Ici, certains se mettent à la regarder, et on regarde aussi ses deux énormes molosses qui font tinter leurs griffes sur le trottoir. Ca détonne un peu plus que là-bas. Ca étonne un peu plus, aussi. Mais ici, ça va encore, les gens, elle en connait certains et puis ça n’est pas tellement mieux que dans son coin. Iki, dans la nuit, arpente les rues en solitaire, va de quartier en quartier.
Elle ne lit pas les noms de rue, de toute façon elle ne pourrait pas parce que pour elle ce ne sont rien que des lettres qui se mélanges sans faire sens. Ça pourrait tout aussi bien être des dessins. Elle regarde les numéros en cherchant dans sa mémoire des souvenirs qui pourraient lui dire où elle doit s’arrêter, mais elle ne sait même plus si elle est déjà venue ici. Chez les Chamberlain, elle connait, mais ici, elle ne sait pas. Elle demande à des passants, où c’est chez Clara, y en a plein qui ne savent pas mais l’un d’eux fini par lui indiquer un bâtiment un peu plus loin. Iki franchit les derniers mètres qui la séparent de l’endroit où elle devrait peut-être déjà être, elle ne sait pas, monte les marches de l’appartement et toujours ses deux chiens sur les talons et la boîte de Yamato à la main, sonne au numéro que Faye lui a donné.
C’est Clara qui lui ouvre après un temps, elle la connait Clara, un peu comme Faye connait ses aînés, un peu comme on connait les grandes sœurs de ses amis.
- Salut.
Iki sourit de toutes ses dents, tend son paquet à Clara et se glisse sans attendre à l’intérieur, Branche et Edgar derrière elle. Il y a déjà des gens, elle ne les connait pas, mais il n’y a pas Faye et elle fronce les sourcils en demandant :
- Elle est où, Faye ?
Puis, sans attendre de réponse, jette un coup d’œil à ses chiens – ils explorent le salon et les invités – et hausse les épaules.
- En fait c’est bon je vais trouver toute seule ! déclare-t-elle en disparaissant dans le couloir.
Elle pousse les portes une par une en appelant son amie qui ne répond pas, puis parvenue devant l’une d’elle, entrouverte, la pousse doucement pour découvrir un lit de bébé et puis dans un coin, son amie effondrée et un homme juste à côté d’elle.
- Ah, Faye !
Iki s’exclame sans un regard vers l’intérieur du lit du petit morceau de Faye qui a vu le jour il y a quelques temps et qui semble avoir pris avec elle une partie de la vie qui l’habitait. Puis elle avise l’homme en fronçant les sourcils, retient son « vous êtes qui ? » en les fronçant de plus belle, et reporte sur le visage fatigué de son amie encore trop enfant pour être maman son regard bourré d’étoiles. Elle les lui donnerait toutes, s’il le fallait.
- Qu’est-ce qui se passe ? souffle Iki en s’approchant sans trop savoir quoi faire, la voix pleine de l’innocence de ces gens démunis face à la souffrance d’autrui mais désirant aider quand même du meilleur qu’ils peuvent.
Elle se glisse tout à côté de Faye en souriant pour deux.

_________________

mais toute la journée, j'ai cligné des yeux, sans doute les miettes d'un rêve de sable resté coincé sous les paupières.


Dernière édition par Iki Katô le Mer 6 Jan - 18:44, édité 1 fois
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