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 j'aurai aimé, tu sais, éviter nos fausses mesures. j'aurai même préféré de nous, une lettre d'injures.

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Amelia Myers

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MessageSujet: j'aurai aimé, tu sais, éviter nos fausses mesures. j'aurai même préféré de nous, une lettre d'injures.   Jeu 31 Déc - 0:10


Et nous les premiers étonnés, de récolter ce que l'on s'aime.


La voiture est garée depuis cinq bonnes minutes dans l’allée de leur maison mais Amelia ne parvient pas encore à en sortir. Son visage est baigné de larmes ; elle n’en peut plus de cette vie. Et elle ne peut pourtant s’en prendre qu’à elle. Mais si Clyde essayait, juste pour une fois, de se montrer un peu plus indulgent, peut-être parviendraient-ils à se reconstruire, à se retrouver ? S’il ouvrait un peu les yeux, et acceptait de l’aimer telle qu’elle était, peut-être parviendrait-elle à oublier Ethan ? Elle finit par pousser un profond soupir pour mieux se ressaisir. A quoi bon s’apitoyer de la sorte sur son sort ? Cela ne résoudra rien, surtout quand elle est responsable du malheur qui s’abat sur elle. Remerciant intérieurement l’inventeur du maquillage waterproof, elle se repoudre légèrement pour cacher au maximum ses yeux rougis et se décide enfin à retrouver la demeure conjugale. Elle ne peut s’empêcher de ressentir un léger soulagement en entendant l’eau couler de l’étage ; ses yeux auront le temps de se déshumidifier jusqu’à ce qu’elle puisse le saluer. Mais alors qu’elle range ses affaires sur le porte-manteau, Amelia se demande si le plus simple ne serait pas de faire comme si leur vie était la plus normale, de se laisser à un peu de folie. Cela lui manque tant, mais peut-être ne prend-elle pas assez sur elle pour refaire naître la passion entre eux ? Elle ne peut se contenter de reprocher cette routine à Clyde. Les efforts doivent être communs, pour que leur couple reprenne le chemin qui leur a toujours été destiné. Elle a besoin de spontanéité, de plus de vie, mais aussi d’amour et surtout de retrouver Clyde, son mari, son Clyde. Elle abandonne ses talons de douze au pied de l’escalier, et monte les marches quatre à quatre jusqu’à arriver devant la salle de bain. Elle n’est pas encore entrée dans la pièce qu’elle commence à retirer sa robe, qui devient beaucoup trop épaisse. Amelia a chaud, Amelia a faim de son époux. Comme cela fait longtemps qu’elle n’en a pas eu faim. Elle tamise légèrement la lumière en entrant dans la pièce et salue l’homme de sa vie comme il se doit : « Salut mon amour… » Sa voix est suave, séductrice. Comme avant. Sa robe est jonchée sur le sol, et elle est entrain de retirer son soutien-gorge quand elle aperçoit son reflet dans la glace. La rouquine déglutit. Elle avait baissé la luminosité pour rendre l’atmosphère plus romantique, mais finalement, ce n’est pas plus mal. Clyde verra moins les rides au coin de ses yeux, les vergetures sur ses cuisses, et son corps plus flasque. Elle soupire, mais ne s’attarde pas sur l’image. Clyde lui manque plus que jamais, et même cette haine qu’elle nourrit contre elle n’aura pas raison de ça. Son tanga échappe d’ailleurs de justesse à l’eau quand il abandonne ses pieds alors qu’elle monte dans la douche. L’eau ruisselle sur le visage surpris de Clyde, et si elle s’empresse de goûter à ses lèvres, ce n’est que pour mieux s’éloigner quelques secondes plus tard et mieux l’observer. Dieu qu’il est beau. Chaque jour, il est de plus en plus beau. Contrairement à elle. L’image d’Ethan lui soufflant comme elle est belle traverse un instant son esprit, mais elle ne s’y attarde pas. Cela ferait beaucoup trop mal. Et puis, elle se le promet. Ce soir, toutes ses pensées sont pour Clyde, pour leur couple. Ils peuvent survivre à tout ça. Cette soirée est la leur, celle de leur nouveau départ. Plus rien ne les arrêtera après ça. « Tu es beau, mon amour. » souffle-t-elle contre ses lèvres avant de les retrouver. Elle se serre contre lui, frissonnant comme au premier jour sous son étreinte. Ce corps, elle le connait par cœur, et pourtant, jamais elle ne se lasse. Tant qu’il promet de l’aimer pour ce qu’elle est, Amelia s’offre à lui, pour l’éternité. Et plus encore. Elle laisse ses mains glisser sur son corps athlétique, sentant le désir monter en elle. Elle y croit, Amy. Elle y croit que cette fois, ça sera la bonne, qu’ils mettront tout ça derrière eux pour une fois pour toute. Elle y croit tant qu’elle ne réfléchit plus, qu’elle est transportée par cet amour qui les unit. Sa peau s’électrise chaque fois qu’elle rencontre la sienne, elle frissonne sous sa langue mais elle est surtout insatiable, comme si cela faisait des années qu’ils avaient été séparés. Cela faisait quelques heures à peine et pourtant, elle avait rarement ressenti un tel sentiment d’exaltation en lui faisant l’amour. Avec peut-être un peu trop de vigueur, elle le repousse contre le mur et laisse ses lèvres descendre le long de son abdomen avant d’attendre l’objet de leur plaisir commun. Cette position, pourtant, Amy n’en est pas la plus grande fan, mais c’est sa façon à elle de lui montrer qu’elle est tout à lui, qu’il peut cesser de craindre qu’elle ne s’en aille. Sa manière de lui prouver qu’elle est prête à tout pour lui ; sa langue et ses mains s’activent à son plaisir autant que son cœur et son cerveau cherchent le moyen de trouver l’absolution. Et dans un cas comme dans l’autre, elle ne compte s’arrêter que quand le saint Graal sera trouvé. Une fois son mari satisfait, Amelia ne résista pas à l’envie de se blottir dans ses bras, continuant de couvrir son cou de baiser. Elle n’avait pas trouvé de meilleur moyen de lui dire qu’il pouvait cesser de s’inquiéter.

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MessageSujet: Re: j'aurai aimé, tu sais, éviter nos fausses mesures. j'aurai même préféré de nous, une lettre d'injures.   Ven 8 Jan - 16:18

Clyde laisse l'eau couler. Il essaye de se vider la tête après cette longue journée. Comme souvent, elle n'a été rythmée que par deux choses : son travail et ses doutes. La deuxième partie de sa journée peut même englober l'autre : la peur de mal faire, de ne pas être assez bon, ni parfait, englobe autant son travail que ses relations avec les autres. Le promoteur immobilier pense tout d'abord à son amitié avec Ally qui lui tord l'estomac ; au fait qu'ils se comprennent de moins en moins, voire plus du tout. Malgré la discussion houleuse qu'ils ont eu en présence d'Oscar, aussi fautif qu'elle dans l'histoire, il ne cesse de repenser à son regard meurtri lorsqu'elle a compris qu'il était blessé par l'évidence. Pour lui, apercevoir son « ami » (ancien ami serait peut-être plus adapté, vu les circonstances) torse-nu auprès d'une jeune femme aussi adorable qu'Ally, qui plus est enceinte, a enclenché chez lui un mécanisme de réflexion assez singulier. Ce qui amène à la deuxième relation, cette fois-ci encore plus imposante que la première quand il s'agit d'envahir ses pensées, celle que Clyde entretient avec Amelia, sa femme. Celle qu'il est supposé aimer toute sa vie car il l'a choisie et inversement. Ils se sont dits oui. Tous les deux. L'un n'a pas forcé l'autre, Clyde n'a pas obligé Amelia à l'épouser. Elle a accepté comme une grande, a pris cette décision importante seule. Et elle l'a brisée avec autant de facilité en allant voir ailleurs. Elle a préféré lui cacher être malheureuse à ses côtés plutôt que de tout lui dire en face. Le promoteur immobilier a dû encaisser de le découvrir « grâce » aux rumeurs qui courraient en ville, selon lesquelles sa femme, sa ravissante Amelia, avait été aperçue au bras d'un autre. D'un petit tatoueur de pacotille, méprisable et répugnant. Clyde le hait. Il le déteste pour lui donner l'impression de n'être qu'un moins que rien en comparaison, il le maudit pour avoir apparemment offert à Amelia ce qu'il ne pouvait lui offrir. Quoi ? Le brun y réfléchit toujours ; il a déjà tout donné pour elle : de l'amour, de l'argent, une belle maison, un avenir brillant, peut-être un jour des enfants lorsqu'elle concédera à passer ce cap à ses côtés. Ce serait peut-être même leur solution à eux, une façon nouvelle de sceller leurs destins à jamais. Mais elle refuse et se dérobe à sa demande. Elle n'est pas « prête ». Alors Clyde se remet en question, encore et encore, il cherche avec minutie le moment où il a échoué au profit d'un autre homme qui l'a surpassé. Entendant la porte de la salle de bain s'ouvrir, le promoteur immobilier recouvre ses esprits. Il se passe les deux mains sur le visage pour se sortir de cette nouvelle torpeur morfondante qui l'a à nouveau envahi sans qu'il y fasse attention, et tente de comprendre ce qui se passe à travers le bruit de l'eau qui l'empêche de réfléchir de façon correcte. Son regard qui tombe sur Amelia est étonné. Que fait-elle ici ? Et qu'est-ce... qu'est-ce qu'elle fait ? Clyde l'observe enlever sa robe sans un mot. Il est fou amoureux. De sa peau, de son corps, de son regard, de sa chevelure qu'elle rejette en arrière. Il aimerait pouvoir lui souffler en retour que c'est elle la plus belle femme au monde, qu'à côté d'elle il passe inaperçu, qu'il n'est plus rien, et que c'est même encore pire en son absence, on ne le remarque pas. Sa femme dégage cette force à elle toute seule qui peut déstabiliser mais que Clyde a appris à aimer de tout son être. Il s'y raccroche. Dans les moments de doutes et les instants de faiblesse, il veut pouvoir se retenir à cette personne qui représente tout pour lui, son passé, son présent et son futur, mais il y parvient de moins en moins. Pourtant, ce soir, il accepte ses lèvres contre les siennes, puis ses lèvres contre son corps. Il a besoin de ce contact pour se souvenir que, oui, Amelia est sienne, et non pas celle d'un autre. Malheureusement, il a de plus en plus de mal à y croire. Il ne perçoit plus cette sincérité dans ses gestes qu'il pensait deviner auparavant, lorsque le monde tournait rond pour eux deux, et il profite de l'instant sans réellement en avoir conscience. Son esprit divague au loin, dans un au-delà où l'image de sa femme dans les bras d'un autre homme, de ce Ethan, est placardée sur tous les murs de la ville. Partout où Clyde passe, s'avance, fuit, il est confronté à ce mensonge qui a été celui de sa femme durant trop de temps et qui l'empêche dorénavant de l'envisage sincère même 5 petites minutes. Les baisers qu'elle dépose avec tendresse au creux de son cou le font tourner la tête. A présent qu'il est reconnecté avec l'instant, il réalise que ce qui se passe n'est pas normal. Ils n'ont pas fini. Toute cette histoire n'est pas terminée et elle le hante jour après jour, alors qu'Amelia donne l'impression de ne presque plus y penser. « J'arrête pas d'y penser. » Il lâche ça comme une bombe, alors que l'eau continue de rouler sur leurs peaux collées l'une contre l'autre. Le promoteur immobilier balance cet aveu sans ménagement alors que, malgré toute sa bonne volonté, ses bras ne peuvent se résoudre à ne pas encercler le corps merveilleux de sa femme tout près de lui. « A toi et lui, à vous deux », qu'il poursuit sur le même ton. De cet air absent et paumé qu'il lui sied si bien au teint depuis qu'il a appris toute la vérité. « Et je pense aussi à tous ces moments où t'as pas été là. » Un pouffement malvenu s'évade de ses lèvres. Clyde s'en veut de réagir de la sorte, de se montrer aussi méchant, mais la souffrance est une chose qu'il ne tolère pas ni ne peut supporter. Il peut donner l'impression d'avoir les épaules pour, dehors, en société, mais en fait il endure beaucoup trop en trop peu de temps et cela semble avoir déréglé toutes ces certitudes qu'il s'acharne à maintenir en place depuis toutes ces années. « Je me rends compte qu'il y en a eu beaucoup. Ils s'accumulent ces derniers temps, ça me revient par bribe. » Secouant la tête, le brun libère Amelia de son emprise. « Tu peux... », souffle-t-il doucement, en lui faisant signe de s'éloigner. Pourtant, avant qu'elle accepte de se résoudre à écouter sa demande, les lèvres du promoteur immobilier viennent se déposer contre son front. De façon un peu abrupte, mais elles laissent une trace contre sa peau aussi douce que du satin, elles écrasent une présence absente à même son être avant qu'il ne se recule. Clyde ne sait pas pourquoi il fait ça. Il est censé être énervé. Il lui en veut, pour tout ce qu'elle a fait. Il lui reproche toutes ces pensées et tous ces doutes qui le poursuivent mais il s'en veut à lui-même pour être aussi partagé. Il essaye de lui faire comprendre que ce n'est pas facile pour lui, alors que d'un autre côté il étouffe de ne pouvoir lui offrir les mêmes attentions qu'avant. Il aimerait pouvoir le faire. Tous les jours, mélangés à toutes ces idées sombres, comme les interrogations incessantes sur les activités d'Amelia, Clyde songe à tous ces présents qu'il croise sur sa route et qu'il pourrait lui offrir. Un bijou, un bouquet de fleurs, une robe, une soirée prestigieuse en tête à tête, une balade de nuit près du lac. Le promoteur immobilier a des idées plein la tête. Il s'imagine que ça pourrait arranger les choses, panser à sa façon les blessures... puis il prend conscience que non, ça ne peut rien améliorer. La trahison reste bel et bien là, elle rode, veille à ce qu'il n'oublie que l'espace de quelques secondes à peine ; après une idée de cadeau à faire à Amelia, Clyde se prend en pleine pensée le revers de la médaille, une idée opposée et contraire, qui lui remémore le visage meurtrie de sa femme lorsqu'elle lui a enfin annoncé sa trahison. Ce baiser contre son front démontre une fois de plus le gâchis de leur vie, cette erreur commise par la jeune femme alors que Clyde éprouve le plus grand des maux à se défaire de ses petites attentions sincères à son encontre. « Recule Amelia. » D'habitude, il l'appelle souvent Amy, voire Am. Sauf que ce soir il se sent si loin d'elle qu'il oublie de le faire. Pour la première fois.

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MessageSujet: Re: j'aurai aimé, tu sais, éviter nos fausses mesures. j'aurai même préféré de nous, une lettre d'injures.   Mar 12 Juil - 13:00

Chaque phrase qu’il prononce est comme un coup qu’il lui assène. Il ne s’arrête pas. Sans doute n’a-t-il même pas conscience de la peine qu’il lui cause. L’idée de le lui reprocher, elle, ne traverse pas non plus l’esprit d’Amelia : elle n’a que ce qu’elle mérite. Elle paye les conséquences de ses actes, et ne saurait le lui reprocher, quand lui aussi doit les payer. Alors même qu’il n’a rien demandé, sinon de l’aimer toute la vie. Elle se mord les lèvres, et le serre un peu plus contre lui. Elle ne sait pas quoi faire d’autre, Amelia. Comment lui expliquer qu’elle en a aimé un autre, mais jamais comme elle l’a aimé, lui ? Que ce n’était qu’une histoire de passage, quelqu’un qui avait été là au bon moment ? Comment lui dire, comme la moindre ride la fait paniquer ? Elle ne sait pas lui expliquer qu’elle sait sa bêtise, mais que ce sont des petites choses comme ça qui l’ont poussé dans les bras d’un autre. Et puis, c’est le coup de grâce : il l’appelle comme il ne l’a jamais appelé. Du moins, la dernière fois qu’elle se souvient qu’il l’ait appelé comme ça, c’était bien avant que leur amour ne naisse. Alors, Amelia s’exécute, recule et sort de la douche. A quoi bon insister, quand il prend tant de soin à lui démontrer qu’elle n’est pas la bienvenue. L’architecte ne prend même pas la peine d’attraper une serviette, elle quitte la salle de bain et descend à la cuisine. Quelque part, elle en est certaine, se cache une bouteille d’alcool. Pas du vin, de l’alcool, du vrai. Ils en auront besoin, autant elle que lui. Une fois qu’elle l’a trouvé, elle remonte, manque de glisser dans les escaliers mais se rattrape de justesse. La bouteille ne s’échappe pas de ses mains, et c’est un miracle autant qu’une aubaine – Amelia ne se voyait pas avoir cette conversation sans un coup de main. Elle attrape finalement un peignoir en soie, et rejoint son époux. « Qu’est-ce que tu veux savoir ? » lui demande-t-elle, après avoir fermé la porte de la salle de bain. Elle essuie rapidement ses larmes qui ne cessent de couler, depuis qu’il l’a appelé Amelia. « Je te dirai tout ce que tu veux savoir. Sans filtre. » Elle ouvre la bouteille de tequila, grimace rien qu’à l’odeur mais ça ne l’empêche pas d’en boire une longue gorgée avant de s’asseoir contre le mur de sa salle de bain, tout juste rénovée. Elle tend la bouteille à son époux, et le prévient : « Tu peux me dire tout ce que tu veux me dire, Clyde. Tu peux même m’insulter, si ça peut te soulager. Mais on ne peut pas continuer comme ça. Après ce soir, il faut qu’on mette ça derrière nous. » Amelia tremble, tant ces mots sont durs à dire. Elle n’a pas envie que leur histoire s’arrête, mais cela fait des semaines qu’elle sait que cela ne peut pas continuer comme ça. Parce qu’ils se détruisent, mutuellement. Parce qu’elle ne veut pas lui rappeler éternellement cela. Elle veut qu’il garde les bons souvenirs, aussi. Amelia, elle-même, ne tiendra pas. Plus Clyde la repousse, plus Ethan lui manque. Ca, elle lui taira. Même s’il lui demande. Mais Ethan lui manque. Parce qu’il prenait soin d’elle comme personne. Parce que quand elle le croise, elle ne lit que de l’amour dans son regard, mélangé à de la peine. Mais c’est différent. Elle ne sait pas comment ils vont s’en sortir ; elle n’en a pas la moindre idée. Mais il le faut. Et ils en sont capables. Ils s’aiment beaucoup trop pour ne pas être capable de s’en sortir. L’Amour triomphe de tout, non ? A-t-elle seulement raison de vouloir tout lui dire ? Ne devrait-elle pas taire certaines choses ? Amelia est tellement perdue, que la tactique qu’elle adopte est peut-être la pire. Et si c’était ça qui précipitait la fin de son mariage ? Et si elle perdait tout, en voulant sauver son couple ? C’est quitte ou double, c’est certain. A trop en savoir, Clyde ne sera-t-il pas définitivement dégouté d’elle ? Posera-t-il les « bonnes » questions ? Elle n’a jamais cessé de l’aimer, pas même une seconde. Il faut qu’il le sache. Et si Ethan a su faire naître un feu qu’elle croyait éteint en elle, il n’y a pas un seul souvenir qu’elle ait avec lui qu’elle aurait préféré avec son époux. Mais ce n’était pas possible : pour des tas de raison. Et notamment parce qu’il voulait un enfant. Ne comprend-t-il pas le problème, ou fait-il semblant de ne pas le voir ? Amelia ne tient pas à être maman pour l’instant. Les rides s’installent sur son visage, et quelques kilos en plus s’amassent sur ses hanches : elle ne veut pas non plus devoir renoncer à toute sa jeunesse en même temps. Pourquoi ne pourraient-ils pas partir faire le tour du monde, aller danser tous les soirs ou simplement passer la nuit à discuter, sans avoir à se lever trop tôt le lendemain ? Amelia aime les journées qu’ils passaient au lit. Elle voudrait les retrouver. Elle voudrait retrouver Clyde, avant tout. Mais il y a ce mur invisible qui s’est dressé entre eux, et si elle s’efforce, autant que faire se peut, de le détruire, il semble être composé de centaines de milliers de couches l’empêchant de rejoindre son époux une fois pour toute.

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MessageSujet: Re: j'aurai aimé, tu sais, éviter nos fausses mesures. j'aurai même préféré de nous, une lettre d'injures.   Ven 5 Aoû - 11:22

Le prénom lui brûle les lèvres. La vision de ses larmes lui arrache le cœur. Pourtant, Clyde ne bouge pas d'un pouce. Lorsque sa femme s'éloigne brutalement, jusqu'à sortir de la salle de bain, le silence pesant qui envahit la pièce vient s'écraser sur ses épaules d'une force décuplée. S'il se laissait faire pour de bon, le promoteur immobilier se laisserait tomber au sol pour ne jamais plus se relever. Toute cette douleur qui s'immisce dans son corps, sa tête, sa vie depuis qu'il a appris ce qu'Amelia a fait, leur a fait, c'est une douleur qu'il ne tolère plus. Le trentenaire n'est plus capable d'avancer correctement sans trébucher, sans même commencer à lui faire du mal, à Elle. L'Amour de sa vie, cette femme qu'il chérie malgré l'erreur et qu'il apprend à haïr avec le temps. Car c'est bien de la haine que le brun ressent, parfois, lorsqu'il la regarde. Lorsqu'il pense qu'elle est déjà passée à autre chose, qu'elle est dans cet autre monde où rien ne serait arrivé, duquel il ne semble pas faire partie. Clyde est coincé ici ; dans cette ville où la plupart des habitants savent ce qu'il s'est passé, dans cette ville où on le regarde de travers, dans cette ville où on ne comprend pas son choix de l'avoir gardée auprès de lui. Lui-même commence à ne plus saisir son propre raisonnement. Une perte de contrôle sur ses pensées que Clyde abhorre de tout son être. Tout d'un coup, la chevelure de feu de sa femme refait surface dans son champ de vision, au moment où le promoteur immobilier met la main sur une serviette et en entoure sa taille. Dans cette attitude lasse qui lui colle à la peau sans trouver d'écho au cœur de son tempérament naturellement joyeux et bienveillant ; autrefois l'était-il, en tous les cas. Ses mâchoires se contractent à la première question d'Amelia. - Rien, qu'il tranche d'un ton sec. Il ne veut rien savoir, il ne veut plus rien savoir. Rien de plus que ce qu'il ne sait déjà... Et le mensonge se remet en marche. Clyde veut savoir tellement de choses. Il veut connaître les moindres secrets et faussetés de cette histoire qui n'a pas été la leur, qui a éloigné Amelia de leur mariage jusqu'à le faire douter lui. Car c'est bien lui, le fond du problème ? Le brun est bien incapable de voir une autre issue que celle-ci. L'insulter ? Clyde relève un regard à la fois sévère et triste dans le sien. - Je peux pas faire ça... Comment peut-elle croire une seule seconde qu'il pourrait se permettre une chose pareille ? Il n'est pas de ce genre, il ne le sera même jamais. Le respect qu'il doit à sa femme est aussi immense qu'éternel. Certes, les derniers temps sont difficiles et ses réactions vont parfois à l'encontre de ce principe fondamental de sa façon de voir les choses, toutefois l'architecte compte bien trop à ses yeux pour qu'il n'ose ne serait-ce songer à une insulte pour la blesser. Et pourtant... Un autre pouffement lui échappe, tandis qu'il croise les bras en l'observant prendre place contre le mur de la salle de bain. - On peut pas mettre ça derrière nous. C'est impossible. Il secoue la tête négativement. Clyde ne voit pas de solution. Il n'en voit plus depuis longtemps. Tout ce qu'il perçoit, ce sont ces cauchemars où Amelia s'évade par la fenêtre en pleine nuit, où elle passe des minutes passionnées avec son tatoueur pour revenir au petit matin comme si de rien n'était. Tout ce qu'il imagine, ce sont les mots que cet homme a soufflé à son oreille, tous les moments où il a passé délibérément sa main dans ses longs cheveux étincelants de mille feux, toutes ces secondes qu'elle a passé avec cet autre plutôt qu'avec lui. Comment effacer tout ça ? Comment effacer les véritables faits et tous les faits que ne cesse de confectionner son esprit pour le torturer ? - Comment tu veux qu'on le fasse ?, que souffle un Clyde qui refuse de regarder plus longtemps les larmes affluer au creux des prunelles de son épouse. Se saisissant brusquement de la bouteille d'alcool qu'elle lui tend, la longue gorgée qu'il en avale lui fait plisser les traits du visage dans une grimace. Le liquide brûle le temps d'une seconde sa trachée, avant que son attention ne se reporte d'elle-même sur Amelia, cette histoire, leur histoire. - J'y arrive pas. Dès que je suis avec toi, je me rends compte d'à quel point je suis faible. Ça le dégoûte, ce sentiment de faiblesse qui s'insinue en lui à présent qu'elle l'a trahie. Ça ne devrait pas être elle, et elle seule, à devoir ressentir ça à longueur de journée ? Pourquoi est-ce qu'il est celui qui s'en veut vraiment ? Pourquoi est-ce que Clyde a l'impression que sa femme est partie dans les bras d'un autre par sa faute ? C'est faux. Ça n'est pas lui le problème. Ça n'est pas lui. - J'ai même pas la force de partir. A nouveau, les mots s'écrasent comme les couteaux tomberaient des mains à l'entente d'une annonce surprenante. L'idée lui a traversé l'esprit ; de trop nombreuses fois. Mais il est là. Encore et toujours. Clyde perdure dans cette maison, aux côtés d'Amelia, à croire que leur amour va refaire surface comme par enchantement et annuler ce que le passé a détruit entre eux. Penchant la tête en arrière, le promoteur immobilier finit par replonger son regard dans celui de sa femme. Il ne vient pas s'asseoir à côté d'elle, car cela signerait pour sûr son envie de l'embrasser pour s'excuser, pour se faire pardonner de tous ces sentiments terribles qu'il peut éprouver à son égard, ceux-là même devenant aussi grands et éprouvants que l'affection et l'amour qu'il ressent pour elle depuis toutes ces années. - Je t'aime Amelia..., qu'il souffle doucement. Un aveu douloureux mais pourtant si sincère. Et, avant de réussir à poursuivre, le trentenaire avale une nouvelle gorgée d'alcool. Rien que pour se donner un peu de courage, un peu de contenance. - Est-ce que tu l'aimes ? Cette question, il l'a déjà posée, maintes fois sous-entendue, mais il a encore besoin d'en entendre la réponse étrange. Une rengaine dont il ne se lasse pas, dont il ne se lasse plus.

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