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 How is my heart suppose to beat without you (grace)

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Wren Kennedy

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Messages : 52
Inscription : 18/10/2015
Crédits : juju

ONCE UPON A TIME
Personnage: Beau
Emploi: propriétaire de la White Castle Library
Relations :

MessageSujet: How is my heart suppose to beat without you (grace)   Mar 3 Nov - 23:01

Toutes les deux semaines, d'une manière presque obsessionnelle Wren Kennedy fermait sa bibliothèque pour la journée. Une journée consacrée à un inventaire qui se voulait un peu particulier. Méticuleusement l'homme vérifiait chaque livre, son emplacement et surtout sa présence. La solitude apportait son lot de bizarrerie, comme celui de connaitre l'emplacement et le titre de chacun des ouvrages présents dans son petit palais. L'homme savait également quels livres étaient loués et ceux qui ne l'étaient pas. Rien ne dérangerait plus l'homme qu'un livre mal rangé. L'homme pouvait se révéler idiot parfois, incapable de comprendre un système pourtant si simple. Même un bébé, ayant tout de même la capacité de lire, saurait dans quel ordre ranger un bouquin. Un livre écrit par un auteur commençant par B ne se retrouvera pas avant un livre écrit par quelqu'un commençant par un A. Une simplicité enfantine dont il ne comprenait pas la difficulté. En ce jour de solitude l'homme avait l'habitude de donner un jour de congé à Nova. Il ne désirait pas l'avoir dans les pattes, personne. Juste sa personne et sa colère grandissante pour des éléments si légers que personne n'y aurait jamais pensé. Mais personne n'était là pour penser, observer, lui dicter une manière d'agir. L'homme se retrouvait seul avec lui-même, une action simple mais pourtant si plaisante. Oublier rien qu'un moment que son monde n'était que pure foutaise. Que les êtres qui l'entouraient n'étaient que de fausses personnes, des semblants d'hommes qui n'auraient jamais leur place. Qui dans une autre vie se prosternaient devant lui ou désiraient le voir mort. Mais ce monde aussi restait flou. Le néant de son existence était devenu son quotidien. Les livres, les écrits qui perduraient des siècles durant, voilà ce qui constituait son monde. Ici les mots prenaient sens. Ici tout était autre, différent que cet univers rempli d'erreurs. De ce monde où le mensonge régnait en maitre. Les allées se suivaient, les allées se ressemblaient dans leur manière de faire. Rien ne devait changer, rien ne pouvait changer. La dernière allée de sa journée marathon se profilait. Encore peu de temps avant de devoir faire face à cette non-solitude, avant de retrouver un monde extérieur qui ne lui inspirait nullement confiance. Les rangées avançaient, encore et toujours plus. Encore et toujours jusqu'à l'arrêt. Le visage se modifia, le regard se fit plus dur, plus noir, la bouche prit une moue loin d'être satisfaite, l'être tout entier montrait sa non-satisfaction. Une journée d'oubli gâchée par la faute d'un autrui. D'un être sans scrupule qui n'avait pas hésité un seul instant à s'emparer d'un bien qui n'était nullement sien. Un ouvrage qui aurait pu se retrouver perdu dans les méandres de l'oubli, à jamais volé, abandonné, détruit. Mais la mémoire du bibliothécaire possédait quelques avantages. Sans doute que le plus admirable était de se rappeler du nom de la dernière personne ayant posé ses mains sur cet ouvrage. Peu demandé, l'homme ne doutait nullement de l'auteur de sa disparition. Malheureusement, l'identité du coupable ne faisait que renforcer sa mine renfrognée. Ce fut le cœur lourd que Wren se dirigea vers le coupable. A cette heure ce dernier ne pouvait séjourner qu'à un seul endroit. Sans doute que cela ne fit que le désolé davantage. Il en était arrivé à connaitre son emploi du temps. A savoir où elle pourrait se trouver à chaque moment de la journée. Il en était arrivé au point que plus rien ou presque ne lui était inconnu mais qu'il restait l'inconnu de son existence. Le passé qu'elle ne retrouverait jamais. Arrivant finalement devant la mairie, l'homme ne perdit pas une seconde à l'accueil. Ses pas le dirigèrent directement vers la pauvre petite secrétaire de Grace qui allait, malheureusement, devoir subir sa mauvaise humeur première. « J'ai besoin de voir Madame Baker le plus rapidement possible et je ne prendrais pas un non ou un elle est occupé comme réponse. Dites-le que Monsieur Kennedy est venu récupérer un bien lui appartenant. » Il ne se formalisait pas en gentille attention. L'être se moquait bien de ce que pouvait faire madame le Maire à cet instant précis. Ou plutôt, il tentait de ne pas y penser. Comme il tentait de l'oublier chaque fois qu'un homme apparaissait dans son existence. Un autre être prenant ce qui ne lui appartenait pas. Mais l'homme en lui savait qu'il n'était plus le propriétaire de son cœur. Que Fairview ne lui permettrait jamais plus de gagner cette place. Qu'il ne retrouverait jamais. La pauvre secrétaire tentait de lui expliquer qu'elle ne pouvait nullement déranger Madame la Maire de la sorte mais lui, n'en avait que faire. « Je trouverais mon chemin comme un grand. » Il était entré dans son bureau, malgré les protestations de la pauvre femme qui avait simplement le malheur d'être tombé sur le mauvais homme, au mauvais moment. « Madame Baker, j'espère que mon intrusion ne mettra pas trop en péril votre organisation mais j'ai une affaire de la plus haute importance à régler. » Parler avant même de la regarder, de se laisser happer par les souvenirs d'un autre monde. Grace…Sa Grace se retrouvait devant son tendre regard sans qu'il ne puisse avoir le moindre degré d'action. Non, il restait debout devant elle alors que son corps lui criait son envie de simplement la toucher, d'effleurer du bout des doigts l'être qui lui manquait terriblement, dont l'absence rendait son existence chaque jour un peu plus vide. Souviens-toi Grace, c'est ce qu'il tentait de crier à chaque seconde de son existence. Souviens-toi de nous, de notre amour, de moi… Mais les yeux de son interlocutrice restaient malheureusement vide des souvenirs d'antan. « Un objet a été dérobé de ma bibliothèque. Un ouvrage qui m'est très précieux… » Et je sais que c'est vous. Voilà ce que renvoyait son regard sans qu'il ne le veuille vraiment. Mais Wren ne savait pas comment agir face à Grace. Comment agir comme si le monde avait du sens alors qu'elle était l'être qui lui donnait le sens le plus profond. Pas Grace la Maire sans cœur mais sa Grace, sa beauté issue des terres interdites, du cœur froid de la montage. Un cœur que son amour n'avait fait que réchauffer au fil des années, un amour sans fin…. Un amour maudit par des réminiscences incomplètes. Par une moitié d'être qui ne pouvait que souffrir loin de l'autre moitié de son cœur…
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