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 are we all we are (oscar & clyde)

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Ally Bishop

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MessageSujet: are we all we are (oscar & clyde)   Dim 1 Nov - 19:44

are we all we are

Il n’y a aucun répit quand on vit toute seule, et personne sur laquelle s’appuyer. Parfois, Ally aimerait souffler un peu, oublier un instant toutes les tâches quotidiennes et s’évader. Mais quand elle laisse son esprit s’envoler, celui-ci lui renvoie des images qui la noient : elle, mariée, heureuse en couple, qui rentre du travail et qui retrouve son époux en pleine préparation du repas. Un homme qui aurait pensé aussi à fleurir la table de la cuisine par de jolies et odorantes roses. Un papa en devenir qui ne se voyait plus vivre sans elle. Ses yeux se rouvrent et c’est le silence qui lui répond. Les visions sont douloureuses mais elle ne parvient pas à les contrôler. Les hormones de la grossesse, lui répète son médecin, quand elle lui raconte tout ça et quelques autres anecdotes. Elle ouvrant un frigo vide et pleurant de tout son soûl en constatant les faits par exemple. C’est d’ailleurs ce qui lui est arrivé quelques heures plus tôt, et c’est les yeux mouillés qu’elle est partie faire ses courses. C’est un véritable périple pour l’institutrice de pousser son caddie entre les rayons et de croiser des familles heureuses qui se chamaillent pour une saveur ou le repas du dimanche. Elle, elle n’a personne à chérir, personne à gâter à l’aide de petits plats cuisinés maison. La torture a duré longtemps, trop longtemps, mais heureusement pour elle, prend fin. Pédalant doucement mais sûrement, elle regarde tantôt la route, tantôt le panier plein de sacs eux-mêmes remplis de provisions. Et au détour d’un virage, sa maison pointe enfin le bout de son nez. Elle ralentit puis finit par arrêter de pédaler. Elle touche le sol de ses pieds et pose comme à son habitude sa vieille bicyclette en bas des quelques marches qui mènent au perron. Et d’un coup, une bouffée de chaleur l’envahit. Elle sent ses joues se peindre de joue, comme si un feu les alimente depuis l’intérieur d’elle-même. Elle a la désagréable sensation d’être sur un manège de foire tant sa tête lui semble lourde et secouée. Et puis sa vue se trouble.
Quand elle reprend connaissance, elle est dans les bras d’un Oscar inquiet qui agite ses mains devant elle pour lui offrir un peu d’air. Et à ses pieds, un sac en plastique éventre, un carton de céréales écrasé, des boîtes éparpillées mais surtout un pot de sauce tomate complètement explosé. Et sur sa jupe, des touches rouges…. Et sur le tee-shirt du médecin, également. Elle ne se souvient pas de son arrivée, ni de sa chute. Elle ne se rappelle pas qu’avant de s’évanouir, il l’a questionné sur sa santé ni même il lui a proposé son aide pour porter les sacs sans se soucier d’ailleurs d’un potentiel refus. Tout ce qu’elle voit, c’est elle contre lui et leurs habits tâchés. Et elle s’en veut aussitôt. Elle est gênée et déjà ses joues se teintent à nouveau de rouge. Cette fois-ci néanmoins, pas de chaleur désagréable qui lui fait perdre tous ses moyens. Juste une confusion de ne pas se souvenir de la scène. Elle retrouve peu à peu ses esprits et quelques visions apparaissent comme des flashs. Elle repousse maladroitement Oscar et se relève du mieux qu’elle peut. « Je suis désolée. » qu’elle dit à bout de souffle, tandis qu’elle passe une main sur ses vêtements froissés et ses cheveux emmêlés. « De t’avoir fait peur et pour ton tee-shirt. » qu’elle complète, consciente qu’à dire vrai, elle ne sait même pas si ce sentiment s’est emparé d’Oscar. Après tout, elle n’est plus rien pour lui. Qu’une pièce de son passé, c’est tout. Elle touche son ventre machinalement. Quelle mauvaise mère fait-elle déjà ! Elle est tellement confuse qu’elle en a presque oublié qu’elle abritait dans ses entrailles un petit être. Elle s’en veut terriblement, elle meurt d’envie de se frapper la tête contre un mur mais se retient. Il y a Oscar face à elle et il n’est au courant de rien. Et puis, elle n’a pas envie de le faire fuir. Il est venu lui porter secours, elle peut bien faire un effort. Elle se force à lui adresser un faible sourire, mais elle ne sait comment se comporter face à lui, son sauveur, après tout ce qu’il s’est passé entre eux. Finalement, après quelques secondes pesantes de silence, elle s’abaisse et ramasse les dégâts, avant de s’emparer d’un sac intact se trouvant toujours dans le panier de son vélo. Avant de monter les marches qui la séparent de la porte d’entrée, elle se tourne vers le médecin et sans un mot, juste par un regard, l’invite à la suivre. Elle pose les lourdes affaires sur le plan de travail de sa cuisine, sans se soucier de savoir s’il a suivi ou non, puis se hâte de monter dans sa chambre. Dans l’escalier, elle crie. « Enlève ton haut, je vais arranger ça et tu pourras vite repartir. » Finalement et rapidement, elle redescend, un haut un peu froissé entre les mains, qu’elle tend à Oscar qui avait rejoint à son tour la pièce principale. « Tiens. » Elle est gênée, ne sait pas quoi dire, et encore moins justifier la présence du vêtement chez elle, alors qu’ils ne se fréquentaient pas. Mais le plus déstabilisant encore, c’est quand Oscar enleva celui qu’il portait pour dévoiler ce torse qu’elle avait tant admiré et touché. Elle détourne le regard, fixe le paysage par la fenêtre de la cuisine, compte les secondes qui s’écoulent. Vite que l’homme quitte cette pièce avant qu’elle ne refasse un malaise, l’ombre de sa maladie plane au dessus d’elle et la nargue affreusement.

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Oscar Noble
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MessageSujet: Re: are we all we are (oscar & clyde)   Mar 17 Nov - 17:58

Le hasard joue de troublants tours aujourd’hui, dont il n’ose pleinement se réjouir quand bien même là est le seul sentiment qui ne demanderait qu’à honnêtement l’envahir. Ce n’est que le hasard, qui lui fait trouver sa route, et bientôt ses bras, alors qu’un malaise fait perdre l’équilibre à cette fragile poupée de porcelaine qu’elle paraît être. Lorsqu’elle reprend conscience, elle le repousse, et il ne peut que la comprendre. Pour autant, il ne voudrait pas l’abandonner chancelante, même si cela signifie lui imposer sa présence. Bousculée par cette proximité, il ne l’a lui-même été qu’au tout dernier instant, lorsque l’inquiétude a avant tout monopolisé son esprit. Mais à présent, il voudrait de nouveau pouvoir l’approcher, la toucher. Il s’abstient. Sa volonté n’est rien face à la sienne. Elle est désolée, et il n’y a rien qui aurait pu le peiner davantage que de l’entendre dire. « Ce n’est rien, vraiment » Un sourire fantôme arque ses lèvres, et celui-ci ne fait que le peiner davantage. Loin de lui, les sourires ravageurs, et surtout francs, qui ont pu le noyer d’une déferlante de désir. Et en retour, lui ne peut que lui rendre un arc incertain, pas certain en effet qu’il ait ce droit. Il a le sentiment d’être un intrus, et il ne voudrait pas s’imposer davantage à elle, même d’un simple sourire. Alors, prudemment, il tâtonne et s’aventure à l’aveugle sur le terrain de la (non ?) relation qui les lie dorénavant. « S’il y a quelqu’un envers qui tu n’auras jamais à être désolé, c’est moi » Peut-être aurait-il dû s’abstenir d’ajouter cette confidence, cette évidence. Parce que c’est lui, qui a à être désolé. Mais aussi parce que la précieuse Ally a, depuis bien longtemps déjà, son pardon inconditionnel dans tous les cas de figures d’hypothétiques faux pas. Il voudrait qu’elle n’ait pas à être désolée envers lui. Il voudrait pouvoir dire qu’ils sont amis, et que ce genre d’embarras n’existe pas entre eux. « Attends, tu es sûre que… tu devrais t’asseoir, je vais m’en occuper » Il voudrait l’aider à ramasser les dégâts, qu’elle n’ait pas à se contraindre à cette tâche, mais déjà l’essentiel a de nouveau pris place dans un sac. Tout va trop vite, lorsque déjà il lui semble que la jeune femme l’invite implicitement à entrer chez elle. Il met cependant un temps à réagir, lorsqu’il tient à s’assurer qu’il ne s’est pas fait de fausses idées. Il pénètre, finalement, humblement, sur les lieux. Tel l’intrus qu’il se sait être. Il ne se questionne pas sur la présence de ce haut en sa possession, son haut, lorsqu’il a d’autres préoccupations en tête. Oscar, il ne devrait pas être là. Il ne devrait pas s’éterniser, surtout. Par respect pour la volonté (le besoin ? l’obligation morale ?) de la jeune femme de mettre fin à leur liaison, il devrait ne pas lui imposer davantage sa présence. Pourtant, il voudrait ne pas partir, pas tout de suite. Pas déjà. Il voudrait pouvoir répondre présent pour elle. Mais il ne le peut pas. Il a compromis cette chance le jour où il a fait d’elle sa maîtresse. Est-ce qu’elle le hait, dorénavant ? Est-ce qu’elle lui en veut ? Est-ce qu’il lui manque comme elle lui manque ? Sa douce Ally, elle a fait bien davantage que de consumer l’homme désireux en lui. Malgré elle, elle a également éveillé son instinct protecteur. Il voulait la protéger, oui. Mais il n’a bien réussi que l’inverse. Elle lui semble si fragile, elle lui est si précieuse, que son instinct ne demande toujours qu’à la préserver. Aujourd’hui, il est réduit à espérer que d’autres prennent soit d’elle à sa place, lorsqu’il a ruiné sa chance d’y contribuer. Le médecin, il n’est pas fier de lui. Au-delà de son mariage, il a le regret d’avoir imposé un tel fardeau sur ses frêles épaules. Comme si souvent, il est venu entier, avec sa passion, et cette bague à son doigt. Alors il le regrette, oui, mais il la regrette sûrement plus encore. Il la voit là, et il ne peut nier cette envie de se montrer plus tactile, de la prendre dans ses bras, à défaut de provoquer un échange plus intime encore. Mais il en a certainement assez fait, non ? Il voudrait ne pas avoir à disparaître de son quotidien – ou en l’occurrence, ne pas la voir déserter le sien – , et pouvoir être seulement un ami. Son ami. Mais ils ne l’ont jamais vraiment été, amis. Ils ne se sont pas donnés ce temps. Immédiatement, irrémédiablement, il y a eu cette attirance qui les a liés, bien avant un quelconque lien d’amitié. Il a encore provoqué un beau gâchis, l’homme adultère. Pourtant, ce n’est pas un gâchis qu’il voit là, au détour de ses traits fatigués ; mais sa beauté, encore et toujours. Sa beauté, et toute l’affection qu’il peut porter à ce petit bout de femme. Le voilà tel un idiot, à s’accommoder de ce sentiment de trop, frustré, et vain. Car il a beau l’avoir à cœur, il ne peut plus l’exprimer. Il n’a plus ce droit, il le sait : il s’en est privé le jour où ils sont allés trop loin. Ce jour-là, et tous les autres, toutes les semaines, et les mois, qui ont suivis. Alors elle lui manque, Ally. Mais ce manque n’est qu’un juste retour de bâton pour sa faute. Non pas envers sa femme, ou pas seulement, mais envers Ally. Car si elle était une adulte consentante tout comme il l’était, il aurait voulu pouvoir se faire assez maître de ses désirs et ainsi empêcher l’irréparable. « Tu es certaine que tout va bien Ally ? Je sais… j’ai conscience que tu préfères qu’on garde nos distances dorénavant, et je respecte ça. Mais si tu as besoin, tu… je suis là » Il n’a pas osé. Il n’a pas commis l’affront de dire que, s’ils ne sont plus amants, ils peuvent être amis. Mais définitivement, il n’aime pas l’idée de la savoir seule. Tout ce qu’il demande, si seulement il a encore ce droit, c’est son bien-être, qui provoquerait à son tour un soulagement certain chez le trentenaire. Il la regarde, et ce qu’il voit aussi, c’est tout ce qu’il aurait voulu lui offrir, et qu’il n’a pas pu. Il est réduit à espérer qu’un autre lui offrirait ce qu’elle mérite. Car elle mérite bien davantage qu’un homme marié. Que lui, un homme esclave de ses désirs, au-delà de tout bon sens. Il pourrait vite repartir. Sa volonté reste inchangée, et il n’aurait jamais dû oser espérer le contraire. Il devrait surtout se plier à sa volonté, lorsqu'il s'est bien assez imposé déjà. « Tu devrais te reposer » Le mieux serait encore qu’il la débarrasse de sa présence à cette fin. C’est le médecin qui parle dorénavant, lorsqu’il attribue son précédent malaise à une évidente fatigue, mais pas à davantage. Et ces quatre mots soufflés donnent le sentiment d’initier une conclusion à ces retrouvailles emplies de malaise. Le tee-shirt toujours en main, il n’a que trop tardé à se changer tout ce temps, et finit donc par obtempérer et se délester du vêtement tâché… pour finalement se dire qu’il aurait dû s’abstenir, et qu’il s’y prend décidément mal avec sa douce Ally.

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Clyde Myers

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MessageSujet: Re: are we all we are (oscar & clyde)   Dim 27 Déc - 20:05

Clyde est assis derrière son bureau. Le regard perdu dans le vide, rivé en direction de cette fenêtre à quelques pas de là. Il se questionne. Il se demande comment ils ont pu en arriver là. Comment il a pu en arriver là. Il ne mérite pas ça. Il n'a rien fait pour. Clyde Myers est exemplaire. On ne peut rien lui reprocher, ni reprendre ses actes ou ses paroles. Il possède cette élégance naturelle dans les gestes, cette voix prétentieuse de la raison sur la langue, ou encore ce regard à la fois bienveillant et surplombant, qui empêche beaucoup de s'en prendre à lui. Enfin, cette idée à son sujet, que le presque trentenaire s'acharne encore à faire perdurer comme seule vérité, n'a eu de cesse d'être traînée dans la boue. D'abord par Amelia et sa tendance à l'infidélité, ce mariage qui a été balancé dans un mur de briques rugueuses qui a pris un malin plaisir à écorcher passage des années de bonheur. Ensuite ces misérables qui ont eu l'idée (ingénieuse, Clyde est forcé de le reconnaître) de lui faire du chantage, de le forcer à d'accéder à un côté malhonnête qu'il ne veut en aucun cas voir sentir s'accrocher à sa peau. Pour finir, il y a Ally, que Clyde ne sait pas dans quelle catégorie placer... Elle repousse chaque fois un peu plus les limites de cette perfection qu'il veut évidente aux yeux de tous par une attitude, un reproche ou un oubli. La jeune femme parvient à le déstabiliser assez pour que, au lieu de passer à autre chose comme certaines autres problèmes venus bouleversés son existence, le promoteur immobilier soit encore aujourd'hui en train d'y penser. En partie parce qu'à ses yeux, Ally est peut-être la seule avec laquelle il est encore temps d'arranger vraiment les choses. Le presque trentenaire ne sait pas encore s'il en est vraiment convaincu, mais il l'est assez pour cesser de ruminer dans son coin et sortir de cette maison dont il ne supporte plus la chaleur pour le moment. (...) Clyde aperçoit au loin la fameuse petite maison de Marine Drive. Comme toutes les autres, elle est un peu colorée, moins que dans le quartier voisin, mais on la remarque. Ou bien le promoteur immobilier la remarque parce que toutes ses pensées sont tournées vers la propriétaire des lieux. Il se demande ce qu'il va bien pouvoir lui dire, quels sont les bons mots à employer pour qu'enfin cette situation, au cœur de laquelle il s'avoue un peu perdu, pris entre une incompréhension grandissante et une déception menaçante, ne s'arrange. Ally ne doit pas rester seule. Il faut qu'elle soit entourée, et que Clyde parvienne à clarifier les choses. S'il ne réussit pas à le faire avec Amelia, il se persuade qu'il peut le faire avec son amie. Il a besoin de faire quelque chose de bien, un acte qui lui ressemble, il veut être cette épaule sur laquelle elle doit pouvoir s'appuyer lorsque ça ne va pas. Il ne supportera pas plus longtemps d'être celui qu'on rejette ; pour quelle raison d'ailleurs ? Aucune. On ne peut déjà pas reprocher grand chose à cet homme en tout point parfait, il ne comprend pas ce qui peut sembler perfectible chez lui. Les mains dans les poches de sa veste, Myers monte les premières marches qui mènent à la porte de la maison. Il arque un sourcil à la vue du vélo d'Ally tombé au sol. Il hausse les épaules, songeant à un désir de la jeune femme de rentrer au plus vite chez elle, et son intérêt s'en détourne alors vers une couleur qui attire son attention. Du rouge. Là, deux marches plus haut. Clyde sent le souffle lui manquer. Il repense aux traits préoccupés de la blonde lorsqu'elle lui a annoncé sa grossesse, ou encore cette fuite à vitesse grand V qu'elle a opéré une fois cela fait. Il se remémore ensuite leur discussion ratée lors de la chasse au trésor, la frustration qu'il en a ressenti et le silence radio ensuite. Et, aujourd'hui qu'il se décide à revenir vers elle, il tombe sur cette preuve qu'il aurait dû revenir plus tôt. Toutes ces pensées passent dans son esprit tels des flashs brutaux et ses pas se réenclenchent d'eux-mêmes. « Ally... », qu'il souffle sans s'en rendre compte, avant de croiser les doigts pour que la porte d'entrée ne soit pas close. Une légère ouverture sur l'intérieur de la maison laisse comprendre au promoteur immobilier que ce n'est pas le cas. Poussant la porte d'une main franche, le regard de Clyde cherche à se déposer sur le visage d'Ally. Il suppose qu'elle est là, quelque part, et souhaite de tout son cœur qu'elle aille bien. Il ne sait pas quelle serait sa réaction s'il la trouvait couchée au sol, affaiblie, mais il sent déjà son cœur s'affoler rien qu'à cette idée. Combien de temps est-elle restée comme ça ? Et s'il n'était pas venu aujourd'hui ? Et s'il l'avait encore faite attendre des jours avant de venir jusqu'ici ? « Ally t'es là ?! » Sa respiration est toujours plus saccadée. L'image d'une Ally à peine consciente submerge des pensées déjà bien affectées, et guide sa démarche impuissante jusqu'à la première pièce qui s'impose à lui. Le salon. Et il se stoppe brusquement, comme s'il venait d'entrer en collision avec un mur de béton. Clyde sent la décharge se déverser dans tout son être, alors que l'adrénaline filtre encore ici et là pour, semble-t-il, aggraver plutôt qu'annihiler cette peur tenace qui l'a gagné une fois la porte d'entrée franchie. Son regard vient dans celui d'Ally et, après qu'un bref sourire incertain se soit étiré sur ses lèvres et ait été la première preuve de son soulagement, il recommence à se préoccuper de ce qui s'est passé. Il a beau se trouver à quelques pas d'elle, à ne pas apercevoir de sang, ou encore être confronté au fait qu'elle semble aller bien, il s'autorise quand même la question stupide, bateau, mais vitale. « Est-ce que... Est-ce que ça va ?! » S'ils se trouvaient encore tous deux dans une relation seine et normale, Clyde se serait approché pour déposer un dos de main bienveillant contre son front. Il aurait posé mille et une questions sur le bébé, puis sur elle. Il aurait démontré (sans le vouloir, le connaissant) par a+b que son inquiétude n'a rien de feinte et que, dorénavant, quoi qu'elle en dise, quoi qu'elle refuse, il sera présent auprès d'elle. Seulement, cette initiative fictive est freinée par le fait que leur amitié, naissante et étrange de part l'amitié de base entre Ally et sa femme, soit déjà mise à rude épreuve. Sortant de sa torpeur, Clyde jette un regard à la troisième personne présente dans la pièce... et arque un sourcil. « Oscar ? », qu'il s'étonne, surpris de le voir chez l'institutrice. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Son regard dérive vers le torse nu de son ami, et, sur le coup, rien ne le dérange. Aucune connexion ne se produit alors que, pourtant, la scène est plus qu'étrange. Oscar est chez Ally peu vêtu, visiblement trop à l'aise pour s'empresser de vite se rhabiller alors que le promoteur immobilier vient de faire irruption dans le salon de la jeune femme. « Je savais pas que vous vous connaissiez tous les deux... » Clyde interroge d'abord le père de famille du regard, puis Ally. Il attend peut-être des explications. Même venant de sa propre part : comment ne s'est-il jamais aperçu que ses amis étaient eux-mêmes amis ? C'est étrange comme sensation, c'est louche de ne pas avoir entendu parler d'Ally par Oscar ou d'Oscar par Ally... Le promoteur immobilier tourne alors la tête vers ce t-shirt que tenait le médecin dans les mains lorsqu'il est arrivé. A l'une de ses mains se trouve une bague, un peu comme la sienne. Il se remémore la gêne qu'il a entraperçu sur les traits de son visage alors qu'il n'était pas dans une tenue correcte pour se trouver auprès d'une autre femme que la sienne et... et les images de corps d'Amelia entre les mains d'Ethan lui reviennent en pleine tête. Clyde ne les a jamais vues, il ne les a jamais surpris, mais il a imaginé malgré lui et c'est pire que tout. Il a visualisé leurs corps l'un contre l'autre, leurs bouches liées, leurs souffles mêlés, les mots que le tatoueur a soufflé à son oreille délicate... « J'y crois pas... C'est lui ?! C'est Oscar le père, Ally ?! » Ses yeux écarquillés se braquent sur le visage de la jeune institutrice et il maîtrise mal le ton accusateur qui passes ses lèvres, ni même les mots qui s'enchaînent soudain sous cette colère et cette stupeur qui l'étreignent d'une même poigne insupportable. « Il est marié », assène-t-il d'une voix dure, teintée d'une tristesse qu'il peine à masquer. Se passant une main sur le visage, Clyde s'adresse ensuite à Oscar. « T'es marié bordel. » Ce n'est pas son genre de jurer, ni de s'énerver. Clyde s'est toujours appliqué à ne rien laisser passer, deviner, apercevoir de ce qui peut se passer dans sa tête. Ce ne sont pas les affaires des autres, ce sont juste les siennes. Personne ne peut prétendre comprendre ou simplement s'en soucier assez, alors il garde tout pour lui. Le promoteur immobilier sait que ça lui réussit en général ; mais, pour le coup, la déception est si grande qu'il n'a aucune idée de comment la contenir.

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Ally Bishop

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MessageSujet: Re: are we all we are (oscar & clyde)   Lun 28 Déc - 19:57

La remarque d’Oscar pénètre d’abord dans son esprit, puis voyage très vite dans ses veines jusqu’à heurter brutalement son cœur. Et la douleur se fait instantanée. Violente aussi. Ils ne sont plus rien l’un pour l’autre alors qu’il y a encore quelques mois, il était tout pour elle. Son présent et son futur. « C’est sûr que nous sommes loin d’être quittes, tous les deux. » qu’elle lance sans vraiment le vouloir mais c’est plus fort qu’elle. Néanmoins, le ton n’est pas agressif, plutôt neutre à vrai dire. Tout simplement parce que sa peine éponge la colère qu’elle éprouve à son égard. Elle plonge quelques secondes son regard dans le sien mais reporte bien vite son attention sur les dégâts de sa chute tant elle a peur de s’y noyer et d’oublier ses principes. Alors, elle se baisse et s’affaire à ramasser toutes les choses insignifiantes éparpillées au sol, parce que c’est toujours mieux que d’affronter les souvenirs passionnés qui la lient à Oscar. Ce n’est sans doute pas la meilleure idée qu’il soit pour sa santé mais c’est plus fort qu’elle, elle éprouve ce besoin de penser à autre chose même si c’est pour une minute ou deux. Elle ignore les conseils du médecin et repousse même sa main lorsqu’il s’aventure à l’aider. Elle se hâte de faire disparaître le maximum de preuves accablant son malaise et invite son ancien amant à la suivre à l’intérieur de la maison. Ça lui coûte cette proximité mais elle ne sait pas changer ses habitudes : elle se sent obligée de le remercier mais surtout de s’excuser pour sa maladresse. Son haut est tâché et elle ne voudrait surtout pas que son épouse (rien qu’à cette pensée sa gorge se serre) se pose des questions sur le pourquoi du comment. Elle ne fait plus partie de la vie d’Oscar et tient absolument à anéantir tout lien entre eux, que ce soit un regard un peu trop appuyé, un souvenir effleurant les lèvres ou bien de la sauce tomate au milieu d’un tee-shirt. Ally monte à l’étage le plus vite qu’elle peut et ouvre un tiroir de sa table de nuit, en sachant pertinemment bien ce qu’elle va y trouver. Oscar a laissé une trace de son passage dans sa vie et malgré toute sa volonté de la gommer, la jeune institutrice n’a pu s’y résoudre. Heureusement d’ailleurs car aujourd’hui, elle peut s’en débarrasser pour une bonne raison, sans aucune culpabilité. Elle ne peut pas s’empêcher d’humer une dernière fois l’odeur qui s’en dégage, assise au bord de son lit. Et quand elle sent son cœur s’affoler dans sa poitrine, elle se redresse pour rejoindre Oscar comme si rien n’était. Comme si ça ne lui coûtait pas de le savoir à ses côtés sans pouvoir le toucher. Comme si leur passion n’avait jamais existé. Pourtant quand ses yeux croisent le torse bien façonné du médecin, elle se sent à nouveau défaillir et elle détourne vite son attention. Un oiseau posé sur une branche l’attire et devient alors le plus fascinant des spectacles qu’elle n’a jamais vu. « Je vais bien, je n’ai besoin de personne. » qu’elle répond sans même regarder Oscar et sa phrase énoncée un peu trop rapidement respire le mensonge. « Je te promets de le faire sitôt tu auras passé la porte. » Elle ne lui doit rien et pourtant elle évoque une promesse. Parce qu’elle désire qu’il parte au plus vite et qu’il se taise, son cœur est au bord du malaise ne l’entend-t-il pas ? Mais aussi parce qu’elle a beau dire tout et n’importe quoi, jamais ô grand jamais elle ne parviendra à oublier leur liaison ; savoir qu’il s’inquiète encore pour elle ne fait qu’accentuer ce constat et la console, un peu. Les yeux toujours rivés sur le monde extérieur, Ally sursaute quand elle entend une autre voix masculine dans son dos. Clyde. Est-ce le fruit de son imagination ou bien une énième ombre sur le tableau qui se dessine sous ses yeux ? Elle se retourne vivement, croise le regard étonné d’Oscar puis fixe la porte où l’agent immobilier apparaît. Une nouvelle fois, on lui demande si ça va, et elle se retient de hurler que oui, ça va, elle est enceinte d’un mec qui n’en a rien à faire d’elle, elle va vivre sa grossesse seule et abandonnée, et n’aura aucun soutien durant l’accouchement, mais oui ça va, tout va bien même, ça se voit quand même. Ally n’a guère le temps de répondre et c’est tant mieux. Que dire à son ami qui déjà dévisage le torse nu d’Oscar ? Le mal est fait, l’imagination bat son plein dans l’esprit de Clyde et la colère déborde de ses lèvres. La jeune institutrice sent la panique la gagner, et une bouffée de chaleur traverse son corps. Ses jambes commencent à trembler et elle se retient aussitôt à l’évier pour ne pas sombrer. « Et vous vous connaissez aussi visiblement… » Sa remarque est inutile et peut-être déplacée, mais ce sont les seuls mots qui lui viennent. Ally est honteuse face à Clyde. Parce qu’il a toujours été à ses yeux l’homme parfait mais c’est Oscar dénudé à ses côtés. Parce qu’ils ne se parlent plus vraiment mais elle parle au médecin, ou tout du moins elle en donne l’impression. Parce qu’elle ne veut pas qu’il croit qu’elle l’a déjà remplacé. Mais surtout parce qu’elle n’a aucune envie qu’il s’imagine des choses fausses. Mais là encore il est trop tard, les mots fusent et claquent dans l’air, et surprise, Ally ne sait comment réagir. Passé néanmoins l’étonnement, elle quitte l’évier et se rapproche des deux hommes. « Quoi ? Mais non… mais non… chut… Clyde, s’il te plaît, calme-toi… non, non, non… » qu’elle dit à elle-même, à son ami, d’abord fortement puis de manière à peine audible à la fin. Et quand enfin l’agent immobilier porte des accusations, elle reçoit en plein cœur un couteau parfaitement aiguisé. Mais comment lui en vouloir ? Et surtout comment lui contredire quand par le passé leurs deux corps se sont aimés ? Bien sûr, Ally n’avait pas compris tout ça au départ mais les faits restent les mêmes : elle n’a été aux yeux d’Oscar une maîtresse, et aux siens une traîtresse inhumaine. « Arrête s’il te plaît. Clyde, arrête par pitié. » qu’elle le supplie faiblement, le regard se brouillant déjà. Si ça continue comme ça, elle ne sait pas combien de temps elle va tenir. Elle vient seulement de se remettre de ses émotions après son malaise, et voilà que tout manque de s’écrouler une nouvelle fois sous ses pieds. Ne sachant quoi dire quoi faire, la demoiselle se repose sur Oscar d'un regard signifiant. Mais elle se doute déjà que lui aussi ne va pas tarder à exploser à la simple idée d'être à nouveau père d'un gamin pas désiré.

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MessageSujet: Re: are we all we are (oscar & clyde)   Lun 14 Mar - 18:36

Il n'est pas contrarié, de voir celle à qui il tient encore (car leur séparation n'a rien changé à son ressenti, ce serait trop facile de ne pas en subir les conséquences) lui assurer qu’ils ne sont pas quittes. Il est seulement peiné, d'avoir pu la blesser lorsque c'est là la dernière chose qu'il aurait pu vouloir pour elle. Alors il est partagé, entre cette envie égoïste qu'elle ne l'oublie pas, et le besoin de la voir heureuse – même si cela signifierait qu'elle soit indifférente ou haineuse à son égard. Cependant, elle n'est pas une chose, elle est une personne, alors il tenterait au mieux de se faire oublier pour qu'elle puisse passer à autre chose. Il ne ferait que s’y essayer, car il a déjà pu prouver qu'il n'est pas parfait. Mais c'est là tout ce qu'il lui souhaite. Et il se contente donc de hocher la tête, car effectivement ils ne sont pas quittes, elle peut lui en vouloir. Et il voudrait croire qu'elle n'a besoin de personne, mais elle lui semble si seule, alors il lui espère cette chance malgré tout.
Il voudrait s'emparer de ses bras, la contraindre à s'asseoir sur ce canapé, mais il n'a pas l'envie de la réduire à un simple rôle de poupée dont on fait ce que l'on veut, que l'on prend et que l'on jette quand l'envie nous prend. Bien qu'Ally, il ne l'aurait jamais jeté – même si ça peut être tout aussi néfaste de l'avoir fait sa maîtresse. Alors elle a certainement bien fait de le quitter, de mettre fin à leur liaison, lorsqu'Oscar n'est pas un homme pleinement maître de lui-même, mais un garçon qui désire et désire encore et toujours, et qui est surtout incapable de résister à cette force dévastatrice, qu'importe cet anneau autour de son doigt et la promesse qu'il a faite à une femme, à sa femme. La preuve : des mois après la fin de leur aventure adultère, l'urgentiste a fait depuis peu d'une vieille amie, Ginger, sa maîtresse. Pour des motivations et des charmes différents, il s'est entiché de l'institutrice de ses enfants, puis d'une amie de longue date. Jusqu’où s'arrêtera sa soif tout autant que sa faim de désir ? Elles lui semblent être insatiables. Et lui est coupable, de si peu leur résister. Tôt ou tard, il sera rattrapé pour ses fautes, il le sait. D'ici-là, son estime de lui-même se charge de le malmener (mais pas autant qu'il ne le mériterait).

Oscar s'apprête alors à partir... non pas qu'il en ait l'envie, mais parce qu'il doit la tranquillité à cette femme plus qu'à une autre. Elle doit se reposer. Si bien que l'homme désireux va se montrer raisonnable cette fois-ci : il va enfiler ce tee-shirt, puis partir. Il n'aurait jamais dû se retrouver ici en premier lieu.
Mais il faut croire que le hasard n'a pas fini d'être facétieux. Car il ne s'attendait pas à ça, l’urgentiste. Il ne s'attendait déjà pas à retrouver Ally… quand c'est la voix de son ami Clyde qui s'invite à présent au sein de la maisonnée, si bien qu'il détourne instantanément son attention sur lui. Sans aucun doute, c'est la surprise qui prend le pas sur les traits de son visage, plutôt que l'embarras. De quoi devrait-il être gêné ? Quoique son torse-nu doit certainement l'induire en erreur, alors que cette diversion l'a immobilisé dans son geste. Ally et Clyde se connaissent donc ? Est-ce récent ? Pourquoi n'en aurait-il pas eu vent avant ? Après tout, les deux hommes sont des amis de longue date... Est-ce qu'Oscar ne serait pas le seul à cacher quelque chose ? Le trentenaire a alors le même réflexe verbal (idiot) de le nommer.
- Clyde ? ... Ally a eu un malaise, je l'ai accompagné ici. Après tout, il ne ment pas. Pour ce qui en est du présent du moins. Mais après tout il ne lui a pas demandé ce qu'il faisait ici avant, non ? Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ? Moi non plus je ne savais pas que vous vous connaissiez. Toujours, la surprise le guide, plutôt qu'un malaise. Il finit néanmoins par se reprendre et apporter une réponse à l’interrogation d’Ally.
- Oui, nous sommes amis. Ils sont amis, oui, mais c'est un regard accusateur qu'il adresse à son ami lorsqu'il prononce ce dernier mot. Car oui, il lui rafraichit la mémoire, au cas où il aurait un instant oublié le lien qui les unissait jusqu'à présent.
- Quoi ? La réaction verbale est instinctive, pourtant l'information peine à intégrer son cerveau, alors qu'il prend tout le temps dont il a le besoin pour comprendre que le présent tient toujours de la réalité.
- Tu es... enceinte. Ce n'est pas une véritable interrogation qu'il lui pose, lorsqu'il le prononce pour le comprendre, et ne va pas même jusqu'à prononcer le mot fatidique. Fatidique, vraiment ? Si la surprise d'Oscar est indéniable, il n'est pas terrifié à cette seule idée. Il regrette seulement qu'Ally ne lui ait rien dit, mais il ne peut le lui reprocher. Il ne peut qu'espérer d'ailleurs que ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne lui en parle… Mais est-il seulement le père ? Pourquoi lui en parler à lui, Clyde ? Quel rôle joue-t-il dans cette situation saugrenue ? Il ne demande rien de tout ça pour autant, et il n'insiste pas non plus pour qu'Ally lui confirme sa grossesse, lorsqu'il essaye à la place de ça de s'accrocher à son bon sens.
- Ton malaise... Alors c'était pour ça... Tu devrais vraiment t'asseoir, Ally. Il prend alors le temps de couvrir son torse du vêtement, lorsque la venue de Myers l'a interrompu, celui-là même qui pendant ce temps-là se fait davantage remarquer par son manque de sang-froid.
- Tu vas te calmer oui ? Il le sermonne comme il réprimanderait ses enfants, puisque Clyde s'entête à se comporter comme tel. En effet, son ton à l'égard de la seule femme de cette pièce ne lui plaît pas, lorsqu’il aurait pu tout aussi bien la pointer d’un doigt accusateur. Sa voix dure achève de faire perdre patience à Oscar. Alors oui, il a cet anneau à son doigt, il a fait une promesse : il est marié. Pour autant, il ne se laisserait pas sermonner par son ami, pas dans ces circonstances. L'urgentiste le sait bien pourtant, que l’adultère est un sujet sensible pour son ami, mais il ne saurait dire pourquoi, il perd un instant le contrôle de sa retenue, lui qui d’habitude sait tant apaiser les tensions qui l’entourent.
- Pas à toi, Clyde. Je ne te dois rien à ce sujet maintenant que tu le mentionnes. Plus posé, il reprend en quête de son bon sens. Je sais bien que ce n'est plus aussi simple pour toi de faire la part des choses dans ce cas de figure, mais quand même, rien ne mérite que tu agisses comme ça.

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MessageSujet: Re: are we all we are (oscar & clyde)   Dim 20 Mar - 18:02

Clyde reste concentré sur Ally. Il la regarde essayer de le faire taire, sauf qu'il n'a aucune envie de le faire. Il comprend pas comment elle a pu faire ça. Il comprend pas non plus comment Oscar a pu faire ça à Juliet. Ils ont pas vu, tous les deux, les dégâts qu'une telle histoire a eu sur son couple à lui ? Il a manqué perdre Amelia. Sa femme, la prunelle de ses yeux, la seule qui ait jamais réussi à le faire tomber indubitablement amoureux. Ça ne se fout pas en l'air comme ça, une histoire aussi belle. Un mariage qui lie deux cœurs amoureux, on ne l'oublie pas dans les bras d'une autre personne. C'est une vision des choses que le promoteur immobilier n'arrive pas à comprendre. Il n'a pas réussi à le faire avec Amelia, malgré toute sa « bonne volonté », comment pourrait-il le faire aujourd'hui ? Alors qu'il se trouve face à ses deux amis qui ne semblent même pas capables de lui donner une explication décente. Il est déçu. Une déception qu'il ne pensait plus éprouvé après la trahison de sa femme. Pourtant, le coup au cœur est bien là. Il creuse un creux où se loger pour que Clyde ne puisse pas l'oublier, celui-ci, ni même passer à autre chose plus tard, et, dans le même temps, ses épaules s'affaissent doucement. « Non... », qu'il répète à la suite de la ravissante institutrice. Dans un murmure, il accuse le coup. Il entend le reproche d'Oscar comme s'il venait d'un autre endroit, loin, très loin de là où ils se trouvent. Le regard toujours rivé sur les traits d'Ally, sur son regard qui se brouille, Clyde met un moment avant d'accorder de l'importance à ce que vient de lui dire le père de famille. « Me calmer ? », qu'il élude en secouant la tête. Un petit ricanement lui échappe ensuite, alors qu'il croise les bras pour tenter, tout de même, de s'apaiser un minimum et de se donner contenance, alors qu'à l'intérieur son cœur rate un battement vital, levant les yeux au ciel. « C'est la meilleure », qu'il marmonne plus pour lui-même que pour les deux autres adultes à ses côtés. Enfin, adultes, Clyde a des doutes. Il sait pas si les deux personnes en face de lui sont conscientes de ce qu'elles ont fait, des conséquences qui sont déjà là après leur sortie de route. Ally est enceinte. C'est un bébé qui s'est rajouté dans l'histoire – un futur enfant qui va se retrouver dans une histoire sans fin. Des déchirements, des engueulades, des incompréhensions, des mensonges. C'est tout cela qu'apporte une tromperie. Aux yeux du promoteur immobilier, c'est un geste impardonnable, le genre de choses qu'on oublie pas si facilement parce que ça vous marque à vie. Chaque jour, depuis les rumeurs au sujet d'Amelia, depuis que la vérité a éclaté ensuite au grand jour, le presque trentenaire lutte pour ne pas penser à tout ça. Il essaye encore d'oublier, même après tout ce temps, mais avec ce qu'il vient de découvrir au sujet d'Ally et d'Oscar, Clyde se rend compte qu'il n'a rien dépassé. La douleur de la trahison est encore là, et il a le sentiment de se retrouver plusieurs mois en arrière, face à une Amelia bouleversée de devoir lui avouer l'inavouable. Pourquoi est-ce qu'il se trouve là, déjà ? Ah, oui, pour essayer de réparer les choses avec Ally. A présent, ce doit être fichu. Il n'en a même plus envie. « Et je dois réagir comment, alors ? Je dois bénir votre relation et faire comme si je ne savais rien ? », qu'il reprend d'une voix qu'il veut affirmée, pour masquer la cicatrice invisible qui pare dorénavant son coeur et qui voudrait le pousser à s'emporter un peu plus. Juste pour faire comprendre à ces deux individus qu'il méconnaît soudainement que ce genre de choses, un adultère, ça ne devrait pas exister. Qu'il sont égoïstes, l'un comme l'autre, et qu'ils n'ont pensé qu'à leur propre petit plaisir avant de songer au malheur qui pourrait découler de leur rapprochement. Clyde n'arrive pas à faire la part des choses entre sa propre expérience d'une telle situation - dernier au courant de l'impensable - et le fait de se retrouver vulgaire témoin d'une relation qu'il ne saisit pas. « Vous ne vous faites pas du mal, à vous mentir ? Ou plutôt à mentir aux autres ? » Clyde ose prononcer à voix haute les interrogations qui alourdissent son cœur, et qui empêchent par la même occasion une réflexion claire quant à la situation. « C'est dégueulasse », qu'il murmure tout bas, dans un souffle. Est-ce qu'il est le seul à voir les choses de cette façon ? Il est le seul à ne pas trouver ça normal ? Il est peut-être vieux-jeu, il sait pas, il en a vraiment aucune idée précise, pourtant il souffre alors que ça ne devrait pas être à lui de souffrir. Il n'aime pas jouer les victimes, d'ailleurs on ne le devine pas que toutes ces choses diverses traversent ses pensées, puisque son visage est fermé comme il l'est rarement, toutefois il ressent tout ce qui se passe d'une puissance démultipliée... par rapport à eux, encore, à Ally et Oscar. Qu'est-ce qui a bien pu se passer ? « Je suppose que Juliet n'est pas au courant. » Ses mâchoires se serrent à l'évocation de la femme de l'urgentiste. « Sauf qu'elle devra peut-être savoir un jour que t'as eu un gamin avec une autre. » Ses épaules se haussent faiblement, l'air de rien. Il émet juste des idées, comme ça, histoire que Juliet ne découvre pas comme lui a pu le découvrir tardivement une telle nouvelle. Il sait à quel point faire durer un si beau mensonge peut laisser de séquelles. Après plusieurs longues secondes de silence, le promoteur immobilier jette un regard en direction d'Ally. Ce dernier reste accroché à son visage, réalisant qu'elle est celle qui va avoir le plus de mal à se sortir de cette histoire – est-ce qu'Oscar viendra prendre soin d'elle, maintenant qu'il est au courant ? Clyde l'espère, sauf qu'il peut pas s'empêcher de douter à ce sujet. Cette méfiance est légère mais bel et bien présente, et il se dit que si ce n'est pas le cas, il essaiera de soutenir Ally comme il le pourra, même s'il aura toujours dans la tête ce fameux jour où il aura appris pour eux... et où il n'aura pas compris pourquoi. « Je... Ally je comprends pas... » Clyde lui dit pas ça pour l'adultère. Ou peut-être que si. Toutefois il ne le prononce pas de la même façon que s'il s'était adressé à Oscar. Il la culpabilise pas plus, pas moins, il met juste sur ses épaules le poids supplémentaire de l'ami qu'il est supposé être pour elle, aussi, et qui ne la reconnaît pas. Une Ally qui sait tout l'épreuve qu'a traversée le promoteur immobilier, et qui a été là pour l'épauler dans les moments où plus rien n'avait de sens. Une Ally en laquelle Clyde perçoit soudain une part d'inconnue qu'il n'aurait jamais soupçonné.

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