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 trying not to love you.

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Jason Baker

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ONCE UPON A TIME
Personnage: Frankenstein
Emploi: Policier
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MessageSujet: trying not to love you.   Jeu 29 Oct - 16:07

« Ça fait combien de fois que vous me prenez la tension ? Cinq ? », que Jason râle. Encore. Ses yeux chocolat fusillent la vieille infirmière qui refuse de lui foutre la paix, mais surtout de le laisser s'en aller. De quoi a-t-elle peur, qu'il se vide de son sang une fois hors de l'hôpital ? Le policier observe à nouveau son avant-bras. Cette femme est stupide. Certes, c'est impressionnant. Et il a peut-être un peu mal ; un tout petit peu mal. Mais il fait tout pour ne pas y penser et il se sait rôder après toutes ces années passées à faire les 400 coups. Jason plie et déplie sa main doucement, à plusieurs reprises, jusqu'à ce que la main de l'infirmière ne vienne l'empêcher de continuer en donnant une petite tape au niveau de ses doigts. Agacé, l'oncle de la Maire de Fairview se relève brusquement. Si, cette fois-ci, elle tente ne serait-ce que de le faire retomber en position allongée sur ce lit merdique, il la bouscule de toutes ses maigres forces pour lui faire comprendre le fond de sa pensée. Et il le fera : vu son âge, Jason devine qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps avant de devoir s'aider d'un déambulateur pour avancer dans les couloirs blancs, mais qu'importe, il le fera quand même. Repoussant le stéthoscope que l'infirmière tente d’apposer contre son cœur, le policier s'abaisse pour attirer son regard dans le sien. « Je vous ai dit d'aller chercher le docteur Noble, il vous dira que ce n'est rien, que ça m'est déjà arrivé et... » L'infirmière le coupe d'une main en l'air. « Vous devez rester en observation. » Jason fait tout pour ne pas perdre son sang-froid. C'est difficile, même pour lui qui préfère rigoler de tout plutôt que de s'inquiéter de trop en temps normal, mais il parvient à garder les dents serrées assez longtemps pour méditer sur une réponse maîtrisée. S'il se montre calme, peut-être acceptera-t-elle d'arrêter toute cette batterie de tests qu'elle lui fait subir depuis maintenant deux heures. « Mais je vais bien. » Insister sur les mots importants lui apparaît comme la seule solution restante, mais n'a au final pas l'effet escompté : sans lui rétorquer un mot de plus, l'infirmière récupère son matériel et s'éloigne de sa chambre de fortune (le policier n'ayant pas été placé dans une chambre grand luxe, juste dans l'une de celles dont les 'murs' sont en rideaux blancs) d'un petit pas pressé. Frustré, Jason laisse sa tête pencher en arrière. « Même pas foutue de faire son boulot ! » Sa voix résonne dans les couloirs qui bordent l'endroit où il se trouve, avant qu'un soupir ne passe ses lèvres. Ça lui apprendra à jouer au crétin. Et à écouter les conseils bidons d'une fille éméchée. Et sans doute à trop boire en bonne compagnie. En somme, cette mésaventure pourra être considérée comme une bonne leçon du destin pour beaucoup trop de choses à la fois. La veille, Jason est retombé nez à nez avec la jolie Lyla, rencontrée quelques mois plus tôt au poste de police et qu'il avait accompagnée à une soirée mondaine en revêtant son plus beau costume. Retrouvailles qui ont vite ranimé en lui le mauvais souvenir de sa dernière soirée passée auprès de Lizzie. Bon, le souvenir n'est pas entièrement mauvais, mais il l'est en partie. Le policier doit encore panser la blessure rouverte par leur rapprochement soudain, celle-là même qu'il pensait être parvenu à soigner après tout ce temps passé loin de la jeune femme. Mais non. Jason a juste été obligé de se rendre à l'évidence après son départ de la petite fête : Lizzie Moore a toujours une place de choix dans son cœur et c'est tout sauf bon. Du coup, apercevoir la demoiselle qui a fui face à l'adversité lors de la soirée chez les aristos de Fairview a donné envie au policier de se joindre à elle et son groupe d'amies sans demander la permission, pour peut-être rattraper cette autre nuit qu'il a passé avec la mauvaise personne. Et, si ses souvenirs sont bons, personne ne s'est plaint de sa présence, au contraire. Jusqu'au moment où, vers 7h du matin, le défi de passer par-dessus une barrière (assez haute et, il l'a compris ensuite, aiguisée) a été lancé à Jason et qu'il n'a pas pu refuser. Question de réputation. Fort d'un besoin d'adrénaline et d'une quantité assez importante d'alcool dans le sang, le policier s'est lancé dans l'escalade, sous les applaudissements de son adorable public féminin... Avant de se couper au bras, de poser une main sur la blessure saignant abondamment et de s'étaler au sol, de l'autre côté de la barrière. Jason a mis un certain temps avant de réaliser la douleur lancinante qui faisait trembler son avant-bras, car trop occupé à se congratuler d'avoir réussi son coup. A présent, il est bientôt 10h du matin, Jason est fatigué, a un visage ravagé par une gueule de bois qui peine à s'évaporer et il est condamné à attendre que son infirmière attitrée concède enfin à le laisser partir d'ici pour retrouver son chez lui, et surtout son lit. Seulement, le problème est toujours le même : on ne peut pas soigner les cicatrices étranges qui parsème son corps (et ce depuis sa naissance) et on panique dès que quelque chose le blesse par crainte de réactiver cet espèce de processus (sur ?)naturel qui n'existe que chez lui. Passant un doigt sur le pansement géant qui l'empêche de trop se mouver, Jason espère qu'il pourra vite oublier toute cette histoire et aussi se faire oublier de cet hôpital. Comme si c'était possible... Les épaules voûtées, le policier se décide à observer les alentours. S'il doit attendre ici encore longtemps, autant se distraire. Un sourire remplace bien vite son visage penaud à la vue d'une chevelure blonde qu'il pourrait reconnaître entre mille. « Rosalie ! », s'écrit-il, en voulant se lever mais grimaçant aussitôt lorsque les fils reliés à ses bras le privent d'aller plus loin. Résolu, il ne reste plus à Jason qu'à afficher son plus beau sourire ravi. Elle est tellement belle, Rosalie, qu'il oublie tous ses tracas d'un coup. Il omet qu'il est ici pour des raisons idiotes (mais dignes de lui), il zappe tout le reste, l'hôpital, l'infirmière coriace, la douleur, sa mauvaise humeur, au moment même où les iris bleutés de son amie se déposent sur son être. Par chance, il n'est pas relié à un moniteur cardiaque, sinon tout le monde aurait compris que son coeur ainsi que tous ses sens viennent de s'affoler de façon anormale. Et il n'a pas besoin de ça maintenant. Jason espère que ce n'est pas l'autre infirmière qui est allée lui faire une réputation minable auprès de la jeune femme ; car il sait que cette vieille sorcière en serait capable. Une fois Rosalie devant lui, Jason lui présente brièvement son vilain bobo masqué par le pansement, avant d'être absorbé par toute l'étendue de sa beauté. Si toutes les infirmières étaient aussi jolies qu'elle, les patients iraient bien vite mieux, c'est une évidence. « J'attends de pouvoir sortir... », qu'il explique, le regard perdu dans la contemplation de ces traits dont il ne pourra jamais se lasser. Cachant son bras blessé derrière son dos, tel un enfant, le regard espiègle du policier accompagne à merveilles la suite de ses propos. « Mais maintenant que t'es là, je veux bien rester des heures. » Des jours, des semaines, des mois, des années. Si les médecins le désirent, ils peuvent même lui découvrir une maladie incurable et dingue, il s'en fiche. Si Jason a la possibilité de voir Rosalie tous les jours, il accepte toutes les conditions données sans plus réfléchir. Le jeune homme espère juste que l'infirmière en a conscience, au moins un tout petit peu. « T'as une minute ? »

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Rosalie Hawkins

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ONCE UPON A TIME
Personnage: Selene.
Emploi: infirmière.
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MessageSujet: Re: trying not to love you.   Dim 24 Avr - 21:29

Au milieu des couloirs de l’hôpital Rosalie perd toute notion du temps. Elle ne se rend compte du temps écoulé que lorsqu’elle jette un œil par une fenêtre. Mais elle ne sent pas quand la nuit tombe, quand le soleil grimpe dans le ciel jusqu’à midi, quand la pluie se met à tomber. Tout s’évapore de son esprit et il ne reste que son travail, ses patients. Ses pensées la ramènent parfois à la réalité, mais c’est souvent quand rien ne va. Mais pas aujourd’hui, aujourd’hui tout va bien et Rosalie fait le tour des patients pour s’assurer que c’est le cas aussi pour eux. Elle garde son sourire comme un soleil accroché aux lèvres, parce que même lorsqu’elle ne peut rien faire pour aider, il lui reste ses mots et son sourire pour rassurer. Pour apaiser les cœurs et les esprits, ne serait-ce que pour quelques minutes, et puis elle écoute ceux qui souhaitent parler. Elle sait bien qu’elle n’a pas les mêmes compétences qu’un médecin, mais elle n’a jamais voulu en devenir un. Parce qu’on n’attendrait pas la même chose d’elle, elle perdrait surement une part de la proximité qu’elle a avec les patients. Ce qu’elle voulait depuis toute petite, c’était d’être proche des autres, les écouter et leur tenir la main. Elle n’est pas celle qui sauve, elle est juste celle qui aide, et c’est tout ce qu’elle souhaite. Elle rejoint finalement les urgences un peu vides encore. Il y a toujours plus d’agitation qu’ailleurs ici, quel que soit le moment où l’on s’y retrouve, mais il n’y a pas la frénésie qu’y plane par moment. Il ne semble y avoir que quelques patients mais rien de grave. Et puis une voix familière l’appelle un peu plus loin. Elle la reconnaît tout de suite, et retrouve son sourire avant même de tourner la tête. Comme à chaque fois. Il ne lui faut qu’un instant pour apercevoir Jason sur un des lits, et un de plus pour poser les yeux sur le pansement sur son bras qui cache surement une mauvaise blessure. Elle fronce légèrement les sourcils, un peu inquiète de ce qui a pu lui arriver tout en le rejoignant avant de retrouver un sourire un peu plus léger. Elle l’écoute et son sourire se fait un peu plus grand. « J’ai toujours le temps pour m’occuper de mes patients préférés. » Dit-elle en lui lançant un clin d’œil pour finalement s’installer à côté de lui. Elle le voit bien cacher son bras dans son dos, il ressemble à un enfant qui cherche à cacher sa bêtise, faire comme s’il ne s’était rien passé et ça la fait rire. Délicatement elle attrape son bras un peu au dessus de la blessure pour qu’elle puisse y jeter un œil. « Tu vas abimer ton pansement si tu caches ton bras comme ça, et puis tu vas te faire mal. » Sa voix est douce comme une plume. Elle observe le pansement quelques instants, au vu de sa taille, elle imagine que ce qu’il y a en dessous n’a rien de joli à voir. « Est-ce que ça va ? On s’est bien occupé de toi ? » Elle ne peut cacher sa préoccupation, parce qu’elle s’inquiète toujours, à chaque fois qu’il se blesse. Elle connaît très bien ses problèmes de santé, les traces que laissent à chaque fois les blessures sur sa peau, c’est comme ça qu’ils se sont connus, lorsqu’elle s’était retrouvée une fois de plus du côté du patient à la maladie inexpliquée, et non plus celui de l’infirmière. Alors elle s’inquiète toujours lorsqu’il vient ici, surtout lorsque ce n’est pas pour une simple visite de routine. « Comment est-ce que tu t’es fait ça ? » Elle espèce que ce n’est rien de grave, elle ne doute pas qu’on s’est correctement occupé de lui mais elle aurait voulu le faire elle-même, parce qu’elle n’a aucune idée d’à quoi ressemble sa blessure, mais elle n’a pas non plus envie d’enlever ce pansement et de tout recommencer inutilement, en risquant de lui faire mal. « Parce que je dois quand même dire que t’as une sale tête ce matin, et j’imagine que ça doit avoir un rapport. Je me trompe ? » Elle lève un sourcil en attendant sa réponse, un léger sourire au coin des lèvres. Elle a dû mal à imaginer qu’il s’agisse d’un simple accident des plus banales, parce qu’encore une fois, elle sait quelque peu qui elle a en face de lui.

Spoiler:
 

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Les soupirs et les refrains. Heaven must to known, heaven must've laid stardust in your eyes to shine the light, close to hurting my eyes. See me now 'cause I try to never mind, before the dawn meets the light.
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