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 it’s a big bad world outside » harry.

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Kitty Abernathy
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MessageSujet: it’s a big bad world outside » harry.   Sam 5 Sep - 20:58


“You light up my cold heart
It feels right in the sun, the sun”
{kodaline ♫ love like this}

Allongée sur la couverture molletonnée, elle écoutait le son des vagues qu’elle avait enregistré lors d’un passage à la mer des mois auparavant. Hormis compter un tas de choses inutiles, la douce symphonie de l’eau s’écrasant sur le sable avait ce pouvoir incroyable de la calmer. Or elle n’en avait jamais eu autant besoin que ces derniers jours. Depuis qu’elle était rentrée de son rituel traditionnel à l’Arcadian avec Luke, un élément interne de sa mécanique s’était cassé. Elle l’ignorait, mais ce grain de sable qui venait semer le trouble dans l’ordonnancement quotidien de sa vie, s’appelait l’amour. Malheureusement Kitty n’avait pas assez d’expérience en la matière pour en déduire qu’elle ne souffrait pas d’un problème de santé, mais tout bonnement d’une deception sentimentale. La seule trace d’affection qu’elle avait pu compter dans sa vie, était celle d’Harry, ce qui, jusqu’ici s’était avéré amplement suffisant. Leurs parents n’avaient guère eu (ou très peu) de gestes tendres à son égard, ne sachant comment appréhender les problèmes relationnels de leur fille. Reléguée très jeune au statut d’idiote, elle n’avait été prise au sérieux que très tard, et encore… Aux yeux de tous elle resterait à perpétuité l’autiste qui ne savait pas lire, mais seulement résoudre des équations improbables. N’étant pas comme celles de son âge, et réfléchissant d’une façon toute particulière, la rouquine n’avait prêté que peu d’attention à toutes ces personnes qui se moquaient d’elle ou la montraient du doigt, ce qui n’était pas le cas de son double. Non content d’être prévenant quant à ses besoins, il avait mis un point d’honneur à la défendre dès lors que quiconque osait se jouer d’elle, à tel point qu’une sorte de dépendance s’était ajoutée à leur lien déjà complexe. Néanmoins tant que tout fonctionnait entre eux, ils se fichaient bien de ce qu’on pouvait en penser à l’extérieur de leur sphère très réduite de connaissance.

Des bruits de pas qu’elle n’entendit pas raisonnèrent dans la maison, et la porte de sa chambre s’entrouvrit légèrement laissant passer un filet de lumière. Les deux Abernathy avaient investi la bâtisse suite à la mort de leur grand mère, où ils vivaient désormais ensemble, loin du tumulte de la ville. Kitty avait toujours su apprécier la quiétude des lieux, et tout ces meubles anciens chargés de souvenirs la rassuraient. Elle cligna gauchement des paupières, et se redressa sur ses coudes, un large sourire s’étirant sur son visage alors que Harry s’approchait un livre dans les mains. Elle n’avait pas été de bonne compagnie dernièrement : plantée derrière son ordinateur, elle n’avait répondu que par des phrases monosyllabique à toute demande, et elle s’en voulait. Aussi, sauta t-elle du matelas, pour se jeter sur son frère, qu’elle enserra dans ses bras, se blottissant contre sa poitrine. « Désolé. J’étais plus 2 que 4 ces derniers temps. » Trois étant un niveau assez bas sur son échelle de moral, qu’elle associait à l’angoisse et l’incomprehension. Quatre en revanche faisait plus échos au bonheur. Seul l’ainé Abernathy était en mesure de comprendre ce système d’expression, ce qui ne le retenait pas de la pousser à utiliser les bons mots plutôt que ceux là. « Qu’est ce qu’on fait ce soir ? » Ajouta-elle les yeux pétillants de joie, alors qu’elle le relâchait finalement en sautillant, telle une gamine. L’odeur rassurante de Harry avait réussit à chasser ses démons, et maintenant qu’il était à ses côtés, Kitty semblait revivre.

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Harry Abernathy

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MessageSujet: Re: it’s a big bad world outside » harry.   Jeu 10 Sep - 10:42

Les bras chargés, Harry grimpa les quelques marches qui menaient à la porte d’entrée et essaya d’abaisser la poignée de la porte. Celle-ci s’avéra fermée à clé et le jeune homme soupira. Forcé de poser les deux sacs en papier qui contenaient de quoi remplir le frigo pour la semaine, il se plia maladroitement en deux pour les caler sur le banc abimé qui trônait sur le porche. Alors, seulement, il put fouiller ses poches à la recherche de son trousseau pour pouvoir pénétrer dans la maison. D’un côté, cela le rassurait. Savoir Kitty seule à la maison n’était pas inquiétant mais il était toujours plus à son aise lorsqu’il ne devait pas craindre l’infraction d’un quelconque passant malhonnête. C’était tout lui, ça, de se faire un sang d’encre pour sa jumelle, même lorsqu’il n’y avait pas de raison valable. Ça datait de leur enfance, ça datait depuis toujours. Attrapant ses emplettes, le jeune homme se glissa dans la maison de ses grands-parents et ferma la porte d’un coup de talon, espérant secrètement que le son ferait soudainement apparaitre Kitty. Mais le silence revint emplir le hall et Harry soupira doucement, un sourire aux lèvres. Si elle l’avait entendu, elle devait se douter qu’il s’agissait de lui et sinon… il en concluait qu’elle était dans son monde et n’avait pas perçu la perturbation. Il passa donc à la cuisine en premier, histoire de se délester de son fardeau, et entreprit de tout ranger dans les armoires avant de se diriger vers la chambre de sa jumelle. Elle n’avait toujours pas émergé de son cocon et si pendant quelques secondes, en arrivant devant la porte close, Harry se dit qu’elle pouvait être partie, il sourit en écoutant le silence à peine bouleversé par les sons caractéristiques du monde de sa sœur. Fallait-il qu’il s’inquiète d’être soulagé de sentir sa présence, malgré l’obstacle qui les séparait ? N’aurait-il pas dû souhaiter se retrouver seul dans la maison et se dire que Kitty menait sa barque comme elle l’entendait et n’avait aucun compte à lui rendre ? Peut-être qu’il aurait dû pousser sa sœur à quitter les lieux, à trouver son indépendance mais il ne savait plus si c’était pour elle ou pour lui qu’il n’empruntait pas cette voie qu’il considérait comme irrémédiable. Au fond, il aimait partager la vieille bâtisse avec Kitty et il n’aspirait pas à ce que cela change d’une quelconque façon. Il frappa donc doucement contre le bois et ouvrit lentement la porte pour jeter un œil à l’intérieur, comme pour s’assurer qu’il ne dérangeait pas, comme pour s’assurer qu’elle était seule, comme si elle avait déjà été autrement que seule dans cette pièce. C’était à croire que leur univers était cantonné à cette maison un peu délabrée, qu’ils ne quittaient que pour la bonne forme quand ils auraient pu se satisfaire d’une vie d’ermite au milieu des meubles, reliques d’une famille éclatée à laquelle ils ne se sentaient même plus appartenir. Le sourire qui l’accueillit fit naitre un arc semblable sur ses lèvres et il entra dans la chambre, un livre en main, comme un gage de paix, alors qu’ils n’étaient même pas en froid. D’ailleurs, les Abernathy ne se disputaient jamais et Harry n’avait aucun souvenir d’un moment où Kitty aurait pu l’agacer, même un minimum. Mais ils s’étaient quelque peu éloignés, ces derniers temps, probablement chacun pour leurs raisons. Lui, il avait été occupé à l’Arcadian, quand il ne se languissait pas d’Elizabeth Moore. Mais Kitty ? Il se sentait un peu coupable de s’être moins occupé d’elle et surtout d’avoir permis à cette distance de s’installer entre eux. Il suffit cependant que Kitty se love contre lui pour que tout sentiment mitigé s’envole et il referma les bras autour d’elle, pressant sa joue contre sa chevelure douce en se balançant légèrement, soudain revigoré, tous ses soucis évaporés. « Ça arrive, murmura-t-il contre ses cheveux en l’étreignant un peu plus fort. Je n’ai pas vraiment été attentif non plus, je suis désolé ». Faute avouée à moitié pardonnée, n’est-ce pas ? Il la relâcha finalement et agita le livre. « J’ai acheté ça, tout à l’heure, dit-il. Mais je ne sais pas trop ce que cela raconte » Il s’agissait de l’un de ces vieux livres qui semblaient sentir la poussière tant ils étaient vieux. « Une histoire de science-fiction, il me semble » ajouta-t-il en feuilletant les pages. « J’ai aussi été faire les courses donc on peut se faire un petit plat… ou opter pour les cochonneries… » Il avait ce sourire en coin, comme pour dire ‘tu vois de quoi je parle, n’est-ce pas ?’ Ces bonbons colorés, ces marshmallows qui flottaient dans un large bol de chocolat chaud, le popcorn sucré qui emplissait aisément un saladier. De quoi tenir toute une nuit avec une sacrée dose de sucre, en somme.

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Kitty Abernathy
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MessageSujet: Re: it’s a big bad world outside » harry.   Lun 14 Sep - 17:57

Le monde était soit bon, ou mauvais. Il y avait le blanc et le noir. C’était aussi simple que cela. Kitty savait ce qu’elle aimait et ce qu’elle n’aimait pas. Elle aimait sentir les rayons de l’astre sur sa peau blanche, mais redoutait les coups de soleil. Elle appréciait les longues nuits d’hiver à côté de la cheminée, mais craignait de sortir sans son bonnet. En somme, tout fonctionnait de façon binaire chez elle. Ce qui, quelque part était normal pour quelqu’un appréciant les mathématiques. Dès lors dans sa vie il y avait Harry et .. les autres. Harry était le point fixe de son existence. Tout son monde tournait autour de lui. Il était son frère, son ami, son confident, sa moitié. Sans lui elle n’était rien. Sans cette partie de son âme, elle aurait pu mourir. Cette situation de dépendance demeurait depuis des années, et elle s’en confortait plutôt que de la trouver étrange. Certains n’y trouvaient aucune objection, c’était normal, ils étaient jumeaux après tout, là où d’autres trouvaient ça malsain. Prendre son indépendance n’avait jamais été une option. De toute façon, elle en aurait été bonnement incapable. Livrée à elle-même, Kitty paniquait, et se heurtait à des tas de problèmes, que son esprit peinait à rationaliser, ou à décoder. Seul Harry était en mesure de l’aider et de la guider. Le fait d’avoir quitté le domicile parental et de vivre à deux sous le même toit n’avait fait que resserrer davantage leurs liens déjà étroits. Elle était cette enfant sur qui on devait toujours veiller, prendre soin, et tour à tour son frère endossait la casquette de père, et d’ainé pour s’occuper d’elle. Parfois consciente d’être un fardeau pour lui, elle redoutait l’instant où il la quitterait définitivement. Oh bien sûr, l’idée n’avait jamais été abordée, mais elle savait qu’un jour, il ferait ses valises pour voler de ses propres ailes. Quelque part ces doutes qui serraient son corps resurgissaient sur l’attention qu’elle portait à Harry et surtout à ses fréquentations. C’était maladif, et obsessionnel, voir égoïste mais elle ne le voulait que pour elle, et le retenait tout en étant inconsciente de ses agissements. Elle ignorait que c’était mal. Pas une seule fois, elle avait émis un jugement positif quant aux filles qu’il avait ramené. Pas une fois. Et il semblait clair que personne n’était assez bien pour avoir le droit de fréquenter la prunelle de ses yeux. Harry ne s’y était pourtant jamais opposé, lui accordant une place si importante, qu’elle fut au-dessus de tous. Hélas l’équilibre était bancal, et tantôt, la balance pencherait d’un côté ou de l’autre. Il fallait juste emmagasiner le fait, qu’être séparés ne mettrait pas fin à leur relation. Toutefois l’heure, n’était pas à ce genre de considérations, même si le spectre de Lizzie planait non loin sur les épaules du jeune Abernathy.

Cette semaine avait été éprouvante pour Kitty, qui en plus de voir son ami Luke lui échapper (ce qui nouait fortement son estomac), avait subi l’absence de son frère. D’ordinaire, ils ne passaient pas une journée sans se voir ou dire un mot à l’autre, mais dernièrement elle reconnaissait ne pas avoir été trop présente pour lui. Et vice versa. Quelque part ce vide dans son âme avait eu raison de sa bonne humeur, et avait justifié son inaptitude latente pour réaliser le moindre projet. Néanmoins maintenant qu’il était là devant elle, tout s’évaporait comme par enchantement. Un sourire de sa part ou une étreinte équivalait à tous les remèdes inimaginables et possibles. A eux deux ils n’avaient besoin de personne d’autre. « Qu’est ce que c’est ? » Sourcils froncés elle observa d’un air curieux l’ouvrage qu’il feuilletait. La jumelle Abernathy adorait les histoires mais ne savait pas lire. Ou plus exactement, elle était dyslexique. Pour elle, déchiffrer les mots était un exercice extrêmement difficile. Plus difficile que résoudre n’importe quel théorème. Dès lors, son frère avait pris l’habitude de se poser à côté d’elle le soir avant de dormir, afin de lui narrer des épopées toutes aussi merveilleuses les unes que les autres. Très vite, c’était devenu une tradition, un de ces moments privilégiés entre eux qu’ils ne rataient pour rien au monde. « Parfait !!! Les cochonneries auront toujours ma préférence » Rien n’était plus succulent que manger des sucreries. Ce qui en soit l’arrangeait, car elle n’était pas très bonne cuisinière, et une fois de plus se reposait sur l’épaule de Harry en la matière. « Merci ! » Elle déposa un rapide baiser sur sa joue, et descendit en trombe les escaliers, pour farfouiller dans les paquets qu’il avait ramené. Au fur et a mesure qu’elle découvrait, pop corn, gâteaux, confiseries, ses yeux s’illuminaient. Elle n’avait certes pas passé une bonne semaine, mais l’expectative de se remplir l’estomac tout en écoutant la voix de son ainé la gonflaient de joie. « Par quoi on commence ? » Surexcitée, elle courrait dans tout les coins, récupérant des coussins ici ou là, ainsi que des couvertures.

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Harry Abernathy

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MessageSujet: Re: it’s a big bad world outside » harry.   Dim 25 Oct - 9:20

Parfois, il semblait à Harry qu’il n’y avait jamais eu qu’eux deux : Harry et Kitty, envers et contre tout. Même leurs parents se trouvaient être des silhouettes vagues, qui contournaient leur relation sans jamais la pénétrer. Ils avaient été à l’origine de leur conception mais le reste appartenait aux jumeaux, rien ni personne ne pouvait s’immiscer entre eux. Alors il était tout naturel qu’ils vivent ensemble, dans une demeure un peu trop grande pour eux, comme l’illustration parfaite de la bulle dans laquelle ils avaient grandis et qui était imperméable au monde extérieur. Rien ne pouvait les atteindre, rien ne pouvait les bousculer, tant qu’ils étaient ensemble, à l’abri de ces murs. Alors, oui, Harry pouvait concevoir que cela paraisse singulier, d’un point de vue étranger, mais ces gens n’avaient rien à dire ou à faire dans leur lien fraternel et s’ils s’essayaient à commenter, laisser sous-entendre que ça n’était pas très normal qu’à leur âge, ils vivent toujours ainsi, célibataires, se suffisant à eux-mêmes, Harry restait sourd à leurs mots. Comment pourraient-ils savoir ? Comment pourraient-ils comprendre, quand ils ne savaient rien de ce qui l’unissait à sa sœur ? Heureusement pour lui, il s’était entouré de gens qui ne jugeaient pas sa manière d’être. Il avait un cercle d’amis solide, incontestable, sur lequel il pouvait compter et qui ne le décevrait jamais, il le savait. Quant aux autres, il se fichait pas mal de ce qu’ils pensaient… sauf quand ils s’en prenaient sciemment à Kitty. D’ailleurs, son adolescence avait été plutôt banale, il était quelqu’un de plutôt effacé et les quelques heures de colle dont il avait écopé avaient toujours été consécutives à ce besoin viscéral qu’il avait de protéger sa sœur de ces autres qui n’y comprenaient rien. Loin d’être violent, Harry se métamorphosait lorsqu’il était question de Kitty. Personne ne pouvait la toucher, personne ne pouvait même dire un mot de travers à son sujet, sous peine de voir le jeune Abernathy se transformer en ersatz de super héro. Sauf que la seule personne qu’il cherchait à couvrir, à soustraire au mal extérieur était Kitty. Et quand il se trouvait là, dans sa chambre, à la couver du regard, il savait que cela ne changerait pas. Il n’avait aucun mal à se figurer agir de la même façon, même quand il serait vieux et voûté, les cheveux gris et le visage ridé. Ce serait toujours Kitty et lui, point final et si ça ne présageait rien de bon pour sa vie amoureuse, à cet instant précis, le jeune Abernathy s’en fichait, c’était secondaire, futile. « C’est une histoire de scientifiques en Antarctique, qui font une découverte surprenante. Mais on m’a dit qu’il y avait aussi une histoire d’amour, alors je me suis dit que ça permettrait d’avoir un peu de tout en un ». Il n’aurait pourtant jamais qualifié Kitty de romantique. La vie amoureuse de sa sœur n’était pas plus étoffée que la sienne, il ne l’entendait jamais lui parler de garçons, d’ailleurs, et il ne savait pas si c’était parce qu’elle craignait qu’il réagisse comme elle à la mention de Lizzie ou parce qu’il n’y avait tout simplement personne qui prenait cette place dans sa vie. Parfois, il était tenté de tâter le terrain, de découvrir si quelqu’un faisait battre le cœur de sa sœur un peu plus vite, mais il abandonnait la plupart du temps avant même d’avoir émis les premières suggestions. Il sentait une certaine crainte lui retourner l’estomac à cette pensée et s’il avait bien noté un rapprochement avec Luke, il ne voulait pas être celui qui ferait le pas vers elle. Si Kitty désirait s’épancher sur ses sentiments, il serait à l’écoute, mais il ne la forcerait pas à aborder un sujet qu’elle n’était pas prête à évoquer. Le choix de leur repas tardif décidé, il sourit quand Kitty posa un baiser furtif sur sa joue et fila à la cuisine pour découvrir ce qu’il avait rapporté. Harry lui emboita le pas, non sans jeter un coup d’œil à la chambre désertée avant de refermer doucement la porte derrière lui. Il retrouva Kitty déjà bien affairée et il posa le livre sur un coin de meuble avant d’ouvrir à son tour des paquets. Il sortit un large plateau et quelques bols en plastique qu’il remplit de friandises diverses avant de s’approcher des fourneaux. « On s’installe au salon ? » suggéra-t-il en faisant chauffer plusieurs chose en même temps, faisant fondre le chocolat dans une casserole et couvrant les pop-corn qui émirent leurs sons caractéristiques en explosant dans le récipient. Le plateau ne tarda pas à déborder de mets qui auraient dû lui donner la nausée à leur simple vue et Harry l’emporta dans la pièce voisine, inspirant profondément la douce fragrance de toutes ces odeurs mélangées. « J’ai oublié le livre ! » dit-il au moment où il allait s’asseoir près de sa sœur. Il fit un rapide aller-retour à la cuisine puis vint se poser dans le fauteuil avec un soupir d’extase. « À notre santé ! » déclara-t-il en attrapant son mug pour trinquer à leur soirée pyjama style Abernathy. La gorgée qu’il absorba était délicieuse et il regarda fondre les minis marshmallows qui voguaient à la surface avant de s’entendre dire : « Bon, et si on commençait par rattraper le temps perdu ? Qu’as-tu de beau à me raconter ? Qu’est-ce que j’ai manqué d’important, ces derniers temps ? » Il passa un bras autour des épaules de Kitty et la rapprocha de lui. Il ne connaissait pas meilleure sensation que celle de sentir le corps tout chaud de sa moitié contre lui.

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Kitty Abernathy
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MessageSujet: Re: it’s a big bad world outside » harry.   Mer 11 Nov - 21:18

Kitty n’aime pas. Elle ne sait pas comment on fait, ni comment ça marche, tout ça l’indiffère royalement. Ou plutôt l’indifférait. Les choses ont changé, mais elle a beau se poser des questions sur le sujet, rien ne vient. Bien évidemment trouver des réponses dans des livres est inconcevable, et internet est truffé d’imbécilités en tout genre. Alors comment savoir ? Comment savoir ce qu’on est censé ressentir quand on a des sentiments pour quelqu’un ? L’unique fait dont elle est certaine, c’est qu’elle aime Harry, et n’a jamais éprouvé autant d’affection pour une autre personne. Peut être qu’elle devrait lui demander comment ça marche, mais elle n’ose pas. Ca la dérange.. Si ils parlent de tout, il y a des sujets qu’ils évitent. Lui même ne mentionne plus Lizzie devant elle, tout comme elle n’a jamais dit un traitre mot sur de potentielles amourettes. Non pas qu’il y en ait eu, mais elle n’oserait pas. Quelque part elle est pudique, et puis elle a peur qu’il la juge. C’est complètement idiot, il ne ferait jamais ça, mais le doute plane. De fait, c’est presque mutuellement qu’ils se sont mis d’accord là dessus. En réalité, la rouquine craint que le dire de vive voix précipitera leur séparation, et ça elle ne peut le supporter. Le jour où Harry partira…. L’idée lui donne la nausée autant qu’elle l’effraye. Leur relation n’est pas saine, mais elle fonctionne, que demander de plus ? Que tout Fairview se plaise à les critiquer lui est égal, elle baigne dedans depuis qu’elle est petite. Tant qu’elle peut préserver leur bulle de confort, elle le fera. Oui elle est possessive, mais sans lui elle pourrait mourir. C’est extrême et maladif, mais c’est leur choix. Aussi lorsqu’elle le voit devant elle, Kitty est reconnaissante. Ses parents sont peut être des gens détestables toutefois ils lui ont donné un jumeau, un ange gardien qui veille sur elle. La jeune fille ne croit pas en Dieu, néanmoins elle croit en son frère. « Oh. J’ai hâte d’entendre ça !!! » La deuxième partie de sa phrase la surprend, c’est comme si il cherchait à lui faire passer un message. D’ordinaire, il ne lui lit pas d’histoires d’amour, c’est très rare. Elle tâche de ne pas s’en formaliser, et s’esquive rapidement pour préparer leur festin. Il y a à manger pour une armée, et c’est tant mieux, elle est certes toute petite, mais elle pourrait dévorer des kilos et des kilos de sucreries. Une chance qu’elle ne grossisse pas. « Oui, bonne idée. » Elle le laisse terminer les préparatifs, et s’enquiert de préparer la pièce pour cette soirée improviser. Quelques bougies ici ou là, des couvertures, et une tonne de coussins. Elle a toujours adoré cette pièce de la maison, qui est très certainement l’endroit le plus chaleureux de la bâtisse. Autrefois, leur grands mère les asseyaient tout les deux sur le canapé pour leur narrer des anecdotes de son enfance, un vrai régal pour les Abernathy. Tantôt il lui arrive de regarder des photos d’elle avec tristesse, car grand maman était probablement la seule (hormis Harry) a lui avoir témoigné un semblant de tendresse. Elle comprenait sa différence sans en faire tout un pataquès en la mettant mal à l’aise. Encore aujourd’hui sa bonne humeur transcende l’atmosphère, et parfois elle a l’impression qu’elle la suit. Kitty n’est guère portée sur le surnaturel, mais elle admet que certains faits sont inexplicables. Un sourire nostalgique sur les lèvres, elle s’installe dans le creux de l’accoudoir du fauteuil en repliant ses jambes sous elle. Ils pourraient profiter d’un espace plus grand, mais être l’un contre l’autre a quelque chose de rassurant. C’est comme retrouver sa moitié et ne faire qu’un de nouveau. « A nous deux ! » Dit-elle avec enthousiasme en levant sa tasse de chocolat chaud tel un pirate. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’elle connait leurs us et coutumes, car leur dernière lecture faisait état d’un capitaine de navire particulièrement porté sur le rhum. Revigorée par sa présence, elle se pelotonne contre lui tel un petit chat avide de câlin, et l’observe avec tendresse. A cet instant, les termes exacts lui manquent, et elle voudrait lui dire à quel point elle l’aime, et lui est reconnaissante mais elle n’y arrive pas. Ce n’est pas son truc. « Tu m’as manqué. Beaucoup. » C’est déjà énorme pour elle et il le sait. Elle n’est pas douée pour exprimer ce qu’elle ressent, et malheureusement il n’échappe pas à la règle. Ils ont juste appris à communiquer autrement, par certains gestes ou regards, mais aujourd’hui elle a besoin de le dire, de mettre des mots sur ce qu’elle ressent. Des semaines loin de l’autre, à se voir en pointillé a été douloureux, pour celle qui ne semble exister que pour son frère. De ses doigts libres elle s’accroche à son bras presque instinctivement, comme si elle craignait qu’il ne parte déjà. « J’ai trouvé un travail. Un vrai, pas comme le reste. » Elle se retient d’ajouter que cette formulation n’est pas la sienne et plutôt celle de leurs parents, toutefois ce serait inutile, il en est pertinemment conscient. « Je vais faire un peu de comptabilité, c’est assez facile pour moi, mais ça me changera les idées, ça me fera sortir. » Elle lance les arguments un à un, plus pour se convaincre que le convaincre. L’image de son futur patron s’imprime sur sa rétine, elle sait que cela ne va pas être aisé tout les jours, mais elle ira au bout de son idée. C’est un objectif qu’elle s’est fixé. « Je me suis disputée avec Luke. » Elle ignore pourquoi elle en parle à Harry, normalement elle n’aborde que très peu sa vie personnelle, cela fait parti de leur pacte tacite, hélas sa langue est allée plus vite que le reste. « Enfin c’est pas vraiment une dispute, mais on ne se parle plus. Divergence d’opinions. » Ce n’est pas tout à fait vrai ni tout à fait faux. En revanche, elle ne l’a pas vu depuis un moment, et ça c’est vrai. Elle doit faire le vide, et réfléchir à tout ça quand elle aura le temps. Pour le moment Luke est un vague souvenir qui revient régulièrement frapper à la porte de son esprit. « Et toi ? Pourquoi tu m’as abandonné ? » Elle baisse un peu les yeux suite à sa remarque, le langage a trahi la pensée une fois encore. « Pardon… C’est juste.. Excuse moi. » Elle se referme aussi vite qu’elle s’est ouverte, et plongeant son nez dans sa tasse, elle se reprend. « Raconte moi tout !! » A défaut de vivre une aventure aussi excitant que Lyra dans Goldendust, elle peut profiter de celle de Harry qui regorge toujours de péripéties !

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