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 good morning (bianca)

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Liam Galadryn

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: good morning (bianca)   Jeu 20 Aoû - 17:23

Le corps était tendu face à une nuit qui n'avait été d'aucun repos. Le sommeil n'avait, normalement, aucun souci à venir le trouver. L'avocat accueillait toujours le marchand de sable avec le plus beau de ses sourires. Il appréciait les doux rêves qui lui amenait et surtout ce sommeil profond dont il avait doté. Un sommeil qui, au cours des années, avait toujours été d'un grand secours pour garder son merveilleux charme. Personne ne pouvait douter de la beauté du personnage quand tous ses traits paraissaient d'une fraîcheur quasiment imbattable. Ce matin, cet état des choses était différent. Tellement différent que l'image que lui renvoyait l'appareil photo de son téléphone lui donnait envie de crier. Comment ? Lui ? NON ! Ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas avoir de cernes ! Le monde ne l'avait pas doté d'un tel corps pour se retrouver contraint de ne pas l'offrir aux femmes. Oui, son être devait être dévoré, embrasser, ses muscles devaient se tendre sous les assauts du plaisir. Il n'était pas fait pour dormir seul. Pour ressentir ce vide si présent dès que la solitude pointait le bout de son nez. Non, il était l'homme d'action. Le sourire charmeur. L'homme auquel on ne pouvait résister, auquel on ne voulait pas résister tant sa présence égaillait n'importe quelle vie. Oui, il n'était pas fait pour se retourner encore et encore dans son lit sans trouver le délicat sommeil. Pour avoir des cernes et devenir moins exceptionnel. Non, le monde ne pouvait vouloir cela de lui. Il ne pouvait pas l'exiger, pas maintenant, jamais. Non, le marchand de sable ne passerait plus à une heure aussi matinale. Et si son cycle de sommeil n'avait pas été atteint, il ne pouvait toutefois pas faire autre chose que de sortir de son lit. Les gestes étaient douloureux, comme si tout son corps fonctionnait au ralenti, manquant d'une énergie que seule une bonne nuit pouvait apporter. Ou alors s'agissait-il seulement de son attitude ? De cette manie de toujours tout contrôler à son avantage, de voir chaque élément comme une petite pièce d'un tout qui le rendait si grandiose. Peut-être avait-il besoin de traumatiser son esprit avec des douleurs imaginaires pour ne plus jamais vivre une pareille situation. Tant de situations étaient possibles avec un homme comme Liam Galadryn. Machinalement, l'homme s'empara d'un t-shirt, sans vraiment chercher à savoir pourquoi. Sans se dire qu'autrefois il ne prenait pas la peine de se couvrir de la sorte. Non, tout était bien trop embrumer pour cela. Comme par automatisme et surtout pour satisfaire son estomac plus qu’impatient. Son gout pour les petit-déjeuners n'avaient fait que s'agrandir depuis qu'il vivait seul, depuis qu'il était contraint de se préparer lui-même ses repas. Cela était assez étonnant, ce qui rendait certains plus fainéants provoquaient l'effet inverse chez l'avocat. Faisant plus qu'attention à ce qu'il mangeait ou plutôt à l'origine des produits. Liam avait découvert combien il était plaisant de se préparer de bonnes choses et chaque matin, il se faisait un plaisir à faire goûter ses douceurs à une autre personne. De nombreuses conquêtes avaient pu profiter d'un petit-déjeuner à la Liam Galadryn. Il appréciait ce genre d'occasion, de monter à une fille qu'elle n'était pas simplement celle avec qui il venait de passer la nuit mais une personne a par entière qui méritait d'être traité avec le plus grand des respects. Une fois aux fourneaux, le temps n'avait plus aucune emprise. Il lui suffisait de se laisser aller et de laisser faire ses dix doigts. Pas assez réveillé, il ne pensa nullement que la quantité de pancakes qu'il était en train de créer était bien trop élevée pour une seule personne. Qu'il était en train de tout faire en double alors qu'il était seul pas vrai ? Non, encore perdu dans cette nuit qui n'avait pas été totalement fini, son cerveau n'avait pas totalement percuté. Non, ce ne fut qu'en observant une silhouette devant lui qu'il comprit enfin ce que son cerveau n'avait pas mis en route. Une nouvelle partie de sa personne. Une nouvelle partie de sa vie à laquelle il n'était pas encore totalement habitué tant cela lui semblait impossible. Liam n'était plus seul dans sa demeure sans pour autant être avec quelqu'un. Une situation compliquée qui le poussait à ne plus amener de jeunes femmes dans sa demeure. Parce qu'il ne voulait pas gêner la nouvelle venue ou plutôt la mette mal à l'aise. Ou encore étaler sa vie sexuelle à sa vue, surtout après ce qu'elle avait vécu. « Bonjour Bianca, j'espère que vous aimez les pancakes. » Un grand sourire se figeait sur son visage quand il remarqua enfin sa tenue qui n'était pas des plus indiquée face à une femme comme elle. Et puis, il ne voulait pas qu'elle interprète mal ses actions. Il n'était pas le genre d'hommes à faire le coup de "je t'aide pour que tu deviennes ma chose sexuelle". Ce n'était pas lui du tout. Il ne voulait vraiment pas que les choses soient interprétées de cette manière, ce n'était vraiment pas son but. « Je suis désolé pour ma tenue, je ne me suis pas très bien réveiller ce matin et vous savez je n'ai pas l'habitude d'avoir une colocataire et… » Et il était vraiment en train de s'enfoncer ce qui était assez rare pour une personne comme lui. Bizarrement, Liam n'arrivait pas à garder de sa superbe devant Bianca, sans doute parce qu'il n'avait pas envie qu'elle le voit comme un dragueur. Parce que ce n'était pas cela, il voulait l'aider, d'une manière totalement pure. Non pas que la demoiselle était désagréable à regarder mais il ne désirait pas l'inclure dans la liste de ses conquêtes – quoiqu'il n'a jamais tenu une telle liste. Non, il préférait devenir son ami, la soutenir, l'aider à remonter la pente, à sortir de cette carapace dans laquelle elle avait été contrainte de s'enfermer. « Non pas que votre présence me gêne. Vous êtes la bienvenue ici autant que vous le voudrez. Et vous ne me gênez absolument pas. Qui serait gêné par une aussi agréable présence. Mais vous êtes discrète. Vous ne devriez pas être aussi discrète Bianca. J'en viens à oublier que vous êtes là. » Ce qui devait se révéler drôle devait en quelque sorte bien pathétique. Lui, Liam, était en train de s'enfoncer d'une manière qu'il ne connaissait peu. Peu de femmes rentraient dans la catégorie non-dragable et qu'au vu de ce qu'elle avait vécu, l'homme avait tendance à être encore plus sur ses gardes, à changer son comportement pour ne pas risquer de la blesser. « Et si nous mangions ? » Oui, déposer le dernier pancake sur la table, s'asseoir en face d'elle et oublier la tenue dans laquelle il se trouvait. En soi, elle n'était pas gênante, et il se moquait d'être aussi peu habillé. Si la femme en face de lui avait été une autre, il n'aurait pas été aussi paniqué. Mais Bianca était quelqu'un qui voulait aider. Un petit oiseau dont il attendait patiemment l'envol. Une femme destinée à faire de grandes choses, pas à être dragué par un avocat un peu trop libidineux qui, pour une fois, comptait bien tout garder dans son pantalon qu'il ne portait pas à cet instant précis.
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Bianca Reeves

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MessageSujet: Re: good morning (bianca)   Jeu 27 Aoû - 17:02

Bianca regarde le ciel encore un peu endormi. Il ressemble à un tableau, les couleurs se mélangent tout doucement, la nuit presque noire laisse place au ciel bleu petit à petit. Elle reste assise sur le bord du lit, et regarde le ciel depuis longtemps déjà. Elle ne sait pas vraiment quelle heure il est, mais il est tôt, c'est certain. Elle a toujours l'impression de se réveiller en même temps que le soleil, quelle que soit la saison, comme s'il l'attendait pour dire au revoir à la lune. Elle ne sait plus depuis combien de temps elle ne dort plus le matin, obligée d'ouvrir les yeux toujours trop tôt. Probablement depuis l'adolescence. Bianca a oublié comment dormir, elle a oublié à quoi ressemblait un sommeil réparateur. Ça fait longtemps qu'elle ne dort plus vraiment, elle se réveille et se rendort, ses nuits sont entrecoupées de tas de moments flous qu'elle oublie au réveil mais qui ne font que creuser sa fatigue. Pourtant elle s'endort facilement, la plupart du temps, il ne lui faut que quelques minutes pour trouver le sommeil, parce que trop fatiguée par son coeur tempête et ses fracas, par ses pensées. Elle se fatigue toute seule Bianca, car son océan ne lui laisse que peu de répit. Elle ne sait plus dormir convenablement, alors le matin très tôt elle se retrouve à regarder le ciel, et ses yeux piquent un peu. Mais c'est beau, alors ce n'est rien. Il n'y a pas longtemps encore, elle se levait vite, ne restait que quelques minutes à regarder par la fenêtre, et puis se dépêchait de descendre préparer le petit-déjeuner pour son mari, elle mangeait à peine elle, parce qu'il y avait des tas de choses plus importantes à faire. C'était devenu un automatisme plus rapidement qu'elle ne l'aurait pensé. Alors ça ne la quittera plus surement, condamnée à porter la fatigue sur ses épaules pour toute la vie. Mais cette fois-ci elle ne se lève pas en vitesse, elle reste là, somnole peut-être un peu, sur le bord du lit, elle regarde le ciel et ça lui suffit. Elle laisse ses pensées vagabonder mais souvent ce n'est pas très joli, l'océan dans son coeur est prêt à s'agiter, alors elle se concentre sur les couleurs, sur les nuages qui passent lentement. Elle reste là et n'ose pas se lever, quitter cette chambre qui n'est pas vraiment la sienne. Il y a une étrange atmosphère qui l'entoure, qu'elle créé sans le vouloir, une sorte de malaise. Parce qu'elle est étrangère entre les murs d'un presque inconnu, lorsqu'elle y pense elle ne sait pas vraiment comment elle a pu se retrouver là, c'est comme si elle s'était endormie un soir dans la maison qu'elle partageait avec son mari, pour se réveiller ici, avec cette vague à l'âme et ces vertiges à l'idée de commencer une nouvelle journée. Cette sensation ne la quitte pas, pourtant elle se sent en sécurité, malgré tout, il n'y a plus cette peur qui colle à la peau. Les murs deviennent remparts, comme à la bibliothèque. Elle reste de longues minutes à attendre encore, sans oser sortir de la chambre, elle ne bouge pas, reste là à fixer le ciel. Elle aimerait continuer toute la journée, jusqu'à la nuit tombée, pour regarder les étoiles encore et puis continuer comme ça, jusqu'au lendemain. Rester là et laisser le temps l'oublier, rien qu'une journée, que les heures défilent sans elle, qu'elle se fasse oublier et qu'il n'y ait plus que le ciel. Elle n'ose pas se lever parce qu'elle a peur de le réveiller, et puis de tomber sur lui si tôt, et ça ne ferait que grandir son malaise intérieur. Non pas qu'elle souhaite l'éviter et le fuir, mais elle ne voulait pas rappeler sa présence si tôt, lui rappeler dès le matin, au levé du soleil, qu'il hébergeait une inconnue retrouvée comme un animal blessé au milieu de l'hôpital. Mais puisqu'elle ne peut pas rester éternellement ici, elle finit par se lever, et puis s'habille, retrouve les vêtements un peu trop grands qu'elle ne quitte pas, pour ouvrir tout doucement la porte, elle ne fait pas un bruit, ses pas sont silencieux, mais elle n'entend rien non plus, alors elle s'imagine qu'il n'est pas réveillé encore, et ça la soulage un peu. Mais lorsqu'elle arrive dans la cuisine, il est là pourtant, déjà en train de préparer à manger, alors elle s'arrête sans savoir quoi faire. Elle a presque le réflexe de retourner sur ses pas, comme une enfant. Mais c'était ridicule. Et puis il se retourne dans un grand sourire, elle y répond avec moins d'éclat, mais ça la détend un peu, rien qu'un peu. « Bonjour. » Qu'elle souffle, et ne peut qu'hocher la tête pour répondre à sa question. Elle n'avait pas même fait attention à sa tenue jusqu'à ce qu'il s'en excuse, mais son malaise la reprit d'un coup. « N-non ce n'est rien, pardon, c-c'est ma faute. » Parce qu'elle n'avait pas à être là, sa présence l'obligeait à changer son quotidien, et elle s'en voulait Bianca. Peut-être que tout aurait été plus simple en restant avec Darcy chez Heath. Mais elle n'avait pas réussi, l'impression d'être enfermée de nouveau ne la quittait pas, et rien qu'une fois elle avait reculé pour prendre une autre issue, la sortie de secours, tant qu'il en était encore temps. Mais cela impliquait de perturber la vie de quelqu'un d'autres, et elle regrettait de devoir faire ça à Liam, lui qui était si gentil avec elle depuis qu'il avait croisé son chemin. Elle l'écoute encore, et elle sent bien qu'il essaye de la rassurer. Ca apaise un peu son coeur. « Je .. je suis désolée. » Bianca n'est qu'un grand silence. Elle se laisse enveloppée dans cette discrétion qui ne la quitte jamais, elle n'a plus à essayer, elle s'est installée dans chacun de ses gestes, dans sa voix qui ne s'élève jamais, dans ses sourires remplis de douceurs mais jamais de soleil. Elle voudrait promettre de faire des efforts, mais elle sait qu'elle n'y arrivera pas. Puisqu'elle ne peut rien faire de plus que s'excuser, elle hoche la tête encore une fois et puis pour se donner contenance, attrape deux assiettes, des couverts, qu'elle dépose sur la table dans le silence encore, prenant soin de ne pas le bousculer ou de croiser son regard, parce qu'elle prend déjà trop de place.

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Liam Galadryn

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MessageSujet: Re: good morning (bianca)   Jeu 27 Aoû - 23:12

Les filles,  elles passaient toujours dans sa vie, elles n'étaient jamais restées. Tout a commencé avec sa mère. Celle qui est partie avant les autres. Celle qui n'a pas eu le temps de l'élever, de lui faire comprendre l'importance d'aimer vraiment, de donner son cœur à une personne et de se laisser seulement aller avec cette dernière. Non, tout a commencé avec elle. Avec ses souvenirs qui restent toujours si vagues. Il n'était qu'un gosse. Impossible de savoir qu'ils passaient ses derniers moments avec celle qui lui a donné la vie. Incapable de se souvenir de son visage. De sa vraie personne. Oh Liam n'est pas le genre d'hommes à repenser au passé. A laisser ce dernier influencer son présent ou son futur. Non Liam n'a plus pleuré depuis des années, depuis ce jour où il est tombé de son vélo. Pas si longtemps avant qu'ils ne partent. Avant que la vie ne cesse d'exister. Maintenant il est là. Son ancienne vie est finie depuis longtemps. Il n'est plus un gamin mais un homme dans sa propre demeure. Une véritable garçonnière même si elle n'en a pas vraiment les aspects. Liam aime l'ordre, l'impression de voir chaque chose à sa place.  Il apprécie les petits plats faits maisons. D'un point de vue extérieur, personne ne peut se douter du côté homme de la demeure. Celui-ci n'est accessible qu'aux femmes qui partagent sa couche. Celles qui, en l'espace de quelques heures, transforment son petit appartement bien sous ton rapport en tout autre chose. Les bruits sont d'une toute autre nature. Les draps élégamment faits se retrouvent ravagées par les étreintes brûlantes. La cuisine retrouve davantage de vie par les corps à moitié dénudés profitant d'un bon petit-déjeuner avant de remettre le couvert laissant la vaisselle s'agglutiner. Toujours une différente, parfois la même, jamais trop longtemps, jamais deux fois de suite, pour ne pas s'attacher. Pour ne pas qu'elle s'attache. Pour ne pas finir par lui briser le cœur tôt ou tard. Parce qu'il est l'homme de l'amour, parce qu'il le sera toujours. Parce que Liam n'a jamais réussi à laisser son cœur battre pour une seule créature. Jamais son cœur ne se laisse aller. Ce n'est pas qu'il ne le veut pas. C'est simplement comme cela. Il adore l'amour, vivre pour l'amour, laisser l'amour vivre sa vie, continuer de faire partie de son existence mais jamais, au grand jamais, il n'est tombé amoureux. La différence réside dans la notion des mots. Aimer l'amour c'est offrir une petite part de ce dernier à chaque personne qui s'approche de lui.  Laisser son corps être le moteur de son propre arc de Cupidon. Ne pas avoir à se concentrer sur ce que pouvait bien ressentir son cœur. Plus facile. Plus amusant. Moins contraignant. Parfait pour l'avocat qu'il est. Aimer quelqu'un c'est s'offrir totalement, sans limites, sans aucune réserve, sans plus jamais laisser cet autre être à quelqu'un d'autre. La monogamie, le refus complet de la tromperie. Liam est cet être entier. Cette étrange personnalité qui ne se pense pas capable d'aimer au point de ne pas désirer d'autres corps. Alors, il préfère sa manière à lui, celle où personne ne souffre, celle où tout le monde sait dans quoi il s'engage. Celle qui lui convient, tout simplement, tout doucement, totalement. Liam ne change pas d'avis en laissant une fille vivre dans son monde. Non, ce n'est qu'une situation temporaire. Une aide qu'il se doit de procurer. Une personne qu'il ne peut que vouloir aider. C'est tout autre chose et c'est ce qui le décide à proposer cette solution. Alors oui, partager son mode de vie avec un autre être humain est particulier. Oui, il ne sait pas toujours comment agir, comment réagir. Parfois, comme ce matin, il lui arrive d'oublier  qu'il n'est pas seul. Mais ce n'est pas forcément que de sa faute. Bianca est comme une ombre, présente et en même temps si absente. Liam ne lui a pas proposé cet arrangement pour qu'elle redevienne cette ombre. Pour que la trace des sévices  passés l'emprisonne à nouveau. Non, il veut la voir vivante, heureuse, présente. Il se moque de voir son quotidien être dérangé. Alors oui, cela peut l'ennuyer mais il ne lui en tient nullement rigueur. C'est mieux pour elle. Il désire qu'elle arrête d'être victime et devienne enfin l'actrice de son existence. Mais tout est si pécaïre. Tout est si délicat que l'homme a l'impression de marcher sur des œufs. Lui toujours si confiant. Lui toujours si dur de lui ne l'est plus totalement. Il a peur Liam. Peur de dire le mot de trop. Peur de la faire fuir et qu'elle aille le retrouver. Peur de voir à nouveau son corps se recouvrir de bleus. Peur d'échouer et qu'elle finisse  par en mourir. Alors, il ne sait pas comment agir. Il ne sait pas comment faire. Comment être. Comment se comporter. Comment apprécier la situation. Il ne sait rien de tout cela. Il avance un peu en équilibre, tentant de trouver comment tout faire fonctionner dans un tout dont il ne connait rien. Vivre en collocation est sa totale inconnue, ce que lui n'aurait jamais cru possible. Et pourtant son sourire ne fait que s'élargir lorsqu'elle lui lance un simple bonjour. Elle est si douce Bianca. Si douce que les mots s'effacent trop rapidement remplacés par des gestes. Par l'approbation du silence qu'elle connait si bien. Par ce qu'elle était autrefois et ce qui reste encore maintenant. Elle est comme ça Bianca, elle l'est devenue et il ne sait pas comment l'amener à se trouver. Alors l'avocat sourit, comme un premier geste, comme une première manière de l'accueillir. Mais Liam s'en veut d'être aussi stupide. D'enchainer les phrases et d'enfoncer le clou où il ne faut pas. Il s'en veut d'avoir appuyé sur sa tenue en la voyant rougir. Il sait qu'elle va se sentir mal. Il sent l'excuse se former sur la commissure de ses lèvres. Et n'aime pas les mots qui sortent de sa bouche. Il désire la faire taire, juste pour qu'elle arrête de toujours demander pardon. Pour tout. Pour chaque moment de son existence. Il ne veut pas de cela, pas entre eux, pas alors qu'il cherche à l'aider. Il se doute des pensées qui traversent son esprit. Il se doute qu'elle va se chercher des raisons de s'en vouloir. Des mots durs envers elle-même. Il sent tout cela sous sa surface clame. Et il ne peut pas la laisser agir de la sorte. Alors, il parle, il tente de la rassurer de se racheter un peu mais les excuses continuent d'arriver et il n'en veut pas. Il voudrait trouver le bouton off chez Bianca. Celui qui lui ferait comprendre que sa présence sur cette terre ne requière aucune excuse. Qu'elle a le droit d'être là, de vivre, d'être tout simplement. Malgré la distance, son regard s'ancre dans le siens. Pour qu'il saisisse combien il est sincère avec elle, combien, sa vie n'est pas une excuse. Combien sa vie vaut davantage que la valeur qu'elle lui accorde. « Ne vous excusez pas. Je vous en prie Bianca. Vous n'avez rien fait de mal. Vous n'avez aucune raison de me demande pardon, d'être désolé ou de penser qu'il s'agit de votre faute. » Il pourrait en dire encore bien davantage. Il pourrait écrire un roman sur toutes les raisons qui devraient la pousser à ne plus jamais s'excuser pour au moins vingts de ses prochaines vies. Mais il ne peut pas lui dire ça. Il ne peut pas s'énerver. Il ne peut pas être trop cash, trop souvent. Avec elle tout du moins. Alors, il laisse le silence se faire, le temps de finir sa cuisson, le temps de lui proposer de passer à table. Et la silencieuse continue de l'être. Elle ne fait pas de bruit. Non, elle se contente de mettre la table, comme une employée de maison, l'échine courbée, la vie qui s'écoule de son corps, la servitude qui prend le dessus. Ça pourrait lui faire plaisir qu'elle se serve elle-même dans son appartement s'il n'a pas cette sensation désagréable qu'elle se complaît dans l'ombre d'une vie. Doucement, il s'approche d'elle, pour ne pas l'effrayer, pour ne pas trop la bousculer, pour ne pas trop la choquer par sa tenue loin d'être exemplaire. « Je vais vite enfiler un pantalon et je reviens. Vous n'êtes pas obligée de m'attendre pour manger. » Sans réfléchir, il dépose un petit bisou sur sa joue. Un geste impulsif. Un geste à la Liam Galadryn qui ne réfléchit pas. Il se flagelle intérieurement de sa connerie et file jusqu'à sa chambre rechercher un jean qu'il enfile rapidement avant de revenir vers sa pièce de séjour. Il ne s'étonne pas de voir qu'elle ne s'est pas servie. Elle ne ferait pas cela Bianca. Non, elle est la fille qui attend, Liam, la vie, le bonheur, toujours attendre sans jamais vraiment vivre. Alors, il s'installe rapidement en face d'elle pour qu'elle commence à manger. Et le bruit des couverts à remplacer celui de la conversation, rien qu'un petit moment, rien qu'au départ, rien que pour commencer. Mais un homme comme Liam ne peut pas tenir sa langue trop longtemps. « Vous savez Bianca, la seule raison qui pourrait me pousser à demander votre départ est que ma personne soit néfaste à la vôtre. Vous êtes la bienvenue chez moi. Ma demeure est devenue également la vôtre. Vous n'avez pas besoin d'être un fantôme pas ici. Au contraire, vous ne pourriez pas me rendre plus heureux que d'entendre vos pas, que de voir des signes de vous, que d'être réveillé par une porte qui claque à trois heures du matin. Cela me ferait vraiment plaisir. » Et il est sincère Liam. Il ne veut pas mentir, il n'aime pas mentir. Pas avec elle en tout cas. Il se moque bien qu'elle le réveille si cela peut lui permettre de vivre, un peu, beaucoup, passionnément. Il lui laisse le temps à Bianca. Le temps de comprendre ce qu'il vient d'annoncer. Le temps d'en saisir les différentes parties. Le temps de savoir comment réagir par rapport à cela. Et surtout un moment pour ne pas s'excuser. Parce qu'il ne veut plus entendre ses mots dans sa douce bouche. Plus jamais. Même s'il sait qu'il les tendra, encore et encore. C'est pour cela qu'il ne lui fait pas promettre. Parce qu'elle ne pourra pas s'en empêcher, même si elle ne le veut pas. Certaines habitudes ont la vie dure. Trop dur malheureusement… Alors, il laisse le silence prendre place et mange encore un petit peu, manger, la regarder, sourire, boire un petit coup, une petite routine qui fonctionne bien, si bien. « Dites-moi Bianca, où aimeriez-vous aller aujourd'hui ? » Oui, il a envie de savoir ce qu'elle désire. Ce qui fait sa nature profonde. Il a besoin qu'elle réfléchisse, qu'elle pense par elle-même, qu'elle accepte d'être autre chose que la jeune femme qu'il subit. Alors, l'avocat l'oblige à choisir, à tenter de nouvelles choses à chercher de nouvelles actions à réaliser. Par elle-même. Il n'est que l'accompagnateur, l'homme qui pousse sans jamais contraire. « Je suis libre aujourd'hui et si vous voulez nous pourrions aller quelque part. » N'importe où sauf dans cette demeure où vous rester prisonnière. Il voudrait bien rajouter cela mais il ne veut pas la vexer. Juste l'aider. Se redécouvrir était une aventure de chaque instant. Des petites étapes parsemées. Beaucoup de chemin à faire et trop peu de temps. Du temps pour qu'elle puisse vivre pleinement. Du temps pour qu'elle puisse s'offrir la vie qu'elle aurait toujours dû avoir.
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Bianca Reeves

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MessageSujet: Re: good morning (bianca)   Jeu 29 Oct - 23:48

Elle l’écoute et son premier réflexe est de s’excuser, encore. Elle voudrait s’excuser de trop dire pardon, désolée. Elle se sent toujours fautive, d’un peu tout et rien, et les mots qui lui reviennent sont toujours les mêmes. Mais elle ne sait faire que ça depuis toujours, Bianca demande pardon depuis l’enfance, elle murmure des excuses même lorsque ce n’est pas de sa faute. C’est simplement devenue une habitude, comme un automatisme. Pourtant elle les pense toujours, ses mots. Elle voudrait simplement bien faire, toujours. Bianca s’excuse d’exister sans vraiment s’en rendre compte, elle s’excuse pour son air un peu fatigué qui traîne sur ses traits, ses yeux qui rougissent toujours, son cœur qui bat trop vite, qui se laisse engloutir, elle s’excuse pour sa voix qui semble prête à se briser, qui ressemble à un murmure, elle s’excuse d’encaisser les coûts, de ne pas dire ce qui ce trame dans sa tête, ce qui la fait tanguer. Mais cette fois-ci elle retient les mots, elle garde son « oui, pardon j’arrête. » pour elle. Cette fois au moins. Alors sans un mot elle dépose deux assiettes, deux verres et des couverts sur la table, parce qu’elle ne peut pas rester là, à le regarder cuisiner, si ce n’est pour sa tenue qui la rend mal à l’aise, qui l’oblige à complètement détourner le regard, elle ne veut pas bousculer ses habitudes, ou qu’il fasse des choses qu’il ne ferait pas autrement. Elle aurait pu se préparer un petit déjeuner, même si cela n’aurait surement été rien de plus qu’un verre de jus d’orange ou quelque chose comme ça. Mais elle aurait pu, et elle ne veut pas qu’il en fasse plus qu’à l’ordinaire. Elle se sent déjà assez de trop. Elle ne s’y attend pas, lorsqu’elle sent qu’il dépose un bisou sur sa joue. Elle n’a pas le temps de réagir qu’il a déjà disparu, elle sent ses joues rougir instantanément. Elle est plutôt rassurée qu’il se soit éclipsé, parce qu’elle aurait probablement paniquée. Ce n’est rien pourtant, mais elle ne s’attend pas à ce genre de gestes Bianca, elle ne sait jamais comment réagir. Alors elle s’installe à table, pour se donner une contenance, pour ne pas rester inutilement sur quelque chose sans importance. Il lui a dit qu’elle pouvait se servir, mais elle attend qu’il revienne. Elle n’a de toute façon pas vraiment faim. Elle se tourne vers la fenêtre, regarde le ciel encore. Il a déjà changé de couleurs, il est de plus en plus clair. Le soleil brillera bientôt. Elle regarde les oiseaux passer, se demandent jusqu’où ils iront. Est-ce qu’eux aussi restent bloqués dans cette ville ? Est-ce que certains n’osent pas s’en aller ? Elle aimerait bien leur ressembler, ouvrir grand ses ailes et puis s’envoler. Mais Bianca n’a rien d’un oiseau. Elle ressemble à un animal apeuré, et en même temps non, parce qu’elle ne s’enfuie pas comme eux à la moindre brindille qui craque. Elle reste là, sans ciller. Finalement elle n’est qu’une fleur née fanée, qui a perdu quelques pétales en chemin. Fragile, aux couleurs un peu ternes. Mais elle est douce, délicate. Il y a surement quelque chose de caché au milieu de tout cet océan, pour que les pétales tiennent encore. Ses pensées sont balayées par la silhouette de Liam, qui réapparaît à ses côtés et puis bientôt en face de lui. Elle attrape ses couverts, mais elle reste un certain temps sans toucher à ce qu’il y a dans son assiette. Elle n’a pas faim Bianca, elle n’a jamais vraiment faim. Elle mange toujours aux mêmes heures comme un automatisme, mais le matin elle ne prend rien, parce qu’elle n’aime pas les matins, tout ce qu’elle voudrait c’est regarde le jour se lever et puis laisser le matin de côté. Elle préfère le midi, quand le soleil brille très haut, et puis le soir, les couleurs du ciel virer au rouge, au rose et puis au noir pour laisser place aux étoiles. Bianca n’aime pas les matins parce qu’elle est réveillée toujours trop tôt, la fatigue reste accrochée et ne veut pas la quitter, il a une drôle d’atmosphère, elle se sent toujours un peu tanguer, plus qu’à l’habitude. Comme si elle était sur une barque au milieu de l’eau trouble, glacée. Mais elle ne peut pas rester là, sa fourchette dans le vide, alors elle mange un peu, tout doucement. Et puis Liam vient casser le silence qui c’était installé, ça n’avait pas duré longtemps mais elle le sentait déjà peser sur ses épaules et sur son cœur. Parce qu’elle n’a jamais grand chose à dire Bianca, elle ne sait pas faire la conversation. Les autres ont des histoires, mais elle n’en a jamais à raconter, parce que sa vie est trop banale, trop ennuyante. C’est monotone, ça n’intéresse personne. Il n’y a qu’avec Darcy, qu’avec Erik qu’elle apprécie les silences, parce qu’ils n’ont plus rien d’angoissant quand ils sont tous les deux prêt de son cœur. Mais avec Liam elle sent le silence les entourer, alors elle est soulagée qu’il parle autant. Il tente toujours de la rassurer, d’être gentil, attentionné. Elle sait bien qu’il va tout doucement, qu’il choisit ses mots, qu’il tente toujours d’arrondir les angles. Elle n’a pas l’habitude, c’est la première fois qu’elle rencontre quelqu’un qui lui tend la main, alors ça la touche, elle sent son cœur toujours s’apaiser. Elle ne sait pas comment le remercier pour tout ce qu’il fait pour elle, elle ne comprend toujours pas pourquoi il a décidé de l’aider ainsi, pourquoi il ne l’a pas juste laissé au milieu de cet hôpital, mais elle tente de lui dire merci, même dans ses silences. « M-Merci beaucoup, vraiment. » Elle appuie sur les mots de sa voix toute délicate, pour lui dire tout ce qui reste au fond de son cœur, mais il y a une infinie douceur dans son regard, qui laisse entrevoir ce qui reste caché. Elle espère que ça suffira. C’est tout ce qu’elle peut faire, de toute façon, elle se sent impuissante Bianca, parce qu’elle n’a aucun moyen de lui rendre tout ce qu’il lui offre. « Je vais essayer de faire des efforts. » En réalité elle ne sait pas comment on fait, elle ne sait pas comment être autre chose que silencieuse, discrète et effacée, parce qu’elle n’a été que ça, toute sa vie. Alors peut-être que c’est impossible. Elle repose les yeux sur lui lorsqu’il lui pose sa question. Elle ne sait pas ce qu’elle veut faire Bianca, elle voudrait juste aller à la bibliothèque, ou regarde le ciel jusqu’au soir. Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle veut faire, car quand elle y pense, le temps lui semble infini, et ça lui donne le vertige. « Je-je ne sais pas … Peut-être au bord du lac ou bien en forêt, ou ailleurs, peu importe, comme vous voulez. » Elle n’aime pas choisir, parce qu’elle s’en fiche, peu importe, ça ne change pas grand chose pour elle. Mais peut-être qu’elle aimerait bien marcher, et juste regarde ce qu’il y a autour d’elle, s’arrêter et puis regarder les passants, ou bien ce qui reste. Faire quelque chose qui lui repose le cœur. « C-C’est très bon. » Qu’elle dit tout doucement, en désignant ce qu’il a préparé. Ça sonne comme un mot de politesse, mais elle est sincère Bianca. Ce n’est pas juste pour lui faire plaisir, elle n’a pas même réfléchis avant de parler, elle s’en est rendu compte en prononçant le premier mot, c’est pour ça qu’elle a trébuché dessus. Elle oublie la spontanéité, souvent, elle oublie. Mais parfois ça revient. Alors elle sourit du bout des lèvres.

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Liam Galadryn

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MessageSujet: Re: good morning (bianca)   Sam 7 Nov - 23:36

Bianca reste l'énigme qu'il ne comprend pas. Perplexe l'homme le reste. Stupide également. Comment a-t-il pu oublier sa présence même rien qu'un instant. Et il connait le pourquoi. Il sait avec exactitude que la présence trop discrète de la demoiselle joue en sa défaveur. Il n'en a pas l'habitude. Il n'a jamais été discret lui, il a toujours été le contraire. Toujours été ce type dont on ne pouvait se détacher. Le genre de mec qui savait toujours comment attirer l'attention sur lui. Au fond, il n'a même jamais eu besoin de faire d'effort. Il a toujours été l'homme qui attire les regards, naturellement. Bianca est le silence qui dure. La voix qui a peur de s'exprimer. Et lui, il se sent idiot de lui imposer un tel spectacle. Il n'a jamais eu honte de son corps, il ne l'aura jamais. Mais l'idée même de mettre mal à l'aise sa colocataire le met hors de lui. Il voudrait la voir heureuse Bianca, la voir sourire, lui offrir toutes les joies d'un monde qui si longtemps ne lui a apporté que misère. Mais comme si souvent, il a l'impression de tout faire de travers. De dire blanc quand il faudrait dire noir. De partir vers la droite quand elle le désire à gauche. Alors, il s'éclipse rapidement l'avocat. Le plus rapidement possible. Juste assez pour être présentable mais pas trop. Pas trop pour ne pas laisser la nourriture refroidir devant une Bianca incapable de se servir. Il sait qu'elle n'osera pas. Qu'elle trouvera toutes les excuses du monde. Parce qu'elle ne mange pas tellement Bianca. Pas assez. Comme si tout son être devait se laisser aller dans une vie de moindre importance. Liam ne veut pas laisser faire. Il ne peut laisser faire. Il ne peut s'empêcher de l'observer quelques instants. Elle si douce Bianca. Si fragile, si délicate à observer doucement par la fenêtre. Elle semble si lointaine comme si une cage se renfermait sur son être l'empêchant d'être totalement vivante. E lui, il en cherche désespérément la clé, encore et toujours. Parce qu'une femme comme Bianca mérite le meilleur. Elle mérite de sourire à chaque instant de son existence. Elle mérite d'être heureuse, de briller, de ne pas être que murmure mais bel et bien un être véritable. Alors, quand il l'observe de la sorte, il se rend compte combien le chemin est encore long. Mais jamais au grand jamais il ne perd espoir. Pour elle. Pour ce cœur égratigné qui ne demande qu'à battre, doucement. Il s'installe en face d'elle. C'est toujours tellement étrange. Tellement différent. Ne pas manger face à une inconnue qu'il ne rêverait plus mais face à Bianca. Parce qu'elle sera là le lendemain matin et cela ne le dérange pas. Parce qu'elle n'est pas de ces filles dont il deviendra l'amant. Non, Bianca est l'intouchable parmi toutes les intouchables. La délicate créature qu'il s'est juré de protéger, de tous ces autres qui pourraient la peiner, même de lui-même. Bianca n'est pas faite pour de simples histoires d'égarement. Non, quelque part au loin, un prince charmant viendra, il l'emmènera doucement sur son beau cheval blanc, lui fera voir le monde et ses merveilles. Et peu à peu, chaque année passant, les peines s'effaceront, le passé n'existera plus, lui-même sera devenu un souvenir. Mais non, il ne lui en voudra nullement, parce que cela ne serait plus important, plus vraiment. Parce qu'elle serait heureuse et c'est tout ce qu'il désire. Liam ne sait se taire, même en mangeant. Il a besoin de la rassurer, de lui affirmer qu'elle ne le gêne nullement. Que même si ses habitudes se retrouvent changées, jamais au grand jamais il n'a regretté sa décision. Et il ne le ferait jamais, il en est certain. Il entend son merci qui vient le toucher en plein cœur.  Des mercis, il y en a déjà eu, beaucoup de plus d'une manière et pourtant, jamais il ne peut s'empêcher de ressentir ce petit plus dans le cœur. Comme si ces mercis consistaient finalement l'essence même de son être. « Ne faites pas d'efforts pour me faire plaisir Bianca, simplement pour vous. Vous méritez de vivre… » Ces mots pourraient sembler étrange s'il ne connaissait pas son passé. S'il ne savait bien combien sa vie avait pu être sans vie. Une existence passée à obéir, à exister tel qu'on lui demandait sans prendre du plaisir à agir vraiment. Bianca s'était oubliée au profit d'un mariage qui n'avait jamais cessé de lui apporter tourment et douleur. Et les mots s’enchaînaient, suivent le fil des bouches qui mangent. Lui bien davantage qu'elle. L'avocat se régale, l'oiseau picore, un peu, c'est déjà ça. Liam ne veut être décideur, il se contente de proposer. Elle et lui, partir, voyager, se laisser aller à un moment de bonheur.Il est l'instrument dont elle est la musicienne. L'être simplement chargé de trouver des moyens pour voir de délicats sourires venir recouvrir son être. Il laisse ses yeux regarder les siens, sonder le fond de son âme. Il sourit, doucement, simplement. Il aurait aimé l'entendre choisir, d'une voix forte et assurée. Mais pas ce soir. Peut-être un autre jour. Sans doute. L'optimisme doit rester, encore. « A vous de décider Bianca. Je peux devenir homme des bois. Ou encore me transformer en sirène. A vous de choisir. » Il n'attend qu'elle. Il n'a jamais eu peur de rien, ni même du ridicule. Et puis, comment être ridicule si cela permet d'apporter quelques sourires sur un visage bien trop souvent triste. Son sourire s'agrandit en entendant les compliments de la demoiselle. Ils ont une saveur particulière. Elle le petit estomac, le moineau picorant à peine. Il sent la sincérité dans le fond de sa voix et il est touché, tout simplement, tout tendrement sans rien de plus que quelques mots. « Merci. » Parfois les mots ne peuvent exprimer clairement les idées. Parfois, il suffit simplement de plonger son regard dans celui d'une autre personne pour y découvrir un autre monde. « Nous pourrions recommencer un autre jour. Cela ne me dérange nullement de faire à manger pour deux. » Il pourrait lui dire qu'avant il en avait déjà l'habitude. Qu'elle n'était pas la première à gouter ses petits plats. Mais non, il ne veut pas. Parce qu'elle n'est pas ces autres. Parce que Bianca vit ici. Parce qu'elle sera à jamais la bienvenue. Parce que manger avec elle, c'est simple, c'est doux, c'est l'excuse d'un moment. Parce qu'il sera capable de la nourrir jour après jour si cela lui permettait d'être heureuse, totalement, simplement.
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MessageSujet: Re: good morning (bianca)   Ven 18 Mar - 22:56

Elle sent dans son dos le soleil qui bientôt brillera très fort. Elle regarde les ombres se dessiner sur les murs, sur la table. Elle se perd dans cette contemplation dans le silence entre ses paroles à lui surtout, à elle, un peu. Mais la voix de Bianca n’est jamais assez haute pour vraiment déranger ce silence qui les entoure. Elle s’y confond presque parfois. Mais c’est Liam qui parle, et à ses mots, Bianca pose son regard sur lui. Il a cet air toujours gentil et concerné à son égard. Elle n’a pas l’habitude de cette attention posée sur elle, ou plutôt de cette attention bienveillante. Parce qu’on a toujours fait attention à elle, à ses faits et gestes surtout, parce qu’il fallait les contrôler quand elle déviait légèrement du chemin tout tracé qu’elle acceptait pourtant de suivre sans un mot. Quand quelque chose n’allait pas, il suffisait de lui dire et elle se pliait aux souhaits de ses parents, des professeurs, de son mari. Il n’y avait pas même à s’énerver ou à crier des ordres, à répéter encore et encore, il suffisait d’une remarque même toute douce pour qu’elle s’adapte aux demandes. Mais il n’y a jamais eu de douceur, sauf peut-être lorsqu’elle était toute petite encore. Pourtant il n’y a que ça dans son cœur, de la douceur rassurante, qui se glisse dans sa voix. Bianca n’est faite que de coton, de couleurs pales, même si on ne lui en a jamais donné en retour. Les paroles de Liam résonnent dans sa tête. Mais elle ne sait quoi lui dire, les mercis ne suffisent pas, alors elle sourit délicatement, le visage un peu triste. Comme une fleur au milieu d’une tempête perpétuelle, Bianca s’accroche pourtant on ne sait comment à cette existence maintenant dénuée de toute chose à laquelle se rattacher. Elle n’a connue qu’une vie pleine de fracas sur sa peau, dans sa tête, sur son cœur, et maintenant même s’il n’y en a plus, il y a surtout plus rien, et elle ne sait pas quoi faire Bianca, de tout ce vide prêt à la faire tanguer. Peut-être qu’elle mérite de vivre c’est vrai Bianca, mais elle ne sait pas comment faire. Mais c’est mieux que tout ce qu’il y avait avant, c’est mieux que ce passé qui ne partira pas. Hein Bianca, c’est mieux le rien que le trop plein qui manque de te faire couler pour de bon ? Il lui dit de décider, mais elle ne sait pas. Elle n’aime pas décider, elle ne sait que suivre ce qu’on lui dit, ou répondre comme tu veux, comme vous voulez, peu importe. Ça m’est égal. Parce que c’est vrai que ça lui importe peu. Elle ne se préoccupe pas de toutes ces questions parce qu’on a toujours répondu à sa place, elle ne sait pas faire d’histoires, alors si ça ne va pas, elle ne dit rien. Même pour les choses du quotidien, les questions les plus simples, Bianca ne sait pas répondre. Elle sait qu’il ne lui laissera pas le choix, et comme le reste, ça lui est égal, mais c’est un sujet sans importance, alors elle réfléchit un instant et puis au hasard fini par répondre de sa petite voix : « Je ne sais pas, on peut peut-être juste marcher près du lac ? » Elle répond par une question encore, parce qu’elle ne sait pas prendre de décision pour ces choses trop simples, comme le reste, alors elle continue d’être dans l’à peu près. Il pourrait lui répondre n’importe quoi, tout lui conviendrait. Ce n’est qu’un détail de plus. Elle sera juste contente de passer un peu de temps avec lui, parce que finalement de Liam elle ne connaît rien, malgré qu’elle reste temporairement chez lui. Liam est juste cet homme apparu là par hasard alors qu’elle n’attendait rien. Il lui a tendu la main sans même la connaître, il lui a sorti la tête de l’eau alors qu’elle manquait presque d’air. Elle était prête à se noyer Bianca, dans le silence elle s’enfonçait de plus en plus dans les profondeurs des bleus de l’océan et Liam l’a rattrapé avant qu’il ne soit trop tard. « Oui, on pourrait oui. Ça serait bien. » Elle hoche la tête, et sur ses lèvres se glisse son sourire doux comme un nuage. Ils pourraient. Il faudrait même, elle voudrait Bianca parce qu’elle l’aime bien Liam, parce que malgré tout ce qu’elle ne sait pas de lui, elle voit toute l’attention qui lui porte, toute la bienveillance dans chacun de ses mots, dans ses paroles toujours rassurantes, dans ses sourires aussi. Liam est comme un soleil réconfortant qui brille tout doucement sur son cœur océan.

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good morning (bianca)

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