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 i'm all alone and i need you now (harry)

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Clara Chamberlain

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Crédits : tellers + anto

ONCE UPON A TIME
Personnage: Pandore
Emploi: question douloureuse
Relations :

MessageSujet: i'm all alone and i need you now (harry)   Dim 16 Aoû - 18:14

02h09, affiche le réveil en lettres rouges devant les yeux grands ouverts de Clara. Elle n'arrive pas à dormir ni à s'habituer à la nouvelle insomnie qui s'immisce entre ses draps, entre ses nuits. D'ordinaire, elle se couche épuisée par ses journées bien remplies et s'abandonne à un sommeil réparateur. Mais ça, c'était avant. Avant de sentir le poids du doute lui ronger le cœur, avant de se sentir appelée par le test de grossesse qui erre dans son sac à main dans l'attente de mieux. Avant. Avant qu'elle n'ait fait les calculs qui s'imposent et compris ce qu'un résultat positif impliquerait : un bébé, oui. Un bébé, non-désiré qui plus est, c'est déjà assez perturbant comme cela. Mais Clara sait que si le plus s'invite dans l'équation, c'est toute sa vie qui changera d'une façon ou d'une autre. Parce qu'il n'y a pas qu'Elijah dans son lit, dans sa vie, dans son cœur. Il y a un autre homme, d'autres caresses, d'autres soupirs et c'est ceux-ci qui se fixeront irrémédiablement sur le test. Clara le sait, elle l'a calculé. Elle a recommencé, une fois, deux fois, dix fois, pour en arriver toujours à la même conclusion : Elijah était parti deux semaines à Portland pour le lancement de sa nouvelle pièce et aussi souvent que possible, elle avait rejoint Bran, s'était glissée entre ses draps, dans sa vie, comme une parenthèse enchantée. Elle avait profité de moments moins furtifs qu'habituellement sans une once de culpabilité et sa désinvolture revient aujourd'hui la frapper en pleine gueule. 02H15, elle n'y tient plus. Clara se lève, prend soin de ne pas réveiller Elijah qui dort du sommeil paisible de celui qui ne sait rien et sort de cette chambre qui l'étouffe. Avant de partir, elle le regarde. Elle contemple son visage endormi et attend bêtement qu'un truc se passe. Elle aimerait s'en vouloir, ressentir de la peine à le blesser, à le tromper, à l'aimer oui, mais à ne pas aimer que lui. Mais Clara, elle n'y arrive pas. C'est plus fort qu'elle, ça ne se contrôle pas, et le désir qui l'étreint la domine tant qu'elle réussit à se persuader que ce n'est pas sa faute, au fond. C'est plus facile ainsi, sans doute, mais malgré tout, elle sait. Elle sait que tout va basculer d'un instant à l'autre et qu'elle ne pourra pas repousser l'échéance. Pas cette fois. 02H30, Clara ferme les yeux. Elle conserve ses paupières fermées, très fort, et attend. Elle retient presque son souffle et à cet instant, elle prie bêtement tous les dieux de la création auxquels elle ne croit pas. Pitié, faites que ce soit négatif, je ferais tout, n'importe quoi, j'arrêterais, je le jure, pas demain bien sûr mais bientôt. Promis, promis, promis, je deviendrais moins égoïste, plus patiente, tout ce que vous voudrez. Mais quand elle ouvre les yeux, y'a pas de surprise, pas de miracle, rien du tout. Juste un plus qui la nargue et lui rappelle qu'elle a merdé en beauté et qu'il est temps de payer. C'est pas les larmes qui la submergent en premier. C'est autre chose, une vision claire de ce que pourrait être sa vie, si elle décidait de la prendre en main. Tout s'efface derrière sa vision floutée par la marée salée qui s'y installe pour laisser place au portrait évanescent d'une petite fille. Elle a la blondeur de Bran et ses boucles à elle, son teint doré et doux sous la peau et ses yeux rieurs, les traits parfaitement ciselés de son amant et ses fossettes. Elle est belle comme lui, gracieuse comme lui, mais elle a son sourire à elle au lieu de l'air supérieur et terriblement sexy de Brandon Rose. Pendant un instant, ça paraît réel. Envisageable. Lui, elle, et cet enfant à naître. Et puis les larmes dévalent crûment sur ses joues et lui rappellent qu'il n'a jamais signé pour ça. Qu'ils ne sont pas un couple, qu'elle ignore s'il pourrait seulement le désirer, qu'elle cependant est en couple. Avec un autre, un homme auprès de qui elle envisage de vivre ce genre d'histoire, parce qu'elle l'aime c'est la suite logique, n'est-ce pas ? Alors les pleurs compulsifs, étouffés, chassent cette petite fille qui ne naîtra jamais, Bran, Elijah et tout le reste. Clara se laisse glisser jusqu'au sol, le corps secoué de sanglots et le cœur comprimé dans un étau douloureux. Elle ne sait pas combien de temps elle reste là, prostrée, à pleurer jusqu'à se sentir vide et morne, distanciée, pas moins malheureuse mais presque détachée de son propre sort. Et quand elle se relève difficilement sur ses jambes qui refusent de la porter, elle croise un reflet dans le miroir qu'elle aimerait effacer. S'effacer comme un gomme un brouillon inconséquent, raté, dans l'espoir de recommencer autre chose. Mieux. Malheureusement, ce n'est pas si évident et Clara ne peut que constater l'étendue des dégâts qu'elle ne cherche pas à dissimuler. Son visage chagriné, brouillé, ravagé par une douleur qu'elle ne peut pas expliquer à Elijah. Ses yeux rougis, ses lèvres tremblantes, tout la ramène à ses imperfections et à ses mauvais choix. Mais c'est ça le problème de Clara : elle ne peut pas se résoudre à qualifier Bran de mauvais choix. Ni sa conduite. Parce que quelque chose qui fait autant de bien ne peut pas être foncièrement mauvais, n'est-ce pas ? Généralement méthodique, elle n'en mène pas large, ignorant quoi faire, comment le faire, quand s'y résoudre. Elle est seulement capable de jurer en cherchant sa plaquette de pilule, sans comprendre comment elle a pu se montrer aussi conne. Clara organise sa vie avec l'aisance d'un dictateur, elle n'est pas de ceux qui peuvent avoir ce genre d'incident, c'est juste pas possible. Et puis elle les voit. Y'en manquent pas beaucoup, juste assez pour tout foutre en l'air. Deux, trois, cachets rapprochés qui portent tous le nom de Brandon Rose, capable de lui faire tourner la tête quand elle s'y attend le moins. Mais c'est pas Brandon, dont Clara a besoin. C'est pas Elijah non plus. Ce dont elle a besoin, c'est d'un refuge. Un vrai refuge, le seul qui la connaît vraiment, entièrement, par cœur, et qui persiste à l'aimer quand même malgré ses valeurs généralement inflexibles, inébranlables, bien mieux qu'elle. Harry. Elle est perdue, Clara, elle a le cœur qui tambourine, le sang qui pulse de ses tempes à l'extrêmité de ses doigts et un trou noir au bord des lèvres qui menace de l'engloutir toute entière. C'est lui qui s'impose à son esprit qui n'est plus capable de réfléchir convenablement, c'est dans ses bras qu'elle imagine se glisser et c'est sa chaleur à lui qui paraît assez puissante pour la réconforter, juste un peu. Alors Clara ne réfléchit pas. Pas plus longtemps. Elle ne cesse pas de pleurer, mais elle a un échappatoire et même s'il ne durera qu'une poignée d'heures avant que la brutale réalité ne reprenne ses droits, il a le goût d'Eden. Elle fourre le test aux allures de bombe à retardement dans son sac et sort retrouver la fraîcheur de Fairview. Le vent lui glace les joues et s'infiltre sous sa nuisette trop fine mais elle s'en moque. Clara se moque de tout. Elle a l'impression d'évoluer dans un rêve, un putain de cauchemar et sa silhouette dénudée qui déambule dans la nuit ne fait pas plus tâche que le reste. La route jusqu'à son  - seul ? - et plus vieil ami lui paraît longue, interminable même si elle ne l'est pas, et quand enfin elle s'échoue sous son porche, elle trouve porte close.  « Harry ... Harry s'il te plaît, me fais pas ça. » qu'elle murmure à demi-mot, le front appuyé contre sa porte. L'absence de son ami lui glace le sang, un sentiment renforcé par la maison familiale adjacente, qu'elle devine dans l'obscurité. Que diraient ses parents ? Son frère, ses sœurs ? Elle se sent seule, perdue, incapable de ne serait-ce esquisser un pas sans lui à ses côtés. Lui qui la prend dans ses bras de sa façon maladroite et touchante, lui qui serre sa main dans la sienne, lui qui la rabroue sans jamais l'abandonner, lui qui... Même ses remontrances lui iraient. Même ses jugements qui blessent. Même... Tout lui irait. Cette nuit, Clara a juste besoin d'Harry. Alors elle oublie qu'il est trois heures du matin, peut-être plus, un soir de semaine. Elle oublie qu'elle n'a pas le droit de l'entraîner dans ses problèmes, qu'il l'a prévenue au moins cent fois de ce qu'elle risquait et qu'une fois de plus, il avait raison. Elle oublie tout ça. Elle oublie aussi qu'ils sont des adultes maintenant et agit comme l'adolescente qu'elle fut : elle trébuche, elle tâtonne, mais parvient jusqu'à sa fenêtre. Comme avant. Et comme avant, elle n'est pas verrouillée et bascule sous la pression de ses paumes. Clara pénètre dans la chambre et esquisse un faible sourire – le premier – en entendant la respiration régulière d'Harry. Rien que son souffle suffit à soulever un peu, juste un peu, l'enclume qui écrase son palpitant et Clara s'allonge sur son lit. Elle s'invite dans sa bulle, pose sa tête sur la poitrine de son ami le plus précieux et loin d'être bercée par un tel contact, il déclenche chez elle une nouvelle crise de larmes. Une détresse sourde, palpable, qui n'a ni début, ni fin, qui semble exister depuis toujours et partie pour perdurer jusqu'à la fin.  « Harry... J'ai besoin de toi » hoquette-t-elle entre deux sanglots, une boule à la gorge et un poids terrible sur l'estomac.  « Je – je sais plus quoi faire » murmure-t-elle doucement, dans l'aveu d'impuissance le plus sincère qu'elle n'ait jamais proféré de toute son existence.

Spoiler:
 

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SOMETIMES, LOVE IS NOT ENOUGH AND THE ROAD GETS TOUGH I DON'T KNOW WHY. CHOOSE YOUR LAST WORDS, THIS IS THE LAST TIME CAUSE YOU & I WE WERE BORN TO DIE.
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Harry Abernathy

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MessageSujet: Re: i'm all alone and i need you now (harry)   Ven 4 Sep - 14:57

Ses rêves, il n’en parlait jamais. Pourtant, quand ils l’assaillaient, récurrents, toujours trop semblables, Harry pouvait se les remémorer, au détail près. Il avait essayé, un jour, de les mettre sur papier, de leur donner une forme moins abstraite que celle qui hantait son inconscience, mais il n’y parvenait jamais. Pour une obscure raison, il était incapable de retranscrire ce qu’il voyait, lui qui n’avait généralement aucun mal à user son crayon pour donner à la réalité un reflet en noir et blanc, plus doux, plus tendre. Dans le cas de ses rêves, c’était toujours identique : sa vue était incertaine, comme si l’un de ses yeux était plus au point que l’autre, et il voyait le paysage de travers, comme si sa tête était légèrement penchée, incapable de se redresser. Il apercevait un monde bien différent de la réalité et il n’avait aucune idée d’où lui venait cette vision féérique. Il lisait pourtant énormément mais rien qui ressemblait à ce qui habitait son subconscient, rien qui ne puisse avoir nourri ces délires nocturnes. Et puis il n’y avait pas que cela. Il y avait ce cliquetis qui ressemblait davantage à une sensation qu’à un son. Des grincements, des bruits métalliques, des jointures qui avaient bien besoin d’être huilées. Tout ça ne faisait aucun sens et Harry l’aurait évoqué avec ses amis si seulement il n’avait été question que d’un rêve perdu parmi tant d’autres. Or c’était tout le contraire. Il ne rêvait que de cela et quand la vision oblique n’apparaissait pas, ce n’était pas parce qu’elle était supplantée par une autre. Car si Harry ne faisait pas ce rêve étrange, il ne rêvait tout simplement pas ou ne s’en souvenait pas. Plus étrange encore, c’est qu’il avait le sentiment de percevoir la présence de Kitty, sans jamais l’apercevoir. Il pouvait tourner la tête dans tous les sens qu’il voulait, il ne voyait jamais personne. Dans ces moments-là, Harry pouvait sentir son cœur s’affoler et c’était souvent le moment où il s’éveillait en sursaut, désorienté. Incapable de réfréner le besoin qu’il ressentait alors d’aller s’assurer que Kitty allait bien, il quittait ses draps pour jeter un œil dans la chambre de sa sœur. Il n’y avait que comme ça qu’il pouvait espérer retrouver le sommeil et, heureusement pour lui, lorsque cela survenait, il ne retombait pas dans le rêve précédent. Ce soir-là, il n’en était pas encore là. Installé sur le sable brûlant d’un désert sans fin, son œil valide fixait un point au loin tandis que l’autre, moins performant, tâchait de percer la brume qui le voilait. Harry ne se voyait jamais, dans ces rêves-là. Il avait juste la sensation d’être. Il se contentait de fixer droit devant lui ou autour de lui lorsqu’il percevait la présence de Kitty. Pour l’instant, il observait l’ombre étendue, indistincte, posée sur le sable. Il devait forcément s’agir d’un mirage. L’air semblait trembler à quelques mètres du sol, à cause de la forte chaleur, très certainement. Harry ne le concevait que parce qu’il connaissait la sensation mais installé comme il l’était, concentré sur le point sombre, il ne ressentait pas la douleur ou le mal-être généralement provoqués par une température trop élevée. C’était comme si rien ne l’atteignait. Alors, comme si cette constatation lui en donnait tout à coup l’envie, il se releva péniblement, provoquant ce cliquetis qui tendait plus vers la sensation que le son. Et il s’avança en direction de la silhouette effondrée. Sa démarche était incertaine mais il ne s’en rendit compte que parce qu’il apercevait son ombre tordue sur le sable, devant lui. Elle avait une forme étrange mais cela ne parut pas l’inquiéter. En tout cas, le Harry de ses rêves ne s’en formalisa pas, se contentant de combler la distance entre lui et l’inconnu d’un pas claudiquant. Et si le corps ne semblait pas si lointain, il sembla à Harry qu’il mettait une éternité à le rejoindre, comme si ses pas se réduisaient à mesure qu’il se rapprochait de son but. À moins que ce soit l’impression d’être tiré en arrière, de l’endroit d’où il venait, qui lui donnait l’impression d’avancer péniblement. Il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule, pour voir si quelque chose le retenait mais il n’y avait que du sable, du sable toujours et à perte de vue. Alors il reporta son attention sur sa cible et reprit sa lente avancée, ignorant sciemment la douleur aiguë qui s’insinuait en lui, toujours plus lancinante. Mais ça ne l’empêcherait pas de poursuivre son chemin et s’il s’arrêta une nouvelle fois, c’est parce qu’une étrange brise vint lui caresser les joues. Interloqué par ce souffle saugrenu dans ce désert de plomb, Harry s’immobilisa, guetta un mouvement mais la seule chose à se mouvoir dans ce paysage immobile, c’était la chevelure de la créature allongée à quelques mètres de là. Un drôle de sentiment s’éveilla en lui, comme si on enfonçait un tournevis dans sa cage thoracique pour le tourner lentement. Instinctivement, il porta la main à son cœur mais c’est la chaleur du métal trop exposé au soleil qu’il perçut sous sa paume et au moment où il baissait les yeux pour constater l’étrangeté de cette nouvelle information, c’est la pénombre qu’il découvrit. Son corps accusa le choc de l’éveil et il mit quelques secondes à réaliser où il était. Le corps raidit par la fugue de son rêve et le retour à la réalité, il ne comprit pas tout de suite qu’il s’agissait de Clara qui pleurait contre lui et il lui fallut une dizaine de secondes supplémentaires pour faire sens des mots hoquetés par son amie. « Clara ? » souffla-t-il malgré tout d’une voix ensommeillée en dégageant son bras pour venir enlacer les épaules de la jeune femme. « Qu’est-ce qu’il se passe ? Quelle heure il est ? » Dans la confusion qui avait suivi la disparition du désert et de ses cliquetis, Harry avait perdu toute notion du temps et il étira le coup pour apercevoir l’heure affichée par son radio-réveil. Il était tard. Ou très tôt, selon le point de vue. Reprenant lentement ses esprits, le jeune homme se frotta les yeux de sa main libre puis tâtonna sa table de chevet en quête du bouton de sa lampe. La lumière éclaira faiblement la pièce et il distingua mieux – et de ses deux yeux en parfait état – la silhouette de la jeune femme éplorée. Forçant Clara à se redresser pour qu’il puisse le faire à son tour, il s’assit contre le mur et se massa le visage pour sortir complètement de l’état semi-comateux qu’il venait de quitter. « Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? » Il constata qu’elle ne portait pas grand-chose et en voyant la fenêtre ouverte, il n’eut aucun mal à imaginer le chemin qu’elle venait de faire pour le rejoindre. « Attends, bouge pas » dit-il avant qu’elle ne se lance dans des explications. S’extirpant des draps, il s’éclipsa quelques secondes de la chambre, juste le temps d’aller s’assurer que Kitty n’avait pas été éveillée par l’arrivée de Clara puis de se procurer une boite de mouchoirs et un plaid avant de revenir dans la chambre. Il ferma précautionneusement la porte puis revint s’asseoir sur le lit. « Tiens » dit-il en lui tendant la boite de mouchoirs avant de lui passer le plaid autour des épaules. « Tu vas attraper la mort à déambuler dans cette tenue » commenta-t-il, faussement désapprobateur, avant d’écarter les mèches de son visage pour constater la gravité de ses malheurs. Il esquissa un semblant de sourire pour la consoler mais il doutait que cela suffise alors il haussa les sourcils, pour lui assurer qu’elle avait toute son attention.

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