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 and all you say are things i don't want to hear. (ally)

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Brody Mayer

Brody Mayer

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: and all you say are things i don't want to hear. (ally)   Sam 15 Aoû - 22:51

Ses dossiers s’entassent depuis quelques jours. Distrait, la cadence est difficile à suivre, d’autant plus qu’il n’a plus une minute à lui. Il lui suffit d’imaginer la libération prochaine pour qu’on vienne à nouveau lui signifier que de nouveaux papiers demandent son attention. Si sa journée est censée s’être achevée depuis une bonne heure, Brody ne mâche pas ses efforts. Personne ne l’attend ce soir, il a toute la soirée devant lui pour pouvoir s’avancer un peu et rassurer son inquiétude quant au retard qui s’accumule. Il ne parviendra sans doute pas à achever tout son travail avant demain matin, mais ce sera déjà une bonne chose que d’avoir eu l’impression de l’avoir fait. Ce n’est que lorsqu’il relève les yeux vers l’horloge accroché sur son mur qu’il s’autorise à faire une pause. Il s’affale sur son siège, s’étire le cou, craque quelques doigts, avant de fermer son ordinateur portable. Il ne l’éteint pas, sachant pertinemment qu’il y reviendra. Il a mérité quelques instants de répit, qui suffisent à le distraire totalement de son but premier. Inconsciemment, il se permet même de commencer à ranger soigneusement quelques papiers perdus sur son bureau, prêt à quitter les lieux. De toute façon, il n’est plus vraiment en mesure de se remettre au boulot. Le travail creuse l’estomac, et même s’il l’avait voulu, il serait incapable de pouvoir continuer les comptes tant son esprit est ailleurs. Ce ne serait pas judicieux d’insister avec sa concentration digne d’un enfant de cinq ans. Ce serait quand même dommage de faire une petite erreur d’inattention qui coûterait des milliers à l’entreprise. Bon, des milliers, peut-être pas, mais cette idée suffit amplement à Brody pour se convaincre de prendre un petit encas pour se remettre d’aplomb, même alors qu’il s’était toujours refusé de grignoter entre les repas. Son ordinateur portable sous le bras – on ne sait jamais, il pourrait être pris d’une soudaine envie de reprendre ses activités – il abandonne les bureaux pour rejoindre le Love Philter Diner, qui lui semble relativement fréquenté pour une soirée bien avancée. Saluant chaleureusement les deux sœurs en pleine conversation d’un geste de la main accompagné d’un beau sourire, il s’installe à l’une des tables du fond pour plus de tranquillité après avoir commandé un café et un muffin. Un peu plus loin, il entend un groupe d’étudiants en pleine conversation sur les histoires qui ont secoué leur bande d’amis. Ce ne sont que des spéculations, il n’y fait guère plus attention. Lorsqu’on lui amène sa commande, il remercie la femme d’un sourire chaleureux en rouvrant son ordinateur portable. Le courage n’y étant plus,  son regard balaie les alentours du regard, s’attarde sur quelques clients, pour fondre sur une femme qui vient d’entrer. Il ne la quitte pas des yeux quand elle rejoint le comptoir pour commander et ce n’est que lorsqu’elle remarque sa présence qu’il se détourne en faisant mine d’être soudainement intéressé par son écran. Il suffit que son attention revienne sur les deux sœurs pour que Brody relève à nouveau les yeux, ce qu’elle réalise sans mal après s’être retourné vers lui. Pour la discrétion, c’est un peu raté. Il lui offre un sourire courtois - bien qu’un peu maladroit quant à leur relation - et un signe de la tête et sans qu’il n’ait le temps de faire marche arrière, elle s’approche déjà de lui pour rejoindre sa table. « Salut. » Fort heureusement, il a fait bien mieux pour commencer une conversation. « T'as l'air en forme. » Qu'il ajoute. L’approche est vraiment nulle, mais il ne voit rien d’autres à lui dire sur l’instant. Il remarque que ses yeux glissent jusqu’à son ordinateur, et il abaisse précipitamment l’écran pour le refermer. « On ne change pas les habitudes comme tu peux le voir, » se contente-t-il de dire sans animosité aucune, avant qu’elle ne lui fasse elle-même la remarque. Il se souvient encore de ses nombreux reproches sur son travail qui semblait l’importer plus que leur relation – ce qui n’était pas tout à fait le cas – et préfère anticiper sa réaction calmement plutôt qu'elle n'ouvre d'elle-même les hostilités - si tentée qu'elle le soit de le faire. « Je t’en prie, » lui dit-il en ôtant ses affaires de la table et en lui montrant d'un geste de la tête, la place en face de lui qui est toujours libre. Ce n’est peut-être pas la meilleure idée qu’il ait pu avoir depuis qu’ils se sont quittés, mais peu importe, c’est fait. Il n’imagine pas qu’elle acceptera de passer un moment avec lui aussi aisément, mais par politesse, il l’invite tout de même à se joindre à lui. Elle est venue jusqu’à lui, c’est la moindre des choses.
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Ally Bishop

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MessageSujet: Re: and all you say are things i don't want to hear. (ally)   Mer 19 Aoû - 19:05

Les vacances scolaires, c’est pour beaucoup une bénédiction mais pour Ally, c’est tout simplement l’Enfer. Elle déteste ça, tourne en rond inlassablement chez elle, cherche en vain du regard ses petits élèves, et sent son cœur s’éteindre chaque minute un peu plus. Elle manque d’air ; son oxygène c’est le rire des enfants, leurs questions amusantes, leurs réflexions intéressantes. Tout ce silence, ça la tue à petit feu. Alors, elle compte les jours sur son calendrier qui la séparent de la rentrée, les raye au fur et à mesure et sent l’excitation reprendre le pas plus l’été se défile. Depuis ce matin, la demoiselle n’arrête pas d’ailleurs. Elle se sent pousser des ailes face aux deux petites semaines qui l’éloignent de sa passion, alors elle s’affaire sans interruption dans sa cuisine. Tout y passe, les livres de recettes sont éparpillés partout dans la pièce, les ustensiles s’entassent dans l’évier, le four tourne à pleine puissance et les odeurs délicieuses se mélangent. Il y en a partout, des gâteaux. Des petits, des gros, des basiques comme des originaux. Et quand les ingrédients se font moindres, Ally souffle enfin et constate l’ampleur de la situation. Elle pourrait nourrir un régiment entier avec toutes ses pâtisseries. Mais elle est seule, terriblement seule, et ce ne sont pas ses quelques mais non moins précieux amis qui parviendront à faire disparaître toutes les gourmandises. Sa gorge se serre aussitôt, elle se sent épuisée et ses nerfs lâchent. C’est si pesant la solitude. Elle n’est plus d’humeur et se laisse donc tomber sur une chaise avant de prendre son visage entre ses mains. Les minutes passent, passent et repassent, mais Ally ne bouge pas. Elle réfléchit. Cherche une solution, celle qui deviendra la petite étincelle destinée à rallumer la lumière dans ses yeux. Et finalement, son esprit s’éclaire et sans plus attendre, la demoiselle retrouve du courage. Elle s’empare de son manteau et de son sac à main, et claque la porte de sa maison trop silencieuse. Il ne lui faut pas longtemps pour rejoindre le Love Philter Diner. C’est stupide quand même d’aller remplir son estomac à l’extérieur quand sa propre cuisine regorgeait de douceurs, mais Ally a avant tout besoin de compagnie. C’est pas grave si elle s’installe dans un coin, seule à une table. Parce que le monde, il est partout autour d’elle. Les murmures, les rires et parfois même les répliques cinglantes, ça lui réchauffe le cœur, ça lui donne la sensation d’appartenir à un cercle privé. Oui, ça aussi c’est très bête mais ça lui fait du bien, alors elle ferme les yeux là-dessus. Par contre, son regard n’a pas manqué la silhouette masculine assise non loin du comptoir. Il faut dire que Brody n’est pas très discret. La sensation d’être épiée s’est vite fait ressentir et il ne fallut qu’une poignée de secondes à Ally pour qu’elle repère son fauteur de troubles. Elle lui sourit, parce qu’il n’y a plus que ça à faire maintenant, et lui adresse même un petit signe de la main pour être polie. Le signe de tête du jeune homme l’interpelle et lui donne la force de s’approcher. Elle aurait pu l’ignorer, ça aurait été sans doute le mieux, mais c’est plus fort qu’elle, elle ne peut s’empêcher de le rejoindre. Au milieu du brouhaha, il reste un pilier. Bancal et fêlé, certes, mais un pilier quand même. « Salut. » Ils ont l’air idiots, tous les deux, à se parler comme deux enfants un peu timides qui se découvrent. Mais comment oublier la rupture, celle qui a tout fait voiler en éclats et qui a tué leurs voix. Elle a encore tout en tête, Ally, les mots violents de Brody et ses larmes qui ravageaient son visage d’ordinaire si lumineux. Oh que oui, elle en a souffert et si aujourd’hui la page est tournée, la cicatrice quant à elle n’est pas tout à fait soignée. Elle ne sait pas se guérir, il faut dire. « J’essaie. » qu’elle répondit simplement, un sourire se dessinant faiblement sur ses lèvres. Elle voudrait lui dire que lui aussi mais l’ordinateur qui maintient une nouvelle fois une distance entre eux la trouble. Et avant même qu’elle ait le temps de dire quoique ce soit, Brody la devance. Elle sourit intérieurement, consciente qu’il la connaît encore bien, avant finalement de se rappeler que c’était ça leur soucis. Aux yeux de la demoiselle, c’était le travail qui avait anéanti leur relation. Rien d’autre. Surtout pas un amour qui s’efface et se casse, parce que ce n’était pas le cas. Son cœur continue d’ailleurs de battre un peu pour lui, comme tous ceux qui l’ont précédé et ceux qui ont suivi. « Je ne veux surtout pas te déranger. » qu’elle finit par dire quand il l’invite à s’asseoir. Son regard ne peut quitter l’appareil, et ça la rend nerveuse et peu assurée. Elle passe ainsi sa main dans sa longue chevelure couleur blé, mauvais tic qui la suit depuis l’enfance. Plantée debout lui, elle attend. Quoi, elle ne sait pas, mais elle attend quand même comme une parfaite maladroite.



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MessageSujet: Re: and all you say are things i don't want to hear. (ally)   Dim 27 Sep - 20:43

Brody n’est pas très doué dans les relations amoureuses, et encore moins quand il s’agit de rencontrer une ex dans un lieu public. Son expression se veut bienveillante, l’air de dire qu’il ne s’est jamais aussi bien senti qu’aujourd’hui, mais il est aussi bon qu’un acteur de séries B. Maladroit, un peu gauche dans ses gestes, il retombe dans la peau d’un gamin d’une quinzaine d’années, complètement démuni et perdu dans les mille et un sentiments contradictoires qui l’assaillent de toute part. On lui dit que c’est une mauvaise idée, que ça ne ferait qu’empirer la relation déjà catastrophique qu’il entretient avec elles, que ça bouillerait les derniers bons souvenirs qu’il garde dans le coin de son esprit. On lui crie qu’il est encore temps de faire marche arrière, d’écourter la conversation, lui sous-entendant que y’a du boulot qui l’attend – et c’est l’excuse qui marche toujours – mais ce serait indélicat pour Ally, qui l’a entendu pendant trop longtemps. On lui souffle alors que ce serait peut-être l’occasion de rattraper le temps perdu et sauver ses derniers coups manqués. Avec Ally, il y en a tellement eu, des non-dits, des rendez-vous reportés, des conversations inachevées, qu’il ne pourrait en dresser lui-même la liste. Il lui suffit d’un regard pour que la plaie se rouvre instantanément et qu’il comprenne que malgré le temps, malgré l’absence, il y aura toujours ce petit quelque chose qui continuera de faire mal. C’est tout de même moins douloureux, et pour preuve, ils parviennent à commencer une conversation sans que l’un d’entre eux n’en soit agacé, mais la gêne se ressent entre eux. La tentative de reprendre contact n’est pas très concluante, elle n’est pas cocasse, mais Brody ne lui en tient pas rigueur. Pendant des mois, Ally a eu beaucoup de choses à lui dire – surtout à lui reprocher – ce qui l’avait mené à en faire de même tout le long de leur relation, et le calme soudain de leurs échanges n’est pas si déplaisant. Il en est apaisant, à tel point qu’il ne lui est pas question de fauter une énième fois. S’il ne lui doit plus rien, il voit en cette rencontre la possibilité de lui prouver que malgré la rupture houleuse qui s’en est suivi entre eux, il continue de prendre en compte son opinion. Elle a compté dans sa vie, assez pour qu’il ne veuille la froisser en sa présence. Il hausse d’un sourcil en voyant l’hésitation d’Ally, mais n’a aucun mal à comprendre le lien entre son regard plongé dans la contemplation de son appareil et les raisons qui les ont poussés à se quitter prématurément. « Ce n’est pas le cas, au contraire, ça me fait plaisir » lui assure-t-il en attrapant l’ordinateur portable pour le faire disparaitre sous la table et le poser sur ses genoux. Le malaise est bien assez grand, pas la peine d’en rajouter avec l’objet à l’origine de leur perte. Si elle ne l’aperçoit plus, elle parviendra peut-être à se détendre, pense-t-il, tandis qu’il lui offre un sourire rassurant - toujours un peu crispé. A présent qu’il lui a certifié qu’elle est belle et bien la bienvenue à sa table, ils ne peuvent plus faire marche arrière. Il ne tient plus qu’à elle d’accepter sa main tendue. « Tu me donnes une très bonne raison de prendre une pause. » Une pause qu’il a déjà commencée – cela dit, laisser courir sa souris sur son bureau en se maudissant de ne pouvoir être à la hauteur de toutes ses attentes n’était pas une activité très concluante. A la place, s’il se laisse aller à un moment avec Ally, il parviendra à se déculpabiliser en se convaincant que l’abandonner à son sort n’aurait pas été très gentleman de sa part. Finalement, elle lui sauve même la mise. « Tu attends peut-être quelqu’un ? » l’interroge-t-il soudainement alors qu’elle est toujours debout devant lui, en se rendant compte qu’il s’était permis de l’inviter sans savoir qu’elle était sans doute déjà prise. « Je ne voudrais pas te mettre dans l'embarras. »En admettant que cela soit un homme – le sien en l’occurrence - il comprendrait qu’elle ne veuille pas qu’on les découvre ensemble. Il préférerait qu’on le laisse en dehors de leur histoire, et ne pas rencontrer celui qui partage à présent sa vie. Il s’abstiendrait bien de réaliser comme, même en amour, il ne fera jamais le poids face à un autre. Ally partage très certainement la même envie. A sa place, il se serait senti extrêmement mal à l’aise à l’idée de devoir expliquer le soudain retour de l’ex.

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MessageSujet: Re: and all you say are things i don't want to hear. (ally)   Dim 1 Nov - 18:21

Elle ne sait pas ce que c’est, Ally, de détester un ex. Elle n’est jamais parvenue à le faire, persuadée au plus profond de son être qu’elle est la seule fautive et qu’elle n’a pas à leur en vouloir. Elle s’estime au contraire heureuse d’avoir un jour croisé leurs routes parce que, chacun à leur manière, ils lui ont apporté quelque chose. Une poignée de souvenirs heureux qu’elle chérira jusqu’à son dernier souffle. Une ouverture d’esprit sur un tas de sujets qu’elle n’aurait jamais connu sans eux. Bien évidemment, ça ne l’empêche pas de souffrir de toutes ses ruptures, de regretter le bon vieux temps et de se dire qu’elle n’est qu’une idiote. Mais ça l’aide à mieux accepter les contretemps malheureux de la vie, et dieu sait combien elle peut en vivre. Partout sur et dans sa peau se cachent un millier de cicatrices petites comme grandes, pas tout à fait soignées, comme un rappel à ses erreurs de jeunesse. Alors, quand son regard se pose sur Brody, c’est tout un tas d’émotions qui la traversent, qui chamboulent son cœur et son esprit. Elle se revoit lui serrant la main, un sourire immense sur les lèvres, marchant dans les rues de Fairview comme si elle évoluait de nuage en nuage, légère. Elle revit les matinées joyeuses durant lesquelles elle le regardait dormir, innocent comme un enfant. Et puis, le ciel s’assombrit, l’orage arrive et avec lui, les disputes. Les voix qui montent et les mots secs qui râpent les langues. Ça la perturbe tous ces souvenirs qui l’assaillent, tantôt heureux, tantôt douloureux, et elle se sent soudainement défaillir. Ça tombe bien finalement qu’il l’invite à sa table, ça lui permet de s’asseoir et d’arrêter de sentir ses jambes s’affaiblir et trembloter. Mais avant de céder au soulagement, elle a attendu, Ally, que l’objet du désastre disparaisse de sa vue. C’est encore ancré en elle, c’est plus fort qu’elle. « Alors, c’est d’accord. » Elle se sent un peu mieux maintenant mais ne peut s’empêcher d’être surprise par l’attitude de Brody. Il se soucie encore un peu d’elle et ça la touche. Ce n’est pas grand-chose pourtant, et peut-être qu’il cherchait juste à éloigner tout agacement, mais ça n’empêche qu’il a pris l’initiative de lui-même et c’est plaisant. Peut-être que leur rupture a servi à quelque chose, en fin de compte. Est-il heureux, d’ailleurs ? A-t-il retrouvé l’amour depuis la fin de leur relation ? Et surtout, si c’est le cas, a-t-il appris de ses erreurs ? Ally espère secrètement que oui, et ce pour les trois interrogations qui ont traversé son esprit. Elle n’est pas rancunière, elle devrait l’être parfois mais elle n’y arrive pas. Elle adresse un sourire sincère à son ancien petit-ami. « Tu travailles trop… » qu’elle souffle doucement entre ses lèvres, mais ça n’a rien d’un reproche, au contraire ça sonne comme un conseil qu’un ami pourrait donner à l’un de ses proches, comme une inquiétude que l’on veut guérir pour le bien de l’autre. Mais elle sait, Ally, que la remarque est dangereuse, que leur conversation peut à tout moment déraper, alors elle ne dit rien de plus et le silence s’installe. C’est gênant cette sensation de ne plus se connaître ou d’avoir une poignée d’années en moins. Ça lui rappelle le début de sa vie sentimentale, quand elle était incapable de faire face à un homme sans avoir l’impression que ses joues prenaient feu ou qu’elle était sur le point de s’évanouir. Ils sont idiots, tous les deux, et elle remercie Brody de trouver quelque chose à dire pour faire taire le malaise. « Je suis seule. » Elle aurait pu se contenter de dire qu’elle n’attendait personne, mais elle a préféré user d’autres mots qui peuvent donner lieu à plusieurs interprétations. Elle ne sait pas pourquoi elle agit comme ça, parce qu’elle n’a pas de but précis, si ce n’est de s’éloigner du silence pesant de sa maison. Elle se force à sourire comme si rien n’était, comme si sa propre réponse ne la pesait pas, comme si elle était au contraire des plus naturels. « Surtout dis-moi quand je dois partir. » qu’elle annonce finalement, persuadée que lui, contrairement à elle, a évolué, qu’il est attendu quelque part ou au contraire qu’il attend quelqu’un. Une femme qui aurait su le garder mieux qu’elle. « Promis, je ne me vexerais pas. » qu’elle tente de plaisanter pour détendre l’atmosphère pesante qui plane sur eux. « Tu veux commander quelque chose ? » s’enquit-elle ensuite puisqu’ils viennent d’accepter à demi-mots de passer du temps en tête à tête.

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MessageSujet: Re: and all you say are things i don't want to hear. (ally)   Dim 10 Avr - 23:25

Il y a son sourire qui se dessine sur ses lèvres, et Brody se sent mieux. Ca fait longtemps qu’il ne l’a pas revu, il l’avait presque oublié, caché sous l’expression lasse de son ex-petite-amie qu’elle lui lançait à la moindre de ses remarques. Son sourire, elle ne le lui adressait plus qu’à de rares occasions, et quand bien même ses traits se tiraient, il n’avait rien de sincère, ni de doux. Mais l’eau a coulé sous les ponts, et le comptable a l’impression de la redécouvrir. Doucement, il se souvient ce qui lui avait plu chez elle. Ally, c’est la candeur, c’est la douceur. Ally, ce n’est finalement pas une si mauvaise chose de la retrouver. Un peu étrange, mais c’est agréable de constater que malgré la défaite, les hostilités sont terminées. Presque. Elle souffle les mots trop entendus durant la relation, une remarque anodine sans animosité aucune, mais bien assez suffisant pour que son sourire trépasse. Ce qui n’a pas marché entre eux, continuera vraisemblablement à le suivre. La profonde affection ressentie quelques instants plus tôt n’est plus aussi évidente. L’amertume transforme ses souvenirs, défigure ce qu’il trouvait autrefois si beau et si facile pour le rendre laid et grossier. Il se demande si elle espère une réaction de sa part. Est-ce qu’elle cherche à le provoquer ? Est-ce qu’elle pense qu’elle a gagné ? Insinue-t-elle qu’il n’a rien appris de leur relation, qu’il est resté le même idiot à préférer ses dossiers à une femme aussi bien qu’elle ? Parce que c’est faux. Il a essayé de changer, mais ça n’a pas marché. Il s’est donné des objectifs, mais ne s’y est jamais tenu. Il a compris que l’amour ne serait jamais assez fort face à son besoin viscéral de reconnaissance. Il a besoin d’exister autrement que par les yeux d’une femme. Alors Brody a abandonné, convaincu qu’une histoire d’amour qui part à la dérive ne le rendra jamais plus malheureux que n’être pas parvenu à gagner l’estime de ses parents. Il prend sur lui pour ne pas recommencer cette même conversation qui a rythmé leur dernier mois, retient la réflexion qui germe dans son esprit et volontairement, il laisse le silence s’installer entre eux. Rien ne sert de se disputer, plus rien n’est censé d’avoir importance. Elle n’a plus vraiment son mot à dire à ce sujet-là, et lui non plus. Ils ne tomberont jamais d’accord sur ce point, et ne souhaitant pas envenimer les choses, Brody décide de s’intéresser à elle. Il est curieux quant à sa nouvelle vie et à ses nouvelles fréquentations. Il se demande si elle est avec quelqu’un, si elle a su trouver l’homme qui conviendrait à toutes ses attentes – sans que cela ne paraisse intéressé ou gênant - mais elle reste vague et sa réponse ne fait qu’attiser son envie d’en découvrir plus. Elle est seule, mais est-ce que cela signifie qu’elle n’attend personne, ou est ce qu’elle tente de lui faire comprendre maladroitement qu’elle est célibataire ? Est-ce que cela veut dire qu’elle lui lance un quelconque appel ? Brody s’interroge, et réalise que même alors qu’il n’y a plus rien entre eux, il continue de compliquer les choses. « Me voilà rassuré. » Rétorque-t-il, usant ostensiblement la même technique. Il tourne autour du pot, la laisse imaginer ce qu’elle souhaite entendre de sa part sans qu’il ne sache véritablement pourquoi est-ce qu’il se prend lui-même au jeu. Il fronce légèrement des sourcils, avant de comprendre qu’elle pense très certainement qu’il attend quelqu’un. Là encore, plusieurs interprétations se battent dans son esprit, et la sensation de se retrouver à un premier rendez-vous romantique n’a jamais été aussi présente. « Tu peux rester autant que tu veux. Maintenant que t’es là, ce serait quand même dommage que tu t’en ailles si vite, » lui répond-il dans un sourire, « sauf si ma présence te déplait, et dans ce cas, je t’autorise à m’abandonner seul avec mon ordinateur… mais je risque de recommencer à travailler. » Et puisqu’elle l’a elle-même constaté un peu plus tôt, il faut sans doute que les choses changent de ce côté-là, il serait donc plus conseillé qu’elle reste à ses côtés. C’est toujours délicat d’en reparler, mais Brody tente de lui prouver qu’il a évolué, et qu’il sait lui aussi en plaisanter – même si à l'énonciation du travail, son ton est devenu plus froid qu'il ne l'aurait espéré. Il finit par acquiescer à sa proposition. « J’y vais. Tu veux peut-être quelque chose d’autre ? » Qu’il lui demande, surtout par politesse parce qu’elle a déjà commandé. On ne sait jamais. Il l’abandonne alors quelques instants, le temps de prendre un café et une part de tarte, l'occasion pour lui de souffler et de trouver de quoi alimenter la conversation sans que cela ne divague sur les sujets qui fâchent. Lorsqu'il revient, Ally est étonnement toujours là. « T’as pas profité de mon absence pour fuir ? Parce que c’était ta dernière chance pour le faire. » Il la taquine sur leur gêne mutuelle. Ils ont l’air si peu naturels, c’est si flagrant qu’il se demande si les autres clients en ont eux-mêmes conscience. « Cela dit, j’suis content de voir que tu l’as pas fait… ça m'fait plaisir de te voir depuis... » Il s'interrompe, hésite sur les mots qu'il voudrait employer. « ...la dernière fois. »

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