AccueilAccueil  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 nice to meet you

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Yvana Darmody

avatar

Messages : 521
Inscription : 11/04/2015
Crédits : wildworld

ONCE UPON A TIME
Personnage: Meera (en reconstruction)
Emploi: vagabonde
Relations :

MessageSujet: nice to meet you   Ven 14 Aoû - 3:58

Il ne faut pas croire, Yvana ne se lasse pas si aisément de dormir dans sa voiture. Elle n’est pas chez elle, et alors ? En vérité, ça ne tient qu’à elle de créer de toutes pièces ce sentiment et de s’en illusionner le temps de quelques heures. Tout est dans le détail. Alors pour s’en convaincre, elle se fait la remarque qu’il faudrait qu’elle pense à changer l’ampoule de l’entrée qui a grillé depuis trop longtemps déjà. Que la couleur des murs de sa chambre, elle l’a elle-même choisi et tartiné jusqu’au plafond. Bon, elle ne peut s’empêcher de remarquer qu’elle a tendance à se laisser aller dernièrement, alors que l’évier déborde de vaisselle abandonnée, qu’un coup d’éponge ou de serpillère soulagerait la majeure partie de son logis, et que ses goûts en matière de décoration intérieur laissent à désirer. Si bien que oui, pour cette nuit, son adresse ne tiendrait plus à son véhicule à quatre roues, lorsqu’elle a ressenti le besoin pressant d’offrir un matelas confortable à son dos. Dans cette optique, elle aurait pu squatter chez ses parents, ou chez des amis. Mais pourquoi les embêter, lorsqu’elle a remarqué que ce logis était déserté ? C’est qu’elle a eu l’occasion de le guetter, de prêter attention aux éventualités qui se présentaient à elle, depuis son retour en ville. Car ce n’est pas la première fois (ni la dernière d’ailleurs), qu’elle s’introduit chez un inconnu, si bien que cette serrure ne lui donne aucun fil à retordre. Ce n’est pas comme si elle avait des allures de voleur dans la nuit. Elle a seulement l’intention de s’offrir une douche méritée et nécessaire avant de profiter d’une nuit confortable, ce tout en laissant les lieux tels quels en repartant le lendemain (ou peut-être même qu’elle allait offrir au lieu un brin de ménage en guise de remerciement). Alors, où est le mal ? Elle n’est, en tout cas, pas la proie de la culpabilité lorsqu’elle ressort propre de la salle de bains, et s’apprête à juger du confort de ce lit. Mais son défaut, à Ana, tient à son sommeil de loir. Un sommeil si profond, piégée des sables mouvants évanescents, qu’elle ne se réveille pas en sursaut lorsqu’un intrus pénètre dans la maison au beau milieu de la nuit. Ou plutôt, le propriétaire du logis. Elle ne se rend pas plus compte de sa présence sur ce canapé lorsqu’elle pénètre de bon matin dans la cuisine donnant sur le salon, pour mieux se faire une idée du contenu de ces placards et ainsi débusquer un paquet de céréales. Prenant place sur la table faisant dos au canapé, elle en déverse à ras bord dans un bol. C’est au moment de sa troisième bouchée croustillante, qu’elle réalise que quelque chose cloche. Des sons étranges proviennent du canapé, et bientôt elle voit une tête inconnue émerger. Qui d’autre, si ce n’est le maître des lieux ? Aussitôt, elle se fige sur place, le bras en l’air et la cuillère à quelques centimètres de sa bouche. Elle se fige, comme si elle pouvait se fondre dans le décor pour qu'ainsi il ne s’aperçoive de rien. Ne peut-il pas se recoucher, par chance ? Que faire, maintenant ? Prendre le risque de s’enfuir avec perte et fracas ? Jouer la carte de la désinvolture ? Tout lui indique qu’il s’apprête à égarer son regard dans sa direction, et en quelques millièmes de seconde, elle prend sa décision. Après tout, s’il se retrouve sur ce canapé et non dans son lit, c’est qu’il était sûrement trop saoul pour en retrouver le chemin, non ? Ne peut-elle pas profiter de cette nuit de confusion ? « Coucou, Peter » Peter, oui. Elle n’a pourtant pas eu le droit à un sourire d’un chanceux hasard. Car toujours curieuse de ceux chez qui elle s’incruste, elle a surprise l’identité de l’homme sur l’un des nombreux courriers accumulés à l’entrée. Et présentement, elle remercie par mille fois ce petit péché mignon. Bon, il ne faudrait pas non plus qu’il lui demande sa date de naissance ou son groupe sanguin, mais les conquêtes d’un soir non plus n’ont pas à connaître tant de détails, non ? Puisque c’est là le rôle qu’elle s’apprête à revêtir, avec brio elle espère. Tout dépendrait de ce que ce cher Peter a bien pu boire la veille au soir. « Comment va ta tête ? » Mal, du moins elle croise les doigts pour. Assez mal pour qu’il ait toutes les difficultés à replacer ce qui l’a amené jusqu’à ce canapé. D’ailleurs, pour ne pas lui laisser le temps de trop réfléchir, elle ne tarde guère à ajouter tout en désignant son bol de céréales. « J’ai fait comme chez moi (et il ne sait pas encore à quel point), j’espère que ça ne pose pas de problème » Et à croire qu’elle ne sait dorénavant plus s’arrêter, elle ajoute. « Sacrée soirée, hein ? » Une soirée, qu’elle est prête à inventer de toutes pièces, jusqu’à consolider ces fondations branlantes de détails si précis qu’il en aurait aussitôt le souvenir. Du moins, si seulement sa détermination alliée de son imagination suffisaient. « Si tu veux, je connais une recette de grand-mère imparable pour les gueules de bois » Et enfin, elle se tait de peur de donner le détail de trop qui la trahirait. Bien qu’elle ne saurait laisser place au silence pour autant, alors qu’elle mâche sans ménagement une bouchée de céréales en attendant le verdict. Elle se préparait surtout pour démarrer au quart de tour et fuir à toutes jambes, si besoin il y avait.

_________________

WHEREVER YOU GO, THERE YOUR ARE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peter Radcliffe

avatar

Messages : 113
Inscription : 13/07/2015
Crédits : crick

ONCE UPON A TIME
Personnage: thorn
Emploi: photographe-reporter
Relations :

MessageSujet: Re: nice to meet you   Sam 19 Sep - 14:50

Les feuilles qu’ils fouillent crépitent sous chacun de ses pas, et c’est un sourire chaque fois un peu plus lumineux qui vient accueillir ce divin bruit. L’odeur de la forêt l’enveloppe comme une chaleureuse couverture et si Peter a toujours préféré les chaleurs étouffantes du désert, ou même les morsures glaciales du froid des deux pôles à la fraicheur que la verdure lui procure, il ne peut s’empêcher d’être empli d’une certaine sérénité. Celle-ci ne durera pas longtemps cependant quand le crépitement des feuilles s’intensifie, comme s’il écrasait des feuilles mortes gigantesques. Il se tourne afin de voir si quelqu’un d’autre aux alentours aurait été alerté par ce bruit mais la sensation de vide le précipite hors de son rêve. Le soleil qui éclaire le salon l’éblouie quelques secondes, et Peter décide de refermer les yeux non sans avoir laissé échapper un grognement mécontent. Il enfouit sa tête dans le coussin du canapé quand une voix qu’il ne remet pas s’élève de l’autre côté du salon. Peter sursaute, et réalise par la même occasion qu’une étrange masse s’est abattu sur le sommet de son crâne – un poids ressemblant étrangement à celui des bouteilles qu’il s’est sifflé la veille avec ses copains de lycée. « Salut… » lâche-t-il, cherchant à replacer la jeune femme, et se demandant par la même occasion comment il s’était retrouvé à passer la nuit sur le canapé. Il se redresse correctement, déglutit et grimace en constatant comme sa bouche est pâteuse. Ecoutant d’une oreille distraite ce que la jolie rouquine peut bien avoir à lui raconter, Peter se focalise sur le chemin qu’il doit prendre pour atteindre sa cuisine et se servir un grand verre d’eau. L’idée de s’excuser du bordel – il n’y a pas d’autre mot – qui jonche le sol, lui traverse l’esprit mais la demoiselle ne semble pas s’en être formalisé, alors le jeune homme choisit de s’économiser. Chose dont elle ne semble pas non plus s’offusquer puisqu’elle lui propose déjà un remède miracle à sa condition. « C’est pas de refus, euh… » Il la regarde, un peu embêté de ne plus se souvenir de son prénom quand elle n’a pas hésité une seule seconde sur le sien. Il laisse couler l’eau froide du robinet de la cuisine - cette dernière donnant sur le salon, la demoiselle a tout le loisir de l’observer d’où elle est – avant de se passer son visage pour celle-ci, d’abord pour le rafraichir puis pour tenter de se désaltérer. Quand enfin il se sent un peu mieux, Peter réalise que dans son souvenir, il est rentré seul hier soir. Avant que ce ne soit le soir précédent ? Probablement. Un détail le chiffonne pourtant, et sans arrière pensée particulière, l’aventurier ne peut s’empêcher de le mentionner : « Si je t’ai ramené chez moi, pourquoi est-ce que j’ai dormi tout habillé sur le canapé ? » Il aurait pu faire mine de se comporter régulièrement en parfait gentleman et d’inviter des demoiselles à se reposer dans son lit en prenant le canapé mais Peter n’est ni dupe, ni malhonnête – et encore moins embarrassé de la situation. Il désire simplement savoir ce qu’il en est. Retournant dans le salon où il s’installa à califourchon sur une chaise aux cotés de la jeune femme, il picora dans ses céréales avant de poursuivre son interrogatoire : « C’est toi qui avait mal à la tête à ce moment-là, ou j’ai loupé quelque chose ? » demanda-t-il, un sourire taquin sur le visage. Quoiqu’il en soit, la décision de ne pas partager le même lit qu’elle est ne devait pas venir de lui ; la demoiselle avait quelque chose dans son regard qui ne pouvait empêcher Peter d’avoir envie d’en apprendre plus sur elle. Alors, l’esprit égayé – et désinhibé - par l’alcool, il avait sûrement envie d’en apprendre plus sur ses… attributs. « C’est pas très classe comme question… mais tu peux me rappeler ton prénom ? » demanda-t-il, préférant se jeter dans la gueule du loup plutôt que de tourner autour du pot. Pourtant, la gêne pouvait clairement se lire sur son visage ; Peter n’était pas du genre à oublier ce genre de détails, quand il avait toujours soif d’en savoir plus sur les gens, de découvrir des personnalités uniques, qui ne manquaient jamais de le fasciner. D’aucuns pensaient que ce genre de personnalités ne se rencontrait qu’au détour d’aventures extraordinaires, ou de rencontres hors du commun. Peter trouvait cela triste. L’unicité, la valeur d’une personne (ou d’une terre, même, quand bien même cela aurait pu blesser certains égos que d’être comparé à la plus belle chose que Mère Nature ait jamais fait) devait-elle donc être déterminée en fonction des circonstances entourant sa découverte, ou des souvenirs partagés ? Une personne extraordinaire pouvait tout aussi bien se rencontrer au détour d’un saut en parachute – chose que vous conviendrez, nul ne fait tous les jours ni même toutes les semaines, sauf peut être les parachutistes et encore – ou au détour d’une boulangerie, d’une pièce ramassée sur le sol, ou d’un sourire échangé. L’inconnue, elle, se révélait déjà fascinante, sauf à ce que l’aura qui l’entoure soit plus dû à la brume dans laquelle se trouvait l’esprit de Peter qu’à une âme hors du commun…

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yvana Darmody

avatar

Messages : 521
Inscription : 11/04/2015
Crédits : wildworld

ONCE UPON A TIME
Personnage: Meera (en reconstruction)
Emploi: vagabonde
Relations :

MessageSujet: Re: nice to meet you   Dim 11 Oct - 13:05

Aussi improbable que cela puisse paraître, malgré le nombre de fois où elle a pu avoir la malhonnête initiative de squatter un logis abandonné le temps de quelques jours ou semaines, elle n’a jamais pu se faire prendre sur le fait. Jusqu’à aujourd’hui. C’est qu’à chaque fois, elle s’essayait à bien calculer son coup ; et en partant, elle prenait le soin de tout laisser tel que c’était avant sa venue. Il faut croire que son retour à Fairview l’a rendu négligente. Ou est-ce la perspective de devenir mère qui la travaille plus qu’elle ne le pensait ? Tant pis ! Ce n’est pas très grave, cela lui permettrait de mettre à l’épreuve ses ressources en matière d’improvisation face à l’inconnu. Bien qu’il n’est pas un inconnu autant qu’elle peut l’être pour lui, puisqu’elle a connaissance de son identité. Heureusement d’ailleurs, autrement ça lui aurait été compliqué de justifier sa présence sur sa propriété. Bien que rien n’est fait encore, tout est à construire de ses mots, ou plutôt de ses mensonges. Mais de mensonges dont elle ne se rendrait jamais coupable, tant elle les considérait innocents. Après tout, elle n’avait jamais eu pour intention de lui dérober un quelconque bibelot, ou de lui faire du mal. D’autant qu’elle le juge tout à fait apte à se défendre face à un poids-plume telle qu’elle. Aurait-elle dû se fustiger de scrupules ? Se retrouver plus angoissée de s’être ainsi faite surprendre ? Mais ce qu’il ne faudrait pas oublier, c’est qu’Yvana est l’éternelle optimiste. Elle le voit, de ses deux yeux, ce verre à moitié rempli. Elle préférera toujours assumer le meilleur, plutôt que le pire. Et puis au pire des cas, la rouquine est une sprinteuse hors-pair, et elle visualisait déjà où se trouvait la porte d’entrée pour mieux disparaître en un éclair. C’était son seul atout, filer à toute allure. En plus de jouer les pickpockets sur les places de marché. Autant dire un CV hors-pair pour se dégoter un job en un rien de temps dans sa ville natale. Salut, ça commence bien. C’est toujours mieux que qu’est-ce que tu fiches ici ou j’appelle la police. Cela signifie qu’elle est parvenue à semer le doute dans son esprit – à moins qu’il ne se joue d’elle ? Car il paraît plutôt à l’aise, à ainsi se désaltérer, plutôt que de s’inquiéter de sa présence. Euh, il paraît ne pas se souvenir de son prénom, selon la suite logique qu’aurait dû avoir sa phrase. En même temps, il devrait être devin pour le savoir. « Oh là, c’est pire que je pensais » Qu’elle plaisante, un sourire malicieux aux lèvres. Si le contexte n’était pas si particulier, elle doit avouer qu’elle a pour péché mignon d’enquiquiner ceux mal-en-point suite à leurs excès de la veille. Mais bien sûr, ça ne restait que bon enfant. Il ne lui en laisse cependant pas le temps, lorsque son palpitant se retrouve confus par sa première demande d’éclaircissement. Surtout : ne rien laisser paraître. « Parce que tu es un vrai gentleman, pourquoi, tu en doutais ? » Elle peut bien plaisanter une nouvelle fois, puisque dans sa version de l’histoire, ils ne sont pas de simples inconnus. Surtout et avant tout : rester vague. « Je comptais bien y dormir, sur ce canapé, mais c’est toi qui a insisté pour que je prenne le lit. Quant à tes habits, ce n’est pas à moi qu’il faut le demander. Mais tu voulais peut-être m’éviter une surprise le lendemain matin » Celle de le retrouver dans le plus simple appareil sur ce canapé. Alors, elle aurait été bonne, ou mauvaise, cette surprise ? Et toujours les traits prétendument complices, elle se souvient qu’elle a des céréales à avaler. « Pourquoi, qu’est-ce que tu croyais qu’il s’était passé ? Gentleman mais présomptueux, hein ? » Comme si l’explication d’une aventure d’un soir n’est pas le premier scénario qui saute à l’esprit de la plupart d’entre eux. Mais elle ne fait que lui rendre la pareille, pour sa remarque taquine qui leur vaut à tous deux de s’en amuser, et de s’en jouer pour sa part. Et décidément, il se démontre effectivement si peu confus par sa présence : rien que sa position sur sa chaise saurait suffire en guise d’indice, si sa façon de piocher parmi ses céréales ne met pas assez en avant l’évidence. Peut-être n’est-ce pas sa première fois, contre toute attente ? Elle n’en douterait pas, au vu de sa belle gueule, et de son évidente habitude de côtoyer l’ivresse. « Tu n’étais pas le seul à être dans un état pitoyable, tu sais » Même si de toute évidence, elle assure mieux les lendemains que lui, au vu de sa tête. Enfin, il ne faudrait pas qu’Yvana se trompe à son propre jeu, et croit à sa propre histoire. Ne résonne-t-il pas à sa seule oreille, tout ce pipeau qu’elle peut lui souffler ? « J’ai proposé de te rapatrier chez moi, mais t’étais celui qui habitait le plus près, alors… » Tadam !, la voilà ainsi chez lui de bon matin, que son geste de bras voudrait lui signifier. « Mais tu veux peut-être que je te laisse tranquille maintenant, c’est ça ? » Qu’elle rebondit, pour de cette façon espérer une porte de sortie sans encombres. Mais Ana étant Ana, elle ne peut s’empêcher de se jouer de son aveu. « Je devrais être vexée » Tiens, c’est une idée ça, tenter de l’embarrasser dans l’espoir qu’il soit trop occupé à ressasser son faux pas pour se poser davantage de questions sur l’inconnue de sa cuisine. Et une moue prétendument boudeuse aux lèvres, elle reprend. « Taylor, je m’appelle Taylor, Peter Radcliffe. Mais tu peux m’appeler Tay comme je te disais, je crois qu’on a passé le stade des formalités » Quoi, elle n’allait quand même pas lui donner sa véritable identité en pâtures ? On ne sait jamais ce que donnerait la suite des événements. Surtout, avant tout, et plus que tout : tenter d’attirer son attention sur un autre sujet. Voir même, d’inverser les rôles. « Dis, tu es certain que c’est chez toi ici ? Parce qu’on dirait qu’on n’y a pas mis les pieds depuis sacrément longtemps » Et un regard balayant les lieux pour lui indiquer sur quoi s’appuyait sa constatation, son attitude est néanmoins très loin de celle du reproche. Et pendant ce temps-là, elle a omis de lui préparer cette soit-disante recette de grand-mère pour sa gueule de bois, certainement parce qu’il lui faudrait l’improviser.

_________________

WHEREVER YOU GO, THERE YOUR ARE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peter Radcliffe

avatar

Messages : 113
Inscription : 13/07/2015
Crédits : crick

ONCE UPON A TIME
Personnage: thorn
Emploi: photographe-reporter
Relations :

MessageSujet: Re: nice to meet you   Dim 31 Jan - 16:36

Si la situation est cocasse, quelque chose chiffonne Peter. Il avait beaucoup bu hier soir, c’est un fait. Mais il a tout de même le souvenir d’être rentré seul. Pire, d’avoir été déposé par l’un de ses amis. S’il a d’abord pensé à un mélange de ses soirées, il réalise, avec quelques minutes de retard, que c’est tout bonnement impossible dès lors que Rosalie était à la soirée de la vieille. Et pas à celle de l’avant-veille. Or, Peter tenait encore trop à cette princesse des temps modernes pour tenter une approche auprès d’une jeune femme, aussi jolie soit-elle, alors qu’elle était dans les parages. Il grimaça, le mal de tête se voulant lancinant, et laissa la conversation suivre son cours sans reprendre son fil de pensées. L’inconnue semble en tout cas d’excellente humeur et pas offusquer une seule seconde qu’il ne se souvienne ni de qui elle est ni de l’avoir ramené – mais l’avait-il seulement ramené ? Quelque chose le taraudait. Un léger rire s’échappe de ses lèvres lorsqu’elle le qualifie de gentleman et il acquiesce d’un air entendu. « Pas du tout, mais personne n’est jamais à l’abri d’un dédoublement de personnalités. Plusieurs études ont prouvé que la tequila mélangée au whisky avait cet effet ! » la taquina-t-il à son tour. Sa mémoire lui revenait peu à peu puisque c’était bien ce mélange qui l’avait conduit à tomber de tout son long sur son canapé, épuisé à l’idée de devoir parcourir les quelques marches qui le mèneraient à l’étage – et à son lit. Encore une fois, un détail le gêne. N’auraient-ils pas pu partager le lit ? Sauf que Peter avait bel et bien conscience qu’il n’aurait jamais proposé ça à une inconnue, ne souhaitant pas qu’elle lui donne des intentions qu’ils n’avaient pas. Non pas qu’Yvana ne puisse être son goût ; le reporter n’avait pas de style de filles à proprement dit. Il les aimait intelligentes, pleine d’esprit et aventureuses mais qu’elles soient brunes, blondes ou rousses, qu’elles aient les yeux gris, verts, bleus, ou même vairons lui importaient pas. C’était l’énergie qui émanait de la personne et le caractère qu’elle laissait transparaître à travers son regard qui l’attirait. Et dans cette pièce, en cet instant, Peter savait qu’il aurait pu passer des heures à discuter avec la demoiselle, simplement pour le plaisir de découvrir ce qu’elle cachait au plus profond d’elle-même. Mais il n’avait vraiment aucun souvenir de cette demoiselle, et pourtant, toute la soirée lui revenait petit à petit. Il haussa les épaules à son explication sur la présence de ses vêtements, n’ayant pas particulièrement envie de s’y attarder et secoua légèrement la tête, lorsqu’elle saisit l’occasion de lui tendre un autre pic. Amusé, il décida de la bousculer quelque peu à son tour, désormais à peu près certain qu’il n’avait pas passer sa soirée avec elle ; il avait bu parce qu’ils avaient passé la soirée ensemble, Rosalie, Adam, Jason et lui et qu’il n’avait pas eu le droit, comme il l’aurait avant, de la laisser s’asseoir sur ses genoux, de déposer un baiser sur sa main ou sa joue, juste parce qu’elle se trouvait un peu trop loin de lui, et lui manquait déjà, tout en étant dans la même pièce. « Réaliste, je dirai. Et surtout, pourquoi s’attarder sur mes céréales ? Pour partir en parfaite lady ? » L’interrogea-t-il, ne cachant plus sa suspicion à son égard. Il s’en amuse pourtant, Peter, et s’il n’hésitera pas à poser deux ou trois questions, rien que pour tester son sens de la répartie, il n’ira pas plus loin. Est-elle venue squatter chez lui ? A-t-elle tenté de lui dérober quelque chose ? Tant que ses outils de travail sont toujours là… Ce sont là ces plus précieuses possessions, d’ailleurs. Impossible de se déplacer discrètement avec tout son attirail, et si son ordinateur était l’exception à la règle, il savait l’avoir abandonné quelques jours chez un informaticien pour vérifier qu’il n’avait pas trop souffert de ses voyages à l’autre bout du monde. « Non, tu peux rester. Ca m’est égal. Si tu as d’autres choses à faire, ne te gêne pas pour moi, mais sinon tu es la bienvenue. » Cela pouvait paraître étrange, pour quelqu’un vivant aux Etats-Unis, mais les voyages lui avaient appris qu’il fallait savoir partager ce que l’on avait, et que le reste n’avait pas d’importance. Les plus belles rencontres étaient celles qu’on ne voyait pas arriver – ce qui était bien le cas de celle-ci, on pouvait le dire ! Mais l’humeur de Peter changea rapidement lorsqu’elle mentionna son prénom. Son cœur manqua un battement. Taylor. Il poussa un profond soupir, et prit place sur la chaise qui se trouvait à coté de la jeune femme. Il la laissa continuer, s’efforça de ne pas relever son prénom, de ne pas y voir un signe quelconque et de ne pas la mettre à la porte. Trop d’émotions venaient le noyer, le perdre et il ne savait pas s’il avait envie de la serrer dans ses bras ou de lui dire de déguerpir. L’histoire que la jeune femme racontait était probablement fausse, il le savait désormais, et s’il n’aurait pas hésité une seule seconde à la suivre dans son délire jusqu’à la pousser, avec douceur, dans ses derniers retranchements, Peter n’était pas capable de gérer son prénom. Etait-il vrai ? Peter ne se posa pas même réellement la question tant le manque terrassa tout sur son passage, l’espace de quelques secondes. Même son mal de crâne. Appuyé contre le dossier de la chaise, il l’observe quelques instants, cherchant malgré lui des similitudes avec cette femme qui a rendu ses aventures plus uniques encore qu’elles pouvaient l’être. Elle changea le sujet, mais Peter resta accroché à son prénom, submergé par tous les souvenirs qui rejaillissaient, et si son ton resta aussi bienveillant que précédemment, une pointe de tristesse ne pouvait que transparaître de sa réponse : « Certain, mais c’est gentil de t’en inquiéter. Es-tu certaine que je t’ai ramené hier soir ? Parce que ma mémoire me dit le contraire… » Un sourire amusé, il soupira une seconde fois, et continua de répondre à sa question, comme si c’était la réaction à avoir. Lui demander de s’expliquer sur sa présence puis de quitter les lieux n’était-il pas plus sensé ? « Je n’y ai pas mis les pieds depuis un peu plus de trois mois, je dirai. Enfin, je suis revenu depuis trois jours mais j’ai eu mieux à faire que de remettre cette maison en état pour le moment. Je voyage beaucoup avec mon métier, ce qui fait que cet endroit est le plus souvent inhabité. Mais c’est chez moi. » précisa-t-il, avant de se pencher doucement vers la jeune femme. « Alors, tu faisais quoi ici ? Il n’y a rien à voler... » Son ton n’était pas agressif. Etait-ce le prénom qu’elle portait qui lui donnait tant confiance ? Sûrement. Il aurait aimé pouvoir aller sur sa tombe, après cette rencontre. Il aurait aimé pouvoir la retrouver quelques jours, ou même heures. Quelques minutes, même si c’était seulement ce qu’on daignait lui accorder. Oui, Taylor lui manquait. Et l’envie de repartir ne manqua pas de se réveiller : Peter ne voulait pas vivre dans ses souvenirs.

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: nice to meet you   

Revenir en haut Aller en bas
 

nice to meet you

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fairview's Tales :: Habitations-