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 the one who always accepted who you are

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Yvana Darmody

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Crédits : wildworld

ONCE UPON A TIME
Personnage: Meera (en reconstruction)
Emploi: vagabonde
Relations :

MessageSujet: the one who always accepted who you are   Ven 7 Aoû - 1:24



Elle court, elle s'essouffle, la bête sauvage. N'est-ce pas ainsi que la nomme les plus désapprobateurs de son tempérament ? Sa main piégeant la sienne, elle l'entraîne (ou il l'entraîne) dans cette course effrénée pour mieux fuir le garde que ses parents ont chargé d'une mission : celle de retrouver leur adolescente désobéissante. C'est qu'ils reçoivent ce soir, et la famille entière doit commencer à se préparer pour soigner les apparences d'hôtes irréprochables. Seulement comme toujours, Guenièvre a nombre de difficultés à se plier à leur volonté tout autant qu'aux convenances, si bien que lorsqu'elle a aperçu l'homme chargé de la rappeler à l'ordre alors qu'elle se baladait innocemment aux côtés de son ami dans les rues de King's Landing, elle a aussitôt initié une course-poursuite à ses côtés. Sous l'impulsion de Gareth, puis de la sienne, ils s'efforcent de le semer, en empruntant des passages toujours plus étroits. Et si l'indésirable la rattrape, tant pis, elle aura eu le temps de profiter de cette escapade d'ici-là, et de sa main dans la sienne. Finalement, la jeune femme contraint son ami à s'immobiliser brusquement, lorsque c'est tout juste si elle ne manque pas de le plaquer contre ce mur. Leur proximité pourrait presque être emplie d'ambiguïté, si elle ne dardait pas son regard sur la rue principale pour s'assurer que le garde poursuivrait sa route au lieu de venir les débusquer dans leur trou. La poitrine intenable, à la recherche de son souffle, elle finit par en revenir à son ami et se trouble un instant de la proximité de leurs visages. La sauvageonne manque pourtant rarement d'audace, mais elle en fait moins preuve lorsqu'il est question de compromettre leur amitié et de jeter ses sentiments à ses pieds. Si bien qu'elle en vient à reculer d'un pas, tout en cherchant à chasser ce trouble de son esprit par ses mots. « Tu crois qu'on l'a semé ? » A nouveau, elle attarde avec précaution un regard au-delà du mur qui les dissimule. « J'aimerais pouvoir les semer pour de bon » Les semer, tous autant qu'ils sont. Ce garde, ses parents. Mais Guenièvre, elle peine à contenir son impatience et son enthousiasme en vérité, face à une idée nouvelle qu'elle a récemment eu, et qu'elle n'a pas même encore pu partager avec Gareth. Elle a le sentiment d’avoir attendu toute sa vie pour cette perspective qui se profile enfin, par la seule force de sa détermination. Toute sa jeune vie, puisqu’elle n’a encore que 15 ans. Bientôt 16. Mais que son enfance et adolescence lui ont paru longues, lorsqu’elle a dû et doit toujours s’accommoder de ce qui est attendu d’elle, qu’importe ce qu’elle peut attendre de l’existence. Noble par son sang, elle se sent surtout aventureuse dans son esprit. Elle n’est pas à sa place, ici. Peut-être a-t-elle manqué de volonté, mais elle ne l’a jamais trouvé, cette place. Excepté lorsqu’il s’agissait de renouer avec l’enfant casse-cou qu’elle avait inlassablement été aux côtés de son ami de toujours. Gareth est le seul qui n’a jamais reculé en ayant un avant-goût de la véritable Guenièvre, l’unique qui l’a accepté pour ce qu’elle était véritablement. Si bien qu'elle ose tout lui confier, et plus qu'à quiconque, elle lui dédie une confiance aveugle. Voilà pourquoi elle déglutit, et se lance. « Je pensais... à partir. Non pas à Sandstone comme ils le veulent, mais à m'enfuir » Car depuis peu, elle est promise, Guenièvre. Elle devrait partir s'unir à un duc, et vivre sur ces terres arides. Cette seule idée, lui est intolérable. Pourtant, quelques instants plus tôt, elle en plaisantait à l'oreille de son ami, en pariant que ce duc boitait sûrement, ou encore avait le dos bossu, ou une main avec trois doigts... L’œil malicieux, sa préférence ira toujours à la plaisanterie, plutôt qu’aux pleurs. Car si ses parents l’ont promise à cet homme ayant le double de son âge, sans qu’elle n’ait son mot à dire, ni même qu’elle ne l’ait rencontré, ils ne contrôleraient pas pour autant les mots qui échapperaient à sa bouche. Elle n’a rien contre ce duc en vérité, seul ce mariage arrangé s’attire ses foudres. Surtout que le seul et unique homme détenteur de son cœur, il se tient à ses côtés en vérité. « Tu penses que c'est de la folie ? » Mais si c'est de la folie, ça ne l'est pas autant que de se plier à un mariage arrangé, à son goût. Seule la perspective d'avoir à quitter son ami de toujours à cette fin, lui provoque un pincement au cœur. Ou plutôt une plaie béante.
« Tu pourrais faire une vraie différence, tu sais » Pourtant, Guenièvre n'a jamais voulu prêcher la bonne parole. Mais le fait est que la guerre entre les deux fils du feu roi Midas a provoqué plus d'un bousculement. Et forcément, nécessairement, l'âme aventureuse qu'elle est devenue ces dernières années n'a pu que s'enrôler auprès des troupes de Charmant et Blanche. Tandis que Gareth, lui, est resté à King's Landing, et s'est élevé en tant que conseiller auprès du sanglant souverain. Elle ne le lui reproche guère, lorsqu'elle est de toute façon incapable de porter un jugement péjoratif sur le détenteur de son palpitant, tant elle l'a toujours embrassé tel qu'il était. Elle trouve seulement regrettable de ne pas profiter de ce qui pourrait se révéler être un avantage tactique. « Pas plus tard que la semaine dernière, il a donné l'ordre de réduire en cendres un village entier, seulement pour faire un exemple. Ils ont réunis tous les corps pour en faire un bûcher humain, l'odeur était... pestilentielle » Sans aucun doute, le règne macabre de Beau n'a apporté avec lui que son lot de misère et de terreur. Malgré tout, aussi égoïste que cela peut être en ces temps lugubres, la jeune femme a su se trouver une parenthèse de bonheur, pas plus loin que dans ses bras. Elle est pourtant censée n'être qu'un fantôme, sur ses terres natales, lorsqu'elle est toujours portée disparue pour ses parents. Ou plutôt kidnappée, selon les rumeurs qui ont eu le temps de courir depuis. Mais comment pourrait-elle être reconnue ? Après tout, le temps a suivi son cours depuis que Guenièvre a fui sa cage dorée dix ans plus tôt, et cette cicatrice sur son visage ne rend définitivement pas justice à sa beauté passée. Pourtant, celle-ci n'a pas repoussé son amant de toute évidence, lorsqu'ils s'étendent de tout leur long sur ce lit, dans cette chambre d'une auberge égarée à l'orée de la capitale. Car si elle a tout quitté, elle n'a jamais pu se séparer de son ami indéfiniment. Ils se quittaient, pour mieux se retrouver, dans le plus grand secret. Amis, devenus amants. Cette attraction était-elle inévitablement vouée à se concrétiser ? Leur nudité présentement ne laisse aucun doute sur cette évidence. Se redressant alors sur son torse quand son pouce dessine des ronds le long de sa clavicule gauche, elle y dépose finalement un baiser. Tient-elle vraiment à poursuivre son argumentaire, plutôt qu'à se laisser convaincre toujours plus sur combien leurs corps sont faits pour se compléter ? « Avec toi pour espion au plus près du pouvoir, la résistance pourrait les mettre hors d'état de nuire plus rapidement encore que sans ton soutien »

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Matthew Runshell

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ONCE UPON A TIME
Personnage: Gareth (noble, conseiller du roi)
Emploi: Cuisinier (Le Petit Coq)
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MessageSujet: Re: the one who always accepted who you are   Jeu 17 Mar - 11:53

« Il sera sans aucun doute un très mauvais amant. » Un franc sourire sur les lèvres, Gareth prenait un malin plaisir à taquiner son amie. Il n’avait pas d’autres moyens de réponse, après tout, hormis la plaisanterie. Il était tout aussi révolté qu’elle, quoique davantage résigné. Guenièvre serait mariée à un homme plus influent et riche que lui, elle partirait loin, ce schéma était déjà clair dans son esprit lorsqu’ils s’amusaient encore parmi les hautes herbes, à peine plus hauts que celles-ci. Il se souvenait encore de ces soirs où il peinait à prendre sommeil, hanté par la perspective de se retrouver seul, sans son amie pour l’aider à supporter la présence de son père, l’angoisse que représentait sa vie. Ce jour était arrivé, ou du moins ne tarderait pas, ce à quoi il préférait répondre par la taquinerie. Ils avaient toujours su communiquer ainsi, sans jamais que l’un ne se vexe, comme si l’un autant que l’autre décodait les sous-entendus vainement dissimulés. Guenièvre avait sans aucun doute compris la stratégie de son ami. Parce qu’elle rentrait dans son jeu, Gareth comprit qu’il n’y aurait aucun moyen de contourner cette sentence irrévocable, ce destin auquel personne ne pouvait échapper. Or, le jeune homme avait malencontreusement oublié à qui il avait à faire : son amie n’était pas seulement intrépide par les mots, elle l’était également par ses actions. Il ne fut pourtant pas surpris, dans un premier temps, par cette main brusque qui l’arracha de la chaise dans laquelle il s’était agréablement prélassé. En un instant, il se retrouva poursuivi par quelques gardes, tentant de suivre les pas rapides de Guenièvre. Quoique concentré, il profita du vent contre son visage découvert, des picotements au niveau du thorax, de ces cheveux roux détachés qui cognaient son visage et de cette main agrippée à la sienne. Parce qu’aussi agréable que cela pouvait être, il avait la désagréable sensation que ce serait la dernière fois qu’ils pourraient jouer aux enfants, la dernière fois qu’il pourrait tenir sa main contre la sienne. « Nous ne pouvons pas rester ici longtemps, ils ne vont pas tarder à nous retrouver. Je t’accorde quelques minutes pour reprendre ton souffle. » Le dos plaqué contre un mur, Gareth pouvait sentir les briques lutter contre sa colonne vertébrale. Mais il n’aurait bougé pour rien au monde : concentré sur cette douleur, il oubliait la tension qu’il éprouvait à être aussi prêt de la jeune femme. C’était lui qui avait besoin de reprendre son souffle, époustouflé par ce spectacle. Il se fichait bien des gardes, ne se souvenait déjà plus de la raison pour laquelle il les fuyait. Il se fichait bien de ses parents à elle, de ses parents à lui. Près d’elle, il avait l’impression d’être dans un monde à part, paradoxalement déconnecté de la réalité mais bien plus réaliste à ses yeux. Dans ce monde, Gareth était libre d’être lui et non pas un autre, libre de parcourir les prairies sans craindre d’être battu par son père pour avoir déchiré ces vêtements bien trop serrés, libre de respirer. C’était à peine s’il avait entendu la fâcheuse nouvelle, celle qui la forcerait à s’éloigner de lui, tant ce monde lui paraissait moins absurde que celui dans lequel il vivait effectivement. C’est pourquoi il ne prit pas au sérieux, dans un premier temps, les mots de son amie. Elle voulait fuir. Mais elle avait toujours voulu fuir, Guenièvre, elle était comme ça. Toujours à vouloir parcourir de nouveaux horizons, alors qu’il aurait pu se contenter d’un rien, lui, du moment qu’il l’avait elle. « Qu’entends-tu par t’enfuir, au juste ? » demanda-t-il, afin de s’assurer que ce n’était qu’une spéculation nouvelle. Parce que si elle avait véritablement l’intention de partir, Gareth n’en serait que davantage touché. La faute ne serait pas celle de ses parents, mais de la sienne : elle le quitterait de son propre chef, ce qu’il ne saurait  supporter. Blâmer les parents de la jeune femme serait son lot de consolation, l’alternative ne serait que pure douleur. « Ne fais pas de bêtises, Guenièvre. » s’entendit-il dire, en reprenant son souffle.

Des mois étaient passés sans que Gareth ne puisse se lever après le soleil. Ses journées étaient bien plus longues que ses nuits, se donnant corps et âme à son rôle de conseiller. Et même en jour d’exception, se prélassant, il pensait aux diverses réunions qui l’attendaient cet après-midi, aux bourgeois qui avaient été attaqués aux alentours du Palais et qui l’attendaient très probablement déjà devant sa porte pour lui demander vengeance. Ils avaient été attaqué par les rebelles qui les avaient dépouillés et humiliés. Ce que Gareth ignorait encore était que ce n’était qu’un tour de passe-passe pour le convaincre de prendre les armes, lui qui se montrait encore si pacifique alors même que la politique de son roi en était aux antipodes. Quoiqu’allongé, il était tiraillé entre son allégeance envers Beau, qui l’obligeait à lui prédire une répression plus sévère, et son malaise face à la violence. Mais il n’avait personne à qui se confier. Il était le conseiller, celui auquel on se confie, celui sur lequel on se repose. Mais qui était là pour le conseiller, lui ? Gareth avait noué des amitiés dans ce château, il n’était plus ce petit garçon délaissé par les autres, mais un véritable gouverneur impitoyable. Or c’était justement pour cela qu’il ne se confiait à personne : à trop parler, son pouvoir n’en serait que davantage affaibli. Les différents coups qu’il s’était vu attribués par son père lui rappelait qu’il ne devait se plaindre de rien à personne, mais avaler un verre de vin et retourner se battre sur le terrain. C’est pourquoi il n’écouta les mots de Guenièvre que d’une oreille sourde. Elle avait toujours su user des mots, avec lui surtout et cela réciproquement, ce qui le menait à se méfier davantage. Chaque nuit passée auprès d’elle lui permettait de s’extraire de cette vie nouvelle qu’était la sienne pour quelques heures, de se ressourcer, de regoûter à de vieilles saveurs si douces. Aucune autre de ses maîtresses n’avaient su le combler comme elle le faisait. Aucune autre ne partageait son lit une fois la nuit tombée : seule Guenièvre s’endormait sur son torse nu, tandis qu’il jouait encore avec une mèche de ses cheveux. Pourtant, une fois le soleil levé, il lui était difficile de tenir une conversation : il ne pouvait parler que de politique et de Beau, tant sa vie tournait plus qu’autour de cela, mais il ne pouvait pas en parler avec son amie sans qu’il ne doive écouter ses conseils. Il ne pouvait rien lui confier, mais avait envie de tout lui dire. « Cesse, Guenièvre. Je t’ai déjà dit que je ne veux pas gâcher nos moments à parler de cela. » Sa voix se fit brusque, quoique pas autant qu'il l'aurait souhaité. Même lorsqu’il le voulait, Gareth ne parvenait jamais vraiment à être sévère en présence de Guenièvre. Une servante avait une fois renversé du vin sur lui et était repartie sereine ce qui ne s’expliquait que par la présence de Guenièvre. C’était cette faiblesse qui le reprenait quand il était avec elle qui l’effrayait tant et l’obligeait à espacer leurs rencontres. C’était ce bonheur presque paisible qui l’obligeait à ne pas la voir trop régulièrement, de peur de lui proposer lui-même de s’enfuir loin d’ici. « Cessons de parler. Nous avons tellement mieux à faire. » Il passa sa main entre ses boucles et bascula son corps afin d’être au-dessus d’elle. Il l’embrassa fougueusement, comme si le temps lui manquait ou ne tarderait pas à lui manquer. Il goûta à la sensation de son corps contre le sien, comme si l’absence avait été bien trop insupportable et qu’il devait étancher au plus vite sa soif d’elle.

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After great pain, a formal feeling comes –
The Nerves sit ceremonious, like Tombs –
The stiff Heart questions ‘was it He, that bore,’
And ‘Yesterday, or Centuries before’?
— emily dickinson.
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