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 de là jusqu'à cette heure (peter)

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Rosalie Hawkins

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: de là jusqu'à cette heure (peter)   Sam 25 Juil - 0:17

Elle regarde l’étendue d’eau paisible, qui bouge à peine. Aussi calme que son cœur, elle reste là fascinée par ce lac qu’elle connaît pourtant sur le bout des doigts. Il n’y a que le bruit du vent pour venir briser le silence, et les pas de quelques promeneurs. Mais elle n’y fait pas attention. Cela fait déjà plusieurs heures qu’elle marche là, s’arrête parfois pour regarder le ciel, l’eau qui dort ou les oiseaux qu’elle aperçoit dans les arbres. Elle observe les rives du lac comme si elle les découvrait pour la toute première fois, avec toujours la même fascination pour la nature qui reste là comme impassible à la vie humaine qui se fait autour d’elle, qu’on a construit pour les autres. En rentrant de sa nuit de garde, comme à chaque fois, elle est retournée chez elle et a allumé la télé sans prendre la peine de poser un regard dessus. Le volume assez bas pour ne pas y prêter attention mais pour toujours laisser un bruit de fond. Pour entendre quelque chose d’autre que ce silence qui pèse contre les murs, qui s’y accroche, puisqu’il n’y a personne à qui parler, puisqu’il n’y a que ses pas et ses soupirs autrement pour masquer ce vide. Et ça ne suffit pas.  Alors elle trouve des subterfuges, pour oublier un peu cette maison trop grande pour elle, même si ça ne marche qu’à moitié. Il n’y a rien à faire entre ces murs, elle s’ennuie Rosalie, elle contemple le plafond allongée sur son lit, attend comme si a un moment donné il allait finir par s’écrouler sous ses yeux pour laisser le ciel s’y installer à la place. Mais il ne se passe rien. Alors comme toujours elle est partie retrouver les nuages et le soleil qui brille sur son cœur, parce qu’elle ne sait plus faire que ça, fuir ce chez elle qu’elle tente d’oublier parce que ça sonne creux, il manque quelque chose, il manque quelqu’un. Et cette fois-ci elle a retrouvé les rives du lac, parce que le silence est apaisant ici, il ne pèse pas sur son cœur. Pour retrouver la nature sans aller trop loin, sans quitter la ville, au cas où on aurait besoin d’elle. Elle aimerait qu’on l’appelle, qu’on lui dise qu’elle doit retourner à l’hôpital, qu’ils ont besoin d’une infirmière, qu’elle serve de nouveau à quelque chose finalement, plutôt que de rester là à tourner en rond sans personne à qui venir en aide. Ça lui manque trop vite, déjà. Mais on ne l’appellera pas, elle le sait, alors surement qu’elle restera ici toute la journée à regarder les gens qui passent, l’eau qui dort et les nuages qui défilent tout doucement au dessus d’elle. En réalité, elle espère croiser quelqu’un Rosalie, même si elle n’osera se l’avouer, même si elle refuse d’écouter un petit coin de son cœur. Elle espère croiser Peter, comme elle espère le croiser au coin de la rue ou lorsqu’elle passe devant chez lui. Parfois elle se demande où il est, dans quel pays il se trouve alors, quelle heure il est là-bas, s’il va bien, ce qu’il est en train de faire. Mais elle sait qu’il est revenu cette fois, elle n’a plus à se poser ces questions, pour l’instant. Et toujours elle ressent le besoin de le revoir, comme s’il allait disparaître sans qu’elle n’ait eu le temps de s’en rendre compte, s’envoler sous ses yeux sans avoir eu le temps de le retrouver. Parce que Peter a toujours fait partie de sa vie, depuis toute petite, alors il reste des traces de lui sur son cœur, qui ne disparaitront probablement jamais. Sauf qu’elle est retombée dans ses bras, juste une fois, mais ça lui revient Rosalie, parce qu’elle s’en veut. Elle s’en veut parce que c’est comme trahir Issa, trahir cette alliance qu’elle garde à son doigt, et toute leur histoire. On pourrait dire qu’il n’y a plus d’eux, puisse qu’il n’y a plus de lui, mais ça pèse sur son cœur, ça lui tord l’estomac, parce qu’il y aura toujours Issa et que le temps d’une nuit, son souvenir s’était comme envolé. Elle se sent si honteuse d’avoir fait ça, de l’avoir oublié, de l’avoir mit de côté. D’avoir fait comme si, le temps d’une nuit, elle ne portait pas cette bague à son doigt, comme si toutes ces fleurs déposées sur sa tombe n’étaient que des pétales voués à faner, et toutes ces pensées tournées vers lui n’étaient que des paroles en l’air, du vide, rien que du vent. Est-ce que tu me pardonneras ?  Elle s’en veut mais c’est trop tard, elle s’en veut mais elle est là, à espérer croiser Peter encore, pour regarder le ciel avec lui. Elle s’en veut alors elle lui a dit qu’il valait mieux oublier, qu’ils restent amis, c’est ce qu’ils étaient d’abord, des amis qui s’écoutent, qui s’épaulent, alors surement qu’ils peuvent encore le redevenir. Elle l’espère. Mais pourtant lorsqu’au loin elle aperçoit son visage, elle sent les battements de son cœur s’accélérer, et un sourire plein de douceurs se dépose sur ses lèvres quelques secondes, le temps de se rendre compte qu’il avance vers elle et qu’elle a l’impression de ne pas savoir quoi lui dire. Parce qu’elle voulait le revoir Peter, mais peut-être de loin seulement, pour savoir qu’il est encore là, pour se dire c’est bon il n’est pas parti encore. Parce qu’elle sait que son cœur bat trop vite, plus qu’il ne devrait, et ça lui fait peur Rosalie. Mais il est là, presque à côté d’elle et étonnement tout semble s’envoler, ses peurs et ses doutes, même son cœur retrouve presque son rythme normal, comme apaisé par sa présence. Comme il l’a toujours été. Elle lui sourit. « Toi aussi tu es venu voir le lac ? » Elle parle tout doucement, comme si elle ne voulait pas réveiller l’eau endormie. « Je t’ai presque manqué, je pensais faire un tour près de l’océan et puis … Je ne sais pas. » Elle se tourne vers le lac où quelques feuilles et fleurs envolées se retrouvent à flotter. « Je crois que je préfère la mer en hiver, dans le gris et le froid. Elle est plus jolie lorsque le ciel est triste. » Alors que le lac lui semblait paisible à toute saison. C'est pour ça qu'elle aimait tant venir là. Elle n'ose pas reposer les yeux sur Peter, même si elle sourit encore, d'un sourire léger, du bout des lèvres. Elle regarde le lac pour être certaine de ne pas trop écouter son coeur qui bat.

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Dernière édition par Rosalie Hawkins le Jeu 22 Oct - 19:08, édité 1 fois
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Peter Radcliffe

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MessageSujet: Re: de là jusqu'à cette heure (peter)   Mar 15 Sep - 0:18

Peter ne sait pas vraiment pourquoi ses pieds le mènent jusqu’à ce lac qu’il connait par cœur. Il est las d’être ici, à Fairview, mais ne parvient pourtant pas à quitter les lieux. Le lac ne fait pas exception à la règle ; lui aussi, il l’énerve. Il joue avec ses nerfs pour mieux froncer ses sourcils et lui donner un air bougon. Peter n’en peut plus. Il veut repartir, se lancer dans de nouvelles aventures, ne plus s’enfermer dans son deuil, et dans tous ces gens qui lui manquent trop. Il veut partir, peut être ne plus jamais revenir qu’en coup de vent. Mais il en est incapable. Sans qu’il ne se l’explique, il n’est pas certain de vouloir parcourir le monde si c’est pour le faire seul. Cela ne l’a pourtant jamais gêné, tant et si bien qu’il a sacrifié sa plus belle relation pour sa passion. Et maintenant… maintenant, il ne sait plus trop. Ni qui il est, ni ce qu’il veut faire sans Taylor. Parce qu’elle avait ce don si particulier de toujours être sur la même longueur d’ondes que lui, et que maintenant, il n’y a plus personne pour prendre sa place. Pas peine Rosalie dont la silhouette vient apaiser l’esprit torturé de Peter. Il souffle avant même qu’elle est ouvert la bouche et tourne doucement la tête vers elle, comme pour l’observer du coin de l’œil. Il sait bien pourquoi il ne veut plus partir, maintenant qu’elle est là. Quand elle se trouve à ses côtés, Peter n’a jamais envie de partir. Mais Rosalie n’est plus sienne ; elle n’est plus une raison suffisante pour prolonger son séjour de quelques jours… ou semaines. Il ne dit rien quand elle lui demande s’il est là pour voir le lac. Il est là pour dire au revoir, pour se faire une raison, pour tourner la page, pour faire son sac à dos et sauter dans le premier avion, il est là pour se retrouver, mais non, il n’est pas vraiment là pour voir le lac. Sa deuxième phrase, elle, ne reste pas sans réponse : « Tu me manques toujours, Rosalie. » qu’il laisse échapper, comme un souffle, comme on laisse s’envoler au vent un chapeau posé sur sa tête. Il aurait du se taire, maintenir ses lèvres closes et garder ses mots pour lui. Mais c’est vrai. Elle lui manque toujours, sa Rosalie. Sauf qu’il n’a plus le droit, puisqu’il est la cause de leur séparation. Ils sont amis, après tout, c’est tout aussi bien. Mieux, quand il n’a désormais plus à porter la culpabilité de l’abandonner chaque fois pour de trop longues périodes. Alors, il s’empresse de commenter le reste de sa phrase, comme s’il ne venait pas de laisser son cœur sur un plateau, au choix de Rosalie de n’en faire qu’une bouchée ou de la savourer. « Tu adorerais voir les torrents se déverser pendant des heures, une fois que le temps commence à se réchauffer. On ne sait jamais vraiment ce qu’il va se passer, qui va prendre le dessus entre la pierre et l’eau, même si c’est toujours l’eau qui s’échappe, on ne sait pas ce qu’elle pourrait emporter avec elle. C’est majestueux, exaltant et toujours surprenant… » explique-t-il, se trouvant déjà à des milliers de kilomètres de là. A nouveau, ses yeux viennent embrasser le lac et Peter se perd de nouveau dans sa tristesse. Alors, il accroche sa main à celle de Rosalie, comme si elle était capable de maintenir sa tête hors de l’eau de sa belle présence. « J’ai de la chance, d’avoir une amie comme toi. » Car, c’est ce qu’ils sont et seront toujours désormais. Et c’est suffisant. C’est beaucoup trop, même d’une certaine façon, et absolument pas assez. Mais c’est ainsi, tout comme le reste. Il lui faudra se faire une raison, passer à autre chose, renoncer à certaines de ses promesses, quand cela signifie renoncer à une partie de lui-même. Pourtant, au fond, n’est-ce pas là, perdre quelqu’un ? Perdre une partie de soi-même que l’on ne retrouvera jamais, simplement parce que l’on était ce que l’on était grâce à cette personne, et personne d’autre. C’est découvrir une nouvelle partie de soit aussi, mais Peter a beau être un homme heureux, un enthousiaste, un optimiste, il refuse de se réjouir d’une telle perte. Taylor, Rosalie, leurs deuils se mélangent. Pourtant, il y en a une avec qui tout n’est pas perdu, qui fait toujours partie de sa vie, et pourra toujours le faire s’il ne laisse pas ses sentiments prendre le dessus, s’il accepte, enfin, que ne pas effleurer sa peau dès qu’elle se trouve à vingt centimètres de lui ne signifie pas nécessairement brûler de désir, que de ne pas goûter à ses lèvres ne signifie pas nécessairement être privé du plus délicieux des nectars, que ne pas l’aimer, comme il se doit, n’est pas renoncer à l’une des missions qui lui a été donné sur Terre. Après tout, lui aurait-on insuffle la passion du voyage, la fascination de la découverte et la force des convictions si c’état pour les laisser pourrir à Fairview, dans ce monde où chacun des habitants se contente de ce qu’il a devant les yeux plutôt que de se lancer dans le vide et mieux saisir ce que la vie et la planète ont à leur offrir ?

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Rosalie Hawkins

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MessageSujet: Re: de là jusqu'à cette heure (peter)   Ven 18 Mar - 22:55

Elle tourne la tête vers lui de nouveau lorsque ses mots lui parviennent. Ils lui semblent toujours atteindre un peu trop son cœur. Ils ne devraient pas la toucher autant. Elle lui sourit du bout des lèvres, elle y laisse traîner des bouts de nostalgie, des éclats de tristesse. Elle ne répond rien, elle retient son « toi aussi » puisqu’il a toujours existé, qu’il existera longtemps encore. Peter s’en va et puis reviens, entre les deux il ne reste que le manque. Mais c’est pour ça que tout s’est terminé, parce qu’elle n’en pouvait plus Rosalie, de ce manque qui bousille le cœur. Bien sûr qu’elle savait qu’il reviendrait, toujours. Mais une part d’elle même s’inquiétait un peu plus à chaque départ, s’inquiétait en s’imaginant qu’il ne puisse retrouver le chemin de Fairview. A cause d’un accident peut-être, ou bien surtout parce que l’ailleurs l’aurait emporté. Et ça la rongeait, toujours un peu plus, elle ne pouvait lui demander de choisir entre ses voyages, son métier, sa passion et puis elle au milieu de cette ville qu’elle ne pourrait quitter. Alors elle a choisi pour lui. Pour libérer son cœur qui continuait de s’abîmer, elle a décidé des au revoir quand la présence de Peter ne suffisait plus à panser les écorchures qu’il laissait en repartant. Alors elle n’a pas le droit de dire toi aussi. Et puis il y a Issa. Elle a du mal à le penser au passé même s’il n’est plus, parce qu’il y a toujours cette alliance qui reste là à son doigt, et son souvenir qui s’accroche à son cœur et qui fait mal encore, trop souvent. Issa a pris toute la place dans son cœur et la prend encore même si ce ne sont plus que des choses du passé et qu’elle avance Rosalie, il s’estompe toujours un peu plus parce qu’elle savait ce qu’il allait arriver, mais il ne peut disparaître pour autant. Mais ce n’est plus les mêmes « tu me manques » adressés à Peter qu’elle garde pour elle, ce ne sont pas non plus les mêmes que ceux qu’elle glisse quand elle retrouve le cimetière trop froid, trop gris. Parce que Peter a d’abord été son ami, et sa présence apaise son cœur fatigué. Elle s’en rend compte, à chaque fois qu’il réapparaît là s’en prévenir, ça la frappe mais Peter manque à sa vie. Et tout va mieux quand il est là, comme aujourd’hui, même lorsqu’il n’y a rien de grave, rien de plus qu’un soleil tout doux dans le cœur de Rosalie. Il brille alors un peu plus. Elle l’écoute parler de toutes ces choses qui, elle le sait, ne connaîtra jamais, les images se forment dans son esprit et ça la fait sourire. Il a l’air toujours passionné, il parle des choses comme si elles étaient tout juste devant lui encore, et elle trouve ça beau, de l’écouter parler de l’inconnu, parce que justement tout lui semble d’un coup presque plus étranger. « Ça semble magnifique. » Elle aime bien l’écouter parler de ses voyages toujours, parce qu’elle découvre tout ce qu’elle ne connaît pas, tout ce qu’elle ne verra surement jamais, elle voyage à travers ses mots à défaut de réellement le faire. Mais ça lui convient, ça lui suffit. Rosalie n’a jamais ressenti le besoin de s’en aller, que ce soit très loin d’ici ou ne serait-ce que dans l’état d’à côté. Elle aime Fairview, ses habitudes, garder tous ses souvenirs tout près d’elle, ne serait-ce qu’en se promenant. Et puis elle aime trop son métier pour imaginer s’en aller, même si ça lui donne le tournis parfois, que ça lui souffle toute son énergie. Quand elle pense à s’en aller ce n’est jamais très loin. Sa main s’accroche dans la sienne tout d’un coup, alors Rosalie sert ses doigts entre les siens et ça la ramène des années en arrière. Un sourire grand comme le soleil illumine son visage à ses mots. « Pourquoi cette soudaine déclaration ? »  Elle demande sans quitter son sourire, même si ses sourcils se froncent un peu, c’est tout léger. « J’ai de la chance aussi, je suis contente que tu sois là. » Les mots glissent tout doucement. Elle a de la chance oui, parce qu’elle a pensé devoir l’oublier complètement Peter, lorsqu’elle lui a dit au revoir sans attendre son retour. Et c’est compliqué, et ce n’est surement plus comme avant, mais presque. Elle a besoin d’entendre encore ses histoires de voyages, et de retrouver toujours son regard un peu lointain. « Est-ce que tu penses rester longtemps cette fois ? » Parce qu’elle ne sait jamais vraiment. Elle a toujours l’impression qu’il pourrait s’envoler d’un instant à l’autre, sans même qu’elle s’en puisse s’en rendre compte. Mais sa main s’accroche à la sienne pour le moment, alors elle sait qu’il n’y a rien à craindre.

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