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 I want to know.

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Devon Matthews

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MessageSujet: I want to know.   Jeu 16 Juil - 1:51

« Ce yaourt est répugnant, vous en avez conscience ? », que s'agace la vieille dame en grimaçant. Les lèvres de Devon se courbent en un sourire posé. S'affairant aux quatre coins de la petite chambre d'hôpital, Devon s'assure que sa patiente ne manque de rien ; certains de ses gestes sont précis, car ont commencé à prendre de l'assurance, d'autres attendent encore un peu d'entraînement pour atteindre le niveau requis. La vieille dame qui vient de quémander son aide prend un temps considérable à avaler son repas, mais la cadette Matthews se doit de faire bonne figure. Ce qui n'est pas très compliqué, au final, car passer un peu de temps en compagnie de Mme Peterson, la patiente la plus grognon de tout l'Oregon, et sans doute sa patiente préférée si elle peut déjà se permettre d'en avoir une, lui permet de garder un panel de souvenirs toujours plus conséquent de son début de deuxième année à l'hôpital. Un soupir lui indique que la vieille dame a terminé, ce qui donne le feu vert à Devon pour s'avancer vers le lit aux draps blancs. Le cœur léger, la jeune infirmière se met à rassembler les différents éléments qui composent le plateau repas au centre de ce dernier. Les petites piques que lui lancent la vieille dame durant ce court laps de temps manquent de lui arracher un petit rire, ce tintement si singulier qui berce ses proches depuis des années maintenant. Les petites habitudes ont pris leur place dans le processus, car Mme Peterson n'est pas très difficile à comprendre : les soupirs signifient la fin ou le début d'un moment de sa journée, que ce soit le repas, les balades dans les couloirs ou les questions-réponses avec les médecins. Devon s'est accommodée de ses petites réflexions, de ces sortes de petites colères qui font de Mme Peterson Mme Peterson et qui fusent toujours plus vite que l'ombre de cette dernière, et elle ne sait pas si elle serait capable de faire un seul jour ici sans en profiter. Soulevant le plateau d'une main, Devon s'affaire à repousser la tablette du dessus de lit de sa chère patiente avant de s'avancer vers la porte. « J'y vais Mme Peterson, si vous avez besoin de moi cet après-midi, vous savez quoi faire », que l'infirmière rappelle tout en s'engageant dans le couloir. A partir de ce moment-là, sa véritable nature reprend le dessus. Jetant un coup d'oeil à l'horloge qui pend au mur non loin, Devon se débrouille pour se délester du plateau-repas avant de prendre la direction de la salle de repos. Colin doit déjà l'attendre. Ses petits pas précipités parcourent les longs couloirs, montent quelques dizaines de marche, bifurquent lorsque des obstacles se dressent sur sa route, jusqu'à ce qu'enfin la salle de repos ne s'annonce au loin. Les questions se bousculent déjà dans l'esprit de la jeune femme, et elle se souvient que le temps leur est compté. « Je suis là, je suis là ! », chantonne-t-elle, alors que son regard croise celui de Colin une fois la porte franchie. Immédiatement, Devon tente de s'assagir. Elle sait que le médecin est le meilleur modèle de calme qui soit et, qu'en sa présence, elle peut se permettre de souffler. S'approchant de lui, la demoiselle dépose un bref baiser sur sa joue avant de se défaire de sa blouse d'infirmière blanche pour s'octroyer un petit moment en simple débardeur noir. « Mme Peterson a encore tenté de me réduire à néant, je crois, mais j'ai tenu bon ! », s'exclame-t-elle en attrapant la salade qu'elle a fourré dans son sac à main avant de quitter l'appartement le matin même. Le regard pétillant, la jeune infirmière prend enfin place devant celui qu'elle considère comme son deuxième frère, son confident. « Et toi cette matinée ? », que Devon marmonne en essayant d'ouvrir sans tout gâcher l'emballage en plastique de son repas. Sa raison refrène les véritables interrogations qui la préoccupent, juste le temps de permettre à Colin de reprendre son souffle et de profiter un peu de cette pause bien méritée en milieu de journée.

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Colin Akerman

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MessageSujet: Re: I want to know.   Jeu 16 Juil - 20:56

Avant, Colin voyait Mila en salle de repos, pour s’imprégner un peu plus de sa beauté et sentir les papillons de son ventre s’emballer. Mais maintenant, il n’y avait plus de Mila et Colin appartenait tout entier à Devon. C’était la jeune femme qui devait être contente de le récupérer pour quelques poignées de minutes. Et au fond, le pédiatre aussi l’était. Parce que sans elle, ses pauses seraient terriblement douloureuses. Déjà que ça lui tordait toujours le cœur de ne plus voir la jolie interne, alors sans Devon, Colin aurait coulé. Se  serait noyé dans un océan de chagrin, enseveli sous des flots violents de souvenirs. Par le passé, c’était le pédiatre qui offrait son temps et son oreille à la demoiselle. Mais aujourd’hui, c’était l’infirmière qui était devenue sa bouée de sauvetage. Elle au moins ne l’avait pas rejeté, contrairement aux autres femmes de sa vie. Et ça lui réchauffait le cœur, ça lui permettait de voir un peu de lumière au bout de sa route chaotique. Après un dernier rendez-vous matinal, Colin avait donc hâté son pas jusqu’à la fameuse salle réservée au personnel et s’était posé dans un coin. L’impatience déjà le gagnait ; il consultait toutes les trente secondes sa montre et se retenait de faire les cent pas. La crainte de ne pas avoir sa dose de bonne humeur avant de reprendre le travail grimpait mais fut rapidement balayé quand le joli minois de Devon apparut à l’horizon. Un sourire illumina aussitôt son visage et il leva sa main pour lui adresser un signe. Il n’y avait que Devon pour avoir autant d’énergie. Que Devon pour afficher un visage lumineux même après de longues gardes. Il était fier de ce qu’elle était devenue, admiratif du chemin qu’elle avait parcouru malgré un début difficile dans la vie. Le pédiatre, lui, était beaucoup plus calme et posé, et s’il parvenait à éliminer toute colère dans son quotidien à l’hôpital, il ne savait pas cacher sa fatigue. Il lui rendit son embrassade et se retint de rire quand la demoiselle se mit à parler. « Mme Peterson 12 – Devon 1. » qu’il plaisanta, un peu moqueur, avant d’enchaîner. « Bravo, je suis sûre que tu vas la gagner cette bataille ! » Il enfonçait le couteau dans la plaie, mais qu’est-ce qu’il aimait la taquiner. C’était plus fort que lui, quand il était aussi complice qu’il ne l’était avec la demoiselle, il s’amusait de la sorte pour adoucir l’atmosphère mais surtout témoigner de son affection. Colin se rassit sur sa chaise et sortit d’un sac en plastique le sandwich qu’il avait acheté à l’accueil de l’hôpital ce matin. D’ordinaire, il prenait toujours le temps de se confectionner un petit repas mais ce jour-là, Scott avait été si abominable que Colin avait éprouvé le besoin de prendre l’air, et vite. Heureusement qu’il avait Devon dans son entourage proche pour se changer les idées et rire un peu, sinon… « Des rendez-vous depuis sept heures du matin, une urgence à dix heures… bref comme rien d’extraordinaire tu sais ! » qu’il répond, sans rentrer dans les détails tant son quotidien désormais était morne si on oubliait les frasques de Scott. Mais ça, il préférait ne pas y penser : il ne voulait pas offrir cette attention à son frère, il ne la méritait pas. Il n’y avait que Devon à l’heure actuelle, dans sa vie, qui y avait droit. Parce qu’elle était son petit rayon de soleil au milieu de la tempête. Parce que jamais elle ne l’avait déçu. Parce qu’elle était l’un de ses ‘biens’ les plus précieux dont il ne voudrait pour rien au monde se débarrasser. A l’hôpital, leurs rendez-vous étaient devenus un véritable moteur, et c’était aux côtés de l’infirmière qu’il rechargeait définitivement ses batteries souvent à plat ces temps-ci.
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Devon Matthews

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MessageSujet: Re: I want to know.   Dim 26 Juil - 1:24

Devon relève son regard dans celui de Colin. Elle sourit. De cette petite mimique douce qu'elle ne sait adresser qu'à lui, même si elle vient à peine d'arriver. Il leur suffit de peu pour éprouver un bien-être évident à se trouver en présence l'un de l'autre. Colin la comprend, l'écoute, la conseille et la guide. Il représente le pilier dont l'infirmière avait besoin pour ne pas se tromper dans la vie, en plus du soutien déjà conséquent de son frère aîné. Et, comme lorsqu'elle était plus jeune, Devon se plaît à écouter sa voix. Ce ton soudain amusé, tout à coup plus sérieux, toujours attendrissant et doux, cette voix que le médecin a toujours pour elle, et rien que pour elle. Celle qui a fait disparaître ses craintes d'adolescente, et qui s'occupe dorénavant de celles de la jeune adulte qu'elle est. Celle qui, par les quelques mots qu'il prononce pour répondre à sa petite question, cherche à la protéger des choses qui fâchent. Comme souvent. La cadette Matthews n'a pas besoin de plus pour deviner que son ami ne lui dit pas tout. Même si elle sait pourquoi Colin agit de la sorte, son cœur se serre. Un petit pincement qu'elle ne peut refréner lorsqu'elle sait qu'elle est incapable d'aider le médecin à régler ses problèmes pour de bon ; comme le problème Scott par exemple. Comment ce dernier peut-il causer autant de problèmes à Colin ? Comment peut-on se moquer autant de l'aide que peut apporter le beau médecin ? Des questions auxquelles la brune n'a aucune réponse. Elle ne peut pas s'imaginer une seule seconde se comporter ainsi avec Colin, pas après tout ce qu'il a fait pour elle et tout ce qu'il continue à faire pour elle au quotidien. Si Devon n'avait pas eu la chance d'avoir l'aîné Akerman à ses côtés pour débuter dans la vie, pour lutter contre la solitude et l'abandon pesant de ses parents sur ses épaules fragiles, elle ne préfère pas imaginer où elle en serait aujourd'hui. Scott possède une chance hors du commun, une personne aimante dans sa vie dont la jeune infirmière a tout autant la chance de pouvoir profiter depuis plusieurs années maintenant. Et pour rien au monde elle ne voudrait décevoir Colin en lui menant la vie dure. Penchant la tête sur le côté, Devon vient déposer sa joue tout contre sa paume. « Tu veux pas me donne ton secret jeunesse ? J'ai l'impression d'avoir les jambes d'une petite mamie... », qu'elle plaisante d'une petite voix. Devon est admirative de cette passion que Colin possède pour son métier, et qu'il a d'ailleurs réussi à lui transmettre, même si elle a préféré s'orienter vers des études d'infirmière. Aucune fatigue ne se devine sur son visage, son sourire constitue la preuve évidente qu'il est heureux de faire ce qu'il fait. Cependant, Devon ne croit bien évidemment pas au « rien d'extraordinaire ». Ça ne colle pas. La jeune infirmière n'a pas besoin que les mots soient prononcés à voix haute pour se décider à engager la conversation sur un sujet moins... plaisant. Néanmoins, Colin doit pouvoir compter sur elle. Si Devon ne lit pas entre les lignes, si elle ne prend pas les devants et ne parle pas des choses qui embêtent pour libérer un peu l'esprit, qui le fera à sa place ? Personne. Mais personne car elle ne laissera personne le faire à sa place. C'est peut-être un peu excessif (voir limite possessif), mais la jeune femme aime aider les personnes qui comptent pour elle. Et Colin faisant partie des personnes les plus chères à son existence, il est impossible pour elle d'envisager ne serait-ce qu'une seconde de laisser quelqu'un d'autre se préoccuper du bien-être de Colin. Même si elle a réussi à accorder un peu de confiance à Mila pour la laisser entrer dans la vie du médecin, elle a bien vite déchanter par la suite et doit à présent veiller à ce qu'aucune nouvelle déception ne vienne priver son mentor de bonheur. « C'est vrai ça, sinon ? », que l'infirmière esquisse alors, toujours avec un petit sourire, tout aussi rayonnant qu'avenant. « Il ne s'est rien passé, hors de l'hôpital, un peu avant 7h... », poursuit-elle en plantant sa fourchette dans sa salade. Devon gagne du temps, chercher les bons mots. Mais se rend bien vite à l'évidence : plus tôt ces derniers seront prononcés, mieux les choses évolueront. Ils n'ont qu'une heure de pause à peine, pas le temps de tergiverser. De plus, l'infirmière doit se tenir au maximum informé de ce qui se passe dans le foyer Akerman pour se parer des meilleurs conseils et se montrer encore plus présente aux côtés de Colin si jamais elle comprend qu'il en a besoin mais n'ose pas le dire. « Avec un certain Scott, par exemple ? »

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Colin Akerman

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MessageSujet: Re: I want to know.   Dim 26 Juil - 21:32

Il n’y avait pas de secret. Son moteur était sa passion ; elle lui donnait des ailes et de l’énergie à revendre. Mais sitôt ses pas quittant l’hôpital, la fatigue tombait sur ses épaules brutalement et un peu trop fort. Ça lui arrivait souvent, à Colin, d’avoir envie de s’écrouler à même le trottoir. Et ce, encore plus depuis qu’il enchaînait les relations chaotiques. Quand le sommeil s’emparait doucement de son corps, il se sentait las de se battre contre cette vie qui ne le voulait pas heureux. Les apparences étaient donc trompeuses quand il portait sa blouse blanche comme un costume de super-héros. « J’veux bien tout partager avec toi, mais pas ça. Surtout pas ça. » qu’il dit, tentant d’être le plus sérieux possible même s’il n’y arrivait pas. « J’aime bien te voir souffrir. » qu’il ajouta pour argumenter ses précédents propos, avant de rire légèrement. C’était faux bien évidemment, et il userait volontiers de la violence (lui qui pourtant refuse de s’y soumettre) s’il lui fallait protéger coûte que coûte Devon. Mieux encore, il n’hésiterait pas une seule seconde à la soulager de toute douleur, quitte à l’endurer lui-même. Devon, elle n’était pas juste une femme de sa vie, elle était plus que ça. Une sœur de cœur qu’il chérirait jusqu’à son dernier souffle. Parce que la famille, qu’on la gagne à la naissance ou qu’on la construit au fil du temps, c’est sacré. Et précieux. Et c’était d’ailleurs pour cette raison que Colin se tuait tant à la tâche pour Scott. Il ne lésinait pas sur les moyens pour lui tendre la main qui le ramènerait sur le droit chemin. Il ne comptait pas le temps qu’il lui offrait alors qu’il n’avait comme retour que des insultes et des provocations. Mais il ne fléchissait pas, c’était dur, ça lui brisait le cœur, ça lui pourrissait la vie, mais il persistait parce qu’ils avaient le même sang et parce qu’on ne laissait jamais tomber sa famille. Dans l’esprit de Colin, les choses ne pouvaient se passer autrement. Le pédiatre croqua dans le sandwich peu fameux de l’hôpital au moment même où Devon alla droit au but. Ça ne l’étonnait pas, au fond, elle avait toujours été comme ça, surtout avec lui. Et il ne pouvait lui en vouloir parce qu’il était le même. A la place de la jeune femme, il n’aurait pu s’empêcher de l’interroger de la sorte. « Pourquoi je mentirais ? » qu’il commença, fronçant légèrement les sourcils. Il voyait parfaitement bien où elle voulait en venir mais il n’avait pas envie d’arriver tout de suite au bout du chemin. Il voulait gagner du temps pour réfléchir aux mots qu’il emploierait pour qualifier la situation. Puis finalement, il posa son repas sur la table, s’essuya la bouche à l’aide d’une serviette et plongea son regard dans celui de la jeune femme. Parce qu’il n’y avait que ça à faire. Parce qu’il ne pourrait pas se tirer indemne de cette conversation. Parce qu’il lui devait bien la vérité. Il n’avait pas le droit de la camoufler derrière des sourires et des paroles passionnées à l’égard de ses petits patients. Devon n’avait pas besoin de l’écouter parler de son métier pendant leur pause déjeuner, c’était pas le but. « Il était comme à son ordinaire dans un piteux état. » qu’il commença, le regard empli de tristesse et le ton respirant la déception et la culpabilité. Car oui, Colin ne pouvait se sentir coupable de cette situation. A ses yeux, et comme avec Lauren, il faisait plus de mal que de bien. C’était pas vrai, bien évidemment, mais il avait l’esprit trop embrouillé pour déceler le vrai du faux maintenant. Le poids de ses responsabilités l’étouffait bien trop. « Je ne sais plus quoi faire… » qu’il finit par dire, jouant avec l’emballage de son sandwich, signe marquant de sa nervosité. « Et je commence à croire que tout ce que je fais dans la vie finit par un cuisant échec. » Il ne voulait pas se faire plaindre, Colin, ni même attiser la pitié. Il souhaitait juste ouvrir son cœur sans arrière pensée, comme Devon et lui l’avaient toujours fait ensemble.

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Devon Matthews

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MessageSujet: Re: I want to know.   Mer 5 Aoû - 23:48

Lorsque Devon aperçoit Colin s'arrêter de manger pour la regarder, elle stoppe elle aussi tout geste. Ils forment un tout, tous les deux, et si l'un décide qu'il est temps de poser carte sur table, l'autre répond présent pour écouter. D'ailleurs, cette configuration s'applique dans les deux sens aujourd'hui : le médecin a d'abord écouté les questions, l'infirmière se prépare à recueillir les réponses. Le regard de la cadette Matthews est tendre, tellement doux quand il s'agit de se poser sur Colin ou de lui apporter son soutien le plus pur. Devon devient un vrai marshmallow, une friandise géante qui ne cherche qu'à libérer un peu l'esprit de celui qu'elle considère comme son grand frère. Son sourire se détend un peu, pour se mettre en accord avec les confessions de Colin. Et, lorsque l'évocation de l'état de Scott surgit, il se ternit encore un peu. Devon ne comprend pas le plus jeune des Akerman. Elle ne parvient pas à inscrire des explications concrètes sous le problème évident qu'il représente dans l'existence de Colin. La jeune infirmière a beau multiplier les tentatives pour soulager et préserver le coeur de son aîné, rien n'y fait. Scott revient tel un écho, en permanence, l'empêchant de récupérer son grand frère de coeur qui, avant, se plaisait à croquer la vie à pleines dents. La suite brûle les tympans de la demoiselle. Secouant la tête, Devon cherche à capter toute l'attention du médecin alors qu'elle dépose une main apaisante sur la sienne, avant de laisser ses doigts se croiser bizarrement aux siens. Elle le raccroche à elle pour ne pas le laisser glisser sans filets vers des pensées erronées. « Colin, ne dis pas ça. » Sa main exerce une nouvelle pression contre la sienne. « Ce n'est pas parce que ton frère est un borné qui n'en fait qu'à sa tête que tu dois te rendre responsable de son état, au contraire. Il a d'ailleurs beaucoup de chance que tu sois encore auprès de lui, il ne s'en rend juste pas compte. » Scott doit sans doute croire qu'il peut s'en sortir seul, à moins qu'il soit encore coincé au stade où il prétend aller "bien". Malheureusement, le jeune homme a choisi d'adopter ce comportement et de devenir dépendant avec le mauvais frère. S'il pensait que Colin n'aurait pas le courage de poursuivre sa journée une fois revenu à la maison, il se trompait. Même si Devon constate, impuissante, la lassitude qui prend de l'ampleur chez le médecin, elle le connaît assez pour pouvoir assurer qu'il ne lâchera pas l'affaire de si tôt. « Il... Il est malade. Tout ce que tu fais pour lui ne passe pas inaperçu ; il le sait, au fond de lui, il choisit juste de te montrer la "partie visible de l'iceberg", la plus froide et désagréable en ce qui le concerne, sans te révéler ce qu'il a vraiment sur le coeur. » N'est-ce pas le rôle de tous les petits frères ou petites soeurs de mener la vie dure aux plus grands ? Caleb a juste eu de la chance avec la jeune infirmière. Elle n'a jamais été du genre à s'attirer de problèmes ou à s'engager sur une quelconque pente glissante. D'ailleurs, on peut même dire que ça a été l'inverse : Caleb a toujours été le plus dégourdi des deux, tandis que Devon s'est toujours imposée comme la cadette modèle par excellence, car prête à tout pour ne pas être un poids supplémentaire sur les épaules de son aîné, après l'abandon de leurs parents. « Ce que je veux dire par là, c'est que tout ce que tu fais pour lui, ce n'est pas en vain. Et ce ne sera jamais un cuisant échec car tu ne laisseras jamais une telle chose se produire. Un jour, Scott reprendra le dessus grâce à toi. Il te remerciera de ne pas l'avoir abandonné tout comme tu l'as fait avec moi. » Son visage s'illumine. Elle se souvient encore de ce fameux jour où leurs chemins se sont croisés, à la sortie du lycée de Caleb et Scott. Devon avait échangé quelques mots avec Colin en attendant les deux camarades de classe et, depuis, ils n'avaient pas passé un jour sans se parler, se croiser ou, à présent, s'envoyer un message. Colin a pris le rôle de référent auprès d'elle, puis celui de frère, meilleur ami ou même confident, ainsi que de nombreux autres si elle cherchait bien, et la jeune femme sait qu'elle n'aura jamais assez d'une vie pour le remercier. Sa présence à ses côtés lui a permis de devenir la personne épanouie qu'elle est aujourd'hui, celle-là même qui refuse de l'entendre dire une bêtise pareille. « J'en suis là grâce à toi, moi. Et je sais que le Colin volontaire et bien décidé à aider son frère n'a pas dit son dernier mot. » Ses prunelles au creux des siennes se veulent rassurantes. Devon sera à ses côtés, quoi qu'il arrive, quoi qu'il décide. « Il n'y a vraiment aucune amélioration ? », s'enquiert-elle d'une petite voix à peine audible. Malgré le fait qu'elle soit entièrement dévouée à aider Colin, la cadette Matthews ne peut s'empêcher d'être inquiète pour Scott. Au fil du temps, Devon doit avouer qu'elle s'est attachée au jeune homme et que son accident n'a pas manqué de la bouleverser. Tout comme imaginer Colin ou Caleb dans un tel état, l'infirmière s'est inquiétée du sort de son ami après avoir entendu ce qui lui était arrivé. À présent, Devon se doit d'être un recours pour Colin, mais également pour le second Akerman en cas de besoin, ce qui n'est pas une mince affaire au final. « Je peux toujours venir lui faire une piqûre magique pour le rendre plus aimable. »

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Colin Akerman

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MessageSujet: Re: I want to know.   Lun 10 Aoû - 14:28

Colin n’était pas du genre à se plaindre. Au contraire, il préférait taire ses problèmes et malaises intérieurs pour se concentrer sur ceux des autres. Il a toujours eu l’oreille attentive et il ne voudrait pour rien au monde changer ça. Parler de lui, ce serait se mettre en avant et étouffer son monde, et il ne pouvait se résoudre à ça. Mais là, aujourd’hui, parce que Devon le poussait à se confier, il laissa tomber quelques barrières. Il en éprouvait le besoin, il ne l’aurait pas cru mais les mots s’échappèrent de ses lèvres d’un coup, comme ça. Scott. Oh, c’était dingue comment son frère parvenait à le changer par sa simple présence. Fou comment il arrivait à anéantir un quotidien bien huilé par quelques paroles ou par son attitude. Il n’était pas là depuis longtemps mais ça en était fini des habitudes tranquilles du pédiatre. Et si d’ordinaire, ce dernier aurait accueilli la nouvelle avec plaisir, il n’en était rien aujourd’hui. Scott était un aimant à problèmes, une source de provocation. Et le pire dans tout ça, c’était qu’il l’assumait pleinement. Le plus jeune des Akerman s’amusait à pousser Colin jusque dans ses derniers retranchements, un sourire sur les lèvres et un regard plein de fierté. Pourtant, il ne montrait rien, le pédiatre, il encaissait à tout va et tentait par tous les moyens de garder le cap malgré la tempête. Jusqu’à maintenant, il s’en sortait même plus bien mais ce matin-là, il n’avait eu qu’une envie, baisser les bras. Ça ne lui arrivait pas souvent. « Avant j’arrivais à l’apaiser, mais plus maintenant. » C’était sa faute. Devon pourrait avancer un millier d’arguments que Colin ne changerait pas d’avis : il était persuadé d’être coupable de l’état de Scott et pour la première fois de sa vie, s’entêtait avec cette idée. Il n’en démordait pas, au contraire il tournait cette pensée inlassablement dans son esprit et trouvait toujours une énième raison d’y croire. Même l’accident de son frère devenait pour lui un fardeau. Le sien. Il aurait dû être aux côtés de Scott ce jour-là pour le protéger, l’avertir. Mais il avait été absent, et voilà le résultat. C’était faux pour tout le monde mais à ses yeux, il n’y avait que cette vérité. Et ça lui pesait beaucoup trop. « Je commence à croire que Scott ne sera plus jamais le petit frère que j’ai connu. Il est malade, c’est vrai, mais il ne veut pas être soigné. Il en veut à la Terre entière et ce n’est pas prêt de changer. Ce ne sont plus quelques mots ou une accolade qui le calmeront. » qu’il dit, regardant droit dans les yeux Devon qui cherchait à le rassurer. Il voudrait croire en ses paroles, mais il n’y parvenait pas. La vie était injuste parfois, et peut-être n’y avait-il pas de solution. « Il ne veut pas prendre la main que je lui tends. » qu’il reprend pour montrer qu’il perdait tout espoir d’un avenir plus beau. « Je ne vois pas ce qui pourrait le faire changer d’avis. » conclut-il finalement. Scott ne voulait pas être aidé, et plus il consommerait de la drogue, moins il s’éloignerait de cette idée. Mais ce n’était pas non plus en le privant de son seul échappatoire que Colin le sauverait. Et c’était bien là le problème. Mais quoiqu'il arrive, la demoiselle avait raison sur un point : il n'était pas prêt de lâcher l'affaire malgré son désespoir. Colin serra la main de Devon dans la sienne et lui offrit un sourire reconnaissant. Elle cherchait vraiment à le réconforter et elle venait d’y parvenir non pas en lui parlant de Scott mais en lui rappelant des souvenirs communs à tous les deux. Comme leur rencontre ou son sauvetage. C’était quelque chose de précieux pour le pédiatre et pour rien au monde il ne voudrait voir ça disparaître. « Pour l’instant non. » qu’il répondit, peiné, avant de laisser échapper finalement un petit éclat de rire de ses lèvres. « Encore faudrait-il que tu arrives à l’approcher. Il est pire qu’un lion en cage. » qu’il tenta de plaisanter à son tour, pour détendre l’atmosphère devenue lourde.

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MessageSujet: Re: I want to know.   Mar 15 Sep - 16:11

Colin a laissé échapper un petit rire, ce qui ne peut que ravir la jeune Matthews. Au moins, sa remarque aura eu le don de détendre l'atmosphère installée par les soins de l'infirmière en personne. Devon sait que le sujet Scott est difficile pour son ami, mais elle devine de la même façon qu'il a besoin d'en parler pour ne pas garder tout pour lui. A force de passer des heures en sa compagnie durant son enfance et son adolescence, la jeune femme a appris à cerner le personnage, que cela lui plaise ou non. Et... « Je suis rusée, Docteur », qu'elle se congratule avec un petit haussement d'épaules fier. La demoiselle est aussi habile pour faire face à un Scott Akerman croisé à un félin, elle l'est tout autant pour apaiser le cœur de son Colin. « Et je n'ai pas dit mon dernier mot moi non plus », qu'elle reprend cependant, pour être certaine que son audace ne passe pas pour une simple lubie au milieu de cette pause-déjeuner. Secouant la tête, Devon ne se décide toujours pas à toujours à son repas. Malgré ses petites remarques joviales, elle ne parvient pas à mettre le doigt sur ce qui pourrait tout arranger dans la vie de Colin et c'est une chose qui la préoccupe. « Qu'a-t-on fait pour mériter de s'occuper d'éternels adolescents ? », s’apitoie Devon, en se laissant couler sur la table devant elle, étalant son bras gauche de tout son long et couchant sa tête sur ce dernier. La jeune femme se pose toujours les mêmes questions. Pourquoi ses parents sont partis ? Pourquoi est-ce qu'elle ne s'en remet pas ? Pourquoi a-t-elle peur d'être abandonnée ? Pourquoi a-t-elle le sentiment de ne plus connaître son frère aussi bien qu'avant ? Pourquoi Scott ne se rend-il pas compte qu'il possède le plus bel allié auprès de lui ? Et, des interrogations dans le genre, la jeune infirmière en a des centaines qui se rajoutent à sa liste infinie au fil des jours. Malheureusement, les réponses ne suivent pas. Devon a beau tout faire pour résoudre les gros comme les petits problèmes, rien ne fonctionne. Elle s'acharne, sur le modèle d'un Colin qui ne se laisse jamais abattre, mais elle sent qu'elle n'est pas capable d'être aussi forte que lui. Elle cherche à démontrer le contraire, mais c'est tout ; entre rêve et réalité, il n'y a pas qu'un pas (ou alors, selon Devon, un pas de géant). « Aucune idée », qu'elle souffle finalement à sa propre question, avant de se redresser. Poussant un soupir, dans le but d'évacuer toutes ces ondes négatives qui tentent de la gagner, la cadette Matthews laisse un sourire revenir illuminer ses traits. Si elle veut que le meilleur médecin de la ville le retrouve à son tour, elle ne doit pas baisser les bras maintenant. « Mais ce que je sais, c'est qu'il faut que je te change les idées », qu'elle annonce, en se rehaussant sur sa chaise. Son regard coule sur les traits tendres de son grand frère, celui qu'elle ne laissera jamais tomber car il ne l'a  jamais laissée tomber non plus, avant de s'avancer par-dessus la table, les coudes bien ancrés sur cette dernière. « Pas vrai ? », qu'elle le questionne d'une petite voix enfantine, cherchant sans doute à avoir la confirmation de ses dires par le principal intéressé. Le regard rieur de Colin tardant à montrer le bout de son nez, Devon secoue la tête, amusée. Elle se lève de son siège et s'avance vers lui d'un pas lent. S'abaissant à son niveau, elle ancre ses prunelles dans les siennes pour être certaine de capter toute son attention. « Fais-moi un petit sourire, Colin, allez... » Une fausse moue vient bouleverser sa mine rieuse, jusqu'à ce que ses mains ne se décident à venir se saisir des joues de son mentor dans un geste maternel. Ou plutôt, de ce fameux geste agaçant que font les membres de notre famille lorsqu'ils ne nous ont pas vus depuis un bon moment et qui font rougir les joues à chaque fois. « Ah, ah, je crois qu'il arrive... », qu'elle plaisante doucement, avant de se reculer pour se saisir de sa salade. Il est bien beau de faire des plans sur la comète, mais si Devon n'est pas capable d'assurer correctement ses heures de travail cet après-midi, elle s'en voudra. La jeune femme commence par vouloir se rasseoir, mais se dérobe à cette décision la seconde suivante. Elle sera tout aussi bien debout pour réfléchir et, avant tout, trouver les meilleures idées. « Qu'est-ce que tu aurais envie de faire ? », qu'elle interroge Colin d'un ton à la fois sérieux et enjoué. Plantant sa fourchette dans sa salade composée, Devon se met à croquer délicatement ce qui y reste accroché avant de reporter son attention sur celui qu'elle considère comme le meilleur médecin de l'univers. « Je vais t'aider... Hum... Quelque chose que tu n'as pas fait depuis longtemps, par exemple ! » Devon est pendue aux lèvres de Colin. Il ne tient plus qu'à lui de dire la première chose qui lui passe par la tête, ou même la dernière chose qu'il aurait penser devoir avouer aujourd'hui. Dans tous les cas, le plan de la jolie infirmière fonctionnera : Scott Akerman disparaîtra assez longtemps des pensées de son frère pour laisser ce dernier profiter de ce petit moment avec elle. Et, si Devon est aussi maline qu'elle le laisse entendre, elle notera même dans un coin de son esprit tout ce que dira Colin pour savoir s'il est possible qu'elle rétablisse, d'une façon ou d'une autre, les liens fraternels qui relient les Akerman entre eux, à travers une quelconque activité satisfaisante aux yeux du beau docteur.

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Colin Akerman

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MessageSujet: Re: I want to know.   Dim 1 Nov - 15:57

« Tu sais que ça peut être mal interprété ?! » qu’il lui lança, comme ça, sans vraiment réfléchir, tandis que son regard passait d’infirmiers en infirmières en repos. Ce n’était pas son genre de plaisanter sur un tel sujet, il détestait les blagues à tendance graveleuse et toute allusion au sexe en temps normal. Pas parce qu’il était gêné d’évoquer ça mais parce qu’il respectait bien trop les femmes. Il ne savait donc pas ce qu’il lui avait pris d’annoncer ça à Devon, peut-être un regard croisé ou un sourire mal interprété, il était perdu en tout point de vue. En tout cas, il la connaissait que trop bien pour savoir que ses propos étaient véridiques : quand la demoiselle avait une idée derrière la tête, elle ne la lâchait jamais avant d’avoir atteint ses objectifs. Il savait qu’elle était toute aussi préoccupée que lui par Scott, et qu’elle ferait tout et n’importe quoi pour que le problème soit gommé. Son amitié était précieuse, tout comme sa joie de vivre qui le reboostait toujours, quoiqu’il arrive. Elle posa une question intéressante, Devon, qui plongea le pédiatre dans un intense moment de réflexion. Des éternels adolescents, le terme était bien choisi pour décrire Scott. C’était dingue, il n’y avait pas une seule seconde durant laquelle il ne pensait pas à son frère, à son accident, et à toutes les conséquences désastreuses qui en ont découlé. A la drogue, à toutes ses aiguilles qui rencontraient son sang et le contaminaient. A tous ses regards perturbés et ses hallucinations qui l’emmenaient ailleurs, dans un monde inaccessible au médecin. A chaque nouvelle journée, à chaque nouvelle piqûre, Scott s’éloignait un peu plus de Colin et cette pensée piquait son cœur. Elle le serrait même jusqu’à l’étouffement. Et parfois, le pédiatre voudrait bien perdre connaissance pour oublier tous ces malheurs une poignée de minutes. Colin toucha les cheveux de Devon qui se trouvaient à portée de sa main, puis les caressa doucement tandis que quelques mots se frayaient un chemin jusqu’à ses lèvres. « Peut-être que dans une autre vie, nous en étions nous aussi… » Oui, peut-être que tout ceci n’était qu’un juste retour des choses, une vengeance décidée par le Destin pour rattraper leurs conneries passées. Colin n’y croyait guère, mais c’était la seule réponse qu’il était capable de donner à son amie à l’heure actuelle. « Me changer les idées ? » qu’il répéta, étonné. Il n’y avait même pas pensé, il devait bien l’avouer ces derniers temps il s’enfonçait dans la boue sans chercher à s’en sortir. Ce n’était pas dans ses habitudes mais quand tout votre monde s’écroulait, il n’y avait rien d’autre à faire que de rendre les armes. Il était usé de se battre contre tous ces imprévus qui lui pourrissaient l’existence. Il aurait aimé être le même homme battant qu’il avait été dans le passé mais aujourd’hui, les forces lui manquaient terriblement. Il aimerait cependant bien tirer un trait sur cette attitude, sortir la tête de l’eau et retrouver le sourire et un but dans sa vie. Et les propos de Devon avaient suffisamment attisé sa curiosité pour qu’il quitte son visage empli de tristesse. Il se força même à sourire à la demande de la jeune femme, dans le simple but de lui faire plaisir. Il lui devait au moins ça, elle qui ne le lâchait pas quand tout le monde lui tournait aujourd’hui le dos. Le pédiatre se saisit des poignets de la jeune femme et l’empêcha de commettre ce geste tendre qui respire la famille mais qui apparaît comme humiliant pour quelconque en faisant les frais. « Ne refais plus jamais ça. » qu’il lança, le regard se voulant noir, avant de laisser éclater un rire. Oui, un rire, vous avez bien lu. C’était fou l’effet que la demoiselle pouvait avoir sur lui, et sur son petit monde. Elle était précieuse, Devon, et il ne l’échangerait pour rien au monde, même si elle avait sans nul doute derrière la tête une idée dont il se serait bien passé. « Et si tu allais droit au but ? » qu’il l’interrogea, curieux comme jamais, et un peu craintif. Elle était capable de tout, la demoiselle, et cette pensée faisait peur au pédiatre. « D’ailleurs, est-ce que je dois me préparer au pire ? Surtout, dis-le-moi maintenant. Même si mon cœur est déjà bien torturé ces derniers temps, je ne voudrais pas qu’il lâche pour autant. » qu’il reprit, en tentant de plaisanter légèrement. Son esprit quant à lui abritait désormais mille et une idées, et la première d’entre elles franchit tout de même ses lèvres. « Quitter Fairview ? » Colin ne savait pas ce qui se planifiait dans la tête de Devon, et peut-être même se trompait-il, peut-être attendait-elle simplement une réponse de sa part pour rebondir. Alors, la voici son idée impossible. On ne faisait pas ses valises du jour au lendemain quand on était médecin.
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Devon Matthews

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MessageSujet: Re: I want to know.   Dim 29 Nov - 23:13

Devon contemple cet instant d'un œil bienveillant. Elle enregistre les moindres petits détails, de façon aussi méthodique et stratégique qu'elle le peut, pour ne rien omettre lorsqu'elle voudra s'en souvenir plus tard. Colin qui sourit, Colin qui rit, Colin qui, sur son visage, voit une risette de bonheur se former. Enfin, la jeune infirmière le voit, elle, et elle trouve que c'est un instant merveilleux. Et rassurant, aussi. Du haut de son mètre soixante, la cadette Matthews est souvent nerveuse. Elle s'inquiète de ne pas avoir de nouvelles de Caleb, elle s'agace des progrès que ne fait pas William, elle panique de savoir Colin trop loin d'elle, elle méprise cette vie qui l'éloigne toujours d'Adrian. Elle maîtrise mal ses émotions quand il s'agit de les protéger, de ne vouloir que leur bien, d'espérer le meilleur pour chacun d'entre eux. Dans une autre vie, elle devait être mère poule. La jeune femme a ce besoin de les pouponner, par moment, qui peut paraître tout droit sorti de nulle part, mais qui l'aide à avancer elle. Pour oublier ses propres failles, toutes ces heures où Devon doute d'elle-même et de tout le reste, elle tente de démultiplier les attentions qu'elle accorde aux autres. Ça ne la dérange pas de se perdre dans cette quête sans fin, sans avenir, presque vaine, tant que sur son chemin sont parsemées de petites récompenses comme celle-ci. Aujourd'hui : le rire de Colin. Il reste bref, sérieux, à son image, mais Devon sent que cela soulage un peu son cœur, et ça gonfle alors le sien d'un bonheur inexplicable. A présent, ses prunelles rivées sur le médecin, elle patiente. Elle a le temps de planter plusieurs fois sa fourchette dans sa salade, d'avaler ce qui s'y est accroché, puis de recommencer, tant la réponse de son aîné à sa question tarde à arriver. Où alors est-ce elle qui cherche à accélérer le temps en mâchant plus vite ? Si c'est ça, c'est râté. En attendant, c'est au tour de Devon de laisser échapper un petit rire à la remarque du brun. Apparemment, il n'y a pas qu'elle qui est préoccupée en ce milieu de journée. Secouant la tête, l'infirmière repousse d'une main gracile ses longs cheveux en arrière... et c'est à ce moment-là que la réponse tombe. Sa main reste une seconde coincée dans les airs, à mi-chemin entre sa mâchoire et son épaule, alors que le temps semble s'être arrêté d'un coup. Alors ça, pour une surprise, c'est une surprise. Une fois cette première pensée évacuée dans l'enfer infini qu'est devenu en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire son esprit, Devon laisse ses doigts venir courir de son épaule jusqu'à son cou dans un geste gêné qu'elle n'assume pas. Elle ne le réalise pas non plus. Les mots de Colin prennent tellement de place, tout d'un coup, qu'il devient impossible pour elle de le regarder, de sourire ou de répondre la moindre chose. Devon accuse le coup. Elle pensait être capable de tout entendre, même de deviner si le médecin avait souhaité se faire désirer, mais pas à sentir le revers de la médaille placardé sur sa joue de la sorte après une telle annonce. Mais l'infirmière ne démérite pas. Elle redresse les épaules, le regard et l'attention en direction de Colin, et fait comme si de rien n'était. La sueur froide qui vient de rouler contre sa peau (ou de lui rouler dessus tel un bulldozer ? ça marche aussi) n'a pas duré bien longtemps, à peine une demi-seconde, est vite oubliée, si bien que Devon n'a qu'à faire quelques petits pas pour revenir prendre place devant son frère de coeur. « « Quitter Fairview », quitter Fairview ? », qu'elle le questionne d'une petite voix douce, teintée d'une surprise qu'elle ne réussit pas à repousser au loin. Est-ce qu'il a envie de partir pour toujours ? Est-ce qu'il veut abandonner sa vie ici ? Est-ce qu'il est prêt pour ça ? Est-ce qu'il veut l'oublier ? Est-ce qu'il va retrouver quelqu'un ? Est-ce qu'il lui écrira ? Est-ce qu'il pensera toujours à elle ? Est-ce qu'il reviendra ? « Ou quitter Fairview une semaine et revenir ensuite ? » Sa minuscule idée, qui passe ses lèvres avec difficulté, dans un murmure qui apparaît complice et innocent, tant les questions se bousculent dans son esprit, est là pour lui rappeler que ce souhait est peut-être le plus difficile à réaliser. Surtout pour elle. Colin ne sait rien de sa peur de la perte, son angoisse de l'abandon. Il ne connaît rien de toutes ces choses dont elle cauchemarde la nuit, ou peut-être juste un peu, lorsqu'elle ne tient plus debout et succombe à l'épuisement. Alors il est normal qu'il ne fasse pas attention à partager une telle idée. C'est son droit. Son plus beau droit : sa liberté. S'il veut partir, Colin n'a qu'à claquer des doigts et tout lui sourira. Devon en a bien conscience. C'est pour cette raison qu'elle veut rendre on existence ici, à Fairview, la plus belle qui soit. Elle prend soin de lui comme lui a pris soin d'elle, l'a accompagnée et l'épaule encore de sa bienveillance éternelle. Malgré toutes les difficultés qui se placent sur sa route (Grace d'abord, puis plus récemment la fameuse Mila, qui a laissé son Colin dans un état qui lui a arraché un bout de cœur au passage), l'infirmière fait de son mieux. Seulement, cela ne semble pas suffire. Ça ne suffira plus, maintenant, puisqu'elle vient d'apprendre de sa bouche qu'il songe à un ailleurs, à une vie autre, à des jours différents. Loin d'elle.« Ce n'est pas la même chose. » Devon souligne les faits avec un petit sourire qu'elle veut le plus naturel possible. Elle sent ses joues qui cherchent à s'y dérober, qui refusent de se courber sous un tel effort, mais elle contrôle la situation. Fixant un instant sa salade, Devon n'a plus le cœur à manger la plus petite bouchée. Son regard se relève dans celui du médecin, tendre et légèrement inquiet à la fois. « Et... tu partirais tout seul ? », qu'elle se permet enfin, après ces quelques minutes où elle l'a juste observé manger et où, déjà, le sentiment de le voir s'éloigner d'elle a commencé à prendre encore un peu plus d'importance. C'est fou comme cette peur traverse ses veines à une vitesse phénoménale. « Je pensais plus à quelque chose comme un saut en parachute, ou un cinéma... », qu'elle parvient à avouer, dans un petit rire. « Mais quitter Fairview, c'est bien aussi ! » Ses épaules se haussent de façon aussi énergique qu'elles le peuvent, avant qu'enfin, après une hésitation monstre, Devon n'ose poser la question essentielle. Cruciale. « Où aimerais-tu aller ? » Portland ? Plus loin ? Plus près ? Devon se persuade, même si elle se fait mal en le faisant, qu'il part rejoindre quelqu'un. Peut-être Mila ? Est-ce que c'est elle qui a décidé de revenir jouer avec ses sentiments ? Est-ce qu'elle a envie de briser une fois encore son cœur ? Est-ce que c'est ce qu'elle désire, détruire le travail de la jeune infirmière, ainsi que celui de Colin, à le remettre sur pied après son départ brutal ? La cadette Matthews promet de ne pas s'emporter si c'est le cas. Elle comprendra. Elle essaiera de comprendre. Ce sera compliqué, difficile, terriblement éprouvant, mais elle pourra faire un effort, pour Colin. Même, ce serait un peu plus rassurant que de le savoir parti à l'aventure en solitaire ! La jeune femme l'imagine déjà en train de se blesser, de faire une mauvaise rencontre, de se tromper de route... et son regard préoccupé (mais qui se veut enjoué au possible) n'en reste que plus figé sur les traits du médecin pour essayer de deviner avant qu'il ne mente (ce n'est pas dans ses habitudes, mais on ne sait jamais après une telle déclaration !) ce qui se trame dans sa tête.

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