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 can you hear the song of thunder ? (jasper)

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Mara Vermouth
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MessageSujet: can you hear the song of thunder ? (jasper)   Mar 10 Mar - 21:04

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❝ I think hell is something you carry around with you. Not somewhere you go.❞



    Quand elle contemple la capitale il lui semble que tout est gris, il n'y a plus aucune couleur nul part, même le soleil est terne, même les étoiles se fondent dans la noirceur du ciel. Mais peut-être n'y a-t-il qu'elle qui voit cela, toutes ces couleurs qui s'effacent peu à peu, peut-être que c'est juste le vide dans sa cage thoracique qui se répand et qu'en elle, petit à petit, tout devient gris. Avec l'enchantement, Aphrodite avait cru entrevoir une lueur d'espoir, elle avait pensé que dans un autre monde elle aurait le droit à une nouvelle vie, une page blanche et que son cœur lui serait rendu. Mais tout s'est écroulé avec le sort raté, les espoirs se sont envolés et les rêves se sont brisés. Maintenant il est trop tard, le mal s'est emparé de leur monde, l'obscurité s'est resserré autour de ceux qui se bâtaient contre Beau. Tous ceux qu'elle connait sont partis, ils ont fuit au fur et à mesure et se cachent. Aphrodite, elle, est restée, par folie et par égoïsme aussi. Parce qu'elle voudrait être vivante à nouveau, ne plus être ce demi-être, cette moitié d'elle, elle voudrait sentir le sang battre à tout allure dans son cœur, elle voudrait sentir encore l'amour se répandre partout en elle ; et elle sait que si il y a une réponse, elle ne la trouvera qu'ici. Aujourd'hui elle n'a presque plus rien d'une fée, elle erre dans les rues de la capitale, dans les allées sombres et dans les échoppes les plus douteuses à la recherche d'une solution, d'un remède, d'un nouveau cœur. Mais personne, jamais, ne semble pouvoir lui donner. Alors, elle s'enfonce dans les méandres de la magie noire et elle ne sait plus à vrai dire comment en sortir. Le vide d'amour s'est glissé en Aphrodite, comme un poison, dans ses poumons, dans son regard et dans ses veines. Sous sa forme humaine, elle se fond dans une taverne de la capitale. Il fait chaud là dedans, presque étouffant, mais elle, elle a toujours froid partout où elle va. Rappel constant de cet abysse en elle. Aphrodite ne brûle plus que dans l'amour physique, lorsque son corps se mêle à un autre, éperdument, sauvagement, il n'y a que là qu'elle ne tremble plus de froid. Mais c'est fatiguant de ne s'attacher à personne, de plus jamais pouvoir offrir des morceaux de son coeur dans un sourire, elle qui ne vivait que pour la douceur de cette échange. Perdue dans ses pensées, elle regarde à peine devant elle et percute quelqu'un. Ses yeux assassins tombent sur le visage du fautif : elle n'y croit pas tout de suite à ce mirage. « Jasper... » Elle dit ça comme ça, un peu fort, comme une question, presque comme une provocation. Et ça lui revient tel un coup de poing dans l'estomac l'empêchant de respirer ; tous les souvenirs. Son souffle meurt entre ses lèvres. Aphrodite sait qu'elle l'a aimé cet homme, comme elle en a aimé beaucoup d'autres d'ailleurs. Elle le sait mais n'arrive plus à le sentir puisqu'avec son organe arraché tout s'est effacé. Le sens même de l'amour lui échappe. Elle ne se souvient plus de la chaleur d'un cœur qui bat, de la joie qu'elle ressentait d'accueillir une nouvelle histoire au creux d'elle-même. Elle n'a plus que des noms et des visages. « On m'avait prévenu que nos fantômes reviennent toujours nous hanter tôt ou tard. » Elle murmure, un rictus sur ses lèvres. Il est un fantôme de sa vie passée, un éclat de son cœur égaré, un amour qu'elle avait presque totalement oublié. Elle lui avait fait une promesse à Jasper, celle de l'aider à gagner Belle et elle le pensait sincèrement. Mais lorsque pour avoir aimé un monstre, un presque pas homme, un contre nature - Frankenstein, la créature de Grace - son cœur lui a été arraché, toutes les promesses qu'Aphrodite avaient faites à ceux comme Jasper s'effacèrent par la même occasion. Elle n'était plus rattachée à rien ni à personne : elle ne leur devait plus rien. Et elle le trouve, face à elle, très grand, très beau, très fier aussi, un monstre d'égocentrisme, si semblable à l'homme qu'elle avait su aimer lorsque tous le raillait.

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Elle passe sa vie à l'attendre pour un mot pour un geste tendre. Elle le suivrait jusqu'en enfer et même l'enfer c'est pas grand chose à côté d'être seule sur terre et elle y pense dans son lit, le soir entre ses draps roses. Elle l'aime, elle l'adore, plus que tout elle l'aime, c'est beau comme elle l'aime.
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Noah Goodhart

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MessageSujet: Re: can you hear the song of thunder ? (jasper)   Dim 22 Mar - 12:27

Son ambition ne l’avait pas dévoré, au contraire elle l’avait élevé. Nombreuses étaient les mauvaises langues à le voir chuter. Nombreux étaient ceux qui espéraient le voir disparaître de la surface de la terre, rongé par des rêves irréalisables. Malgré les doutes et les obstacles, Jasper avait continué d’avancer la tête haute, le regard rivé sur son objectif. Et il y était parvenu. Mieux encore, la capitale avait petit à petit sombré dans l’obscurité. Cette absence de lumière et d’espoir qui faisait naître un sourire mystérieux sur ses lèvres avait été la cerise sur le gâteau. Pas de marche arrière possible, le mal avait triomphé du bien une bonne fois pour toutes et Jasper ne regrettait aucunement d’avoir choisi le côté sombre de l’être humain. Cela aurait été stupide de sa part de croire à l’impossible : personne n’était parfait (excepté sa grande beauté, bien évidemment), tout le monde possédait une personnalité à double tranchant. C’était naïf de penser que la paix pouvait régner sur le royaume, naïf de croire que l’amour pouvait vous offrir des ailes et un bonheur inestimable. Il n’y avait pas d’amour sincère. Jamais. C’était juste une façon de se déculpabiliser d’éprouver des envies animales, rien de plus. Bien sûr, Jasper ne pouvait s’empêcher de penser à ce qu’aurait pu être sa vie aux côtés de Belle, mais ça n’allait pas plus loin. Elle avait choisi, elle avait perdu toute liberté, ce n’était qu’une idiote de plus. Assis au bar d’une taverne peu fréquentable, l’ambitieux se sentait comme chez lui. Il était un pilier dans cet environnement dangereux. On le craignait autant qu’on l’admirait, et sentir la peur dans les yeux de tous ceux qui ne pouvaient détacher leur regard le rendait encore plus puissant. Là où nombreux avaient échoué, lui avait gagné. Tout. Il avait raflé plus qu’il n’avait espéré, s’était élevé si vite qu’il en avait oublié d’où il venait. Maintenant, il se sentait comme un roi dans son royaume, il régnait en maître dans ce bar un peu dégueulasse où se réunissaient brigands, sorciers et mages noirs. Il n’avait peur de rien ni personne, pas même de toutes ces personnes que l’on s’évertuait à exclure de la société. Jasper termina son verre d’une traite, et fit tourner son siège pour mieux contempler l’espace. Le ton semblait monter entre deux joueurs de poker dans un coin de la pièce, et un sourire se dessina aussitôt sur ses lèvres. C’était tous ces cris qui lui prouvaient combien il était solide, combien il était indétrônable. Car personne ne se risquerait à avoir de tels propos à son égard, personne. Son uniforme le rendait presque invincible et quand il se leva enfin, tous se turent. Même les deux idiots qui ne pouvaient s’empêcher de tricher oublièrent vite les raisons de leur dispute. La tête haute, le regard noir et impénétrable, Jasper se dirigeait tout droit vers la sortie quand une personne osa le heurter de plein fouet. Un silence glacial se fit entendre, puis quelques murmures apeurés. Jasper, lui, attendit quelques minutes avant de laisser entendre son rire démoniaque. « En voilà des manières. » qu’il clama fort pour que tout le monde puisse profiter du spectacle. « Est-ce une façon de saluer le bras droit du Roi ? » Ce n’était pas totalement vrai, mais Jasper se plaisait à se voir de la sorte, éclipsant ainsi volontairement quelques individus qui lui barraient le chemin au château. N’empêche, le Roi lui faisait confiance, comptait sur lui-même, et ça suffisait pour être plus important que n’importe qui dans ce royaume. Plus important surtout que cette fée qui avait osé lui tourner le dos après une promesse scellée. Il voudrait l’enserrer de ses fermes poings pour libérer sa route, pour l’envoyer à son tour aux oubliettes, mais il se retint, affichant sur ses lèvres un sourire moqueur. Elle semblait vouloir jouer, comme si son statut puissant ne lui faisait pas peur et elle allait le regretter tôt ou tard. « Je ne sais pas qui vous pensez être à mes yeux, mais une chose est sûre : vous ne méritez même pas le statut de fantôme. » qu’il clama sûr de lui, la fixant fermement sans jamais en démordre. En la vouvoyant, il comptait bien lui rappeler que le passé était résolu, qu’elle n’était plus rien pour lui. Pas même un fantôme. Rien. On ne le décevait pas sans conséquences.

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Mara Vermouth
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MessageSujet: Re: can you hear the song of thunder ? (jasper)   Mar 19 Mai - 9:31

    Un rire comme un couteau qui s'abat sur elle, comme un démon qui surgit de sous la terre, comme un spectre lui glaçant le sang. Jasper est son fantôme autant qu'elle est le sien. Un fantôme surgissant de sa faim, de sa solitude, de sa folie, de sa boite à souvenirs. Un mirage au visage d'ange, au sourire diabolique et aux manières maléfiques. Si son cœur résidait encore dans sa poitrine elle en aurait eu mal. Mais à présent c'est comme si tout ricochait sur elle, les mots, les gestes, les paroles d'amours, tout la laisse profondément indifférente. Il ne lui reste plus que la colère, l'amertume et la rancœur, même la tristesse elle n'y a pas droit. Elle n'est même pas brisée, elle est juste affreusement vide et terriblement solitaire sans les battements de son palpitant pour accompagner ses pas et rythmer ses amours. Jasper semble jouer un rôle face à un parterre de spectateurs silencieux. « Le bras droit du roi. » répète-t-elle en imitant sa voix, hautaine et méprisante. « Félicitations. Je suis surprise que tu ne te sois pas encore fait bouffé par ta propre ambition. » Elle l'avait connu ainsi Jasper, rempli d'ambition et de rêves dévorants qu'elle apaisait tant bien que mal, tentant de contrôler le feu sous la glace pour le protéger de lui même et de ses démons intérieurs. Et elle le découvre à présent si supérieur qu'elle se sent étrangement minuscule face à lui. Aphrodite n'est qu'une fourmi qu'il écrase du pieds, une mouche qu'il chasse de la main, une souris qu'il coince dans un piège. Une indésirable qu'il chasse, un souvenir qu'il fait valdinguer d'un rire mauvais et d'un regard glaçant. Sa dernière phrase se fracasse dans l'air dans un silence terrifiant. C'est à elle de rire cette fois, d'un grand rire mesquin parfaitement contrôlé qu'elle lui crache à la figure. Sur son visage de poupée se dessine une laideur imprévue, la laideur affreuse que la haine donne à ses traits. « Oh, je t'en prie ! On ne m'efface pas de sa mémoire aussi facilement. » Autour d'eux les conversations reprennent et la voix rouillée de la fée s'élève, indomptable. Aphrodite n'est pas de ces femmes que l'on oublie : son souvenir s'accroche à vous, ses iris illuminent la nuit, sa peau de soie et ses moues lascives sont une invitation à se perdre. Ils se livrent tous deux, debout en plein milieu d'une taverne bondée de King's Landing, à un étrange duel, un combat de regards, de souvenirs et de rancœur. Elle n'a pas peur de lui, elle a déjà tout perdu, que pourrait-il lui faire ? « Combien de concurrents as-tu dû évincer pour te retrouver là ? Elle connaît les plus mauvais côtés de cette homme comme elle a appris à en connaître les meilleurs et elle avait cru en lui lorsqu'il n'était encore rien, un homme méprisé et moqué par la capitale. Parce qu'en Jasper, elle en a toujours été persuadé, bat un cœur capable d'humanité et de bonté. Parce qu'elle sait aussi que l'obscurité s'abat parfois sur lui et fond sur lui pour étreindre son cœur. Est-il aussi vide, sec et glacé qu'elle ? Comme un animal sauvage, un chien errant, un chaton abandonné, elle sort les griffes, montre les crocs, lance des éclairs de ses grands yeux glacés, Aphrodite est un incendie, un feu de forêt, une flamme dansant dans le vent et elle brûle, brûle, brûle dans les ténèbres.

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MessageSujet: Re: can you hear the song of thunder ? (jasper)   Mer 20 Mai - 19:01

Cela ne lui plaisait pas, à Jasper, de retrouver Aphrodite sur sa route, comme ça, d’un coup. Il aurait aimé se préparer à l’affronter pour mieux la réduire en cendres. Il aurait fait n’importe quoi pour qu’elle regrette à tout jamais leurs retrouvailles bancales et dangereuses. Derrière ses rires démoniaques et sa voix hautaine, il était surpris. C’était le moins que l’on puisse dire. Et cette idée l’agaçait au plus haut point. Il n’aimait pas les imprévus, lui qui désormais évoluait dans la haute société et contrôlait son petit monde. C’était presque un échec à ses yeux d’avoir face à lui la demoiselle. Parce que ça lui montrait que le destin serait toujours plus fort que lui. Parce que ça lui renvoyait à un passé qu’il pensait à tout jamais oublié. Il n’y avait pas à dire : la fée avait le don de lui pourrir l’existence. D’abord avec sa promesse non tenue et son indifférence aussi totale que soudaine ; maintenant avec ses sourires détestables, ses répliques désobligeantes. Elle était la seule à pouvoir l’atteindre, au fond. Elle le connaissait sans doute mieux que personne, et ça faisait d’elle sa faiblesse. Bien évidemment, il détestait se sentir minable. Il était le bras droit du Roi, oui le bras droit du Roi que le monde entier le veuille ou non, et ce fut ces paroles intérieures réconfortantes qui lui permirent de retrouver une certaine prestance face à son ancienne amie. Elle pouvait bien jouer de la même manière que lui-même le faisait, ça ne changerait rien, il se le jura. Ça glissait sur lui, ça lui donnait envie de faire entendre sa forte voix davantage. Elle parlait d’ambition, lui faisant ainsi remémorer quelques vieux souvenirs. Et si cette méthode marchait, ça ne l’atteignait pas comme elle l’aurait sans doute souhaité. Jasper avait réussi, quoiqu’elle dise, quoiqu’elle fasse, qu’elle se moque ou le félicite sincèrement. Ses rêves l’avaient poussé dans la haute sphère, et il avait eu raison de croire que c’était possible. Était-ce mal ? Bien sûr que non. Mieux valait avoir de l’ambition que rien du tout. Jasper aurait pu lui répondre tout ça, mais il se tut. Ouvrir la bouche, c’était avouer qu’ils se connaissaient et il ne voulait pas lui donner ce plaisir. Pas maintenant tout du moins. A ses yeux, Aphrodite n’était plus rien. « C’est bien la preuve que l’on ne se connaît pas. » qu’il répliqua finalement, quand elle lui avoua qu’on ne pouvait l’oublier. Ça, c’était vrai. La fée marquait les esprits partout où elle passait, c’était indéniable. Mais là encore, l’approuver le mettrait à genoux devant elle et il en était hors de question. Continuer à jouer son petit jeu était bien plus intéressant, même si ça lui faisait un temps aujourd’hui précieux. Il était l’heure pour lui de regagner le château, mais il ne pouvait pas lui tourner le dos. Pas maintenant. Pas après avoir rêvé de l’écraser comme on écrabouille un pauvre petit insecte. Pas après avoir souhaité lui piétiner le cœur en milles morceaux comme un miroir qui se brise sur le sol. Quand elle le questionna sur sa vie passée, il ne put s’empêcher de rire à nouveau, avant de l’ignorer royalement. A la place, il préféra se diriger vers le bar qu’il venait de quitter, et s’adossa contre le comptoir. Il interpella le propriétaire de la taverne qui le connaissait aussi bien qu’il le craignait. « Sers-nous ton alcool le plus fort, la demoiselle a apparemment envie de parler. » qu’il ordonna, sans regarder si Aphrodite le rejoignait ou non. Il avait parlé suffisamment fort pour qu’elle l’entende, comme l’ensemble des clients. C’était plus fort que lui, se donner en spectacle, ça lui faisait un bien fou. Désormais, on l’admirait, on l’appréhendait, et ça changeait clairement du temps où l’on le méprisait.  C’était jouissif, tout comme le fait de dominer la demoiselle. « Vous disiez ? » reprit-il tandis qu’elle prenait enfin place à ses côtés, continuant son vouvoiement avec plaisir. L'obliger à répéter, à se plier à ses désirs plutôt qu'à les siens. La forcer à endosser le rôle qu'il lui donnait, à affronter le personne qu'il s'était créé. Que de choses qui rappelaient l'homme qui avait toujours été et qu'elle connaissait que trop bien. C'était un risque certain, mais au fond, Jasper s'en fichait pas mal : la présence de la demoiselle à ses côtés lui procurait un drôle de sentiment, qu'il le voulait ou non.

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MessageSujet: Re: can you hear the song of thunder ? (jasper)   Dim 31 Mai - 23:53

    Jasper parade sur sa supériorité nouvelle, un sourire goguenard trainant sur ses lèvres qu'elle reverait de lui arracher. Elle se demande si une autre femme qu'elle a déjà pu l'aimer. Elle se demande si il a déjà été capable d'aimer, réellement, quelqu'un. Elle se demande si il a su l'aimer elle, au moins quelques secondes, au delà du corps et du plaisir charnel. Car Aphrodite a été capable de ça : d'aimer cet homme mesquin, de lui offrir sa douceur, son corps et son coeur, comme elle le fait toujours, avec sa patience infinie. Mais Jasper est de ces hommes dont le coeur est rongé par autre chose : l'ambition, la rancoeur et la bêtise propre à l'espèce d'humaine qui - parfois - exaspère Aphrodite. Pour ces hommes, pour ces femmes, l'amour ne suffit plus, l'amour est mort. Elle le sait maintenant, elle le sent tout au fond de ses entrailles car dans sa propre cage thoracique, à présent, ça pue la mort et le vide. Et elle, elle ne l'aimera plus jamais, ni lui, ni personne d'autre. Elle est condamnée à se perdre dans les souvenirs flous de son coeur dont elle a déjà oublié le ryhtme des battements. Il s'éloigne et elle pourrait jurer qu'il va quitter la taverne et retrouver son statut de fantôme, au lieu de ça, Jasper se dirige vers le comptoir, s'y adosse et ordonne bruyamment au propriétaire de la taverne de lui servir deux verres de son alcool le plus fort. Il se joue d'elle mais il se joue aussi de lui même, Jasper. Toute sa vie n'est qu'une pièce de théâtre dans laquelle il rêverait d'endosser tous les rôles mais il n'a pas la carrure d'un comédien et rien de ce qui sort de sa bouche n'est juste, il surjoue et bousille le script. Mais Aphrodite, elle, ne joue pas. Elle est dans l'instant, dans la vérité, dans la spontanéité. Les lèvres pincées, elle lui jette un regard noir mais s'avance à travers les autres clients, ses longs cheveux blonds dansent le long de son dos alors que ses hanches se balancent lascivement. « Tu a très bien entendu, ne me fais pas répéter. » Dans les yeux d'Aphrodite frétillent des flammes que son coeur arraché n'a pas emporté avec lui. Dans ses yeux clairs s'agitent le feu des vivants qui s'accrochent avec rage à ce qui leur reste. « Merci. » glisse-t-elle lorsque le porpriétaire lui tend un verre d'alcool, le grattifiant d'un sourire avant d'avaler d'une traite son contenu. Sa gorge brûle, ses souvenirs aussi, tout prend feu. Elle se rappelle que chez lui, comme chez tous les autres, elle avait vu le meilleur. Dans les tenèbres les plus effrayantes, Aphrodite parvient à trouver une lumière dans laquelle elle se glisse et y niche des bribes d'amour et de douceur. « Tu m'en veux, je suppose. Pour ce que je t'avais promis... » Son ton est détaché, presque ailleurs, dans un autre temps : un temps où elle faisait des promesses, où son palpitant aurait battu si fort dans sa poitrine à la vue de Jasper si froid avec elle qui elle en aurait explosé. Mais Aphrodite est là, face à lui, avec toute son assurance, l'alcool brûlant son estomac et cet étrange mélange de feu et de vide en elle. Elle le sait maintenant, Jasper n'a jamais réellement aimé Belle, il voulait simplement la posséder comme un objet ou un trophée dont il aurait pu être fière. Elle le sait maintenant, Jasper est froid, mesquin et vénale. Pourtant elle l'a aimé, avec simplicité et justesse, comme on s'éprend d'une âme perdue ou d'un vilain petit canard raillé par tous. De par son amour, il lui semble qu'elle l'a rendu un peu plus fort, un peu plus tenace, un peu plus sûr de lui et de sa valeur. Et elle se demande à présent si elle n'a pas crée un monstre.


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MessageSujet: Re: can you hear the song of thunder ? (jasper)   Lun 1 Juin - 16:02

Il s’installa au bar avec la sensation agréable d’être comme chez lui. Les coudes posés sur le comptoir, il savourait les regards posés sur lui qu’il sentait dans son dos. S’il était vraiment vicieux, il se retournerait aussi sec pour avoir le plaisir de voir les têtes se baisser et les mains trembler. Mais pour l’heure, seul son passé comptait. Des souvenirs qui s’exprimaient à travers Aphrodite, cette fée aussi séduisante que dangereuse. Blessante, aussi. Elle l’avait aimé à sa manière et lui avait promis un bel avenir au côté de la plus belle femme du royaume. Et elle l’avait laissé tomber, comme tous les autres à cette époque. Elle l’avait rayé de son cœur et de sa vie sans aucun scrupule, l’oubliant du jour au lendemain et se pavanant au bras d’un autre homme. Un monstre. Comme elle. Et comme lui, aussi. Il était une bête sauvage, dévorée par son ambition et sa détermination, une bête que l’on craignait autant que l’on admirait son pelage. Parce que, oui, Jasper avait un corps qui ne laissait pas de marbre, un visage qui marquait les esprits. La preuve, Aphrodite ne pouvait pas l’oublier totalement. Elle était là, à ses côtés désormais, buvant l’alcool qu’il venait de lui offrir. Elle cherchait quelque chose, elle désirait réveiller en lui quelques souvenirs. Pourquoi maintenant ? Parce qu’il était enfin parvenu à réaliser ses rêves ? Parce qu’il appartenait désormais à la haute société ? Le timing n’était sans doute pas le fruit du hasard. Jasper refusait de croire que la fée n’avait aucune arrière pensée quand elle restait à ses côtés. Et ça l’agaçait, ça le déstabilisait même. ça faisait longtemps qu’on avait pas osé faire ça, s’asseoir avec lui et lui parler sans un tremblement dans la voix. Jasper porta à ses lèvres son verre à son tour et le but cul sec, lui aussi. Il aimait cette sensation de brûlure dans sa gorge, il aimait suivre le parcours du liquide dans son corps. Il se tourna finalement vers la demoiselle, plongea son regard dans le sien et laissa couler le temps, passer les minutes dans un silence glacial. Plus un bruit ne se faisait entendre dans la taverne, pas même un chuchotement. « Qu’est-ce que tu me veux ? » Et les mots claquèrent dans l’air comme un coup de pistolet. Il laissa tomber le vouvoiement, sa comédie et son détachement pour un ton sec et déterminé. Il s’était lassé, Jasper, voulait maintenant en venir aux faits sans passer par quatre chemins. Il n’avait plus de temps à offrir à Aphrodite, plus d’attention à lui donner. Elle avait tout anéanti en un battement de cœur et elle allait vite s’en rendre compte, essuyer les pots cassés. « On m’attend au château, je ne te donnerais pas plus de cinq minutes. » qu’il ajouta, enfonçant le couteau dans la plaie. Il l’avait aimé, il fut un temps, et ce malgré les doutes de la demoiselle. Il lui avait donné une partie de son âme, la lui avait confiée avec la certitude qu’elle en prendrait soin. Il s’était trompé. Et il s’était alors juré de ne plus jamais refaire la même erreur. Plus jamais la fée ne serait sa faiblesse. Plus jamais une femme le blesserait autant qu’elle l’avait fait. Il s’était élevé seul, l’avait mérité, et pour rien au monde il ne perdrait cette nouvelle réputation.

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MessageSujet: Re: can you hear the song of thunder ? (jasper)   Dim 18 Oct - 11:20

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❝ Here I sit and there you are lying ; we have so much to say, and we
shall never say it. ❞




    « Je ne veux rien, Jasper. » Sa voix, basse et maîtrisée, se fraye un chemin dans le silence s'étant fait autour d'eux. Des promesses, Aphrodite en avaient faites, elle avait semé ici et là des graines d'espoirs. Des promesses de toutes sortes et de toutes tailles qu'elle pensait pouvoir tenir. Bien sûr, elle ne se doutait pas. Comment se douter que tout allait être balayé tel un vulgaire château de cartes dans le vent ? D'un seul coup. D'ailleurs, des promesses, Aphrodite n'en fait plus, et de la même manière elle peine à exaucer les souhaits des humains. Installée au bar, faisant face à Jasper et tournant le dos à ceux présents autour d'eux, la fée adossée se tient tout au bord du vide, à quelques millimètres du vertige que les mots secs créent entre eux. « Alors ? Tu as réussi. » Dans la bouche d'Aphrodite cela sonne comme une question mais ça n'en est pas une. Jasper abrite quelque chose qu'elle ne saurait expliquer, quelque chose qui lui a toujours échappé. Son désir de supériorité efface tout le reste : face au pouvoir rien ne peut gagner. Et bien plus que la supériorité, il est toujours apparu à Aphrodite qu'il s'agit d'une histoire d'appartenance. De reconnaissance. « C'est bien. C'est ce que tu as toujours voulu, c'est ce dont tu as toujours rêvé : être reconnu à ta juste valeur. » Son regard vient se perdre dans le fond de son verre vide. Les yeux de la fée ont été à la fois le théâtre et le spectateur de tant de joie, d'amour et de liberté, pourtant, dans cette taverne de la capitale, face à Jasper, quelque chose d'inhabituel danse dans ses iris clairs. Ce n'est pas grand chose, ce n'est ni de la tristesse, ni même du regret, ça a un goût de vide, de vent, de sel lorsque la mer se retire au loin et vous laisse là, seul, naufragé trempé. Elle pense soudain à Cupidon, à Frankenstein, à Jasper en face d'elle, à tous ceux et celles à qui elle avait offert sa tendresse et ses années. A eux qu'elle ne sait plus - ne peut plus - aimer. L'amour a glissé hors d'elle à grand fracas. L'amour ne reviendra pas. Il reste à Aphrodite la tendresse et la douceur, la compassion et la bonté mais de son palpitant il ne reste plus rien. En s'approcher tout près on ne peut distinguer aucun son, aucun battement, aucun sursaut ou ralentissement pouvant témoigner de la présence d'un organe tangible dans sa poitrine. Dans sa cage thoracique, il existe désormais un vide réel, un trou que rien ne pourra jamais combler. En lui, autant qu'en elle, elle voudrait réveiller quelque chose, éveiller une conscience profonde d'eux même jusqu'alors assoupie. Mais que croit-elle ? Que parce qu'elle l'a aimé et qu'il l'a aimé elle peut se permettre de croire qu'elle connaît ce qui le ronge ? En vertu de quoi ? C'est ridicule. Ce recoin de cœur qu'elle avait su lui offrir, à l'abri du monde extérieur, ne signifie rien. Pourtant, Aphrodite reste là et le retient. Elle ne fait que soulever de la poussière. « Au moins le nouveau chapitre qui se dessine ici réussit à l'un de nous deux. » Son sourire en coin, un peu lointain, se veut amusé mais il ne peut tromper personne et a un arrière goût d'amertume. Elle voudrait lui demander si au delà de son succès écrasant à la capitale il est heureux, rien qu'un tout petit peu, elle ne le dit pas mais c'est l'idée que ses mots et son regard appellent. Elle se demande si il est encore possible de le sauver, si ce n'est pas trop tard, si il n'est pas trop englué dans un système destructeur et effaçant toute morale, si il reste en lui les éclats de lumière qu'elle avait cru apercevoir. Peut-on seulement sauver quelque de lui-même ?

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“ dieu que cette fille a l'air triste, amoureuse d'un égoïste. „
Elle passe sa vie à l'attendre pour un mot pour un geste tendre. Elle le suivrait jusqu'en enfer et même l'enfer c'est pas grand chose à côté d'être seule sur terre et elle y pense dans son lit, le soir entre ses draps roses. Elle l'aime, elle l'adore, plus que tout elle l'aime, c'est beau comme elle l'aime.
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Noah Goodhart

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: Re: can you hear the song of thunder ? (jasper)   Sam 31 Oct - 21:58

Elle ne voulait rien, et il ne la croyait pas. Elle l’avait chassé de sa vie sans même un regret ou un regard en arrière, c’était la preuve que la page était tournée, déchirée, jetée. Mais alors, pourquoi l’avait-elle récupérée ? Pourquoi se rabaissait-elle à le côtoyer comme si rien ne s’était passé, comme si les années ne s’étaient pas écoulées ? Pourquoi avait-elle pris place à ses côtés ? Il ne comprenait pas où elle voulait en venir, et ça l’agaçait tout autant que ça l’intriguait. Il voudrait tourner les talons comme elle l’avait si bien fait auparavant, mais sa curiosité le poussait à entrer dans son jeu. Pour cinq minutes, uniquement. Pas parce qu’il était attendu au château comme il l’avait clamé mais parce que c’était la seule chose qu’il pouvait lui offrir aujourd’hui. Lui faire face plus longtemps était au dessus de ses forces, la colère chamboulait l’intérieur de son corps et se frayait un chemin dans son sang jusqu’au cœur. Il avait beau paraître fort, puissant, et même indestructible, ce n’était qu’en apparence quand une certaine Aphrodite était là. Il n’en montra cependant rien, affichant le même sourire moqueur sur les lèvres ainsi qu’une certaine impatience. Les secondes s’écoulaient, tic, tac, tic, tac… qu’allait-elle lui annoncer ? Et voilà qu’elle parle de réussite, de sa réussite, de sa valeur, de cette reconnaissance rêvée enfin atteinte. Il mourrait d’envie de rire jaune, Jasper, tant il ne s’attendait pas à ça. C’était tout ce qu’elle avait à lui dire ? Ces mots bancals s’étaient échappés de ses lèvres sans hésitation au point qu’ils en devenaient risibles. Aphrodite n’avait définitivement plus le même panache, la même classe. Elle ne brillait plus, et éteinte, semblait presque transparente. Elle le devenait en tout cas aux yeux du seigneur. « A quoi tu joues ? » qu’il siffla entre ses dents, le regard rivé sur le visage de porcelaine de l’ancienne petite fée. Elle n’était plus rien, il était tout. C’était donc ça, un besoin soudain de se rapprocher de ceux qui ont réussi, qui ont su s’élever, pour à son tour gagner les hauts cieux. Jasper ne savait pas comment interpréter les propos d’Aphrodite, s’ils cachaient un compliment, s’ils sonnaient comme des félicitations ou s’ils exprimaient une certaine jalousie. Ou peut-être que ça n’était pas ça, qu’il ne la comprenait plus du tout, que les années ont effacé le semblant de complicité qu’ils possédaient. Tout ça, il ne savait pas, le bras droit du Roi, mais une chose restait sûre : la situation lui déplaisait totalement. Si d’ordinaire il aimait imposer son statut de vainqueur, il n’en était rien à cet instant précis. « T'as terminé ? » qu’il dit plus fort que nécessaire, avant d’engloutir le reste de son verre. Il posa la coupe avec violence sur le comptoir, faisant vibrer le bois et sursauter le peuple. « J’espère que ta conscience est soulagée mais j’en ai que faire de tes regrets. » Il n’était pas stupide, il les sentait derrière chaque mot, il se doutait des pensées qui gambadaient dans l’esprit de la jeune femme. Il a réussi là où elle a échoué, elle errait l’âme en peine dans les rues sombres du royaume tandis que lui éblouissait la foule par sa simple présence. Aurait-elle voulu connaître sa gloire à ses côtés ? Désirait-elle revenir en arrière pour changer le cours des choses ? « Le temps, tout comme la roue, a tourné. » qu’il conclut pour lui signifier que si elle avait un dernier mot à lui dire, c’était maintenant ou jamais.

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can you hear the song of thunder ? (jasper)

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