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 l'horizon qui flâne (maxim)

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Nova Connely

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: l'horizon qui flâne (maxim)   Jeu 5 Fév - 22:41

Elle arrive finalement à la porte du Ravenswood Mansion qui s’ouvre dans un léger grincement. Elle est toujours impressionnée Nova, par la grandeur du hall et sa luminosité. Elle regarde le chemin qu’elle vient d’arpenter derrière les immenses vitres qui laissent les rayons du soleil parvenir jusqu’à elle. Elle aime le soleil de l’hiver, elle a toujours l’impression de briller un peu plus, d’être un peu plus soleil encore qu’il ne l’est. Elle est venue ici à pied, elle ne sait pas à quelle heure elle est partie, ni combien de temps elle a marcher jusque là, et même si ses joues et son nez rougissent, même si le froid lui brûle les doigts et que le vent menace de la laisser s’envoler, elle vient toujours à pied, elle traverse les routes et les paysages et écoute le silence s’imposer au fil de ses pas. Quand elle sort de la ville il n’y a plus que le bruit de la nature, les oiseaux qui volent, ses pas et son souffle qui résonnent. Les feuilles des arbres ont disparus alors les oiseaux se cachent dans les conifères, les seuls capables de les protéger encore un peu, mais la forêt est paisible, été comme hiver. Alors Nova s’y perd, souvent, elle avance au milieu des chemins et décident parfois de trouver son propre chemin. Elle aimerait connaître la forêt aussi bien qu’elle connaît la bibliothèque, pouvoir s’y aventurer les yeux fermer, s’arrêter, repartir en arrière et toujours retrouver son chemin. Mais la forêt elle ne la connaît pas, ou rien qu’un peu et à chaque détour elle découvre de nouveaux endroits qu’elle ne connaissait pas. Mais elle se dit que c’est bien aussi, de pas tout connaître, de s’aventurer sans savoir ce qu’on trouvera. Elle aimerait bien au fond se perdre un jour, marcher sans faire attention et ne plus rien reconnaître. Mais aujourd’hui elle n’avait pas le temps de se perdre, alors elle a suivi les chemins en observant la nature autour d’elle. Elle reste là plusieurs minutes, à regarder le jardin de l’autre côté, à essayer de deviner les fleurs qu’ils ont dû changer à cause de la saison, deviner si la neige tombera aujourd’hui ou si elle attendra un autre jour pour peindre l’herbe et le béton de blanc. Elle fini par s’asseoir sur le sol qui brille, parce que les fauteuils et canapés qui jonchent le grand hall lumineux sont toujours trop loin de la fenêtre, toujours dans le mauvais sens. Comme si on avait pas le droit de s’asseoir et de juste regarder dehors, qu’on devait se contenter de regarder ses pieds et les gens en face de soi. Mais elle s’en fiche d’être sur une chaise, un canapé ou à même le sol, tant qu’on la laisse regarder le ciel. Elle pose son front contre la vitre et regarde les fleurs fragiles. Elle a peur qu’elles s’envolent comme une feuille détachée de son arbre, qui virevolte dans les nuages sans savoir quand elle s’arrêtera. Elles se penchent, sont bousculées dans tous les sens les belles fleurs d’hiver, mais elles restent accrochées, elles s’envolent pas comme ça. Elle est sortie de sa contemplation lorsque quelqu’un vient lui demander si elle ne préfèrerait pas s’installer sur l’un des sièges, parce que c’est plus confortable pour attendre. Alors dans un sourire elle répond que ça ira, que ça ne la dérange pas, qu’elle préfère rester là, alors on la laisse tranquille dans un sourire polie, même si on ne comprend pas très bien ce qui la pousse à s’installer ici. Nova reporte son attention sur la salle, et s’rend compte que certains sont partis et que de nouveaux visages sont apparus. Elle tente d’en reconnaître certains de son club de lecture. C’est pour ça qu’elle vient là Nova, et ça lui fait plaisir d’avoir une raison agréable pour revenir ici. Même si elle aime se promener dans la forêt, souvent elle se perd dans le temps et la semaine, alors elle oublie les arbres et les paysages. Alors au moins cette fois elle a le temps de venir et de profiter du ciel tout bleu, si clair qu’il fait mal aux yeux. Ses yeux se posent finalement sur quelqu’un qu’elle reconnaît. « Maxim ! » Elle aurait presque crié mais elle sait pas crier Nova, même si c’est pour appeler les gens et pas pour s’énerver, sa voix toujours s’arrête, retombe calmement. Elle sait même pas s’il l’a entendu, alors elle quitte sa fenêtre et ses fleurs et se dirige vers lui. Elle tire un peu sur sa manche et sur son bras, tout doucement, pour qu’il se retourne, et elle a l’air désolée de le sortir de ses rêveries ou de ses pensées, alors elle sourit timidement pour lui dire bonjour et laisse son bras retomber contre son corps. Elle sait jamais trop quoi faire avec Maxim. Elle sait même pas ce qu’elle veut lui dire, elle est un peu perdue.  Mais elle essaye de pas trop le montrer. « Est-ce que tu sais où est-ce qu’il faut aller ? Parce que je suis un peu perdue ici.» Elle est pas venue souvent Nova, c’est grâce à Maxim qu’elle a su qu’il y avait un club de lecture ici, elle n’est venue qu’une fois, mais elle a bien aimé, alors elle revient, même si elle ose pas trop parler, parce qu'elle se retrouve là un peu par hasard. Mais c’est bien trop grand pour qu’elle tente de trouver elle même. Elle s’aventurerait dans les couloirs sans savoir où elle va et s’amuserait plus à visiter plutôt que de chercher réellement. Mais elle est contente qu’il soit là Maxim, parce qu’elle voudrait le comprendre. Elle veut le comprendre mais elle sait pas trop comment, mais elle essaye, même si elle se perd dans ses pensées et ses ressenties.

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Maxim Fitzgerald

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MessageSujet: Re: l'horizon qui flâne (maxim)   Lun 13 Avr - 22:48

Maxim se fige lorsqu’il entend son nom parvenir jusqu’à ses oreilles, sans qu’il ne sache identifier facilement la voix. Elle est familière, pourtant. Assez pour qu’il le sache, mais trop peu pour qu’il l’identifie. Dans tous les cas, ça l’agace. Ce qu’il aime dans son club de lecture, c’est avant tout son anonymat, qui n’en est pas vraiment hein, mais ici, en tout cas, il n’a aucun compte à rendre. A personne. Tout ce qu’on attend de lui, c’est le compte-rendu de sa lecture, et son avis sur l’auteur, l’histoire, les personnages, le style d’écriture. Rien de personne en soi, mais rien qui ne le soit plus d’une certaine manière. Avis qu’il ne manque jamais de donner – et ne manquerait jamais de donner pour rien au monde. Il le fait d’ailleurs chaque fois avec plus de passion qu’il ne souhaite le faire, se laissant emporter bien malgré lui. C’est que chaque fois qu’il ouvre un livre, il a l’impression d’être ressuscité le jeune Fitzgerald, et encore plus depuis la mort de Mike et les conneries qu’il enchaine sans jamais faillir depuis ce tragique événement. Il se laisse emporter par les mots dans une valse qu’il souhaiterait infinie mais dont l’orchestre qui l’interprète finit toujours par s’épuiser, il s’envole dans un monde qui n’est pas le sien et qui, par cette seule qualité, ne peut en être que parfait. Peu importe le thème de la lecture, à l’exception du deuil, Maxim Fitzgerald échangerait n’importe quelle réalité contre la sienne. Il irait se battre dans les tranchées européennes contre les allemands, il défendrait coûte que coûte l’armée mussolinienne, deviendrait esclave, amérindien atteint du choléra offert par les américains en même temps que les couvertures pour se réchauffer l’hiver, larguerait les bombes de Nagasaki et Hiroshima, subirait même toutes les mutations génétiques suite au nuage nucléaire de Tchernobyl. Tout, tout, sauf sa réalité. Mais cet instant lui est apparemment volé puisque quelqu’un n’a pas reçu le message : il n’est pas là pour se faire des amis, ou pour se socialiser. Il n’est là que pour échanger sur ses lectures et confronter celles-ci à d’autres avis que le sien. Il se retourne alors doucement,  ne faisant même pas mine de sourire et jauge son interlocuteur – interlocutrice, en réalité, qui n’est identifiée qu’à l’instant où il pose ses yeux sur elle. Maxim s’adoucit légèrement en reconnaissant Nova, la bibliothécaire. Sans réellement savoir pourquoi, le jeune homme à tendance à se montrer plus conciliant avec elle – peut être parce qu’elle lui a conseillé tant de bons livres, ou pour éviter qu’elle ne résilie à jamais son abonnement à la bibliothèque et l’interdise d’y mettre les pieds, allez savoir. Peut être aucun des deux, mais dans un cas comme dans l’autre, le résultat en est le même : son visage se veut légèrement plus aimable en quelques secondes à peine. « Salut Nova. » lâche-t-il, se demandant si elle est là pour les mêmes raisons que lui. Il y avait-il une autre réunion d’organiser dans les lieux ? Etait-elle simplement venue rejoindre quelqu’un ? Maxim ne tarde pas à avoir une réponse quand elle lui demanda où aller. Il faut croire que sa première expérience dans le club de lecture a du lui plaire pour qu’elle revienne. Mais plusieurs semaines se sont écoulées entre les deux, a-t-elle réussi à avoir le nom du livre de la semaine par quelqu’un d’autre ? Se moquant bien de la réponse à cette question, Maxim hocha la tête : « C’est par là, suis moi. » Et sans chercher à plus lui faire la conversation que ça, mais battant tout de même des records d’amabilité si l’on compare son attitude ce soir-là à celle des précédentes semaines, il guida Nova, la douce et brillante bibliothécaire, à travers les dédales de la Ravenswood Mansion jusqu’à arriver à la salle qui leur était réservée. « Comme la dernière fois, prends ce que tu veux niveau boisson ou biscuits. Il en reste toujours des tas. » En même temps qu’il parlait, le jeune homme avait laissé tomber son sac à dos de son épaule et sorti une bouteille de scotch qu’il déposa sur la table à coté des bouteilles de jus de fruit ou soda et alla se chercher un gobelet en plastique, délaissant la demoiselle sans aucun scrupule. Elle n’était de toute façon pas venue pour sa compagnie. Il retourna ensuite jusqu’à la table où était déposé les mets et remplit son gobelet du liquide ambré avant d’attraper quelques cookies au passage et de s’installer à sa place habituelle, soit loin de ceux déjà installés. Il croqua avec envie dans un cookie, notant qu’il serait peut être temps de découvrir qui en était l’auteur et d’en réclamer une tournée rien que pour lui. Mais cela impliquait de se montrer aimable avec la personne, de lui devoir quelque chose et donc de prendre le risque de s’attacher à une personne dont la personnalité lui plairait. Risque qu’il n’était pas prêt à prendre et encore moins dans un milieu où il savait déjà partagé une grande passion avec tous les individus s’y trouvant. Lorsqu’il déposa son gobelet sur le sol, calé entre ses pieds pour éviter que quiconque ne le renverse, il découvrit deux pieds à coté des siens. Levant les yeux au ciel, il se redressa et tourna légèrement la tête se demandant qui avait bien pu s’asseoir à coté de lui. Nova, évidemment. Il aurait du s’en douter. Il secoua légèrement la tête et attrapa dans son sac l’ouvrage qu’ils avaient tous du lire cette semaine – et que Maxim avait dévoré, bien évidemment. Il s’agissait de Bel ami de Maupassant. « La lecture de cette semaine. Tu l’as déjà lu ou tu vas faire de la figuration ? » demanda-t-il sur un ton peu aimable, mais toujours avec plus de sollicitude que ce qu’il avait pu montrer à l’égard d’autres personnes.

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MessageSujet: Re: l'horizon qui flâne (maxim)   Dim 19 Avr - 23:18


Elle glisse un merci du bout des lèvres puis avance sans un bruit, faisant attention à rester derrière lui mais tout près malgré tout. Elle regarde autour d’elle, ses doigts presque glissent sur les murs qu’elle longe sans les toucher pourtant. Elle ne sait pas trop ce qui peut-être organisé ici, surement plein de chose, c’est si grand qu’elle s’y perdrait peut-être souvent. Probablement qu’elle aurait fait le tour de tous les couloirs, toutes les pièces sans un mot, peut-être même qu’elle n’aurait pas trouvé, elle serait reparti dans la forêt aux jolies couleurs et puis c’est tout. Ca n’aurait été qu’un peu de temps perdu mais elle s’en fiche Nova, c’est pas grave, c’est rien du tout. Mais elle a trouvé Maxim alors ça ira, et peut-être que cette fois elle retiendra le chemin. Elle avance sans un bruit, sans un mot et puis s’arrête juste quelques secondes devant une fenêtre pour regarder le ciel, le temps de se dire que c’est beau, que le ciel est tout bleu, et elle se dépêche de rattraper Maxim avant de rentrer dans la salle. Elle l’écoute et hoche la tête avant de le regarder s’en aller un peu plus loin. Elle retourne son attention sur les gens déjà présents, elle en reconnaît quelques uns, sourit tout doucement à l’un d’eux et puis s’approche de la table pour prendre un verre d’eau. Elle ose rien prendre d’autre Nova, parce qu’elle se dit que quelqu’un voudra peut-être manger tout ce qu’il y a ou boire autre chose, mais c’est rien elle s’en fiche un peu de boire de l’eau ou du jus d’orange ou quoi que ce soit, ça ne change rien. Elle reste là quelques minutes, s’approche de la fenêtre encore pour regarder et dedans et dehors. Elle regarde les gens qui parlent, écoutent un peu les mots qui volent, ils parlent de livres et d’auteurs, et puis d’un peu tout. Elle ne sait pas de quel livre il s’agit, peut-être de celui dont ils parleront aujourd’hui. Nova ne sait même pas celui qui est prévu, mais c’est pas grave, elle se dit qu’avec un peu de chance elle l’aura lu, elle s’en souviendra peut-être même si c’est loin. Et puis sinon elle ne fera qu’écouter, comme souvent. En même temps elle regarde les gens dehors qui arrivent et qui s’en vont, ils sont plus petits de là, même si elle perçoit encore leurs visages tristes et heureux, entre les deux. Elle reste là un petit peu et se retourne sur la salle où de nouvelles personnes sont apparues. Elle pose les yeux sur Maxim déjà installé sur sa chaise, la même que la dernière fois, elle s’en souvient. Elle se demande s’ils gardent tous les mêmes places à chaque fois, si elle n’a pas prise celle de quelqu’un sans le savoir, alors un instant elle est perdue, ne sait pas si elle doit attendre que tout le monde s’installe pour le faire à son tour, si elle doit demander à chacun s’il a une place qu’il préfère, si elle peut s’installer à la même place que la dernière fois, et puis finalement elle se rappelle qu’il y avait une place vide à côté de Maxim, elle imagine qu’elle n’est jamais prise, alors elle s’en va s’asseoir là, sourit presque timidement lorsqu’il lève la tête vers elle. Elle l’écoute et regarde le livre qu’il sort de son sac. Elle n’avait aucune idée du livre à lire, surement qu’elle aurait dû l’entendre, mais elle n’avait pas fait attention, trop occupée à regarder quelque chose sans importance, elle avait raté l’important. Mais c’est rien puisqu’elle l’a lu, elle s’en souvient, elle revoit le livre entre ses mains, les rues de Paris, peut-être pas aussi réaliste qu’à l’époque mais ce qui se dessinait dans sa tête. « Je l’ai lu oui, même si je ne me souviens pas vraiment quand. » Elle réfléchit quelques instant et puis hausse les épaules. Elle ne sait plus si ses souvenirs remontent à loin ou s’ils ne sont pas si vieux que ça. Mais c’est rien, au moins elle garde ses souvenirs tout près et ça lui revient encore un peu encore. « Mais peut-être que je ferais de la figuration malgré tout. Je préfère écouter les autres plutôt que de parler. Et puis souvent on dit mieux que moi ce que j’avais en tête, ça ne changera pas grand chose je pense. » Elle parle tout doucement. C’est vrai qu’elle préfère écouter les autres Nova, elle ressent pas la nécessité de commenter les choses, parfois elle pose juste sa tête contre la vitre et puis elle écoute, elle regarde le temps défiler et les mots s’évaporer dans l’air. Elle se dit que c’est mieux comme ça, elle se nourrit des paroles des autres, parce qu’elle en a pas assez à dire. Elle les garde tous en tête, dans son cœur aussi. « Et toi, tu l’as lu ? » Elle repose les yeux sur les gens qui rentrent, les dernier surement, il y en quelques un assis et beaucoup qui parlent même si elle ne perçoit que des bouts de phrases, des morceaux d’idées pendant que le reste se mêle au léger brouhaha. « Et est-ce que tu vas bien ? Et c'est loin de chez toi ici ? » Elle demande les yeux un peu perdus, parce qu’elle ne sait jamais comment se comporter avec Maxim. C’est facile de parler des livres, des histoires, des personnages. C’est ce qu’elle connaît le mieux, alors elle parle sans réfléchir, ou réfléchit beaucoup justement parce que c’est des idées qui se forment dans son esprit, c’est simple lorsqu’il s’agit de parler de sa passion avec quelqu’un qui la partage. Mais après ça Nova ne sait pas, elle ne sait pas quoi penser ni dire, ça se perd dans sa tête et tout s’embrouille, ça devient flou comme l’eau qui tombe sur les vitres les soirs de pluie. Alors elle demande si ça va, parce que c’est la première chose qui lui vient et qu’elle aimerait vraiment savoir si ça va, même si elle ne s’attend pas à un déballage de toute sa vie, mais elle n’attend rien de tout ça, elle attend un oui, un non et puis voilà, ça lui suffira Nova, parce que c’est toujours ça, c’est mieux que rien, c’est mieux que le brouillard dans son esprit, c'est facile les questions toutes bêtes, toutes simples.

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Maxim Fitzgerald

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MessageSujet: Re: l'horizon qui flâne (maxim)   Dim 3 Mai - 0:36

Outre l’aspect littéraire, qui constitue le principal attrait de ces réunions, Maxim doit bien avouer trouver un certain… réconfort dans ces rencontres. Il n’a pas encore mis le doigt sur la cause de ce sentiment de plénitude, ce qui peut paraître étonnant pour quelque d’aussi passionné que lui par la sociologie, mais elle est pourtant aussi évidente que clichée : ce sont les gens. Maxim est et a toujours été seul. D’aussi loin qu’il s’en souvienne. Ses parents ont toujours pensé que les dollars sur son compte en banque pourraient remplacer leur présence. Et Maxim a appris à remplacer les absents par des gorgées de whisky, ou tout autre alcool fort. A peu de choses près, l’étudiant aurait pu se retrouver dans l’un des groupes de soutien que la ville offrait aux divers individus. Il y avait différents groupes de soutien, naturellement mais le plus connu d’entre eux était assurément les Alcooliques Anonymes. Le jeune homme, lui, tenait bientôt à pouvoir oublier le vide de sa vie pour aller dans un tel groupe. Mais surtout, Maxim n’avait pas d’excuse. S’il allait à un groupe de soutien, cela serait nécessairement pour y trouver du réconfort, avouer qu’il avait un problème mais surtout faire un pas vers la guérison. La dernière chose que Maxim souhaitait, en somme. Guérir, c’était assumer ses problèmes. Ce qu’il refusait de faire. Oui, il allait mal, en avait parfaitement conscience et ne cherchait absolument pas à améliorer les choses. Mais c’était avant tout et surtout parce qu’il trouvait un certain réconfort dans son malheur. Il ne se l’expliquait pas, cela n’avait pas vraiment de sens, mais c’était ainsi. De plus… quitte à souffrir, autant que ce soit de son propre fait, non ? Mais, même s’il le nierait avec véhémence si vous lui posiez la question, participer régulièrement à ces groupes de lecture lui permettait de limiter les dégâts causés par la fissure que la solitude faisait naître sur son cœur. C’était d’ailleurs l’un des rares endroits où il était ouvert à la discussion et n’envoyait pas violemment paître toute personne ayant de montrer un peu de sympathie envers lui. L’autre endroit étant la bibliothèque, certains auraient pu croire que la présence de Nova y était pour quelque chose. Ce n’était cependant pas le cas ; l’autre dénominateur commun était en réalité la raison de l’apaisement de la colère qui grondait, et gronderait sûrement toujours en Maxim. Cette colère était si noire que les rayons de soleil qui émanaient de Nova étaient invisible à l’œil de l’étudiant. Elle était belle, de cette photo qu’on voit rarement, et qui met tout le monde d’accord. Elle était douce, comme une enfant et comme une maman à la fois. Elle était fascinante comme une fleur rare, comme un animal sauvage. Nova, elle obtiendrait les faveurs de n’importe qui, et d’une certaine façon, obtenait même celle de Maxim, qui restait pourtant aveugle à tout, qui ne s’attardait jamais sur la jeune Conelly. Il s’agace d’ordinaire du fait que certains ne lisent pas les livres (ou pas vraiment, en tout cas, pas avec attention quand certains prétextent avoir besoin de noter les passages les plus importants, pour s’en souvenir), tous ses muscles se tendre dès que quelqu’un avoue ne pas avoir fini les derniers chapitres. C’est plus fort que lui ! Quand on s’engage à faire quelque chose, on le fait jusqu’au bout. Ce n’est pas bien compliqué, bon sang. On s’engage à lire toutes les deux semaines, on lit un livre toutes les deux semaines ! Surtout quand il ne fallait que quelques jours à Maxim pour lire la plupart d’entre eux. Jamais, ou presque, n’admirait-il ceux qui terminaient les livres ou les avait lu auparavant. Depuis quand devait-on féliciter les gens d’avoir un minimum de culture et d’intérêt pour un groupe auquel ils appartenaient ? Ainsi, Nova a de la chance quelque part d’avoir lu l’ouvrage. Mais surtout, elle intrigue, Maxim. Pourquoi ne donnerait-elle pas son avis, pour une fois ? La demoiselle, elle semble vouloir être spectatrice, souvent. Il n’a jamais rien dit d’ailleurs, mais il remarque que, de temps en temps, elle l’observe du coin de l’œil. Il ne dit rien, non pas parce que ça ne l’agace pas, mais plutôt parce qu’il ne tient que trop à chacune de ses réservations – les derniers livres, ceux que l’insupportable Wren ne veut pas prêter, il arrive parfois à les avoir, Maxim. Tout ça, grâce à Nova. Etonnant comme cela peut élever son taux de tolérance envers un individu. « Avec tout ce que tu lis, je pense que tes mots seraient plus efficaces. » A moins qu’elle ne fasse partie de ces lectures inattentifs qui l’insupportaient ? Ce qui l’agaça, en tout cas, ce fut quand elle lui demanda s’il avait lu l’ouvrage. Sur un ton aussi sec qu’intransigeant, Maxim répondit à la jeune femme, le buste tourné vers elle. « Non, je viens là juste pour le café. » La demoiselle n’avait cependant pas attendu sa réponse pour poser les autres questions qu’elle avait en tête, et Maxim ne put s’empêcher d’être déconcerté. Ses sourcils se froncèrent et le jeune homme se gratta le menton comme pour se donner une constance. « C’est à une demi-heure. » répond-il à la troisième question ne sachant qu’elle réponse apporter à la deuxième. C’est très triste et un peu stupide mais Maxim se rend compte qu’il n’arrive pas à se souvenir de la dernière fois qu’on lui avait demandé comment il allait. Le grand sentimental qu’il était en fut ému : « Ca va, oui, c’est gentil. » Il se tortilla légèrement sur sa chaise, mal à l’aise et décida de faire, pour une seule et unique fois, ce que tout être décent ferait. « Et toi, Nova, comment tu vas ? Qu’est-ce qui t’amène ici ? » Dans ce club de lecture, en particulier, et après ces quelques semaines, surtout. Qui peut ne pas aller avec une assiduité sans faille à un club de lecture ?

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MessageSujet: Re: l'horizon qui flâne (maxim)   Sam 23 Mai - 18:25

Elle hausse les épaules parce qu’elle n’en sait rien Nova, elle garde toujours des tas de mots qui s’agglutinent dans son esprit, ça reste là, parce qu’elle se dit toujours que ça n’ira pas, qu’elle ne trouvera pas les bons. Y’en a des tas pourtant, elle aurait des choses à dire sur tout et n’importe quoi, mais elle a toujours peur d’en dire trop, de se poser trop de questions, de trop réfléchir. Alors elle écoute jusqu’à ce qu’on dise ce qu’elle avait en tête, même si ce n’est pas tourné de la même façon. Elle s’en fiche, les mots lui semblent plus adaptés, plus jolis chez les autres, chez elle ça sonne de travers et pas comme il faut. Alors elle en garde autant qu’elle peut. Et puis c’est plus simple d’écouter, ça l’aide à trouver des mots elle aussi, ça lui apporte des choses qui s’envolent parce qu’elle n’y avait pas pensé. Petite on disait que c’était de la timidité, alors que tout ce qu’elle voulait c’était qu’on la laisse écouter les autres simplement. « C’est gentil, je vais essayer mais je ne peux rien promettre. » Et elle sourit. Peut-être qu’elle aura des choses à dire, peut-être qu’elle ne sera pas d’accord et qu’on ne dira pas tout ce qu’elle a en tête, alors elle pourra glisser ses pensées, sans jamais tout dire parce qu’elle n’arrive pas à exprimer tout ce qu’elle a en tête, parfois c’est encore trop flou, ce n’est compréhensible que pour elle, alors c’est probablement une mauvaise idée d’essayer de tout retranscrire. Les mots de Maxim tombent sèchement, elle s’en rend bien compte Nova mais ça glisse sur elle comme une plume, comme souvent, elle baisse juste les yeux sur ses pieds qu’elle balance un peu sous la chaise. Elle a posé la question sans vraiment réfléchir, même si elle se doutait bien qu’il l’aurait lu. Mais elle oublie vite et hoche la tête à sa réponse, sans vraiment faire attention à l’ordre des réponses, mais elle retrouve son sourire tout doux quelques instants. « Si ça va, alors je suis contente. » Elle regarde les gens s’installer, les chaises qu’on pousse et la porte qui s’ouvre et se ferme, elle ne se souvenait pas qu’il y a autant de monde, même s’ils restaient peu nombreux. A vrai dire elle n’avait aucune idée du nombre de personnes qu’on trouvait normalement dans un club de lecture, mais elle présumait qu’ils restaient dans les moyennes. Ses pensées divaguent alors elle repose les yeux sur Maxim. « Ça va, tout va bien. » Qu’elle souffle simplement dans un sourire encore. Nova va toujours bien. Du soir au matin, les jours de pluie, dans le froid de l’hiver et lorsque le vent balaye ses cheveux, Nova va bien. Elle fait s’envoler la tristesse comme elle peut, elle oublie de pleurer, sauf pour les autres. Elle est plus touchée par le malheur de ceux qu’elle aime que par son propre chagrin. Lorsqu’il arrive elle essaye de s’en débarrasser, elle a mal mais elle garde ça au fond de son cœur jusqu’à ce que ça passe, parce que ça passe toujours, le soleil revient briller et tout redevient simple et paisible. Elle essaye d’attraper les larmes des autres, parce qu’elle en a pas trop dans son cœur, alors comme ça, ça libère la tristesse, elle essaye de l’emporter avec elle pour libérer les autres. Mais c’est dur de souffler sur les malheurs, ça reste accroché là et parfois ça semble ne plus vouloir s’en aller. Mais elle doit y croire Nova, que tout s’en va, que le bonheur toujours refait surface, c’est comme ça qu’elle se soigne, c’est comme ça qu’elle essaye de faire à chaque fois, pour les petits et grands tracas. Mais les siens on s’en fiche car il y en a pas beaucoup, elle les met de côté dès qu’elle quitte son appartement. Mais aujourd’hui tout va bien, ça va, les siens de malheurs sont endormis, elle espère pour longtemps. Son cœur n’est parsemé que des malheurs de Mara qui lui reviennent lorsqu’elle voit Maxim, elle pense à elle en espérant qu’aujourd’hui elle sourit, qu’elle va bien et qu’elle avance encore un peu vers le soleil plutôt qu’avec un parapluie sous des nuages tout gris. Mais elle ne dit rien, garde les chagrins de côté. « Je ne sais pas, j’ai un peu oublié et puis ça m’est revenu, je me suis rappelé que j’avais bien aimé la première fois quand j’étais venue, alors il fallait que je revienne pour voir, et puis voilà. » Nova parfois oublie parce que y’a trop de choses qui se mélangent dans sa tête, elle fait autre chose et puis du coup ça disparaît, ça devient flou derrière toutes les choses qu’elle doit ou aimerait faire et ça revient d’un coup. Elle y a repensé hier, à un jour près elle aurait probablement encore oublié, mais à présent elle était là. « Peut-être que je devrais le noter quelque part, ou sur mon calendrier pour m’en souvenir. Mais je ne le regarde pas vraiment alors je risque d’oublier encore. Je trouverais bien. » Elle lui en parle en même temps qu’elle réfléchie et puis tourne la tête vers la fenêtre pour regarder le ciel. « Et est-ce que tout va bien avec Ella ? Elle grandit beaucoup ? » Elle pose des tas de questions, mais elle ne l'a pas vue de nombreuses fois, rien qu’un peu, et si Mara lui raconte ce qu’elle fait, elle ne fait qu’imaginer à quoi elle ressemble. Elle n’ose pas parler de Mara, pas encore, parce qu’elle ne sait jamais quoi faire, ni quoi dire, la situation est trop compliquée pour elle. Elle aimerait tant pouvoir tout régler, trouver des solutions qui ne font souffrir personne, réparer les cœurs pour que tout aille bien, qu’on oublie tout. Mais Nova ne sait pas comment faire, ça l’énerve un peu, ça la rend triste aussi.

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MessageSujet: Re: l'horizon qui flâne (maxim)   Sam 30 Mai - 23:16

Nova, elle a de la chance. Elle possède une armure qui semble la protéger de tout. Maxim, il peut lui parler sèchement, durement, affectueusement, elle réagira toujours de la même manière. Elle est invincible, la belle.  Il ne sait pas trop pourquoi, ni comment mais ça le fascine, Maxim. Nova, elle en a de la chance. Elle est gentille, elle est douce, elle est délicieuse, elle est envoutante. Et surtout, son cœur ne semble jamais se briser. Il n’a pas d’explication particulière pour identifier ce qui rend sa personnalité si singulière et si forte à la fois. Il l’envie juste. Mais plus que ça, Maxim respecte Nova, et c’est un privilège qui n’est accordé qu’à peu de personne. Mais Nova, elle aime les livres, presqu’autant que Maxim. Elle passe son temps en leur compagnie, et jamais elle ne semble s’en lasser. C’est tellement rare, même parmi les bibliothécaires, même parmi les libraires. C’est une honte quant on y pense, et a fortiori, quand c’est la passion des livres qui sont sensés les avoir mené jusqu’à ce poste. Pire ! Il y a même des écrivains qui ne savent plus lire, qui n’aiment plus lire, qui se lassent des mots. Maxim, lui, jamais. Nova… on dirait que c’est pareil. En tout cas, dans la bulle si spéciale que Maxim lui a créée, elle ne s’en lasse jamais. Et c’est bien pour ça que ça l’agace tant de l’avoir à ses côtés en cet instant. Il a suffit d’une fois. D’une seule et unique fois où il s’est laissé emporté, où il a décidé de laisser sa passion parler sur sa raison. Il parlait d’un livre, il ne sait même plus lequel en particulier. Mais il parlait d’un livre, et Nova écoutait, et répondait, avec la même passion, avec la même attention à chacun des mots, alors il a dévoilé à la jeune femme un de ses secrets. Et puis, il est parti, sans y penser. Il n’y a plus repensé, jamais. Jusqu’à ce qu’il tombe nez à nez – presque littéralement, si vous voulez tout savoir  - avec Nova, à cette réunion. Le livre dont ils ont parlé, ce soir-là, c’est des Liaisons Dangereuses, de Delaclos. Et Maxim n’a pas ouvert la bouche, pas une seule fois. Parce qu’il y avait Nova à coté de lui, et que cela suffisait à le faire taire. Parce que s’il avait dévoilé son plus grand secret, il ne souhaitait pas lui dévoiler son âme. C’était une erreur qu’il avait commise par le passé, mais qu’il n’était pas près à reproduire. Il s’était tu alors, et Nova aussi. Et pourtant, il avait senti en elle la passion des mots, quand ils forment un tourbillon autour de vous, s’emparent de ce que vous êtes et vous rappelle que vous ne pourrez jamais y échapper, quand ils vous font comprendre, ce que votre prochain peut vivre. Les mots, tout court. Et voilà que maintenant, elle était de nouveau là. Elle s’immisçait à de nouveau dans son mode. Et il détestait ça. Mais en même temps, il adorait ça. Pas parce qu’elle touchait son cœur, ou son âme. Pas parce que Nova et lui avaient un semblant d’amitié. Ils étaient à dix milles lieues de cela. Mais simplement parce qu’elle était sa bibliothécaire, et parce qu’il voulait pouvoir lui faire confiance quand il lui demandait entre quels livres choisir. A dire vrai, c’était bien la seule et unique raison pour laquelle il voulait apprendre à connaître la jeune femme – et pour laquelle il voulait qu’elle parle ce soir, en particulier. Il voulait l’entendre parler d’un livre, en public. Il voulait savoir qu’elle était le genre de femme capable de se battre pour un livre. Pour l’heure, cependant, la réunion tardait à commencer et Nova ne semblait pas avoir la moindre envie de parler de littérature. Ce qui agaçait profondément Maxim. Au lieu de ça, elle décidait de lui parler de sa petite tête, incapable de se souvenir d’un club de lecture ayant lieu à date fixe chaque mois, ou d’Ella. Le sujet le mettait de meilleure humeur, en tout cas. Il décida donc de passer outre sa tête de linotte, et d’utiliser le délicieux sujet qu’Ella pour dériver vers le sujet qui l’intéressait vraiment ce soir-là – surtout qu’il détestait parler de sa fille quand il ne la voyait pas, elle ne lui manquait que trop… « Oui, beaucoup trop ! Elle va se mettre à lire avant que je m’en rende compte ! » lâcha-t-il, tout de même sincère ! « J’espère qu’elle continuera quand même de me laisser lui faire la lecture. Même si je vais finir par me lasser des trois petits cochons et du poisson arc-en-ciel. » C’est faux, ça, cependant. L’histoire ne l’intéresse, même si à choisir, les mots ne sont pas si mal choisis. C’est simplement que… ce n’est pas son genre. Il préfère quelque chose de plus noir, de moins jovial. Les histoires qui finissent bien ne l’intéressent pas, Maxim, ne l’ont jamais intéressé. Il préfère les histoires vraies, celles qui vous font mal, qui vous torpillent le cœur, et vous laisse assoiffé de la suite. Mais des histoires réalistes, des histoires qui lui parlent. Pas des histoires qui lui font croire que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Probablement des histoires qui ressemblent à Nova, probablement des histoires qui racontent ce que Maxim aurait pu être, des histoires, telles que celles que ceux racontent Mara, quand elle dit que Maxim, c'est un gars bien.

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Nova Connely

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MessageSujet: Re: l'horizon qui flâne (maxim)   Ven 5 Juin - 23:01

Nova rigole tout doucement en l’écoutant. Elle revoit Ella et imagine Maxim lui lire ses livres d’enfants, ceux avec des dessins plein les pages, remplis de douceurs. Elle l’imagine si éloigné de l’image qu’il garde toujours, un peu froide et de cette attitude distante. Elle le voit lire page après page délicatement, avec un ton enfantin, et ça la fait sourire. Elle aimerait le voir rien qu’une fois, pour comparer avec le Maxim qu’elle croise, se cacher derrière la porte de la chambre d’Ella, ou se faire toute petite, comme une souris. « Je suis sûre qu’elle voudra encore t’écouter lire des livres, et que tu lui racontes des histoires, même en grandissant. Mais tu as encore un peu de temps encore, ne t’inquiètes pas. » Elle lui sourit, pour le rassurer. Même si elle sait qu’ils grandissent vite, les enfants, ça grandit et ça s’envole, ça avance avant que les nuages n’aient eu le temps de faire le tour de la Terre. Mais il pourra encore lui faire la lecture longtemps. « Et puis je suis sûre qu’elle les adorera tes histoires, elles seront jolies, avec tout ce que tu lis. » Et elle sourit encore. Elle sait bien qu’il ne lit pas les livres d’enfants Maxim, qu’on est loin des contes de fées et des belles histoires, où l’ont sourit à la fin, parce que tout va bien, tout le monde est heureux et regarde le sourire briller jusqu’à la fin des temps. Mais il a le goût des mots Maxim, alors il saura en trouver des beaux, ceux qui restent en tête, et qui font sourirent, ceux qui rassurent et rendent les histoires plus jolies. Ella aura des tas de histoires qu’elle gardera peut-être dans son cœur, pour mieux dormir la nuit. Mais elle en est persuadée Nova, que tout ira bien pour elle, parce que Mara l’aime de tout son cœur, qu’elle a la maman la plus gentille du monde qui lui offrira tout son amour et sa tendresse. Et même si elle ne connaît pas assez Maxim, malgré Mara et les larmes qu’il fait couler, parfois malgré lui, sur ses joues, elle est certaine qu’il l’aime aussi, et qu’il s’en occupe très bien. Et ça la rassure Nova, ça met du soleil dans son cœur, autant qu’ils en mettent tous les deux dans celui d’Ella. Elle laisse planer le silence autour d’eux deux, même si à côté les voix se mélangent dans la salle, paisible, même si Nova n’écoute plus vraiment, tout se transforme en un bruit de fond dont elle ne distingue pas les mots. Et puis finalement les questions reviennent, elles restent là dans sa tête, elles planent, alors elle tourne de nouveau la tête vers Maxim. « Et est-ce que ça va, avec Mara ? » Elle pose la question presque désolée, du bout des lèvres. Comme si la question était interdite. Mais c’est trop tard, Nova demande, même si tout bas. Elle est obligée de s’inquiéter pour Mara, de vérifier qu’à défaut d’aller bien, tout ne va pas moins pire. Elle sait bien qu’il ne dira que tout va bien, qu’il n’y a aucun problème parce qu’il y en aura toujours, mais au moins que rien ne s’aggrave, qu’elle arrête de couler Mara s’en que Nova ne puisse lui tenir la main fort dans la sienne. Elle pensait que tout irait un peu mieux, avec Ella, mais elle a beau lui apporter plus de soleil que n’importe qui, il y a encore des nuages gris, qui stagnent et s’enfoncent là. Alors lorsqu’elle imagine Mara seule dans le silence, dans sa chambre toute vide, chez Maxim, Nova sent son cœur qui se sert, parce que c’est toute la situation qui pose soucis, et même avec toute sa volonté, même avec tout son cœur et ses mots elle n’y peut rien Nova, et ça l’énerve de laisser tout ce gris chez Mara quand elle ne voudrait y trouver que des fleurs et des couleurs, un ciel bleu et ses sourires qui rient. « Est-ce que ça va tous les trois ? » Qu’elle ajoute dans un presque murmure encore. Ça lui fait de la peine lorsqu’elle visualise ce portrait de famille qui pourrait sembler parfait, harmonieux, on pourrait sourire et penser qu’ils forment une belle petite famille. Alors qu’ils ont les pieds dans l’eau, tout est bancal, rien ne va. Ils sont tous les deux réunis autour d’Ella, mais ce n’est pas une famille. Et ça la rend triste. Elle aimerait tant tout régler, que tout le monde s’aime pour la vie, comme il faut, ni trop, ni pas du tout, juste que tout aille bien, pour Mara, pour qu’elle soit apaisée, le cœur léger. Mais ce n’est que des rêves, des illusions que Nova n’a plus, tout s’envole de son esprit parce qu’elle sait que c’est trop compliqué, que tout n’est qu’un nœud de soucis, alors c’est peut-être la seule chose à laquelle elle n’ose penser Nova, parfois, parce qu’elle sait que les nuages gris, nuages noires restent là.

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MessageSujet: Re: l'horizon qui flâne (maxim)   Dim 5 Juil - 16:28

Maxim, il le voit bien que Nova et lui ne s’entendront jamais vraiment. Elle est gentille, elle est douce et si c’est pour ça qu’il est disposé à faire un effort (sans compter le fat qu’elle lui laisse emprunter tous les livres qu’il désire), il sait exactement que c’est pour ça qu’il finira par s’agacer de sa présence. Et qu’elle finira probablement, elle comme tant d’autres, par le détester. Il n’en sera pas surpris, mais ça l’agace. Car si Maxim a bien des défauts, il n’a jamais eu celui de cacher ce qu’il était. Son attitude n’est jamais calculée, quand sa principale préoccupation est lui-même. Cela n’a pas toujours été mais c’est ainsi depuis un moment et si l’étudiant peut comprendre que l’on ne souhaite le fréquenter, il a du mal à saisir pourquoi l’on trouve toujours moyen de lui reprocher. Et quoique l’on puisse penser, Nova ne fera pas exception. Si elle continue à vouloir lui faire la conversation, en tout cas, le moment arrivera plus tôt que tard. Si ce n’est pas le cas, il arrivera tard, mais arrivera, c’est une certitude. Cela ne le gêne pas, l’étudiant, quand il en a fait sa marque de fabrique. Il n’y a bien que Mara d’ailleurs qu’il n’est jamais parvenu à se débarrasser. Il a essayé au début, pourtant, contrairement avec tous les autres où ça fait naturellement. Mais il n’y parvient pas. Et aujourd’hui, il n’en a plus tant envie quand elle lui a apporté le plus de tous les cadeaux : Ella. Il pourrait en parler pendant des heures, de ce magnifique bébé qui par il ne sait quel miracle détient son ADN. Il l’aime, Ella, et c’est bien pour ça qu’il n’hésite pas une seule seconde à parler de ce sujet quand Nova l’aborde. C’est bel et bien le seul et unique sujet qu’il ne déteste pas, et ne détestera jamais aborder avec quelqu’un. C’est personnel, pourtant. Privé, intime. Et a fortiori quand il sent son cœur sur le point d’exploser de bonheur chaque fois qu’il pose son regard sur elle. Il refuse le bonheur pourtant, d’une manière générale. Mais pas celui que lui procure sa fille, quand il est bien trop précieux pour le jeter à la poubelle. « Tu sais, ça grandit si vite. Il suffit que je passe une journée sans la voir, et je vois déjà les changements. » précisa-t-il, sincère et un peu ému à cette idée. Evidemment, il ne pouvait pas passer tout son temps en compagnie de Ella, et encore moins quand il devait tenter de partager la garde équitablement avec Mara, mais ce n’était pourtant pas l’envie qui lui manquait. « C’est gentil. Je ne manquerai de toute façon pas de te demander ton avis si j’ai un doute » précisa-t-il, faisant référence au lien qui les unissait. La conversation s’arrête alors sur ce point, du moins le semblait-elle et si leurs acolytes semblent ressentir le besoin de combler le silence par des babillements inutiles. Heureusement d’une certaine façon que Nova ne s’attarde pas sur cette conversation, car Maxim n’en a pas tant l’envie. Il veut parler de littérature, pas de sa vie. Le sujet Ella le rend plus doux, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il en parlerait pendant des heures quand il préfère de loin passer du temps avec sa princesse. Mais Nova semble ne pas apprécier autant le silence que lui et finit par aborder un sujet des plus déplaisants. A-t-elle comme intention de lui faire une leçon de morale comme celle que lui as faite Ezra ? Il poussa un soupir, agacé, ne cherchant même pas à le dissimuler aux yeux de la jeune femme. « Ca va. » répondit-il, sans chercher à aller plus loin. Que voulait-elle qu’il lui dise ? Ils faisaient tous les deux des efforts, et cela se passait mieux que Maxim l’aurait imaginé. Pour lui tout du moins, quand il ne s’était pas intéressé plus que de mesure à la façon dont Mara le vivait. Il était vrai qu’il l’entendait pleurer parfois, mais moins souvent qu’au début, et surtout ils se parlaient plus. Toujours très peu pour des gens qui habitaient ensemble mais cela restait beaucoup comparé à ce qu’ils avaient pu échanger par le passé. Il pousse un second soupir, quand elle reformule sa question, et cette fois, sa réponse ne laisse aucun doute sur son agacement : « Ca va, je te dis. » Il lève les yeux au ciel, pousse un autre soupir, comme pour tenter de réduire son agacement. « Si tu n’es pas venu pour parler de Bel Ami, Nova, tu sais où est la porte. » Il se leva ensuite et alla se servir une seconde boisson, plus pour se donner une contenance, quand son verre se trouvait toujours à ses pieds. Il en profita également pour attraper un cookie et se déplaça jusqu’à la dernière place libre pour constater qu’elle était réservée. Après avoir lancé un juron, il retourna s’asseoir aux cotés de Nova, annonçant la couleur avant même que son fessier ne touche le tissu du siège : « Pas un mot. »

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MessageSujet: Re: l'horizon qui flâne (maxim)   Jeu 29 Oct - 23:44

Il a l’air heureux de parler d’Ella, et ça la fait sourire Nova, elle l’écoute et elle sourit. Les traits de son visage s’adoucissent, elle a l’impression d’y voir comme un sourire qui s’accroche à ses mots. Il est plus tout à fait le même Maxim depuis qu’elle est là, elle le voit la bibliothécaire, même si elle ne le croise que rarement, même si elle ne lui parle pas beaucoup. C’est léger mais ça lui saute aux yeux dès que le sujet tourne autour d’Ella. « Il faut garder des tas de souvenirs alors. Et puis tu construis les siens, aussi, et quand elle sera grande, elle se souviendra des histoires que tu lui racontais. » Et peut-être que ce sera son premier souvenir de Maxim, finalement, ou qu’en tout cas ça la marquera. Elle n’en doute pas Nova, elle en est certaine. Elle acquiesce, garde son souvenir sur ses lèvres. « D’accord alors. » Et puis le sujet change, Nova parle de Mara alors Maxim répond vite, très vite et puis s’en va tout de suite après. Elle n’a pas le temps d’ajouter quoi que ce soit, alors elle attend qu’il revienne et puis encore une fois, elle ouvre la bouche mais aucun son ne sort. Pas un mot, il a dit. Alors elle reste quelques instants silencieuse. Peut-être que ça dure longtemps, elle ne sait pas vraiment. Pas un mot, alors elle se tait. Mais ça ne durera qu’un instant, parce qu’elle n’a pas envie de se taire Nova. Il a répondu trop vite, deux petits mots ça ne suffit pas pour une question comme celle-là, pas quand il s’agit de Mara et Maxim, pas quand il y a Ella entre eux deux. Elle sait bien qu’il n’a pas envie de répondre, il n’a pas envie d’en parler. Elle le voit lever les yeux au ciel, et puis s’en aller pour chercher une autre place. Mais ça glisse sur elle, elle remarque son changement de comportement soudain, elle sait bien que c’est de sa faute, et qu’elle ne devrait pas poser de question. Mais ce n’était rien qu’une question, rien qu’une question presque ordinaire. Ordinaire en tout cas pour Nova, parce qu’elle ne peut pas rester là sans parler de Mara, parce que son image lui revient dès qu’elle observe les traits de Maxim, elle voit toutes ses larmes, son visage triste, et puis toute sa peine, et c’est comme si tous les chagrins de Mara étaient reliés indirectement ou non à Maxim. Et personne n’y peut rien. Ni lui, ni elle. Ni Nova, qui ne peut que sécher les larmes et tenter de prendre un peu de tristesse, toute celle en trop, qui déborde du cœur de Mara. Même si c’est compliqué, et qu’il y en a toujours un peu plus qui revient, qui s’ajoute. Alors il y a Mara, soleil qui pleure, qui ne brille pas toujours comme avant, et puis Maxim, qui s’installe de nouveau à côté d’elle l’air énervé. Elle reste silencieuse mais pas longtemps, parce qu’elle ne sait pas vraiment comment on fait. « Pardon … » Qu’elle souffle tout doucement, sa voix minuscule est toute douce. « On peut pas parler des deux ? » Elle tourne la tête vers lui, elle n’a pas eu le temps de poser la question avant, parce qu’il s’est levé d’un coup, alors elle revient en arrière. Surement qu’il dira non, mais elle demande, malgré tout. « C’est parce que j’aimerai que ça s’arrange, enfin que ça aille un peu mieux, parce que c’est Mara, je peux pas la laisser de côté, faire comme si je l’avais oublié. C’est Mara alors je peux pas rester là et ne rien dire de plus … » Elle dit ça l’air un peu triste, elle se répète, même si sa voix reste douce encore, comme du coton. Elle a du mal à le comprendre Maxim. Elle a l’impression de jouer à l’équilibriste un peu, quand il est là. Comme un funambule qui tangue sur son fil. Elle est perdue, parce que Maxim lui montre un visage puis un autre, en un instant il passe d’une chose à l’autre, sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi. Il n’est jamais constant, elle ne sait pas vraiment à quoi s’accrocher, parce qu’elle ne connaît rien de lui, elle l’a connu au travers des mots de Mara, et puis ensuite au travers de ses écorchures au cœur. C’est tout ce qu’elle sait de lui, ce que lui raconte son amie. Il y a de jolies histoires parfois, puisqu’elle l’aime, il n’y a pas que du gris, ce n’est pas qu’un océan de larmes. Mais il y a de ça aussi, et c’est ce qui reste surtout, c’est la tristesse de Mara qui dessine les premiers traits de Maxim, l’esquisse que s’est faite Nova. Et quand elle lui parle, ce n’est jamais de lui, elle n’apprend pas même de détails secondaires, sans importances, si ce n’est sur Ella. Mais elle sent bien qu’il y a quelque chose de lumineux chez lui. Ça reste parfois un peu caché, sous des tas de couches de gris, mais c’est là, et ça éclaire son visage, il y a un peu de lumière dans ses mots quand il parle de littérature, des auteurs ou des livres. Il y a des reflets qui brillent, comme des rayons solaires. Et ça lui va bien à Maxim, cette lumière qu’il cache parfois, souvent. Peut-être que c’est ça qu’elle voit Mara. Est-ce que tout le monde la voit, cette lumière qui disparaît parfois, dans un coup de vent pour laisser place aux ombres ? Elle en sait rien, mais c’est ça qui la perd Nova, c’est pour ça qu’elle tangue. C’est parce qu’elle voit ces petites étincelles qui disparaissent l’instant d’après. Elle ne sait pas sur quoi s’arrêter.

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