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 across the universe (grace)

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Jason Baker

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: across the universe (grace)   Ven 7 Mar - 0:14

Frankenstein marchait dans les couloirs du château. De son pas claudiquant, il avançait à une allure lente, réfléchie. Même si l'on pouvait penser que ses capacités étaient limitées, il en était en vérité tout autre. Le monstre qu'il était apprenait à une vitesse folle. Seul, il avait commencé à balbutier, à ouvrir les yeux sur le monde qui l'entourait, là-haut, dans les montagnes, avant d’interagir avec les autres. Le sang qui avait coulé sur ses mains en témoignerait encore durant de longues années. Toutefois, ce qui était le plus important à savoir sur le monstre, en dehors de sa capacité à apprendre des autres, était que sa mémoire était sa plus grande force. Les souvenirs que retenaient au fil du temps cette dernière étaient d'une précision infime. Ils s'aiguisaient depuis toujours, se façonnaient d'une manière différente de celles des autres mémoires et lui permettaient de ne jamais oublier ces précieux détails qui peuplaient son esprit. Le plus important était cette chevelure dorée. Ce champ de blé, ce soleil éclatant, cette fleur délicate. Il n'y avait eu qu'un seul contact visuel entre le regard de Frankenstein et cette agréable vision. Mais il ne l'avait jamais oubliée. Cette dernière, parmi les premières à lui être revenues, avait guidé ses pas, son coeur et ses songes. Le monstre avait traversé les contrées de l'ensemble du royaume pour pouvoir revoir enfin ce qui était plus que cher à son coeur. Elle. Il ne se souvenait pas encore de son prénom. Il se souvenait à peine de son visage. Pourtant, ses pas le menaient à elle. Ce château lui était inconnu. Sasha l'avait guidé jusqu'ici car elle, au même titre qu'Ash, savait ô combien son besoin de la retrouver était important. Au fond de lui, quelque chose se battait. D'un côté, il ressentait un pressent besoin de se retrouver face à elle, de sentir son odeur, de rencontrer ce regard doux ; d'un autre, une rage sombre s'emparait de lui, mêlée à l'incompréhension. Il pensait que c'était cela. Alors, il réfutait. Frankenstein secouait négligemment la tête de droite à gauche dans l'espoir de sentir disparaître ces mauvaises pensées qu'il n'avait pas le droit d'avoir pour Elle. Ash comprenait. Ash savait pourquoi il ressentait cela. Il avait essayé de lui expliquer, mais le monstre réagissait toujours avec violence, simplement parce qu'il comprenait exactement ce que la Fée lui disait. Ils possédaient la même colère. Cette chose grondante, sourde, brûlante au fond de lui qui semblait tant s’accommoder à son être depuis son réveil. « Pas... Colère ! » Son poing vint frapper le mur près de lui. Il n'était plus très loin, il ne voulait pas faire marché arrière, elle devait certainement l'attendre, après tout ce temps. La force du coup contre les vieilles pierres résonna dans l'ensemble du couloir. Les hommes seraient là dans peu de temps. Ceux qui allaient l'empêcher de revenir à Elle. Non. Il ne voulait pas. Pas encore. Pas maintenant qu'il était proche d'Elle. Le monstre inspira en deux temps. Il avait compris que ses deux poumons n'étaient pas les mêmes, et éprouvait toujours un petit pincement au niveau de ces derniers lorsque les bouffées d'air frais étaient trop soudaines. Il tituba quelque peu avant de reprendre un rythme de marche convenable. Les armes cognant contre les armures commencèrent à se faire entendre. Le souffle rauque de Frankenstein s'accéléra. Une émotion terrorisante le gagna. Il ne savait pas ce qu'était la peur, ne connaissant nullement son impact sur l'espèce d'homme étrange qu'il était. Les battements de son coeur s'affolèrent. Un sourire tordu se glissa sur son visage. C'était la première fois qu'il réagissait ainsi. Enfant terrible qu'il était, il ne s'arrêta pas pour autant, préférant laisser la sueur froid continuer son chemin le long de son échine. Enfin, la porte apparut. Il savait. Depuis tout ce temps, il n'avait aucun doute. Les cris des hommes paniqués parvinrent jusqu'à lui. Secouant la tête, il s'avança vers la chambre et y pénétra brutalement. Son regard se posa instinctivement sur son visage. Elle était là, tout près. Le monstre poussa la porte derrière lui dans un enchaînement de gestes saccadés. Puis, il reporta toute son attention sur ses cheveux. Ils étaient toujours aussi beaux. L'avait-Elle reconnu ? Ses yeux bleus croisèrent les siens. Une risette intimidée prit place sur ses traits. Frankenstein avança d'un pas. Elle ne devait pas reculer, elle ne devait pas fuir. Il ne voulait pas lui faire peur. Jamais. « Belle », dit-il alors. Souriant, il déplia ses doigts crispés par l'angoisse de ne pas réussir comme auparavant. Ses poumons se remplirent douloureusement d'air, mais il n'y prêtait plus aucune attention. Elle comprendrait. Elle devinerait tout ce qu'il avait fait pour elle. Tous ces efforts, tous ces morts, tous ces espoirs n'avaient été faits que dans l'unique but de la retrouver. Un rire s'échappa de ses lèvres barrées d'une fine cicatrice. « Sash... Sasha m'a app... ris à dire pour... toi. » Le bonheur pouvait se lire sur son visage. Peu de personnes avaient eu l'occasion de le voir ainsi, voire même aucune. Ses impulsions prenaient bien trop souvent le dessus pour lui permettre de se montrer doux. Cependant, avec Elle, les choses étaient différentes. Son monde trouvait enfin un sens. Il pourrait dorénavant vivre à ses côtés et tout faire pour la combler. Apercevoir un sourire sur son visage enchanterait ses jours et parsèmerait ses nuits de rêves tous plus beaux les uns que les autres. Son coeur s'emballa. « Belle », prononça-t-il à nouveau. Frankenstein lui répéterait, encore et encore, jusqu'à la fin de ses jours s'il le fallait, pour qu'elle n'oublie jamais que son coeur n'appartenait qu'à elle et à elle seule.

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Grace Baker
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MessageSujet: Re: across the universe (grace)   Dim 13 Avr - 23:30

La nuit avait drapé King's Landing de son manteau depuis de longues heures et Beau n'était toujours pas revenu de sa stupide partie de chasse, amenuisant considérablement la patience déjà faible de sa Reine. Pas un instant, l'idée qu'il puisse être en danger n'effleura son esprit affûté. Ce qui s'insinua dans ses veines comme un poison, c'est la certitude qu'il abusait de sa confiance et qu'il se trouvait en ce moment même auprès d'elle, à vérifier que l'exil ne lui coûtait pas trop. Qu'importe, qu'il en profite, bientôt Blanche ne serait plus qu'un mauvais souvenir... Les pièces du jeu d’échecs grandeur nature qu'elle déplaçait depuis des mois se mettaient enfin en place pour se refermer sur la seule ennemie du royaume dont elle ne désirait pas purement et simplement le trépas. Oh non, Grace ne comptait pas tuer sa rivale, ni demain, ni jamais. Ce qu'elle désirait pour elle, c'était une totale destruction de qui elle était et après quelques jours en sa compagnie, la mort serait pour la rebelle une délivrance qui ne viendrait pas la cueillir en son sein. La Reine était dotée d'une créativité sans nom pour la torture, surtout lorsque celle-ci lui permettait d'expérimenter la puissance de sa magie et d'en repousser les limites établies... C'est pourquoi elle s'entraînait sur les prisonniers les plus sensibles du château, dans les hautes tours de ses appartements qui cachaient bien davantage. Elle s'amusait à annihiler toute résistance chez eux, à briser leurs dernières volontés et à voir des espions vifs, brillants, téméraires, se transformer en animaux recroquevillés, apeurés, à son approche. Les facultés de l'esprit avaient toujours fasciné Grace qui possédait grâce à ses cobayes de quoi les appréhender dans leur immensité tout en éprouvant une immense satisfaction en réalisant que rien ni personne ne pouvait résister à sa propre puissance, à sa volonté propre. A l'origine, la Reine n'éprouvait aucune satisfaction à agir ainsi sur les prisonniers, ils servaient simplement d'exutoire à une magie trop puissante qui la consumait de l'intérieur si jamais elle ne l'utilisait pas. Mais depuis de longs mois, ses pouvoirs étaient sous contrôle et Grace proche d'une étape supplémentaire : insuffler et manipuler la Vie. C'est la raison pour laquelle elle travaillait si tard dans les immenses appartements royaux, profitant de l'absence de son époux pour se concentrer sur sa tâche. Penchée sur l'imposante secrétaire en merisier, la Reine flattait de ses doigts fins les écailles froides d'un reptile indolent, jusqu'à remonter près de sa tête triangulaire en l'effleurant avec tendresse... avant de resserrer sa prise autour du cou du serpent. Grace serra d'une poigne de fer jusqu'à étrangler l'animal et à aucun instant son visage naturellement dédaigneux ne perdit de sa superbe ou de sa sérénité : le tuer ne lui procurait absolument rien. Ni satisfaction, ni culpabilité. Rien du tout. La Reine appréciait pourtant les reptiles, au même titre que les insectes ou les araignées parce qu'ils se révélaient dangereux, vénéneux, d'une incroyable longévité et dotés d'un esprit de conservation forçant l'admiration. Néanmoins, lorsque l'un d'eux devait périr pour servir une cause qui le dépassait, elle n'hésitait pas. Aussi, la Reine arracha précautionneusement un croc venimeux puis un second et recueillit le puissant liquide dans une fiole. Ce venin corrosif, savamment mêlé à des potions de sa composition allait permettre une paralysie passagère, essentielle pour immobiliser des prisonniers tremblants de peur. Moins totale que lorsqu'elle se servait de la magie pour ce faire, ce venin dilué n'annihilerait ni la conscience, ni la douleur des victimes... Grace finissait tout juste de remplir une fiole précieuse lorsqu'elle entendit la lourde porte des appartements royaux s'ouvrir sans que rien ni personne ne s'annonce. Elle soupira, contrariée, et darda un regard implacable en direction de la porte tout en se promettant que celui qui oserait rentrer n'en sortirait pas entier. Prête à faire voltiger l'impudent(e) qui osait troubler le protocole et le respect dû à son rang – dont elle se moquait bien, en réalité – le geste aérien de Grace se suspendit en plein vol en reconnaissant la silhouette claudiquante qui s'avançait de sa démarche singulière dans sa direction. Son essai raté, assemblage de débris plus ou moins fonctionnels de traîtres à la nation. Comment avait-elle pu imaginer créer une machine de guerre obéissante, une intelligence artificielle ne répondant qu'à elle à partir de ce que le royaume avait de pire à lui offrir ? Frankenstein possédait des organes déviants et la couardise transitait très certainement dans ses veines. Néanmoins, Grace fut incapable de le disloquer d'un geste, consciente des mois de travail que le monstre lui avait pris. Alors la Reine le regarda s'approcher, les muscles tendus, prête à agir sans pour autant s'y résoudre. Malgré la répulsion que lui inspirait les pas saccadés de cette bête, elle se révélait incapable de stopper sa progression, fascinée par sa démarche, ses paroles impromptues et tout ce qui faisait de Frankenstein un être vivant, au même titre que n'importe quel humain. Pour la première fois, il apparaissait à l'intransigeante Reine comme quelque chose de plus qu'un lamentable échec incapable de se maintenir au niveau de ses exigences. Quelque chose de plus oui, mais quoi... cela restait à définir. Grace laissa un Frankenstein pataud l'approcher et ne lui offrit qu'un haussement de sourcil dédaigneux en l'entendant répéter un unique mot comme si cela lui coûtait. Manifestement, non, il n'était pas subitement devenu brillant... Elle nota mentalement de faire payer à cette Sasha son imprudence – qui dont était-elle pour croire qu'elle pouvait outrepasser les lois qu'elle dictait ? - mais chaque chose en son temps. Pour l'instant, il lui fallait résoudre le problème Frankenstein avant le retour de Beau. Et sans témoin, de préférence.  « Laisse-moi te regarder » susurra Grace de sa voix feutrée, qui savait se rendre veloutée et agréable à l'oreille tout en intimant de l'écouter sous peine de le regretter. Tout un art. La Reine estimait à raison qu'élever la voix était l'apanage des faibles et qu'une menace voilée, chuchotée, possédait un impact plus puissant encore que tous les cris. C'est ce qui lui conférait l'aura intimidante qui l'entourait : la Reine semblait toujours d'excellente composition et n'entrait jamais dans des colères noires, destructrices. Tout ce qu'elle voulait, elle l'obtenait avec une douceur mielleuse qui n'en restait pas moins impitoyable. D'un œil critique, elle s'approcha du monstre et laissa ses doigts courir sur sa peau morcelée, ravagée, à peine cicatrisée. Elle plia une jointure, caressa distraitement une cicatrice et vérifia ainsi une importante partie de sa silhouette, surprise de sa robustesse. Très honnêtement ? En l'abandonnant à son triste sort, Grace s'imaginait condamner une créature déviante et bien trop stupide pour s'en sortir. Elle avait pensé se débarrasser d'un enfant chétif et faible en le livrant aux loups, il lui revenait entier, doué de parole, après avoir traversé le pays. La Reine allait s'en débarrasser de nouveau, bien entendu, mais avant, il lui fallait comprendre l'étendue de ses compétences pour les reproduire. En mieux. Tout n'était pas perdu et de ce brouillon imparfait allait sans doute accoucher sa plus belle réussite.  « Tu ne devrais pas être ici. » clama-t-elle sèchement, impériale, après l'avoir examiné. Son regard gris, métallique, se darda sévèrement au sein des iris vairons – issus de deux hommes différents – de Frankenstein et Grace épia ses réactions, pour découvrir à quel point il assimilait ses mots.  « Tu comprends ? Tu es une erreur, Frankenstein, et si tu restes au château je serais obligée de t'anéantir. » La Reine s'exprimait presque tendrement, comme si elle s'adressait à un enfant quand bien même elle les méprisait cordialement. Malgré sa cruauté, elle ne tenait pas à se débarrasser du monstre, cela aurait été un gâchis pour la sorcellerie, comme pour elle : il était la preuve vivante de la suprématie de sa magie. Cependant, il était ingérable, encombrant, un essai raté qu'elle ne pourrait cacher indéfiniment et qui finirait par causer du tort au pouvoir royal. C'est pourquoi Grace lui avait accordé l'exil, au lieu de la mort et en pénétrant ici, Frankenstein venait de détruire les clauses du pacte implicite qu'ils avaient conclu...  « Une fois que tu m'auras montré l'étendue de tes facultés, je t'ordonnerai de partir et je ferai en sorte que tes pas ne te reconduisent jamais ici. »

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MessageSujet: Re: across the universe (grace)   Ven 6 Fév - 22:09

Frankenstein se laissa approcher. Les pas de sa créatrice la menèrent jusqu'à lui le temps de ce qui lui parut une éternité. Le monstre avait traversé tant de contrées avant de pouvoir parvenir jusqu'ici, jusque dans cette pièce, qu'il avait la sensation étrange qu'elle se trouvait encore trop loin de lui. Pourtant, lorsque ses doigts frôlèrent son visage, Frankenstein comprit : il ne serait plus jamais seul. Désormais, il resterait à jamais auprès d'Elle, connaîtrait le bonheur d'à jamais vivre ses joues à ses côtés. Le monstre observait lui aussi son visage, se délectant de sa présence réelle auprès de son être reconstitué de toute part. La pureté de sa peau, comparée à la sienne, lui donnait envie de laisser ses doigts rugueux la parcourir longuement. Ses prunelles d'acier réchauffaient au contraire son cœur. Enfin, ses cheveux blonds, d'aussi près, lui confirmaient que la première chose qu'il avait aperçue à son réveil était la plus belle image qu'il lui avait été donnée de voir. Ces longs filaments d'or avaient été son guide, son but à atteindre. Un objectif qu'il avait cherché à atteindre sans relâche.

Le contact de la peau de sa créatrice contre la sienne se rompit. Sa voix douce se transforma en un ton bien plus corrosif. Le pauvre monstre encaissa sans trop comprendre où Elle voulait en venir. N'était-elle pas heureuse de le revoir enfin ? Que voulait-elle dire par « tu ne devrais pas être ici » ? Car, même si Frankenstein ne comprenait pas tous les termes qu'elle employait, la voix sur lesquels ils avaient été prononcés lui permettait d'entendre où elle voulait en venir. Son piètre palpitant s'accéléra comme il le put sous le choc. Ses paupières clignèrent à plusieurs reprises. Son visage s'abaissa vers le sol, frappé de plein fouet par la violence des propos de la créatrice, avant d'affronter à nouveau son œil incisif, incapable de se couper plus longtemps de ce dernier, ayant été déjà beaucoup trop éloigné de lui. Frankenstein ne saisissait pas qu'un dilemme douloureux se jouait alors en lui. Les propos de sa créatrice le blessait, incontestablement, mais l'attachement qu'il lui portait ravageait tout sur son passage, le privant de se protéger du reste du monde comme un être normal. Elle l'avait privé de cette capacité, comme beaucoup d'autres. Le monstre se trouvait face à une nouvelle épreuve qu'il allait devoir affronter seul. Alors, il pencha quelque peu sa tête sur le côté, se recroquevillant un instant pour se parer à la suite.

La sincérité de ce qu'Elle disait frappait l'innocence du monstre de toute part. Frankenstein endurait le fait de voir qu'Elle n'était pas heureuse de sa présence, que son seul but serait de le renvoyer de là où il venait. Sasha lui avait enseigné à reconnaître chez les autres ce qui se dirigeait contre lui ou non dans leur façon de parler, ou bien de se comporter. Il avait encore beaucoup de difficultés à déceler les multiples détails qui pouvaient lui indiquer de telles choses. Pourtant, les derniers mots de sa créatrice ne pouvaient qu'entrer dans la première catégorie. Ses traits abîmés se déformèrent alors. La douleur était bien trop forte. Elle ne pouvait pas penser ça. Jamais.

Violent, soudain, ses mains raccommodées bousculèrent sans ménagement sa créatrice. Son corps frêle en comparaison de l'imposante carcasse du monstre vint s'échouer au sol dans un bruit sourd. Le bouleversement se lisait dans les yeux écarquillés de l'homme fabriqué de toute pièce. Puis, alors que la satisfaction d'avoir réagi vite face à ce qu'elle disait s'échappa de son être, la réalité le rattrapa bien vite. Coupable et meurtris, Frankenstein se laissa tomber au sol auprès de sa créatrice. Ses mains tremblantes osèrent s'approcher de son visage, avant de se rétracter, tel un animal blessé. Perdu, il n'osait plus la regarder. « Je... Pas mal à Belle. Jamais mal à- à Belle. Plus. Jamais. »

Spoiler:
 

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