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 blood flows like water, to keep you safe

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Lauren Prescott

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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Sam 28 Fév - 13:37

Qui était-il, Oswald ? Qui était-il vraiment ? A le regarder comme ça, rapidement, il avait tout l’air d’un soldat comme les autres. Si ce n’était pour sa réputation qui le précédait, qu’il était meilleur que les autres; personne dans le royaume n'oserait le dire au contraire. Personne n'arrivait à sa cheville dans King's Landing, ni même dans Goldendust, et peut être même au delà. Plus efficace, plus compétent et plus gradé; il était un soldat "plus". Mais, sûrement un peu naïvement et en prenant un raccourci assez honteux, Sasha en avait déduit qu’il resterait un soldat avant tout. Pour elle, il tenait donc des propos grivois dès qu’il n’y avait pas de dame de la cour à portée d’oreille, buvait plus que de raison dès qu’il n’était pas en service, et serait tellement intéressé par sa carrière qu’il répondrait avec joie à toutes les questions de Sasha, quitte à en oublier un peu son rôle. Et… elle commençait sincèrement à se dire qu’elle avait tout faux. Elle était bien un peu honteuse d'avoir pris des conclusions aussi hâtivement mais d’un autre coté, il était particulièrement agréable de voir qu’un soldat se détachait de l’image habituelle qu’on avait d’eux. Un peu comme Sasha ne correspondait pas non plus à l’image parfaite que l’on se faisait d’une dame de la cour. Peut être était-ce pour ça d’ailleurs que la curiosité que Oswald faisait naitre en Sasha lui tordait parfois l’estomac ; la frustration de ne pas avoir de réponse à ses questions lui donnait envie d’en poser dix fois plus ! Parfois, elle se demandait s’il ne venait pas d’un autre monde, ou s’il n’avait pas subi un enchantement de quelque sorte que ce soit pour rester impassible face à tout ce qui déroulait devant lui. Il agissait, réagissait, répondait, tuait, vengeait qui devait être vengé mais… son visage restait dénué d’émotion tout du long. Sasha, elle, aurait aimé rester un peu plus impassible. Ses émotions ne se lisaient que trop sur son visage, ou dans sa voix qui semblait réagir à la moindre accélération des battements de son cœur, pour quelque cause que ce soit ; elle était tout l’inverse d’Oswald, en somme. Sur sa façon de gérer ses émotions comme sur le reste. Sasha serait bien incapable de tuer quelqu’un, et encore moins de réfléchir aussi rapidement que lui l’avait fait. Elle aurait explosé de rire également en voyant quelqu’un tomber, mais non pas avant de s’assurer qu’il n’était pas blessé. Elle aurait proposé à la personne de recommencer… Elle aurait été plus bavarde. Mais c’était ça qui lui plaisait chez Oswald, ça qui la rendait si curieuse. Sasha était une grande romantique, mais dans le sens le plus vaste du terme, pas seulement sur sa vie amoureuse. Mais sur sa vie en général, et que n’aurait-elle pas donnée pour être celle qui arriverait à percer à jour le redoutable Oswald ? Beaucoup ; elle donnerait beaucoup pour découvrir ce qu’il se passait dans son esprit, et dans son cœur. N’était-elle pas entrain de risquer sa vie, d’une certaine manière, à essayer de trouver un moyen de le faire parler, ou s’ouvrir à chaque pause qu’ils faisaient, quitte à les prolonger trop longtemps pour leur sécurité ? Certes, cela ne fonctionnait pas vraiment, quand chaque fois qu’il semblait faire un pas avant, il ne manquait d’en faire deux en arrière à chaque fois. Et, prenant comme d’ordinaire toujours les choses trop à cœur, Sasha ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle devait faire quelque chose de mal, ou de ne pas assez bien. Lui aurait-il appris à guider le cheval si elle était parvenue à monter à cheval du premier coup, ou se serait-il montré aussi distant en lui indiquant qu’il était grand temps de partir ? Elle cessa de rire dès l’instant où il posa la main sur sa bouche, ne souhaitant pas risquer d’attiser sa colère – non pas parce qu’elle le craignait, mais parce qu’elle avait décidé qu’il devait l’apprécier, que d’une certaine façon, elle devait gagner son affection mais avant tout autre chose son respect. Sasha avait envie d’être quelqu’un qu’il estimait ; n’est-ce pas ce que tout le monde souhaite d’une personne qu’on admire et qui fascine tant ? Elle se contenta donc d’hocher la tête, qu’ils repartent, oui très bien. Elle ne pipa d’ailleurs pas mot pendant la chevauchée, concentrée sur le fait de ne pas tomber puis sur la scène qui s’était déroulée plutôt devant ses yeux. Elle en avait presque envie de rentrer, de rebrousser chemin pour éviter que d’autres périssent par sa faute, et arrêter de mettre Oswald en danger pour ses caprices. De la même façon, elle se laissa faire lorsqu’il la descendit du destrier, se contenta de le remercier, et le suivit, toujours l’esprit travaillé par le sang abreuvant le sol de la forêt. « C’était une erreur, ce voyage. » finit-elle par dire, alors qu’il lui conseillait de se reposer. Elle n’attendait pas de réaction de sa part, ni même qu’il lui dise qu’elle avait raison ou tort. C’était juste quelque chose qu’elle avait besoin de dire à voix haute pour complètement l’intégrer. Mieux valait qu’elle s’intéresse à autre chose qu’aux contrées lointaines à partir de maintenant. Sasha hésita à s’exécuter. Il savait ce qu’il faisait, de toute façon, et même si elle mourrait d’envie de lui dire de se reposer également, elle se doutait bien que le simple fait de lui dire ne le pousserait pas à agir de la sorte. « Je ne pourrai pas dormir. » précisa-t-elle ; elle préférait mourir de fatigue que de prendre le risque d’avoir une nuit remplie de cauchemar. « Vous avez toujours voulu être soldat ? » Maintenant qu’ils se retrouvaient dans cette auberge, qu’il semblait considérer digne de leur sécurité pour le moment, Sasha comptait bien en apprendre un maximum sur Oswald pour percer le mystère qu’il était.

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Oscar Noble
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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Jeu 9 Avr - 10:31

Le plus ardu est derrière eux ? Le pire peut être à venir. Pourtant, le garde paraît paisible, bien qu'alerte. Le but ne tenant pas à rendre la tension palpable. Il est constamment serein, le garde, puisqu'il a pour certitude de ne jamais laisser la noble souffrir de quelques maux sous sa surveillance, et cette conviction de fer suffit à en faire une vérité. Il veille à ce qu'elle soit sauve, comme il serait fait à l'égard d'enfants, de femmes, d'une famille. Etonnant, venant d'un homme (mais le terme est-il justement approprié ?) tel que lui. Il n'y a pas d'erreur, il y a seulement ce que sera notre prochain geste. Du moins, là se résume la pensée du garde face aux mots de la jeune femme terrassant le silence. Mais à quel titre, regretter ce voyage ? Et pourquoi s'intéresser aux morts, comme un peu plus tôt encore ? Oswald, il n'a rien d'un fin observateur, si ce n'est lorsqu'il est question de croiser le fer. Autrement, il ne prête pas cette attention aux autres, parce qu'il ne s'en soucie pas le moins du monde. Excepté dans le cas de cette chevelure de feu, à qui il doit ce trouble-fête aux côtés de son instinct de survie : un instinct surprotecteur, rien qu'à son égard. Et il n'est pas aisé à satisfaire, lorsqu'elle lui paraît si fragile en chair, et que les dangers sont si nombreux autour d'elle. Alors puisqu'il tient, plus que toute autre fantaisie, à sa sécurité, il se soucie nécessairement de son sort. Si bien qu'il se surprend à lui prêter cette attention, jusqu'à supposer son état d'esprit. « Ne le soyez pas, désolée » Il s'adresse à la frêle femme, et pourtant il ne s'égare pas à la regarder, pour mieux ne pas omettre sa fonction première : veiller à sa sécurité. Tant, qu'il préfère guetter l'extérieur de l'unique fenêtre de ce présent cabanon appartenant au feu bûcheron, lorsqu'il laisse tout juste apparaître une maigre part de son visage pour mieux dissimuler sa présence à de potentiels intrus. Ce n'aurait été que louable, que de s'essayer à la réconforter, de soulager cette conscience de toute évidence lourde de maux. Mais Oswald n'est pas un homme dont les louanges sont faites à travers le royaume. Des histoires sanglantes sont davantage associées à son prénom, tant que seule une haine irrépressible et un goût amer de vengeance y répondent. Si bien que ce n'est pas ce soulagement qu'il cherche à apporter à la noble femme, mais seulement sa pensée qui échappe à sa bouche. Pour quelles raisons s'égare-t-elle encore à regretter ce voyage ? Ne peut-elle perdre son temps autrement ? A dormir, par exemple ? Le don incorrigible qu'ont d'autres, comme sa dame de feu, à écorcher leur conscience d'actions révolues est un mécanisme qui, en tous temps, lui a échappé. Heureusement, lorsque tant de corps ne sont plus que cadavres sous l'action de son épée, de sa main même. Quelle est donc cette folie que d'accorder tant d'importance à un passé intouchable ? Pensent-ils pouvoir voyager dans le temps par la seule force de leurs regrets ? Quel bien peuvent donc leur procurer ces derniers, si ce n'est le mal d'une culpabilité ? Quelle curiosité. Que de temps perdu, à son humble avis. Et s'il peut, si souvent, échapper abruptement ce qui semblent être des reproches tant il manque de tact ; il n'en est rien avec ce ravissement de feu. Car l'indifférence ne l'assiège pas à sa vue. Puisqu'elle est l'exception. Malheureusement. Heureusement ? « Ce n'est que la mort » Lui, il en a fait une habitude. Il l'a causé plus de fois qu'il ne saurait le dénombrer. Puisqu'il sait qu'il aura un jour à s'y confronter lui-même, il a voulu la côtoyer d'un peu plus près. Et depuis, il y a pris goût. « S'ils n'étaient pas mort aujourd'hui, ils l'auraient été demain. Des corps si frêles, de piètres combattants, c'est une chance qu'ils aient pu survivre jusqu'à ce jour » Est-ce donc cette bande de bras cassés que l'on nomme bandits de grands chemins ? Il a connu des esclaves plus imposants qu'eux. Et malgré tout, ils s'acharnaient à voler et truander ? Ce n'étaient pas les plus malins non plus, de son humble avis. Et si leur sottise les a conduit en travers de cette route, ce n'est pas à la petite dame de s'en meurtrir. « N'avez-vous pas une croyance toute prête pour célébrer la mort ? Le passage de la vie à je-ne-sais-quel eldorado ? » Une croyance, tant de croyances, pour vous autres, les nobles. Vous, et vos inepties. Vos élucubrations. Le mépris aurait pu résonner derrière ses propos, et pourtant il n'en est rien. Une remarque, comme une autre. Il a seulement toujours trouvé ça étonnant de regretter la mort, si elle est censée apporter tant de ravissement. Qu'ont fait leur esprit de leur logique ? Qu'importe, il en a fini. La jeune dame de la Cour en ferait ce qu'elle voudrait. Ce qui pourrait tout aussi bien être rien. Il n'est pas donneur de leçons, Oswald. Il aurait pu tout aussi bien se taire. Il n'en a rien fait pour autant. Un froncement pèse sur ses sourcils. Elle vient de s'adresser à lui, et pourtant son attention apparaît éprise des alentours. Tant, qu'un silence pieux répond alors à son point d'interrogation. L'intention de l'abandonner à l'ignorance n'est pas sienne, lorsqu'il s'attache surtout à ne pas délaisser sa vigilance. Cet échange verbal n'est que second sur sa liste de priorités, lorsque toujours sa sécurité primera sur tout le reste jusqu'à l'écraser pour mieux s'ériger sur les restes fumants. Finalement, au bout d'un instant infiniment long – peut-être s'apprêtait-elle à côtoyer les bras de Morphée d'ailleurs ? – , il tourne imperceptiblement son buste et la regarde malgré la pénombre de la pièce, dubitatif. Puis, il en revient sans tarder à la fenêtre. Silence. De toute évidence, il ignore définitivement son interrogation. Et puis, finalement, non. « Seulement depuis que j'ai tué mon premier homme » Il ne cache pas ce qu'il est, Oswald. Un homme, un animal, un meurtrier. Et s'il œuvre à la garde royale, ce n'est non pas au titre de nobles motivations (qui les auraient au service d'un roi tel que l'ignoble Beau ?), mais pour les ordres qu'il peut exécuter, et pour les vies qu'il peut ainsi achever.

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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Lun 25 Mai - 13:08

Le coté cartésien de Oswald est dérangeant pour la frêle Sasha. Elle ne serait remettre sa parole en doute, quand il est certainement plus expert en la matière qu’elle ; sans doute, était-ce bien un miracle qu’ils vivent si longtemps. Mais une journée de plus, c’était toujours ça de pris, non ? Sa naïveté prenait peut-être le dessus sur le bon sens mais pour elle, une journée de plus, ça avait toujours été ça de gagner. Une journée de plus en vacances, une journée de moins à connaitre une réalité désagréable, une journée de plus à se croire amoureuse, une journée de moins à souffrir. Alors, assurément, pour ses affreux, qui avaient tout de même tenté de les attaquer, elle ne l’oubliait pas, un jour de plus à vivre serait ça de pris. La présence de Sasha sur les lieux n’avaient peut être eu aucun impact. Ceux qui avaient trouvé la mort par Oswald l’auraient peut être trouvés par un autre, mais il y avait une incertitude dans cette pensée, qui ne pouvait que culpabiliser la jeune noble. Après tout, peut-être avaient-ils femmes et enfants qui les attendaient ? Et qu’avaient-ils demandé eux, sinon de pouvoir passer leur vie avec leurs maris et pères, heureux et insouciants, ou presque ? Pourtant, Sasha reste silencieuse puisqu’il ne sert à rien d’arguer : les faits en resteront inchangés, et leur vie n’en sera pas sauvée. Condamnée à vivre avec cette culpabilité, la demoiselle est décidée à s’en servir comme rappel lorsqu’une envie d’aventure la prendra à l’avenir. Finalement, la vie paisible de la cour n’est peut-être pas si désagréable, quand elle a au moins l’avantage de l’empêcher d’être la cause de trop nombreuses morts. Elle aurait pu pourtant, la jeune femme, faire sauter des têtes. Proche du roi Beau, il aurait été aisé de dénoncer certains chevaliers qui avaient tenté d’obtenir les faveurs qu’elle ne pouvait que réserver à son futur époux. Elle aurait pu venger son honneur et son cœur meurtri à travers des élucubrations plus fausses les unes des autres, afin que leur tête ne s’envole d’un coup d’épée. Mais Sasha était beaucoup trop douce, et avait le pardon bien trop facile pour s’abaisser à de telles attitudes. Une erreur ? Peut-être bien, quand cela aurait préservé son innocence d’être à jamais souillée du sang des brigands. Lorsqu’il mentionna une croyance particulière pour célébrer les morts, Sasha acquiesça d’un geste de la tête avant de réaliser qu’il ne pourrait la voir. « Si, bien sûr. » précisa-t-elle, n’allant cependant pas tout de suite au bout de sa pensée. Sasha avait beau être pleine d’innocence, de douceur et de naïveté, il y avait certaines choses qu’elle ne pouvait s’empêcher de questionner. L’idée d’un endroit merveilleux où les morts pourraient se retrouver, après avoir expié leur pêchés, et vivre heureux ad vitam eternam était pourtant délicieuse, quand cela signifiait que personne ne mourrait jamais mais accéder à une sorte de seconde vie, meilleure et dépourvue de tristesse. Mais n’était-ce pas trop facile ? Pourquoi créer deux vies, plutôt que de prolonger éternellement la première si au final, personne ne trouvait jamais la mort ? Sasha ne pouvait s’empêcher de se montrer perplexe, au bas mot, face à cette croyance – et à d’autres également. « Mais ça ne serait pas un peu… facile, qu'on y accède simplement grâce à la mort ? » l’interrogea-t-elle, oubliant momentanément que c’était le genre de pensées qu’il fallait mieux taire. Le sang afflua à ses joues, qui devinrent d’un rouge qui lui sembla si écarlate qu’elle aurait pu les éclairer à leur seule lueur. En réalité, elles étaient simplement plus rosées que d’ordinaire, c’est la chaleur qui les accompagnait qui exacerbait cette sensation. Naturellement, les doutes qu’elle émettait sur la portée de ses rites ne signifiaient pas pour autant qu’elle souhaite s’y soustraire. Pour les brigands, il était trop tard pour, et probablement trop dangereux, de s’y adonner, mais d’une manière générale, malgré ses suspicions quant à l’efficacité de ses rites, elle préférait les respecter, juste au cas où. Car, qui était-elle pour refuser cet eldorado, qui existait peut être ou peut être pas, à ses morts ? Elle l’observe quand ses yeux sont rivés sur l’extérieur, et Sasha ne peut être qu’admirative d’Oswald, quand rien ne semble pouvoir le perturber de sa mission. Elle ne le lâche pas du regard, attendant toujours la réponse à sa question mais surtout, cherchant sur chacun de ses traits la réponse au mystère qu’il est. Perdue dans ses pensées, elle en sursaute presque quand il se détourne de la fenêtre pour poser son regard sur elle. Elle avait abandonné tout espoir de réponse, mais n’en était pas moins perdue dans la contemplation de ses traits. Il y avait forcément une réponse à ses questions, quelque part. Qui était Oswald ? Qui était-il, au-delà de son armure ? Il ne répondit pas, retrouvant la fenêtre, et Sasha ne put alors contenir un soupir de frustration. Comme en écho, Oswald ouvre la bouche et les mots qui en sortent sont tellement surprenants que la belle ne pense même pas à s’en inquiéter. Elle ne comprend simplement pas, comment tuer un homme peut faire naître une telle vocation, quand elle donnerait tout pour les préserver. Si travailler lui était offert, d’ailleurs, Sasha serait sûrement infirmière, ou médecin. Mais les femmes ne travaillent pas, à la Cour, alors elle se contente de dévorer les livres sur le sujet, dans l’espoir secret que cela lui serve un jour. Mue par une curiosité jamais égalée, elle se relève, et s’approche d’Oswald, prenant soin de ne pas être visible pour l’extérieur. Désormais agenouillée à ses cotés, elle l’observe, fascinée, avant de poursuivre son interrogatoire. « Je ne comprends pas. Pourquoi ? Expliquez-moi. » Son ton est dénué de reproche quand elle ne sait ce qui motive un homme à être soldat, ou à ne pas l’être. Tout ce qu’elle veut, comme elle le lui dit, ‘c’est qu’il lui explique. Pour qu’elle comprenne, pour qu’elle sache. C’est sans doute fou de sa part, mais en s’approchant ainsi de quelque chose qui l’effraie tant – la mort -, en cherchant à comprendre ce qui est si éloigné de ses croyances, Sasha se dit que peut-être enfin, elle sera plus proche de comprendre ce qu’est vraiment la vie, derrière les murs du château. En tout cas, elle en saura plus sur Oswald et ce qu’il est. Et cela seul lui suffit, quand il a su s’emparer de sa curiosité comme d’autres avaient pris son cœur.

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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Mer 1 Juil - 0:27

Bien sûr, cela apparaît telle une évidence à ses yeux. Pas aux siens. Oswald ne croit en rien, si ce n'est en une chair se fendant tendrement sous la force de son épée. La réalité, elle est palpable, sanglante, à ses pieds. Là, il accepte l'évidence. Mais il n'a jamais, jamais, éprouvé le besoin de s'inventer une force plus grande et implacable pour le guider. Le garde, il est en tête-à-tête avec lui-même. Avec une conscience qui n'a rien de semblable aux autres, lorsqu'elle n'a pas à s'alourdir du poids de ses morts. Les pieds lourdement à terre, il est étranger à ce besoin de se raccrocher à plus haut que sa carrure. A dire vrai, il est étranger à la plupart des sentiments dont d’autres semblent si souvent s’embarrasser. Si bien qu’occasionnellement, il est dit de lui qu’il a égaré sa nature humaine, qu’il en est réduit à un état de monstre. Est-ce donc ces sentiments, qui font d’un être humain, un être humain ? Car il faudrait qu’il vérifie, mais il est presque certain d’avoir le même souffle de vie qui gonfle sa poitrine, ainsi que la même mortalité. Encore heureux qu’il ne porte pas d’intérêt aux ouï-dire portés sur sa personne, car autrement il mourrait à l’instant sous le poids du nombre de ses détracteurs. Non pas qu’il ne l’ait pas mérité, lorsqu’il a semé plus de cadavres encore derrière son passage ensanglanté. Le garde, il n’a pas de cœur. Il se serait débarrassé de cet organe encombrant dès son plus jeune âge, pour ne plus se voir freiner dans son avancée sans pitié. Et pourtant. Pourtant, le voici aujourd’hui, chaque parcelle de son corps assiégé d’un besoin viscéral de garder sauf une femme. Cette femme. Il ne saurait malgré tout qualifier d’amour ce qu’elle a su provoquer en lui, lorsque cette force qui tire les ficelles de la marionnette qu’il est devenu paraît bien trop à l’étroite dans la définition de ce mot. Et puis il n’a jamais connu l’amour, alors comment il saurait dire ce qu’il en est ? Oswald, il est le parfait soldat qui obéit sans une once de réflexion ou de scrupules. Ce qui a changé seulement, c’est qu’il n’obéit non plus à son souverain, mais à son désir impitoyable de la protéger. Ensuite, de s’assurer de son bien-être. Mais avant tout, sa sécurité. L’esprit pourrait toujours en faire les frais, tant que son cœur bat encore. Il aurait presque souhaité pouvoir entendre le sien, de battement, si cela signifie surtout que le silence est maître des lieux pour mieux guetter les sombres alentours. Mais la jeune noble persiste à vouloir faire entendre sa voix, et surtout à s’obstiner lorsque l’évidence fait de lui un homme avare de mots. Elle lui adresse un point d’interrogation, là où il ne perçoit que des mots envers lesquels il attarde tout juste son attention. Cribler la forêt avoisinante de celle-ci a sa préférence, lorsque le danger ne demanderait qu’un instant de distraction. Oswald, il ne laisserait pas sa chance à un sort défavorable. Pas lorsque s’assurer de sa sécurité lui est, non pas essentiel, et encore moins accessoire, mais viscéral. Son sang coulera, avant que celui de sa protégée ne se répande. Si bien que le garde, il ne prend (perd ?) pas ce temps à lui répondre. A-t-il seulement pris celui de l’écouter ? Elle a beau s’être rapprochée, il demeure imperturbable. Il se tient droit, aux pieds de l’unique fenêtre, le regard dérobé par ce qui est extérieur à leur abri. Il répond présent, sans l’être vraiment. Son attention est concentré à des mètres de là, aussi bien qu’au plus près de leurs murs. Une nouvelle fois, il lui semble que la noble femme se fait entendre. Seulement qu’y-a-t-il à expliquer ? A comprendre ? Le garde royal, il n’a jamais demandé à être compris. Ou un monstre béni de miséricorde. Après tout, n’est-ce-pas l’indifférence qui l’a conduit à s’accommoder si aisément de ses actes assassins ? Il ne saurait expliquer pourquoi la compassion lui a été épargnée dès le jour de sa naissance, tout comme il ne saurait justifier en quoi il s’est irrémédiablement épris du sort de cette femme de feu. Et s’il ne cherche pas à comprendre, pourquoi devrait-il s’attarder à lui faire comprendre ? Elle ferait bien mieux de faire la conversation à Morphée, plutôt que de s’acharner à soutirer quelques mots de sa part. Non pas qu’il s’en montre lasse, Oswald. Car si la volonté de faire sien le silence règne en maître, pas même une femme ensorcelante ne saurait le tirer de sa retraite. « Nous sommes humains, nous sommes des animaux, nous sommes par nature des tueurs » Cherche-t-elle vraiment un sens imparable, derrière chacun de ses mots ? Il ne détourne pas même la tête pour la regarder, Oswald. Il n’a jamais autant eu une allure de garde, que présentement. Il voit un hibou, perché là-haut, sur cette branche. C’est ce à quoi il pense, lorsqu’il ajoute cette phrase. Comme si ses pensées n’avaient pas à anticiper ses mots, tant ceux-ci découlent d’une évidence s’imposant à lui-même. « Ne songez pas un seul instant qu'ils vous auraient épargné » Et puis, à nouveau, le temps s’écoule. Le silence. Ou il ne sait pas vraiment, si elle a déjà pu reprendre la parole. Son oreille, elle n’a que pour objet de leur épargner un danger. « A présent vous devriez vous reposer » Une requête ? Un conseil ? Une injonction ? Cela signifie-t-il qu’il ne tarderait guère à perdre patience si elle poursuivait sur cette voie entêtée ? Est-ce qu’il pourrait laisser la voisine de l’exaspération, la colère, l’emporter pour que la jeune femme frôle ainsi sa part d’ombre du bout du doigt ? Pas tant. Tout ce qu’il sait, c’est que ces quelques mots suffisent à mettre un terme à la conversation. Du moins, pour lui. Le miracle de feu, lui, en ferait ce qu’elle voudrait. Elle pourrait insister, s’obstiner. Il ne tient pour autant guère à la vexer, la contrarier, ou la délaisser. Qu’elle ne soit pas jalouse, lorsque dorénavant, il n’en a plus que pour sa sécurité jusqu’aux premières lueurs qui leur permettront de retrouver la route.

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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Dim 20 Sep - 22:40

Ne comprend-t-il pas, qu’elle ne souhaite pas trouver le sommeil ? Ne voit-il pas dans son regard comme elle craint de trouver les bras de Morphée ? Où pourraient-elles la mener quand elle n’arrive pas à chasser de son esprit les événements de la journée ? Sasha adorerait s’attarder sur les moments joyeux : sa course à cheval en compagnie d’Oswald, sa piètre tentative d’y monter toute seule, ou même le simple sentiment d’exaltation qu’elle avait ressenti en quittant enfin King’s Landing. Mais étrangement, ce n’était pas à cela que son esprit s’accrochait ; la rouquine avait pourtant tendance à retenir les choses positives d’ordinaire, chassant les souvenirs qui avaient meurtris son cœur pour se préserver. Elle ne voulait pas avoir à protéger son cœur, à devenir plus forte. Sasha pouvait se montrer naïve, et fragile. Elle était le genre de personnes qu’il était aisé de blesser. Elle tentait dans la mesure du possible de garder la tête haute, de ne pas montrer combien des mots pouvaient avoir raison de ses défenses, entièrement faites de paille malgré les apparences, mais la noble ne souhaitait pas changer pour autant. Se soucier tant des choses était exactement ce qui lui permettait de se rendre compte quand l’un de ses proches n’était pas au plus haut de sa forme, ou même simplement des gens qu’elle côtoyait au quotidien. Si elle avait seulement été moins sensible, se serait-elle arrêtée au détour de cette ruelle où elle avait retrouvé Franky ? Nul doute ne régnait sur le fait qu’elle aurait également pris peur mais aurait-elle été capable de déceler la détresse dans son regard ? Aurait-elle seulement compris combien il souffrait ? Peut-être pas, et c’était probablement idiot de refuser de se protéger de la sorte, mais elle préférait avoir l’occasion de protéger, de réconforter, ne serait-ce qu’une seule personnes ne serait-ce qu’une fois, plutôt que de s’épargner quelques souffrances. Alors, elle n’est pas réellement d’accord avec les mots qui sortent de la bouche du soldat. Ses sourcils se froncent, et elle attend qu’il lui donne plus d’explication. Ce n’est pas suffisant. Etre par nature des tueurs, partant du postulat que ce soit vrai - ce qui s’éloigne profondément des convictions de la douce – n’est pas une assez bonne raison pour qu’une telle vocation naisse. Quoique… qu’en sait-elle au fond, quand elle aspire simplement à voir des sourires naître sur le visage des gens ? Non, pas tant en réalité. C’est un plus, naturellement mais son principal but est avant d’avoir une vie plus… mouvementée, un peu plus intéressante que tout ce temps passé à la Cour. Un soupir sonore s’échappe de ses lèvres, sachant pertinemment qu’elle ne pouvait nier l’évidence lorsqu’il précisa qu’ils ne l’auraient pas épargnée. « Je sais qu’il n’y a qu’à vous que je dois ma vie, et que vous n’avez fait ce qu’il y avait à faire. » précisa-t-elle, quelques secondes après qu’il lui ait suggéré de se reposer. « Mais votre vision des choses est réductrice, et ne m’aide pas à comprendre. Tout être humain n’a pas vocation à tuer ; la seule capacité n’en fait pas une ambition – les lions n’ont-elles pas tendance à se reposer, et à ne chasser que lorsque cela s’avère nécessaire, préférant laisser ce labeur aux lionnes ? Et ne le font-ils pas simplement dans deux cas : pour se défendre, ou pour se nourrir ? » l’interrogea-t-elle, attendant la suite des explications. Oswald avait-il cette ambition ? Qu’il le dise. Cela lui importait peu ; elle voulait simplement trouver la clé au mystère qu’il était, pouvoir apprendre à le connaître et mieux appréhender leur différence. Il était un homme de confiance ; tout du moins, était-ce quelque chose d’établi dans l’esprit de Sasha. Mais qu’était-il d’autres ? Qu’est-ce qui le faisait vibrer ? Etait-il toujours aussi taciturne, ou son visage parvenait-il parfois à s’illuminer lorsqu’il s’engageait sur certains sujets ou s’adonner à certaines activités ? Qui était sa famille ? Sa loyauté envers la couronne et l’absence de bague sur son annulaire semblaient indiquer qu’il n’avait pas d’épouse, mais une promise l’attendait-elle à King’s Landing ? A quoi aspirait-il exactement dans la vie ? Comment occupait-il son temps libre ? Tant de questions qui la rendaient curieuse de lui, avide de sa compagnie et friande de sa conversation. Chose qu’il ne semblait plus disposer à lui concéder. Elle insista une seconde fois, peut-être deux. Puis capitula. Sasha n’avait simplement pas envie de le cacher. S’installant contre les pierres froides de leur refuge, elle finit par s’assoupir, son sommeil sans cesse perturbé par des cauchemars sanglants.

*

Lorsque le soleil vint l’extirper de sa torpeur le lendemain, Sasha pensa immédiatement à relancer Oswald jusqu’à ce qu’il souhaite lui répondre. Mais elle ne le connaissait pas encore assez pour connaître les limites de sa patience, et préférait ne pas le pousser à bout. Elle ne doutait pas que jamais il ne lui ferait du mal, mais rien ne l’empêchait pour autant de décider que le voyage devait être annulé ou plus simplement choisir de ne pas chercher d’autres routes, qu’il s’agisse d’un détour ou non. Elle avait d’ores et déjà assez de chance qu’il ne l’ait pas ramené directement après l’incident dans la forêt pour souhaiter pousser sa chance plus que de mesure. Ne l’apercevant pas dans la cabine, elle poussa un léger soupir avant de se redresser et d’aller le chercher à l’extérieur. Il ne devait pas être bien loin, le tout étant simplement de déterminer sa localisation exacte. Elle l’aperçut alors près du cheval, et décida de s’éloigner quelques instants pour faire un brin de toilettes. Elle revint quelques minutes plus tard, abandonnant son habituel chignon ; elle avait simplement natté ses cheveux pour ne pas être gênée lorsqu’ils galoperaient. « Bonjour Oswald. Comment allez-vous ce matin ? » l’interrogea-t-elle, se doutant parfaitement de la réponse qu’elle obtiendrait. « Quelles aventures cette journée nous réserve-t-elle, à votre avis ? » continua-t-elle, espérant tout de même que les aventures seraient plus exaltantes et moins sanglantes que celles de la journée précédente.

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Oscar Noble
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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Lun 5 Oct - 15:44

Le silence est impérial. Pourtant, ils ne se trouvent pas au sein du White Castle, mais d’une misérable cabane. Et ici, seul le silence est roi. Du moins, à l’exception de cette petite dame qui juge celui-ci indésirable, de toute évidence. Et ses mots, ses points d’interrogation, arborent l’ambition d’à nouveau happer l’attention du garde royal. Il n’en est rien. Imperturbable, il peut l’être. Imperturbable, il l’est. Un soupir, quel soupir ? Son ouïe n’est que trop dédié à l’environnement extérieur de ce qui leur sert de refuge pour la nuit. Et pourtant, elle non plus ne rend pas les armes. Faire ce qu’il y avait à faire, est-ce vraiment aussi simple ? Ça l’est, lorsqu’il est question de la détentrice de cette chevelure de flammes. Si Oswald est connu pour son obédience aux ordres les plus sanglants, il n’est jamais plus menaçant que lorsqu’il a à la protéger. Dès cet instant, dès qu’elle se retrouve dans son entourage, il s’affranchit des ordres, il retrouve son libre-arbitre – ou plutôt, une autre forme d’assujettissement ? Un serviteur, dans sa définition la plus entière, la plus pure, quand bien même il a pu si souvent la souiller de sang. Car le soldat n’a jamais cherché à amoindrir le nombre de cadavres laissés dans son sillon pour mieux s’attirer les faveurs de la dame ou épargner la sensibilité de cette dernière (ça, il n’a pu que le démontrer récemment). Mais ce ne sont pas là les pensées qui peuvent occuper l’habitacle de son esprit, lorsque le soldat l’entend, mais ne l’écoute pas. Qu’importe qu’elle insiste, qu’elle réitère ses curiosités, lorsque seul un trouble à sa sécurité saurait l’extirper en un clignement d’œil de sa torpeur. Rien de personnel. Seulement ce qu’il est, contre vents et marées, entêtement et acharnement. Et aucun étonnement ne devrait provenir de cette facette qu’il présente dorénavant, lui, le bourreau de marbre, devenu statue à cette fenêtre. Il n’a pas même à prétendre l’ignorer, lorsque sa volonté est d’ores et déjà celle de ne plus se risquer aux distractions de second ordre. Car si la dame est précieuse, sa sécurité l’est plus encore. Plus que toute autre trivialité depuis qu’il a fait sa rencontre. Par un sort certainement, elle est parvenue à en faire le pantin de son souffle de vie. Et, ensorcelé, il n’y aurait que quelques pas pour se retrouver enivré. Afin d'effleurer de ses doigts sa peau de porcelaine, et attendre un seul regard pour toute invitation... faire un secret de ce qui se passerait dans l’obscurité de cette cabane abandonnée. Mais malgré toutes les pensées animant son esprit, celle de jouir du lieu intimiste pour céder aux pulsions de la chair n’en fait pas partie. Lui, l’assassin sanguinolent, n’est pas même corrompu d’une seule idée charnelle. Dès lors, Oswald n’en a que pour ce qu’il n’y a pas ici. Ce qu’il y a à l’extérieur d’ici, enrobé par la nuit noire, tapi derrière l’un des arbres de cette sinistre forêt. Le temps coule sur ses airs impassibles, et s’écoule. Indifférent à la curiosité, mais pas tant de l’extérieur. Cet extérieur, étranger, qui les menace de ses grands airs paisibles. Oswald, il n’est pas même sensible à l’ennui. S’il ne l’est pas à l’entente des cris de femmes ou d’enfants suppliant pour leur vie, à quoi le serait-il ? A elle. Sensible à cette sécurité, qu’il voudrait pouvoir tenir fermement au creux de sa main. Seulement à la place de ça, il doit sans cesse courir après elle – ou en l’occurrence, galoper. Finalement, le miracle de feu l’a pu, dormir. Mais ce n’est que sa conscience d’arrière-plan qui prend en compte son sommeil et l’agitation de celui-ci, lorsque son attention première s’en tient à guetter un intrus malgré les heures passant et jusqu’aux premières lueurs du jour. Là, seulement, l’homme reprend vie et ébranle sa position. Un volte-face pour apercevoir la vulnérable encore endormie, et il va se confronter à la fraîcheur du petit matin plutôt que de la réveiller aussitôt. Occupé à libérer leur destrier de son attache lorsque la demoiselle finit par le rejoindre, il n’a pas le réflexe de répondre aux formalités qui déjà font retentir sa voix. Certainement parce qu’il n’a lui-même, jamais pu se soucier de comment il allait. En même temps, Oswald n’a jamais été un homme de forme. Néanmoins, il finit par lui donner quelques mots après des heures de silence. « De préférence de celles n’impliquant pas des bandits ou des rebelles » Loin du sourire en coin trahissant une remarque décomplexée, il n’est que le sérieux incarné. Puis, son regard retrouve la frêle silhouette de sa protégée pour reprendre là où ils s’en étaient arrêtés par la faute de la nuit. « Comme je disais, tenez-vous au crin, placez un pied ici, et prenez votre élan » Il s’attend alors à ce qu’elle s’approche jusqu'à sa hauteur pour se réessayer à monter à cheval. Il ne saurait même pas dire, pourquoi il prend ce temps-là, lorsqu’ils devraient déjà s’éloigner au galop. Si bien qu’il la presse, non pas contre lui, mais à ne pas s’attarder davantage sous le coup de doutes et d’appréhensions. « Allons petite noble, il ne faut pas nous attarder » Petite noble, non pas par mépris, mais parce qu’elle lui paraît si menue et fragile. Mais qu’est-elle censée en savoir, elle ? Quand le garde royal n’est pas fourni avec une notice pour mieux comprendre ses agissements ou ses propos.

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Lauren Prescott

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ONCE UPON A TIME
Personnage: Sasha
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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Sam 30 Jan - 18:11

Si Sasha refuse de l’admettre, elle n’en est pas moins complètement dépassée par la situation. Que fait-elle exactement dans ses bois ? Ne serait-il pas prudent pour elle, comme pour Oswald ou même ses hommes, de rebrousser chemin et de rentrer sagement au château ? Quels dangers l’attendent encore au détour d’un chemin ou à l’orée d’un bois ?  N’est-elle pas inconsciente, en souhaitant entreprendre son voyage qui n’a aucun autre but que celui de la divertir ? Elle a bien de choses à faire et à voir là-bas, mais aucune mission importante. Cela ne changera rien à l’avenir du royaume mais lui permettra simplement de retrouver de belles connaissances le roi Beau n’a même pas pris la peine de lui ramener quoique ce soit : ce voyage est une faveur qu’il lui accorde, Sasha en a parfaitement conscience. Quelle sera sa réaction, lorsqu’elle reviendra avec des hommes en moins ? Elle refuse de s’attarder sur toutes ses choses et s’efforce de penser à d’autres choses, mais elle sait bien que tôt ou tard, elle devra faire face à ces interrogations. Mais au lieu de ça, elle badine, change de sujet et espère qu’Oswald aura la présence d’esprit d’en faire autant, et de ne jamais aborder ce sujet. Sasha pousse un soupir en l’entendant parler des bandits et des brelles et acquiesce d’un air grave. Elle ne veut plus de mort ou de blessé par sa faute, et encore moins s’il s’agit d’Oswald, qui est contraint par ses ordres de prendre autant de risques pour elle – du moins, en est-elle convaincue ne soupçonnant rien de ses pouvoirs sur l’individu. « Je suis d’accord. » précise-t-elle, comme s’il pouvait en être autrement. C’est simplement qu’elle tient à ce qu’il sache combien ça la taraude, ce qu’il s’est passé. Combien ça lui brise le cœur, ce sang qui a coulé par sa faute. Le soldat ne semble pourtant pas s’en inquiéter plus que de mesure mais peut-être n’est-il pas du genre à laisser paraître ses sentiments ? A-t-il seulement le droit de le faire ? Voilà une des questions qu’il faut qu’elle rajoute à toutes celles qu’elle souhaite lui poser. Elle s’efforce de la mémoriser, et se concentre ensuite sur ses explications. Un sourire ne peut s’empêcher de poindre discrètement lorsqu’elle repense à sa chute de la veille. Mais cette fois, elle ne veut pas renouveler l’expérience de son fessier à même le sol, et est déterminée à réussir. Du moins, à faire tout son possible. Elle n’en hésite pas moins quelques instants, n’ayant que trop conscience qu’avec sa robe, cela ne sera pas la chose la plus aisée au monde. L’idéal aurait été de se vêtir d’un pantalon ou que Oswald lui tienne sa robe pendant qu’elle se lançait dans une nouvelle tentative, mais Sasha était quelqu’un de pudique et n’avait que trop conscience que la bienséance lui interdisait de toute façon de se retrouver dans une telle situation avec un homme, et qui plus est, un soldat. Soldat qui met fin à ses tergiversations en l’affublant d’un petit surnom qui ne manque pas d’accélérer les battements de son cœur. Elle obtempère, et reproduit exactement ce qu’il lui a dicté de faire. Elle ne s’élance vraisemblablement pas assez, puisqu’elle sent Oswald la pousser pour qu’elle finisse de se hisser sur l’animal. C’est pourtant bel et bien un air fier qu’elle arbore désormais. Elle se tourne alors vers Oswald, et dit fièrement, comme s’il n’était pas capable de le constater par lui-même : « J’ai réussi ! » Sans savoir pourquoi cela revêt tant d’importance pour elle, Sasha espère qu’il verra qu’elle n’est pas comme les autres nobles. Qu’elle veut bien, faire partir du monde de ceux d’en bas, des moins privilégiés. Cela ne la gêne pas de s’adonner à certaines tâches, de mettre la main à la pâte, littéralement ou non. Elle est bel et bien une « petite noble », oui, mais elle est bien plus que ça, Sasha. En tout cas, elle aimerait être bien plus que ça. Elle aimerait être de ses gens dont on parle dans les légendes, même un personnage secondaire, tant qu’elle ne fait pas partie des lâches ou des méchants. Sasha, si elle voudrait être importante, ce n’est pas dans le sens où on peut l’entendre habituellement. Elle voudrait avoir l’importance des gens qui font quelque chose dans leur vie et ne vivent pas cacher derrière leur rang social. C’est bien pour ces raisons qu’elle s’efforce de découvrir le monde autour d’elle, pour trouver en quoi elle pourrait être utile. « Nous reste-t-il beaucoup de chemin à parcourir ? » C’est qu’elle aimerait qu’ils arrivent bientôt. La compagnie du soldat n’a rien de désagréable mais les émotions que ce voyage cause en Sasha sont assez vives, et si elle aimerait être une aventurière à la hauteur de cette épopée (selon les critères de la rouquine, en tout cas), elle commence également à se sentir épuisée. Cette nuit de repos lui a à peine permis de reprendre des forces… Mais peut être pourra-t-elle tout de même trouver comment se rendre utile, comment aider les gens, en arrivant à destination ? Peut-être même qu’Oswald a quelques suggestions à lui faire, sur ce point ?  « Si vous n’aviez pas été soldat, Oswald, qu’est-ce qui vous aurait plu ? Qu’auriez-vous voulu faire de votre vie ? »

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