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 blood flows like water, to keep you safe

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Oscar Noble
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ONCE UPON A TIME
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MessageSujet: blood flows like water, to keep you safe   Mar 28 Jan - 17:08


to keep her safe, i'll do anything.
to protect her, i'll kill them all.


Du sang. Encore du sang. Du sang, toujours. Il coule, il se répand, il l'éclabousse. Partout, du sang. De sa lame, il tranche, transperce, égorge. Il massacre à tour de bras, lorsqu'il a à se défendre. Lorsqu'il essuie une attaque. Pire, lorsque c'est sa vie qu'ils menacent, à elle. Tout est réuni, pour que le garde royal il n'envisage d'autres alternatives que de tous les tuer. Pas une once de pitié, qu'il leur concède. Même les lâches, il les tue. Il y en a bien un qui lui a tourné le dos dans le seul espoir de fuir, mais il ne s'est pas moins invité dans sa poitrine de sa lame tranchante. Bien qu'il n'est pas seulement question d'être ou ne pas être tué, d'instinct de survie, et plus fort encore : l'instinct de protection démesuré qu'il lui voue, à elle. Non, Oswald il a ce sourire carnassier aux lèvres lorsqu'il ôte la vie, par deux fois, dix fois. Depuis longtemps, qu'il y a pris goût. Il ne peut le nier, il y a ce quelque chose qu'il ne saurait retrouver nulle part ailleurs. Si bien que des cas de conscience il n'en nourrit guère, encore heureux au vu des cadavres qui s'entassent et s'entassent par la seule œuvre de son épée – et de sa main. Mais s'il ne nourrit guère de soucis à exécuter les ordres sanguinaires de son souverain Beau, il ne s'en pose pas moins si des mois durant il n'a pas l'opportunité de croiser le fer et de voler des vies (mais autant être honnête, ce cas de figure est peu courant depuis que le dernier né de la famille royale est au pouvoir). Le garde, il se suffit de ce qui lui est donné, ordonné. Néanmoins dans le cas de présent, quand bien même il n'aurait pas eu cet ordre de protéger la voyageuse coûte que coûte, il aurait tout autant veillé à ce qu'elle demeure saine et sauve. Plus que tout. C'est même avant tout parce qu'elle est l'exception, qu'il n'a pas hésité un seul instant à massacrer ces brigands qui menaçaient le coche de la jeune femme au sang noble. Et s'ils n'auront dérobé les richesses qu'ils avaient le naïf espoir de trouver, ils auront trouvé la mort. Il n'aura suffit que de deux de ses hommes pour les mettre à terre. Même le cochet, vit encore. Quoique l'un de ses hommes s'est retrouvé entaillé durant l'échange, mais pas davantage. Gringalets qu'ils étaient, si bien qu'il n'aurait suffit que d'un poing pour qu'ils se brisent, comment avaient-ils pu penser avoir ne serait-ce qu'une infime chance ? A croire que si l'espoir fait vivre, le désespoir précipite à la mort. Des cadavres au mieux, des parties de corps au pire, jonchent à présent le sol. Et ce sang, encore et toujours ce sang. Il ne clame que davantage son droit à étendre son territoire. Oswald, il en est éclaboussé de sang, le tissu de son bras droit en regorge même. Mais il ne s'agit pas de son sang. Non, seulement de celui qu'il a fait jaillir. Rouge vif, une couleur qui le sied. C'est beau, la mort. C'est à porter de contrôle, lorsqu'on l'inflige à d'autres. C'est le cycle qu'impose la nature. Si l'on vit, ce n'est que pour mieux mourir. Bien qu'en l'occurrence, il ne comptait très certainement pas laisser l'heure de sa protégée sonner. Jamais. Il se familiarise encore de ce qu'elle peut faire naître à son sentiment, à son instinct protecteur, lui qui pourtant n'a pas pour habitude de se soucier. Elle est différente. Cette chevelure de feu, elle l'a immédiatement interpellé, pour que toujours davantage elle affirme son emprise sans même en avoir conscience. Non pas qu'il se soit irrémédiablement épris d'elle, non pas seulement. Il pourrait tout aussi bien ne pas souffrir de frustration si leurs lèvres ne s'effleurent jamais tout autant que si en aucun temps son corps s'accorde au sien, ce tant qu'elle demeure saine et sauve. Il pourrait se satisfaire aussi bien de ne jamais l'approcher à moins d'un pied, de s'en tenir à l'ombre si seulement il peut demeurer spectateur. Ce qu'elle a en plus, il ne saurait le préciser. Ce qu'il sait par contre, c'est qu'elle l'a définitivement. Il est désarmé, littéralement même alors qu'il replace l'épée ensanglantée dans son fourreau une fois la bataille livrée, pour aussitôt porter son intention et précipiter ses pas envers celle pour qui il donnerait aisément sa vie, tout comme il œuvrerait de mort. Peu loquace, il ne s'en enquiert pas, mais le coup d’œil est vif pour s'assurer qu'elle n'a pas souffert de ne serait-ce qu'une écorchure. Pourtant, l'éclat de son œil a tout de magnétique, et il n'oserait l'affront de s'en détacher. Il a une certitude qui l'habite depuis qu'il l'a aperçu, si bien qu'il ne peut que la partager en des temps aussi sanglants. « Vous êtes en sécurité » Lui vivant, il ne pourrait en être autrement.

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Lauren Prescott

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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Lun 21 Avr - 23:06

Sasha s'efforce comme elle peut de ne pas poser son regard sur les corps qui jonchent le sol. Le spectacle qui vient de se dérouler devant elle lui a littéralement mis le cœur en lambeau. Ce n'est pas tant la mort de ses brigands, ou opposants pour ce qu'elle en sait, qui lui pèsent, non, ce sont les pensées qui ont traversé son esprit au fur et à mesure que la scène se déroulait devant elle. Au plus profond d'elle-même, plus sincèrement qu'elle n'a jamais pensé quoique ce soit, elle a souhaité que Oswald les tue tous un à un. Pas pour qu'ils ne s'en prennent pas à elle; non, pas seulement pour ça, le sort de son garde du corps l'avait également inquiété. C'est ce que Sasha avait vu avant tout autre chose, avant de réaliser qu'il s'agissait d'êtres vivants devant elle - pire, d'être humains : si Oswald les tuait tous, il restait sauf. Si un survivait... la vie de Oswald était en jeu. Celle de Sasha également, mais elle aurait aisément pu le tolérer - vivre sa vie sans jamais sortir du château serait probablement ennuyeux à la longue mais il y avait pire sort. Mais Oswald... Il n'avait pas demandé à être là. Il n'avait pas demandé à mettre sa vie aux services d'autres qui n'en avaient que faire de lui. Preuve en était que si Sasha était pourtant bienveillante et ouverte, elle ne connaissait absolument rien de celui qui l'emmenait à sa destination.  Certes, elle s'était peut être montrée plus bavarde que les gens l'étaient généralement à sa compagnie, mais elle ne méritait certainement pas qu'ils mettent en péril sa vie pour elle. De loin, Sasha aurait préféré qu'il prenne la fuite et parte dans l'autre direction. Au lieu de ça, elle avait été condamnée à regarder ce qui se déroulait sous ses yeux, impuissante et bien incapable de venir en aider à celui à qui elle devait la vie. Alors, oui, elle s'efforce de ne pas croiser le regard vitreux de ses personnes dont elle a tant souhaité la mort, mais surtout, elle essaie de ne pas penser à l'aisance avec laquelle Oswald a exécuté chacun d'eux. Oh, elle ne s'y connaissait pas vraiment mais Sasha avait bel et bien l'impression que Oswald avait calculé chacun de ses coups. Une part d'elle aurait tout donner pour participer; il était tout simplement ridicule qu'elle soit incapable de se défendre. L'autre part d'elle, la prépondérante, remerciait le ciel de ne pas avoir ôter autant de vie. Un millier de pensées traversait son esprit et elle était incapable de s'arrêter sur une seule. Elle voulait se jeter dans les bras de Oswald pour le remercier. Elle souhaitait s'assurer qu'il ne s'était pas blessé. Elle ne pensait qu'à nettoyer son visage et ses mains du sang de leurs ennemis. Elle avait envie de se recroqueviller sur elle-même et attendre que la peur se dissipe. Elle aurait tout donné pour qu'ils ne s'arrêtent pas une seule seconde de plus, mais plus encore pour qu'ils s'arrêtent non loin de là et se reposent quelques heures. Elle voulait rentrer et arriver à sa destination également. Elle ne savait tellement plus que penser que sa tête se mit à lui tourner un peu trop violemment lorsque Oswald lui affirma qu'elle était en sécurité. Sasha acquiesça d'un léger signe de tête avant de se laisser tomber contre un arbre non loin d'elle. Elle poussa un profond soupir, incapable de détacher son regard de celui de Oswald. "Je sais." souffle-t-elle, devant l'évidence. Elle n'a jamais eu un sentiment de sécurité pareil, et s'en est révoltant que des gens aient du périr pour cela. Mais pourtant, en cet instant, Sasha sait que quoiqu'il advienne, le soldat lui donnera toujours l'impression d'être en sécurité. "Et vous ?" Elle les tutoie, d'ordinaire, les hommes en dessous de son rang, mais cette fois, elle ne peut pas. Si Sasha se plie bien volontiers aux règles de la cour d'ordinaire, cette fois, elle en est bien incapable. Elle doit bien plus à cet homme qu'à n'importe qui d'autre et il est hors de question qu'elle ne le traite autrement. Elle se redresse alors, et se baissa dans une révérence maladroite, visiblement encore perturbée des flots de sang qui venaient de s'abattre sur la forêt. "Oswald, je ne sais comment vous remercier. J'espère que vous n'êtes pas blessé, je ne me le pardonnerai pas..." Elle se redresse alors pour s'approcher légèrement du jeune homme et ne se gêne alors pas pour le dévisager et l'observer de haut en bas. La moindre écorchure sera panser avec autant de tendresse et de reconnaissance qu'il est possible d'en donner. Elle retire alors sa cape, maculée de quelques gouttes de sang, et la lui tend pour qu'il puisse se nettoyer le visage, n'osant pas le faire elle-même.

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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Mar 6 Mai - 12:16

Une vision écarlate de désolation. Aux yeux de qui ? Il ne s’en soucie plus, il n’en jouit plus, le garde. Il n’y a qu’à l’instant de croiser le fer qu’il s’en contente, les cadavres n’en seront que des cadavres par la suite. Et puis, elle est dans son champ de vision dorénavant, seul le danger imminent pourrait l’en dévier. Elle est indemne. Bien évidemment, qu’elle l’est. Autrement il s’en serait déjà tenu à s’y concentrer. Du moins son épiderme est intact, qu’en est-il de son esprit ? Tant pis, ils devront faire avec. La garder saine et sauve, il le peut encore, s’acharner à sa sécurité. Mais pour sauver ses pensées, ce n’est pas moins un miracle des Dieux qu’il leur faudrait. Ce n’est pas si regrettable, tant qu’elle est en vie. Et ces rats avaient l’espoir naïf de l’alléger de ses biens, de lui vouloir ce mal ? Avaient-ils une seule idée de ce qu’il serait prêt à faire pour la préserver ? Les plus grands massacres, les pires tortures, sa propre vie. Une marée de cadavres se prosternerait à ses pieds, avant qu’une seule goutte de son sang n’ose couler. Certainement qu’ils n’en avaient pas la moindre idée non, si seulement la bêtise ne les avait pas poussé au suicide collectif. Mais voilà qu’ils n’ont plus à s’en soucier dorénavant, ils n’ont plus qu’à attendre sa venue de l'autre côté pour lui faire payer le prix du sang. Grand bien leur fasse. D’ici là, elle est en sécurité. Il s’en assure de ses actes, la lame de son épée peut en témoigner. Une évidence. Il le dit, elle hoche la tête. Elle trouve le secours d’un tronc. Et lui n’esquisse toujours pas un seul geste à son attention, ni ne se ronge d’inquiétudes. Elle est sauve, il en a la preuve sous les yeux. Des yeux qui ne sauraient se détacher de sa personne. Elle est hypnotique. Ses mêmes yeux qui désormais font des infidélités à la mort comme tout contentement visuel. Elle soupire. Elle le sait. Il ne s'étonne pas, qu'elle puisse avoir ce sentiment de sécurité. Il ne s'en satisfait pas non plus. Elle est telle qu'elle est, et rien de ce qu'elle pourrait dire ou faire ne changerait ce qui la lie à elle sans même qu'elle ne le soupçonne. Il en est si peu familier, de ce qu'elle lui évoque. Et pourtant il le sait, aucune nécessité de précédents, pour savoir ce qui saurait être inconditionnel. Elle pourrait tout aussi bien tuer un de ses hommes, le mépriser ouvertement, mener à sa perte ; ce qu'elle lui suscite ne saurait fluctuer en retour, lorsque la primauté ne tient pas à lui ou d'autres, mais à elle. Dès lors il ne se pose pas un seul instant la question, de s’il doit l'accepter telle qu'elle est, lorsque c'est plus fort que lui. Elle s’impose à lui, elle est l’évidence, l’exception. Oswald, il ne regrette pas son indifférence passée plus légère à manier, il ne se plaît pas non plus de ce soucis qu’il lui porte plus que de raison. Ce qui doit être est. Il n’est pas un de ces Dieux pour influencer le cours des évènements à son bon vouloir, quand bien même il accorde le droit de vie et surtout de mort à tour de bras. Et lui, quoi ? Et alors ? Quelle importance ? Si bien qu’il ne répond pas, les mots sont prononcés que lorsqu’ils sont nécessaires. Il ne tient pas tant, à savoir ce qui habite ses pensées, il ne saurait se frustrer de ce qu’elle garde à sa seule connaissance, il se contenterait de ce qu’elle serait en mesure de partager. Non, il demeure immobile, là, pas un seul geste de prévenance, pas un unique indice de sympathie sur son visage. Voilà qu’elle se redresse, pour mieux se courber. Il ne s’y attache pas, ni ne lui rend la pareille, il la laisse davantage œuvrer à sa guise. Il ne s’engorge pas de satisfaction qu’elle puisse lui être reconnaissante, ni ne lui assure qu’elle n’a en rien à l’être. Et si elle regretterait une quelconque blessure, lui ne cille pas en retour. Il ne se perturbe pas davantage de son approche, de sa proximité. Pas un seul coup d’œil qu’il jette à sa personne pour s’assurer que son épiderme est épargnée de toutes égratignures, il n’y a bien que lorsqu’il sera agonisant à terre que l’évidence d’une blessure le frappera. D’ici ce jour, il se contente d’avancer. Et si à l’instant il tient encore debout, ses écorchures sauront de toute évidence guérir seules. Elle lui tend cette cape, et lui devrait s’en emparer, mais l’un de ses hommes s’interpose entre eux deux pour le tenir informer de l’état du coche. L’une des roues n’est plus que morceaux sous l’assaut des attaques, ils en auraient pour des heures d’immobilité, si bien que la nuit les cernerait de toutes parts d’ici là, jusqu’à reporter leur voyage au lendemain. Oswald est un homme d’actions, si bien qu’il délivre un destrier de ses attaches au coche, avant d’en revenir à la dame de feu en fidèle compagnie. « Si vous tenez à arriver en temps et en heure, je peux vous y conduire à dos de cheval » Un ton impassible, qui est toujours sien. Et si elle se soucie des biens qu’elle laisse au derrière d’elle, il ajoute. « Le coche sera à destination dès demain » Le choix lui appartient. Le garde lui, monte sur le destrier, avant de tendre une main à la dame pour s’y élever à son tour. Quelle option aurait ses faveurs ?

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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Sam 10 Mai - 13:03

Sasha, elle aurait aimé être courageuse. Elle aurait voulu être de ces gens que rien n'effraient jamais vraiment et qui regardent toujours les difficultés droit en face. Elle aurait aimé avoir pu jeter un regard sur le bain de sang qui s'était déroulé sans sentir son estomac se retourner, sans avoir envie d'être à mille lieues d'ici. Mais jamais ne l'avait-on exigé d'elle; ce n'était pas ce que l'on attendait d'une dame de la cour. Sasha avait été habituée à se cacher derrière les autres lorsque le danger pointait le bout de son nez, et surtout à rester discrète. En tant que dame de la Cour, elle devait rester en retrait, être protégée à tout prix, et surtout, ne pas savoir se défendre. Du moins, c'était l'impression qu'elle avait eu. L'on apprenait aux hommes de la Cour à se défendre, on apprenait aux jeunes filles et femmes à se faire belle et à savoir se conduire en société. Sasha, elle n'était pas non plus sensée parcourir toutes les contrées. Elle n'était pas sensée sortir du château mais ce voyage-là, elle avait tenu à le faire. Elle avait insisté pour le faire, et pour une fois qu'elle demandait une faveur à Beau, celui-ci n'avait pas su (ou voulu) lui refuser. C'était différent de ses escapades au travers de la ville, où elle avait l'impression d'être la plus courageuse des aventurières. Ce n'était pas la même chose, parce que cette fois, le danger existait. Preuve en était qu'elle ne voyageait pas seule, ni même seulement accompagné d'un chevalier. Ils étaient plusieurs à risquer leur vie pour la protéger, mais jamais la jeune femme ne s'était imaginée que le danger serait aussi réel. Qu'ils auraient littéralement à risquer sa vie pour elle. Et une part d'elle était hors d'elle, mais Sasha était trop bien éduquée pour laisser paraître quoique ce soit. Là, l'aventure était vraie; ce n'était pas le moment de les importuner avec ses états d'âme à deux francs six sous. Preuve en était qu'ils venaient de subir une attaque d'une violence inégalable - aux yeux de Sasha, en tout cas. Aucun des soldats présents n'avait semblé surpris, aucun n'avait reculé devant le danger. Ils n'y avaient pas pensé à deux fois, et elle, elle était restée là, à peine capable d'aller se réfugier à quelques mètres de la bataille. Et ils n'avaient aucun moyen d'être sûr que c'était la seule qu'ils subiraient...  Oswald était en charge. Alors, elle s'était focalisée sur lui. Il était le seul visage vraiment familier, et il y avait quelque chose dans son attitude qui ne manquait pas de piquer la curiosité de Sasha. Mais si un seul des gardes avait été blessé... Y en avait-il un seul de blessé, d'ailleurs ? Persuadée que la seule vue des corps sur le sol suffirait à lui faire tourner de l'œil, Sasha n'osait regarder, n'osait compter combien était debout. Persuadée que son coeur se briserait si tel était le cas, elle n'osait pas non plus demander. Pour l'heure, de toute façon, elle était trop obnubilée par la neutralité du visage de Oswald. Elle avait beau parler, exprimer sa gratitude, c'était comme si les mots étaient hors de la portée du soldat. L'entendait-il ? Etait-ce le choc de ce qui venait de se dérouler ? La demoiselle décida de ne pas s'en offusquer et attendit patiemment qu'il prenne la parole. Mais ils furent interrompus avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit, ou même qu'il puisse nettoyer son visage. Un frisson parcourut l'échine de la jeune femme lorsqu'elle entendit qu'ils étaient immobilisés. Elle pouvait feindre d'ignorer quelques minutes le champ de bataille autour d'elle mais déjà ses yeux avaient envie de s'égarer, sa curiosité la titillait. Elle voudrait être forte Sasha, regarder ce qu'elle a causé. Si seulement elle n'avait pas tant insisté pour partir... rien de tout ça ne se serait passé. Des gens n'auraient pas eu à payer de leur vie leurs idées. Qu'ils aient tort ou raison, quand bien même ils agissaient contre Beau qui était, aux yeux de Sasha, la meilleure chose qui soit jamais arrivée au royaume... Sasha aurait tellement souhaité qu'ils puissent tous cohabiter en paix. Concentrée plus que jamais pour éviter une vue qui ne manquerait pas de lui retourner l'estomac, la gente dame ne réalisa pas tout de suite la teneur de la proposition du garde. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle comprit, en le voyant monter sur son cheval. Etait-il sérieux ? Sasha n'était clairement pas habillée pour une escapade à cheval, et si elle avait déjà vu des gens monter à cheval à plusieurs reprises, elle n'en avait jamais eu elle-même l'opportunité, jamais eu l'audace. Les lèvres pincées, elle hésite, Sasha. Elle ne fait pas partie de ces gens qu'elle admire tant. Elle ne sait pas partir à l'aventure comme ça, elle n'a jamais réellement eu à abandonner son confort... "Je.." Elle baisse la tête, gênée. Sa décision est prise mais assurément, Oswald se demandera d'où elle sort, comment elle ne peut pas maitriser les rudiments qui semblent si naturels pour lui. "Je ne sais pas monter. J'attrape votre main, et.. ?" demande-t-elle, se sentant plus ridicule que jamais, et retenant comme elle le peut la question qui lui brûle les lèvres. Ont-ils perdu des hommes ? L'un d'entre eux a-t-il besoin d'assistance ? Oswald aurait sûrement donné des ordres pour que l'on s'occupe des blessés si tel avait été le cas, mais Sasha a besoin de s'en assurer, c'est plus fort qu'elle. Relevant la tête, elle cherche doucement à compter les têtes toujours élevées, concentrant son regard sur tout ce qu'il se passe au dessus d'un mètre soixante, et surtout pas en dessous. Elle écoute d'une seule oreille les explications d'Oswald, mais pourtant elle a hâte de s'échapper, au plus vite. Ce n'est pas tant la destination qui compte, c'est de ne plus respirer cet air à l'odeur pestilentielle.


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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Ven 6 Juin - 15:36

Le garde royal, il regarde la noble par son sang, et la plupart jugerait qu'il pose un regard pas plus différent que sur un autre. Ils ont terriblement tort. Ils n'ont jamais eu aussi tort. D'un point de vue extérieur, ce n'est qu'imperceptible, tant il s'en tient toujours à ce même sang-froid, cette impassibilité mécanique. Seulement pour l'interne, la jeune femme a des allures de centre d'attraction. Rien que par cette vérité : il en revient toujours à elle de son regard, quand pour tous les autres il ne s'y réduit que lorsque le cours des événements l'y oblige. Dès lors, l'évidence prend place. Il faut dire qu'elle opère ce magnétisme à son égard, si bien que son attention est sienne à l'instant même où elle se retrouve à portée de vue. Tant, qu'il a beau la regarder là-haut, du dos de son destrier, il ne ressent pas pour autant cette indifférence qu'il paraît afficher. Et s'il s'évertue à sa sécurité, ce n'est pas non plus par devoir, mais parce qu'il le veut. Qu'elle lui est nécessaire. La préserver a même tout d'une obsession, lorsqu'il serait prêt à charcuter la moindre menace s'approchant à moins d'une lieue d'elle. Évidemment, ces brigands ne peuvent plus en témoigner, lorsque leurs corps sont dispersés aux alentours. Et si un grand nombre ont appris à craindre un Oswald sous les ordres d'un Beau, qu'en serait-il si son allégeance était vouée à celle pour qui il serait capable de bien pire ? Lorsqu'en vérité, son allégeance, elle est déjà sienne. Elle n'a même jamais appartenu aux mains de son souverain, lorsqu'il lui obéissait certes, mais sûrement parce que tuer et massacrer à tour de bras n'ont jamais été un inconvénient pour le garde royal. Qu'en serait-il si la noble n'était plus en sécurité dans ce château, si Beau même la menaçait ? Le roi y perdrait sa tête, ou dès lors ce serait Oswald qui perdrait la sienne. Il se méfie le garde, plus que de raison, des liens qui unissent Sasha à Beau, lorsqu'il sait que celui-ci est un animal carnassier tout comme lui l'est. Il ne lui a jamais fait confiance, et lui ne devrait pas davantage lui prêter cette foi. Seules les apparences sont trompeuses, quand bien même il ne les prétend pas. Ce n'est que la situation, qui est favorable à une telle mascarade. Le garde, il a encore la main ensanglantée, lorsqu'il la tend à la dame. Ce n'est qu'un détail. Un détail rougeâtre, lorsque la priorité ne tient pas à se rendre présentable. Et si les traits paraissent peu favorables à son alternative, ses mots induisent finalement qu'elle adhère à cette chevauchée. Seulement elle n'est pas familière de ces bêtes-là. Il semble percevoir un embarras de sa part, quand lui ne s'en offusque pas. Comme toujours, il accueille le cours des événements tel qu'il est, en oubliant de réagir. Mais Oswald, au lieu d'user de cette verbale qui de toute évidence n'a pas ses faveurs, il descend de sa monture plutôt jusqu'à parvenir à sa hauteur. L'instant est court pour son approbation, ou plutôt sa désapprobation, et lorsqu'il ne la perçoit pas face à elle, il en vient à déposer ses mains au-dessus de ses hanches pour mieux la soulever avec la même facilité à élever une plume à bout de bras, et ainsi la placer sur le train arrière du destrier. Il ne se formalise pas de cette manœuvre le garde, il se contente de reprendre place lui aussi sur le cheval. Il ne perd pas de temps, lorsque la nuit pourrait les menacer d'ici à ce qu'ils parviennent à destination. Si bien qu'il adresse un dernier signe de tête à l'un de ses hommes qui se retrouve aussitôt en charge durant son absence, et le voilà qui conduit sa monture à un volte-face pour s'élancer au trot puis au galop. Il ne s'attache pas au confort de cette chevauchée pour la noble, lorsqu'il a avant tout à assurer sa sécurité. Peut-être qu'en d'autres temps moins pressants, il ne s'y évertuerait pas davantage. Qui sait ? Il n'a pas nécessairement cette prévenance-là, lorsqu'il a tout d'un animal vorace pour le plus grand nombre. Peut-être même à ses yeux à elle aussi, et cette perspective n'a pas le don de l'indigner. Tout ce à quoi il songe, tient à éviter le risque de l'obscurité d'une nuit dans ces forêts hostiles. Et il devrait y parvenir, lorsqu'il n’a plus qu'à traverser le pont massif s'élevant au-dessus d'un ravin, alors qu'il s'apprête à s'extirper de ces branchages touffus. Ce n'est que peine perdue en vérité. Car une fois qu'il parvient au pont, ce dernier n'est plus. Du moins s'il demeure les structures aux abords, il ne conduit qu'au vide. Ce n'est pas là le fruit du hasard, il a été saboté. Vient d'être saboté de toute évidence, lorsqu'ils n'en ont pas eu vent plus tôt. Il n'est pas tant étonné Oswald, lorsque les actions rebelles ne cessent de se multiplier. Ce n'est d'ailleurs qu'au motif de cette résistance, que le voyage de la noble a nécessité tant d'hommes pour la garder saine et sauve. Et voilà où ça les a mené. Le garde, il n'était pas confiant à l'idée de ce voyage, mais il s'est plié aux ordres comme toujours. Il en vient à contracter sa mâchoire alors, jusqu'à la faire transparaître au travers de ses joues. Voilà qu'il en vient à descendre de cheval, tout en concentrant toujours son regard sur ce traître de pont. Que faire maintenant ? Le seul chemin qui conduit à leur destination, est sous leurs yeux. Et faire demi-tour jusqu'au coche, impliquerait qu'une nuit les cernerait de toutes parts, lorsqu'elle menace déjà et assombrit le ciel. Des habitations doivent prendre place non loin, mais cela vaut-il de prendre le risque de se confronter à une résistance, lorsque ces hommes de la rébellion ne sont de toute évidence pas loin ? Il devra prendre ce risque. Ils le devront. Il en revient alors à la jeune dame, qui même en temps de déconvenue ne saurait défaire le magnétisme qu’elle exerce sur lui. « J’ai bien peur d’avoir à faillir à ma parole »

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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Mar 22 Juil - 21:59

Sasha était tellement concentrée sur sa volonté de partir qu’elle ne remarqua pas tout de suite qu’Oswald était descendu de cheval pour l’aider à monter sur son étalon. Pour la faire monter sur ledit étalon tout court, en vérité, lorsqu’il ne prit même pas la peine de prononcer le moindre mot avant de s’emparer de ses hanches pour l’installer sur le canasson, tel un enfant incapable de monter seul. Si la demoiselle s’étonna tant de la facilité avec laquelle il l’avait soulevé que du fait qu’il n’ait pas demandé la permission d’agir de la sorte, Sasha n’en était pas offusquée pour autant. Au contraire, elle aurait presque trouvé agréable que quelqu’un se débarrasse enfin un minimum de l’étiquette. Mais la distance que celui-ci semblait instaurer avec tous ses comparses avait le don d’éveiller la curiosité de Sasha, qui cherchait désespérément à déchiffrer ses pensées. Ce n’était pas tant qu’elle cherchait à connaître tout ce qu’il pouvait se passer dans la tête des individus qu’elle côtoyait ; bien au contraire, Sasha était la première à respecter le jardin secret de chacun, y compris des domestiques qui n’étaient sensés en savoir aucun. Mais Oswald, c’était différent. Il l’intriguait, et avant tout parce qu’elle ne connaissait rien de lui. Peu importe ce qui se déroulait devant lui, celui-ci semblait rester impassible, comme si rien n’était capable de l’atteindre, comme si il était dénué de sentiments, ce qui semblait tout simplement impossible aux yeux de la jeune femme, dès lors qu’elle ressentait tout si fort. D’une certaine façon, ce n’était pas forcément un mal d’être immunisé à certaines émotions, mais cela ne rendait-il pas certains moments moins beaux ? Cependant, Sasha n’eut pas l’occasion de pousser plus sa réflexion puisque Oswald ne lui laissa pas le temps de s’accrocher à lui pour faire partir au trot sa monture. Convaincue qu’elle tomberait à la moindre secousse, la demoiselle passa ses deux bras autour du buste de son chevalier servant et s’accrocha à lui autant qu’elle le pouvait, tout en tentant de ne pas trouver terriblement excitant la première fois qu’elle montait réellement – et non pas en amazone – à cheval et profiter de l’air dans ses cheveux. Sasha s’était figurée qu’elle serait nécessairement effrayée lors de cette chevauchée et qu’elle ne souhaiterait probablement plus jamais remonter à cheval. Au contraire, pourtant, la demoiselle fut épatée du sentiment de liberté qui s’empara d’elle dès que Oswald ordonna au cheval d’accélérer sa course. Assurément, en descendant, il faudrait qu’elle peigne sa chevelure mais la noble devait avoir plus de bravoure qu’elle ne le pensait car elle ne put s’empêcher de ressentir une pointe de déception lorsque Oswald stoppa le cheval brusquement – ce qui cause une rencontre aussi fortuite que désagréable entre le nez de Sasha et le dos maillé de celui-ci. Relâchant son étreinte autour du garde, la demoiselle profita qu’ils soient à l’arrêt pour frotter le point de collision avant de se retrouver à nouveau seule sur le canasson, se demandant si il comptait reprendre la route ou s’imaginer qu’elle était capable de descendre de cheval seule. Ce n’était pas non plus que Sasha avait le vertige, mais elle ne tenait pas non plus à se fouler, ou briser, une cheville en atterrissant sur le sol.  Profitant du fait que Oswald était occupé à observer le pont, la demoiselle se redressa, feignant d’être totalement à l’aise, et se rapprocha même légèrement de la selle pour attraper les rênes juste au cas où l’étalon déciderait de partir sans son maître – non pas qu’elle ait la moindre connaissance en matière équestre : la demoiselle aurait bien été incapable de l’arrêter si l’envie lui prenait d’aller vadrouiller. Rapidement, cependant, Oswald lui annonça qu’il serait impossible de continuer la route. Trouvant cela terriblement excitant, Sasha ne put réprimer un sourire éclatant. Ce n’était pas tant que l’idée de passer la nuit en forêt lui plaisait plus que ça, mais certaine d’être en sécurité avec Oswald, elle y voyait l’occasion d’apprendre à mieux connaître celui-ci, et surtout à mettre à l’épreuve sa bravoure nouvellement découverte – bravoure facile à trouver lorsqu’il n’y avait pas de réel danger en vue. « Ce n’est rien, Oswald. Aidez-moi à descendre, et ensuite vous m’apprendrez à faire du feu ! » lui répondit-elle, d’un ton probablement un peu trop enjoué. Qu’à cela ne tienne, il n’y avait de toute façon personne pour témoigner de son enthousiasme démesuré et du fait qu’elle tenait tant à briser l’étiquette. Une fois que Oswald se fut exécuté, Sasha regarda quelques instants autour d’elle et s’approcha légèrement de l’endroit où se trouvait le pont pout contempler le vide comblant l’espace entre l’endroit où elle était et celui où elle devait se rendre. « Il y a eu beaucoup de morts, tout à l’heure ? » osa-t-elle enfin, craignant la réponse mais espérant plus que jamais que la réponse équivaudrait à zéro.

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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Dim 3 Aoû - 19:17

Ils ne parviendront pas à temps à destination. La nuit menace déjà. Et aucun moyen de parvenir de l’autre côté du ravin, de jour comme de nuit. Guère le temps de rebrousser chemin pour retrouver le coche et ses hommes, l’hostile obscurité les cernerait déjà, et le garde ne tient pas à éterniser un chemin à découvert lorsque de toute évidence les rebelles ne sont pas à des lieues d’eux. Il ne cesse d’aiguiser ses réflexions le garde royal, lorsque la noble la désarçonne de son sourire. S’il ne s’attendait pas particulièrement à une réaction plus qu’une autre de sa part, il est malgré tout surpris qu’elle s’en réjouisse. Il se révèle bien moins enthousiaste à l’idée d’un feu lorsque ça ne ferait qu’attirer une potentielle attention indésirable, mais il ne peut nier que les nuits sont fraîches, trop fraîches. Non, ils ne pourraient demeurer sur place, il leur faudrait des murs et un toit pour les protéger du vent. Si ça n’aurait été que lui, il n’aurait rien eu contre la rigueur. Mais il tient à préserver la noble de sang. D’ici là, aussi facilement qu’il l’y a déposé, il fait retrouver terre à la demoiselle. La voilà qui s’intéresse de près au feu pont, avant qu’elle ne le devance de sa verbale. « Huit » La réponse est concise. La réponse est brève. Puisqu’il connaît d’emblée celle-ci, et qu’il ne se perd jamais en précisions inutiles. L’affrontement est trop récent encore, pour qu’il ait oublié le nombre de brigands qui l’ont confronté parmi l’ensemble de ses massacres passés (et tant d’autres à venir sans aucun doute permis). Il a tenu compte de leur nombre dès l’instant où ils ont dévoilé leur présence, pour mieux évaluer cette menace et adapter son approche en conséquence. Cependant ce nombre, il finit toujours par l’oublier sans tarder, lorsque de toute évidence la menace a invariablement fini par mourir quand lui n’est pas encore mort. Mais si Oswald ne retient jamais indéfiniment combien sont morts dans le camp ennemi, il s’attache néanmoins au nombre d’hommes qui ne sont que cadavres sous l’œuvre de sa seule épée. Aujourd’hui, quatre sont morts de sa main. Quatre s’ajoute à l’interminable liste. Depuis la toute première goutte de sang qu’il a fait couler sous le règne de Midas, jusqu’aux bains de sang qu’il enchaîne sous les ordres de Beau, il tient ce compte macabre. Et ce nombre n’est plus seulement composé d’une paire de chiffre, lorsqu’il n’a guère de scrupules à tuer, et que l’accès douteux de son souverain au trône n’a pu qu’engendrer des rébellions de plus en plus oppressantes. Le compte du garde royal, il en est à des milliers. Il n'oubliera jamais ce nombre, et il n’arrêtera jamais d’y ajouter les morts à venir. Il ne saurait dire pourquoi, il s’attache à dénombrer ses méfaits sanglants. Car pour autant, ce n’est pas là pour matérialiser le regret terrible des morts qu’il a pu semer. Des pères, sœurs, et enfants qu’il a pu dérober à tant d’autres. Il n’a pas plus de scrupules à ôter la vie, qu’il n’a de remords après ça. A l’inverse, ce n’est pas non plus pour se ragaillardir de ce palmarès, de ces cœurs qui ont cessé de battre par sa seule œuvre. Il n’a pas une fierté à gonfler, de ces rapports de force qu’il a emporté. Si seulement c’était là pour compter le nombre d’âmes revanchardes qui l’attendent patiemment de l’autre côté pour réclamer justice, mais il ne craint pas même la mort et ce qui l’attend (ou non) par la suite. Alors, pourquoi ? Il ne se pose pas même la question. Il ne fait que répondre à celle de la jeune dame. Huit. Huit brigands contre trois gardes royaux. Peut-être est-ce à ce titre qu’ils pensaient avoir une quelconque chance. Le désespoir ne leur a pas réussi de toute évidence, ce n’est que le rouge qui leur va si bien au teint dorénavant. Bien qu’Oswald, il n’a pas attardé son œil sur les morts. Quand bien même il n’aurait pas eu la noble pour davantage attirer son attention, il n’a pas ce goût que d’autres de ses camarades ont pour les cadavres. Non, ce goût, cette satisfaction, est entièrement réservée à cette femme aux cheveux de feu. Sans même qu’elle ne le soupçonne, et que lui le contrôle. Quelle est cette étrange sorcellerie que lui impose son corps ? « Était-ce la première fois que vous en étiez témoin ? Est-ce vos premiers morts ? » Tient-il seulement à avoir cette réponse ? Oswald, il n’est pas connu pour formuler des points d’interrogation à ceux qui viennent de lui en adresser. Il ne saurait même dire pourquoi il s’en enquiert. Peut-être est-ce pour s’intéresser au pourquoi de la précédente question de la demoiselle. Son regard épousait les traits de son visage concentrés sur le gouffre, et déjà il s’alliait de cette verbale dont il use si peu. Est-ce vos premiers morts ? Sa formulation est avec certitude empreinte de maladresse, lorsqu’il ne tient pas à lui rappeler que ces brigands ont indirectement trouvé la mort par sa faute quand elle et les gardes qui lui ont été assignés auraient pu se trouver au sein des murs du château si elle en avait décidé autrement. Il n’y tient pas, car il ne s’en soucie pas. La question n’est destinée qu’à s’enquérir d’une mort qui a pu être donnée sous ses yeux avant ça, ou non. Certainement que oui, les mises à mort, des décapitations aux pendaisons, sont nombreuses au White Castle. Et puis il n’en va pas de sa survie. Et c’est bien là tout ce compte. Il finit d'ailleurs par en revenir au plus pressant. « Je suis d’avis à explorer les alentours dans l’espoir de trouver un abri, quitte à chevaucher un temps de nuit » Le concéderait-elle seulement ? Accorde-t-elle ce crédit à son opinion ? Lui laisse-t-il ce choix ? Il en revient à son fidèle destrier. Il s’apprête à retrouver son dos, lorsqu’il se souvient que la jeune femme n’est pas familière de son animal. Il intercepte son regard alors, s’enquérant de son attention. « Il vous faut placer un pied dans cet étrier, vous tenir à la selle, et vous hisser jusqu’à passer l’autre pied de l’autre côté » Pourquoi ne plus seulement la placer mais lui apprendre ? Il ne saurait le dire, lorsqu’il dit si peu quand bien même il aurait tant à dire de ce centre d’attraction qu’elle est à son œil.

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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Mar 23 Déc - 23:26

Oswald n’hésita pas une seule seconde avant de répondre à Sasha. Cela signifiait-il que ses morts lui pesaient autant qu’elles pesaient sur les frêles épaules de la jeune femme ? A tout le moins, il avait pris soin de les compter avant de quitter les lieux. Est-ce le bilan définitif ? Celui de sa garde ou des brigands les ayant attaqués ? Sasha accusa le coup, comme elle le pouvait. Huit. Huit, c’était beaucoup. C’était trop. Et la culpabilité était difficile à gérer ; c’était loin d’être évident quand huit personnes étaient mortes par sa faute – huit au moins, en plus ; rien n’indiquait que c’était le bilan définitif - et il n’y avait rien qu’elle puisse faire pour changer ça. Sasha ne disposait même pas de la magie pour tenter de leur redonner la vie perdue, ou à tout le moins, que leurs familles ne manqueraient de rien. Sasha se demandait si elle n’avait pas tort d’avoir entrepris ce voyage. Devait-elle demander à Oswald de faire demi-tour et de retourner au château où elle ne risquerait la vie de personne ? Devait-elle continuer, au risque de voir d’autres périr de son obstination ? L’espace d’une demi-seconde, Sasha ouvrit la bouche, s’apprêtant à demander son avis au soldat avant de se raviser. Il ne lui donnerait probablement son avis, pas réellement en tout cas. Il considérerait probablement ce qui était le mieux pour sa sécurité, et non pour celles des autres ; telle était sa tâche, telle était sa mission. Pourtant, même si Sasha était habituée à être la priorité en tant que dame de la cour (seule les dames de plus haut rang, elle n’estimait pas le mériter. Au contraire, même. Elle n’avait rien fait pour avoir ces droits, ces privilèges sur la vie des autres, elle était seulement bien née. C’était on ne peut plus injuste. Et Sasha ne se sentait définitivement pas à sa place. Ou, plus exactement, elle avait l’impression de prendre des choses qui auraient pu être mieux redistribués. Alors, dès qu’elle le pouvait, quand elle y arrivait, elle faisait passer les autres avant elle, pour leur rendre un peu de ce qu’ils donnaient pour elle. Combien de fois Sasha avait-elle eu envie de proposer à la femme qui s’occupait toujours d’elle, de lui coiffer les cheveux rien qu’une fois ? Elle avait même osé une fois demander à la cuisinière du château si elle pouvait lui apprendre quelques recettes avant qu’elle puisse l’aider. Cette dernière avait cependant cru à une mauvaise blague et avait passé le reste du mois à éviter Sasha… qui s’en était sévèrement mordu les doigts. Les larmes aux yeux, le cœur brisé par la culpabilité, Sasha fut ramenée à la réalité lorsqu’Oswald l’interrogea, lui rappelant de manière indirecte sa culpabilité. Elle hocha la tête, sa culpabilité déchirant son visage avant de prendre une grande inspiration et, par la même occasion, son courage à deux mains : « Huit, c’est en tout ? » Sasha ferma les yeux quelques secondes puis reprit, se rappelant qu’on avait tendance à édulcorer la vérité pour ne pas la choque. « Ne cherchez pas à m’épargner, je vous en prie. » quémanda-t-elle, peu certaine que cela suffirait à le convaincre d’être parfaitement honnête.  Sasha se demanda si elle était prête à entendre cette réponse et si elle n’aurait pas mieux fait d’être au château. Car maintenant que le choc était passé, la demoiselle s’était également rendue compte que cela signifiait qu’elle était en danger. Sa propre sécurité n’avait certes pas été sa préoccupation première, mais cela ne signifiait pas que cela n’avait pas d’importance pour elle, bien au contraire. Elle le suivit alors qu’il semblait être pris dans ses pensées et vit qu’il s’apprêtait déjà à remonter. Arquant un sourcil, elle attendit patiemment qu’il lui explique ce qu’il avait en tête, Sasha n’ayant aucun doute sur le fait qu’Oswald était plus à même de choisir l’étape suivante de leur périple. La rouquine fut quelque peu rassérénée par le fait que le soldat prenne la peine de lui expliquer comment monter à cheval. Peut être que si elle parvenait à cette simple tâche, elle n’aurait plus l’impression d’être aussi inutile. Irait-elle jusqu’à réussir à le convaincre, par la suite, de lui apprendre à se défendre ? Et surtout, à défendre ceux qui étaient si fidèles ? Sasha ne voyait pas si loin pour l’heure ; elle n’était pas certaine d’en être capable, et pour être honnête, en cet instant, monter à cheval lui semblait être une épreuve insurmontable. Pourtant, les mots qu’utilisaient Oswald donnaient l’impression que la tâche était aisée, mais Sasha pressentait que sa robe ne lui faciliterait pas la tâche. « Je vais essayer. » dit-elle, un sourire à la fois excité et timide sur le visage. Elle parvint à lever la jambe assez haut pour enfoncer son pied dans l’étrier mais elle dut attraper sa robe par la même occasion car alors qu’elle était entrain de se hisser, elle se retrouva les fesses par terre avant même d’avoir compris qu’elle n’avait pas assez de force pour se hisser aussi haut. Interloquée, Sasha mit quelques secondes avant de prendre conscience de sa chute. Elle explosa simplement de rire lorsqu’elle comprit sa chute, même si elle devait avouer que son postérieur était quelque peu douloureux. Elle ne tenta même pas de se relever tant les rires secouaient son corps. Ce n’était pas tant que c’était drôle, mais la pression des événements redescendait avec la chute, et la jeune femme était incapable de se contrôler.

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MessageSujet: Re: blood flows like water, to keep you safe   Mer 14 Jan - 17:51

Le garde, il use de verbal comme rarement. Et pourtant, ce n'est pas assez. La noble dame lui en demande davantage. Il ne s'en exaspère pas en retour. Il ne saurait chercher à influer sur ce qui est, tout comme il ne saurait obtempérer au delà d'une envie qu'il ne partage pas. Il la regarde, cette exception personnifiée qui est sienne, et il ne s'affecte pas plus que de raison de la culpabilité criante des traits de son visage. De ses larmes ne demandant qu'à couler. Il n'est pas si familier de l'empathie. Seule sa sécurité compte. Et après celle-ci, vient son bien-être. Autant dire qu'à l'instant présent, il se focalise sur cet ordre des priorités. Elle hoche la tête. Et il hoche à son tour la sienne en guise de réponse furtive. Huit, c'est en tout. Il ne se formalise pas davantage du pourquoi cela est si important à ses yeux ébranlés, lorsqu'il songe déjà à ce qui devrait être leur prochaine destination. Tant, qu'il prête une attention distraite à sa tentative de monter à cheval, et qu'il ne se retrouve pas dans tous ses états face à son échec, et a fortiori sa chute. Pas davantage qu'il ne s'en amuse, à dire vrai. Les rires ne sont ainsi pas tant communicatifs, quand bien même il ne la jauge pas d'un œil désapprobateur pour autant. De toute évidence, la douleur n'est pas sienne au point de terrasser ses éclats. C'est là tout ce qui importe. Du moins, ce qui lui importe. Il la laisse être ce qu'elle est sans sourciller. Cependant, il ne peut s'empêcher d'attarder un instant son regard distant sur ce ravissement de feu. L'instant d'après, il guette les alentours d'un œil suspicieux. Et voilà donc qu'il se penche pour inviter sa main sur sa bouche, et ainsi lui demander le silence. « Nous devrions partir, ce n'est pas sauf » Ils font des proies bien trop faciles à son goût. D'eux deux, il est le seul armé pour se défendre, lorsqu'il pensait judicieux de délaisser le reste de ses hommes pour mieux parvenir à destination avant la tombée de la nuit. C'était sans compter sur une complication de dernière minute. Il aurait dû se montrer plus prudent. Mais il n'est pas un homme de regrets, Oswald. Il préfère se concentrer sur le présent plutôt que sur le passé, pour mieux prendre l'avantage du peu qu'il lui reste. Et en l'occurrence, il préfère ne pas demeurer ainsi à découvert, si près de ce feu pont où tant de rebelles ont sûrement pu œuvrer quelques heures plus tôt pour ainsi le mettre à mal. Le bon sens voudrait que les fautifs aient aussitôt pris la fuite pour ne pas payer le prix de leurs méfaits. Mais qui sait s'ils ne comptaient pas plutôt prendre à revers les prochains gardes qui se feraient surprendre par ce ravin sans issue ? Non, ils auraient déjà attaqué autrement. Quoi de plus tentant qu'un sbire du souverain et une de ses nobles, qui a pu jouir de tous les privilèges qu'ils n'ont jamais eu ? Si ce n'est le roi lui-même. Décidément, il n'est pas serein, le garde royal. Pas lorsque la sécurité de cette femme, plus que toutes les autres, n'est pas entièrement assurée. L'inconvénient, est qu'elle ne le sera jamais vraiment. Qu'importe, ils ont déjà trop tardé. Il serait toujours temps de s'interroger sur la tactique à adopter une fois sur le dos de son destrier. Si bien que le voilà à nouveau à soulever la gente dame dans les airs, aussi aisément que s'il supportait le poids d'une brindille. Il faut dire qu'elle est si légère en chair, que c'est certainement à ses étoffes qu'il doit la plus grande part de son poids. De ses mains sur ses hanches, il la remet tout juste sur pieds pour aussitôt l'asseoir là où elle a pu échouer. Une nouvelle fois, il ne s'enquiert pas de son autorisation en amont. Il préfèrera toujours plus agir, plutôt que se perdre en mots. Il ne tarde pas d'ailleurs à se joindre à elle, pour conduire son étalon à un volte-face l'instant qui suit. Et il s'élance. D'une pression de ses talons, il l'élance. Se ré-engouffrer dans cette forêt propice aux moindres déconvenues ne l'enchante guère, mais il préfère cette alternative à conserver une position aussi vulnérable. Désormais, quelle serait sa prochaine préférence stratégique ? En espérant qu'elle se révèle plus judicieuse que les précédentes. Rejoindre le reste de la garde abandonnée pour mettre de son coté une force numérique ? Trop de chemin les sépare, pour s'y risquer de nuit. Chercher à trouver refuge auprès d'une ferme un peu plus à l'ouest, à l'orée de cette forêt ? Le risque est là aussi trop conséquent, lorsque les terres et leurs habitants ont tout d'hostiles. La disparition de ce pont en est la preuve. Et surtout, le garde a eu pour ordre de faire un exemple au cœur de ces dits habitats quelques jours plus tôt, et a ainsi pu semer davantage de cadavres dans son sillon. Dès lors, il ne doute pas que les survivants auront pour souvenir les traits de l'homme qui ont pu livrer leurs hommes, leurs épouses, leurs fils, à la faucheuse. Quant à l'alternative d'une auberge, elle contient les deux inconvénients de ce qu'il a pu envisager plus tôt. La distance, et de potentiels regroupements hostiles. Dès lors, c'est une nuit en forêt qui s'annonce. Seulement plutôt que de la passer à la belle étoile, il est assez familier des lieux pour connaître l'emplacement d'un modeste cabanon, non loin d'ici. Là-bas, ils ne feraient la rencontre d'aucun habitant hostile. Il le sait, ses gardes ont tué son occupant, un garde forestier, une semaine plus tôt. D'ailleurs, il l'aperçoit déjà, si bien qu'il conduit son destrier à ralentir, puis à s'arrêter. Ses pieds rejoignent terre l'instant qui suit. Ses mains robustes retrouvent à nouveau ses hanches, sans une once d'ambiguïté induise par cette proximité, lorsqu'il la fait retrouver terre à son tour. Aussitôt, il la délaisse pour s'atteler à lier son cheval à l'arrière de l'habitat de bois. Et sans aucun formalisme, il emboîte le pas de la damoiselle, pour pénétrer à l'intérieur. Une unique pièce leur fait face, habitée d'une table et d'une chaise en son centre, d'une modeste couchette au fond, et d'une cheminée à l'opposé. Seulement il ne serait pas question de se réchauffer d'un feu cette nuit, lorsque la fumée et la lumière auraient le don d'attirer une attention non voulue. Déjà, il clôt cette porte grinçante, puis prend place devant l'unique fenêtre. Il crible de son attention les alentours obscures, lorsqu'il s'adresse l'instant qui suit à la seule qui n'aura jamais à le craindre. « Vous devriez vous reposer, nous repartirons aux premières lueurs du jour »

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